La procrastination, un outil incroyable d’écoute!

La procrastination est un outil fondamental pour notre développement en tant que leader. Vous vous demandez peut-être pourquoi c’est si important d’identifier la procrastination comme étant un concept fondamental. Et bien, vous ne me croirez peut-être pas, mais certains de mes amis pensent que je ne procrastine jamais. Et qu’il est possible de ne pas procrastiner. Ils me demandent comment je fais pour ne pas procrastiner ! Désolée de vous décevoir, mais même les plus organisés et disciplinés de ce monde procrastinent et vous savez pourquoi. Et bien parce que c’est normal. C’est en fait qu’un concept. Une fois détecté, qui nous aide à identifier les éléments qui nécessitent une réflexion. « La procrastination est un élément visible d’une source invisible » Voici quelques sources, causes de la procrastination à explorer si vous sentez que vous procrastinez. Liste de causes de la procrastination 1- Pas envie (fréquence), On manque de motivation. On ne comprend peut-être pas pourquoi on doit faire cette tâche. Il y a peut-être un manque de sens. Cherchez le sens, car sérieusement pourquoi faire un truc qui n’a pas de sens ou d’intérêt pour nous? OK, parfois il faut faire confiance aux autres. Il arrive de faire des choses parce que les autres avant nous l’on fait et on suit leur expérience. On a tous des « blind spot » et il est important de faire confiance. Par contre, si l’on procrastine et l’on doute longtemps, c’est signe qu’il faut penser à « challengez » les idées préconçues. Fait intéressant, il arrive que lorsque l’on n’a pas envie ce soit parfois que l’on a dit oui pour faire plaisir à quelqu’un. La tâche a du sens pour un ami ou un collègue, mais pas trop pour nous. On se dit que c’est pour le bien d’une de nos relations importantes et qu’il faut le faire. Attention, attention! Sur le long terme, ces petites tâches peuvent devenir lourdes. Prenez le temps de comprendre pourquoi la tâche est importante. Je ne dis pas qu’il ne faut pas parfois faire des choses moins intéressantes pour les autres. Par contre, si ça vous coûte cher en énergie de le faire, c’est un pensez-y-bien ! La procrastination est un outil, elle aide à identifier qu’il nous manque quelque chose. Si l’on n’a pas envie, c’est bien souvent, car la tâche manque de sens. ACTION Élimination de l’agenda et de la liste de to do, sinon reformuler pour aller chercher le sens. 2- Pas prêt, on ne le sent pas (Énergie), On a parfois le sentiment de ne pas savoir par où commencer. Parfois, il faut juste attendre le bon état d’esprit, la bonne vibe, et vous serez capable de commencer. OK, mais si le bon moment ne vient jamais, et bien ça veut peut-être dire que cet objectif ou cette tâche n’est pas si importante ou est trop grosse. Si elle est trop grosse, il faut la diviser pour réduire l’effort. Si elle n’est pas si importante, enlevez-la de votre liste, elle draine votre énergie pour rien. Avant de l’enlever de votre liste demandez-vous les conséquences d’enlever cette tâche. Quelle fonction remplissait cette tâche? Avec quel objectif allait-elle? Peut-être faut-il la remplacer par une autre. Peut-être avez-vous déjà des trucs dans votre vie qui remplit cette fonction? Et c’est pourquoi cette tâche ne se fera jamais, elle est redondante. ACTION Fixer des moments libres dans votre agenda pour augmenter les chances d’être dans le bon état d’esprit 3- Pas capable (Fréquence ou Énergie ou Vitesse), Là, cela veut dire qu’il faut : Aller chercher de l’aide, faire une pré-tâche, ou acquérir une nouvelle compétence. Avant de se lancer, veut-on vraiment être capable ? Parfois la réponse c’est non. Dans ce cas, il faut accepter que l’on ne puisse pas tout faire et prioriser ce qui est vraiment important pour nous. ACTION Planifier une première étape de formation ou trouvez-vous un coach pour vous aider sur le sujet, travaillez en équipe. 4- Pas important (Fréquence), « Si ce n’est pas important, ne le faites pas ! » Sérieux, on a d’autres trucs à faire. Mais, avant d’éliminer, il faut valider auprès des autres. Peut-être qu’il nous manque des informations pour apprécier son importance. Ici, j’ouvre le dossier de l’identification de l’importance. Souvent, nos cultures et nos sociétés véhiculent plein d’éléments qu’on doit faire, mais est-ce vraiment important pour nous ? Il faut faire le tri. Il y a peut-être un décalage entre ce qui est perçu comme important par les autres et ce que vous percevez comme important. Donc, l’analyse de l’importance des choses est vraiment un sujet très intéressant. Il touche à tous les niveaux de qui vous êtes. Il parle de vos valeurs, vos croyances… « Est-ce mon environnement qui m’envoie le message que c’est important, mais je ne le ressens pas pour moi ? » J’adore quand ça m’arrive et que je m’en rends compte, bien souvent je ne le vois pas, mais quand je le vois c’est là que j’apprends des choses. Donc oui, j’ai procrastiné, mais j’ai appris, là c’est mon côté tendance positive qui parle. ACTION Élimination de l’agenda ou de la liste de to do 5- Ça demande un effort spécial (Énergie) La tâche demande d’être dans un état d’esprit particulier dont je n’ai pas encore pris conscience. Certaines tâches demandent parfois de se préparer, d’aller dans un endroit particulier, de s’isoler ou autre. Si l’on ne fait pas attention à ces aspects essentiels pour faire ce travail et bien il y a de fortes chances que l’on ne réussisse pas à accomplir cette tâche. ACTION Changer d’environnement, se commettre à une autre personne, souvent cette stratégie aide à mettre plus d’énergie sur nos projets. 6- J’ai peur de me tromper, de ne pas être capable ou encore d’être victime de mon succès (Énergie) Je vous l’ai dit la procrastination est un outil. Dans ce cas de figure, elle nous aide à identifier nos peurs par exemple. Mais cela peut permettre plein d’autres apprentissages. Parfois, on ne veut pas savoir qu’on a une limite alors on procrastine. On vit dans une société
Comment bien déléguer, et surtout quand?
Cette semaine j’ai un ami qui m’a demandé comment faire croître son entreprise. Je lui ai répondu qu’il fallait être capable de déléguer des responsabilités, des projets et pas seulement les tâches. Il a convenu que j’avais raison, et m’a dit qu’il allait tenter, cette semaine, de déléguer et voir quel serait le résultat? Ne pas déléguer jusqu’au bout Quelques jours plus tard, il m’informe qu’il s’y attendait et que la personne à qui il a délégué le projet ne sait pas comment faire. Sa réaction naturelle et immédiate a été de faire le travail à sa place et de lui créer une procédure afin que la personne puisse le faire par la suite. Je lui avais pourtant conseillé de laisser cette personne essayer et créer sa propre procédure. Étant donné que laisser faire par l’autre aide à développer ses capacités d’apprentissage, sa confiance, sa capacité à prendre des risques. Et surtout cela permet par la suite de déléguer des éléments de plus en plus importants. Je lui ai expliqué que je n’aurais jamais pu monter des équipes de recherche performantes en leur expliquant toujours quoi faire. Et d’ailleurs si je savais déjà tout avant de commencer, il n’y avait aucun intérêt à faire de la recherche. Alors comment est-ce possible que je puisse déléguer des éléments que je ne maîtrise pas ? Je lui ai donc demandé ce qu’il l’a motivé à faire le travail à sa place, et de ne pas avoir délégué jusqu’au bout? Le temps est la clé pour bien déléguer Mon ami pensait que puisqu’il en avait besoin aujourd’hui, il n’avait pas d’autre choix que de faire la tâche à la place de la personne. C’est une erreur de faire pour l’autre quand nous avons délégué la responsabilité. Dès que nous faisons les choses à la place de l’autre et bien nous envoyons potentiellement tout de sorte de messages sans nous en rendre compte. Ces messages ne sont pas nécessairement positifs pour bâtir une équipe collaborative et pleine d’initiative. Bien souvent, la peur de ne pas être à la hauteur pour son patron domine et paralyse par la suite. Et cela devient de plus en plus difficile de déléguer. Pour être un bon leader, vous devez développer vos capacités à vous projeter dans le temps pour bien déléguer. J’aime bien dire que les leaders se doivent d’être des voyageurs du temps. Savoir ce que nous voulons d’avance permet de faire des expériences, d’aller plus loin et de déléguer plus. Plus nous déléguons de gros éléments et plus nous devons y penser d’avance. Encore plus vrai si c’est la première fois que la personne essaie de prendre plus de responsabilités. Quoi prendre en considération pour bien déléguer 1— Déterminer pourquoi vous voulez déléguer cette responsabilité (Fréquence) Est-ce pour aider cette personne ou l’équipe à développer une nouvelle compétence? Est-ce que c’est parce que vous n’aimez pas faire ce que vous déléguez? Avoir une intention claire aide à la communiquer et aide aussi la personne à qui vous déléguer la responsabilité à réussir. Selon la raison, il faut donner des projets sur le plus ou moins long terme et il faut déléguer des projets où les erreurs d’apprentissage sont possibles. 2— Déterminer le niveau d’urgence et d’importance (Vitesse) Si c’est très urgent et important et que la personne à qui vous déléguez n’a jamais fait ça et bien les chances de réussite sont faibles. Ce n’est pas le bon moment de déléguer. Peut-être de former ? Si vous déléguez dans cette condition, vous ne bâtirez pas une relation de confiance pour le futur. Si vous déléguez une urgence importante, il faut que la personne à qui vous déléguez soit déjà capable de le faire. Elle doit aussi être en mesure de comprendre la situation dans laquelle vous la mettez. Assurez-vous que l’objectif soit SMART. Attention, parfois nous décidons de déléguer pour nous débarrasser d’un problème urgent, une patate chaude comme dirait ma mère. Nous ne voulions pas prendre la responsabilité nous-mêmes ? Ce qui nous ramène à la première question, pourquoi déléguez-vous? 3— Évaluez la capacité initiale, le potentiel et l’intérêt de la personne à qui vous déléguez (Fréquence) Déléguez un projet ou une responsabilité à une personne qui n’a aucun intérêt sur le sujet fait que vous ne tirerez pas le maximum de cette personne sur le long terme. Le mieux est de valider tous les aspects, la capacité, le potentiel et l’intérêt. Cette étape aide à identifier à qui vous allez déléguer. Cette étape peut aussi vous aider à identifier quel genre de profils vous aurez besoin pour pour grandir votre équipe. D’ailleurs, je conseille de faire grandir une équipe par les postes d’entrée (ce sera le sujet d’un prochain article). La raison principale est que toute votre équipe voudra évoluer et prendre de nouvelles responsabilités. Engager des gens qui ont déjà la compétence fonctionne, mais ça laisse moins de place pour le développement personnel de l’ensemble de l’équipe. Il faut avoir un bon équilibre, et j’ai remarqué à travers ma carrière que pour stimuler le développement et l’initiative au sein de l’équipe, le mieux est de faire grandir l’équipe par des postes d’entrées et faire évoluer tout le monde. 4— Savez-vous vraiment ce que vous déléguez? (Fréquence) Malheureusement, il nous arrive bien trop souvent, sans s’en rendre compte, de déléguer une responsabilité alors qu’elle n’est pas prête à l’être. Nous ne savons même pas nous-mêmes ce que nous voulons. Je conseille dans ce cas de garder la responsabilité, ne pas la déléguer, mais d’en faire un projet dont vous serez le leader au départ. Montez-vous une équipe qui sera à la recherche de solutions ou de la compréhension du problème ? Lorsque ce sera plus clair, vous pourrez déléguer. Il y a des signes importants qui nous montrent que nous avons délégué trop rapidement sans savoir quoi et pourquoi. Le premier signe est que la personne ne sait pas trop comment commencer. Elle vous pose beaucoup de questions qui vous ne semblent pas pertinentes ou encore elle
Comment améliorer sa communication en temps réel ?

On entend souvent dire qu’une bonne communication, c’est mieux communiquer et pas nécessairement plus communiquer. OK, mais sérieusement qu’est-ce que ça veut dire mieux communiquer ? La plupart des trucs proposés pour améliorer sa stratégie de communication sont beaucoup plus au niveau du développement personnel. Pour s’exprimer efficacement et favoriser la communication, il faut faire un travail sur le long terme. Par exemple : Bien se comprendre et savoir ce que nous voulons communiquer avec les autres. Savoir écouter l’autre. Accepter les différences et être ouvert d’esprit. Diminuer les distractions, comme mettre les téléphones à off. Travailler sur la qualité dans le ton, l’intention, la gestuelle, le contact visuel… Vivre confortablement avec le silence. Et bien d’autres… Ces éléments sont importants et doivent être pris en compte, le défi est de les appliquer en temps réel au moment présent. Ces propositions sont excellentes, mais elles ne sont pas très pratiques quand nous sommes dans l’action. Les compétences relationnelles sont primordiales pour l’amélioration de la communication, que ce soit en entreprise ou dans la vie privée. En sachant maîtriser ses émotions et s’adapter à des interlocuteurs variés, nous pouvons mettre en place une communication active et efficace. Toutes ces astuces oublient souvent que la maîtrise de la communication est dépendante du temps. La clé c’est le temps ! Un peu comme le poisson ne voit pas qu’il est dans l’eau, nous oublions souvent que la communication verbale a des paramètres temporels importants. L’importance de la communication, c’est qu’elle permet d’établir des relations efficaces et améliore votre quotidien en toutes circonstances. Je reviens donc à ma question du début : comment bien communiquer ? Les 4 astuces pour améliorer sa communication Je pense que la communication est meilleure quand elle est harmonieuse et stimulante. En effet, il est rare que l’orateur et l’interlocuteur aient les mêmes habiletés de communication. En musique, si nous voulons que deux instruments de musique jouent harmonieusement ensemble, il est important de : Jouer sur la même mélodie (intérêt/fréquence). Se synchroniser sur le même rythme (vitesse). S’accorder sur la même tonalité (niveau de détails). Avoir le bon volume, si un instrument est plus fort que l’autre il peut complètement enterrer l’autre (énergie). Si nous prenons conscience que la communication est un outil temporel et bien nous pouvons réaliser que les paramètres les plus importants à optimiser en temps réel sont : L’alignement des intérêts Le niveau de détails La vitesse de communication L’énergie de la conversation Voici quelques exemples pour illustrer ces 4 actions favorisant la communication 1. L’intérêt – la mélodie Il vous est sûrement déjà arrivé de parler avec quelqu’un et le sujet abordé vous ennuie ou que vous n’arriviez pas à passer un message. Cette situation arrive principalement à cause d’un mauvais alignement de l’intérêt (la mélodie de la musique). Il est important pour favoriser la communication de trouver des sujets d’intérêt commun. Les sujets peuvent être liés à des frustrations communes, à des apprentissages, à du partage, à un travail commun ou un but commun. Néanmoins, s’il n’y a rien en commun, la communication peut être respectueuse. Ce n’est toutefois pas de la communication de qualité. Au mieux, ce sera un très beau monologue. 2. La vitesse – le rythme Ensuite, parler à une personne qui a un débit tellement lent qu’il est ennuyeux ou encore parler avec une personne qui parle tellement vite que vous n’avez même pas le temps de réfléchir ou de prendre la parole. D’ailleurs, si vous êtes de ceux qui parlent rapidement, un petit silence vous donne l’impression que votre interlocuteur a terminé son idée et voilà que vous commencez à répondre alors qu’il n’avait pas terminé. Si la vitesse de communication n’est pas adaptée et bien, soit on s’ennuie, soit on est dépassé ce qui fait que la communication ne sera pas non plus de qualité. 3. Le niveau de détail – La tonalité Vous savez ces conversations ou l’expert vous donne trop d’informations ou de détails, si bien que l’on ne comprend plus rien. Ne pas avoir un niveau de détail aligné avec l’autre nous empêche de connecter et d’avoir un mode de communication qui peut progresser. Il est donc nécessaire d’adapter son message pour une communication efficace. Dialoguer efficacement, c’est aussi avoir de l’empathie. Pour faire passer ses messages en toute situation, il faut donc comprendre son interlocuteur et s’adapter à son niveau de compréhension orale. 4. L’énergie, l’intensité – Le volume Et enfin dernier point, le volume d’énergie est important. Si une personne vous crie dessus alors que vous êtes calme, la communication ne sera pas super agréable. Vous allez donc tenter de développer une communication verbale et non-verbale (langage corporel) adaptée à la situation et à votre auditoire. Communiquer efficacement, c’est donc s’ajuster au niveau d’intensité et à la quantité d’énergie projetée. Si vous êtes un tuba qui joue avec une flûte, il faudra que vous vous adaptiez si vous voulez que la musique soit belle et harmonieuse. Photo by Jan Střecha on Unsplash Améliorer sa capacité de communication en direct 1. Vérifier l’intérêt Vous parlez et votre interlocuteur regarde ailleurs, manque d’attention plusieurs raisons sont possibles, mais la première chose à vérifier est l’intérêt de votre interlocuteur pour le sujet de conversation. Posez-lui une question pour connaître ce qui le passionne ou encore demandez-lui si c’est le bon moment pour discuter. Ensuite, si vous ne trouvez pas de sujet d’intérêt commun, c’est qu’il n’a probablement pas le bon niveau d’énergie ou n’est pas dans le bon état d’esprit pour s’engager dans une communication active. Dans ce cas, il est mieux de faire une longue pose pour voir vers où son intérêt se dirigera. Rien ne sert de forcer une conversation, car elle sera nécessairement moins utile pour nous-mêmes et l’autre, et votre temps est précieux. Il vaut mieux passer à autre chose. Faites preuve de bienveillance et d’intelligence émotionnelle. Ne forcez pas l’intérêt de vos interlocuteurs, vous aurez certainement d’autres occasions. Si le sujet était important pour vous, signalez-le en lui demandant quand serait le meilleur moment pour avoir cette conversation. Il y a de
Comment écrire un objectif qui stimule l’innovation ?

L’innovation est un élément stratégique pour nos entreprises, tellement qu’il y a des personnes qui ont dédié leur vie à le faire. L’objectif d’innover est pour tous même si en 1998, la description et création du titre « chief innovation officer » CIO est née grâce au livre Fourth Generation R&D. Ce livre a eu pour effet de centraliser dans nos entreprises le mandat faire de l’innovation dans des départements d’innovation. Malheureusement, cela a laissé sous-entendre que certains groupes pouvaient innover pendant que d’autres non. Le mot innovation est devenu très chargé avec les années tellement que certains en sont devenus allergique. Pourtant la définition du mot est simple : « L’innovation est l’action d’innover, c’est-à-dire de chercher à améliorer constamment l’existant, par contraste avec l’invention, qui vise à créer du nouveau. » Aujourd’hui, il est clair que l’innovation est l’affaire de tous et pas qu’un seul groupe. Mais comment stimuler l’innovation si aucun groupe n’en est responsable ? Il y a plusieurs moyens, mais l’un que je trouve très intéressant est de jouer avec le temps dans l’écriture de nos objectifs. Jouez avec la notion du temps à nos objectifs Notre perceptive par rapport au temps a beaucoup plus d’influence que nous le pensons. Le pourquoi du titre de mon blog : La clé c’est le temps. Donc, comment stimuler l’innovation ? Simplement en utilisant le temps dans l’écriture d’un objectif. Voici un exemple, prenez l’objectif : vivre vieux et en santé c’est un super objectif, right? Mais si nous écrivons maintenant : planifier de vivre 125 ans sachant que nous pouvons mourir demain, qu’est-ce que cet objectif a de différent ? 1. D’abord le choc Premièrement, il provoque. Votre première réaction est peut-être, wow quel exemple, c’est un peu extrême Isabelle, ou encore, pourquoi veux-tu vivre 125 ans? C’est trop! Tu n’y arriveras pas, c’est trop ambitieux. Tu vas souffrir et voir tout le monde partir, tes amis vont mourir avant toi. Sans oublier que tu seras peut-être malade ou que tu vas commencer à t’ennuyer. Toutes ces réactions sont dues au fait que nous savons qu’il est relativement possible, mais peu probable de vivre 125 ans. connaissons les théories sur l’âge maximum réel qui est autour de 120-125 ans. savons qu’en réalité, à notre époque, l’âge moyen d’espérance de vie est autour de 82 ans. imaginons aussi que nous serons bien mal en point bien avant 125 ans, Avez-vous remarqué que nous utilisons notre connaissance du présent pour évaluer la situation future, et ce sans la faire évoluer. Nous sommes pris par la réalité actuelle. Et si nous nous en dégagions que se passerait-il ? 2- Le mouvement – le monde change, il ne faut pas l’oublier! Nous oublions que lorsque nous aurons 125 ans ce sera dans 80 ans. D’ici là, la vie sera bien différente et surtout notre compréhension du monde et nos technologies seront bien différentes aussi. Nous avons tous une tendance naturelle à regarder les systèmes comme des points de vue fixes, selon de la réalité actuelle. Et pourtant, nous savons tous que le monde a changé entre 1950 et maintenant. Pourquoi ne continuerait-il pas de changer entre maintenant et les 60 prochaines années? Il est certain que si nous nous arrêtons à la réalité d’aujourd’hui et bien nous n’innoverons pas. Il faut accepter que le temps laisse la place aux changements. 3- La visualisation du futur Un autre aspect qui n’est pas pris en compte dans notre première analyse est qu’il est possible de sculpter notre futur. Le pouvoir de la visualisation. Tout évolue, et si nous influencions notre futur selon nos préférences au lieu de la réalité actuelle. Étant donné qu’il existe un écart entre aujourd’hui et la réalité du futur, comment pouvons-nous faire évoluer les choses en direction de notre objectif. Il faut visualiser l’état final identifier les éléments manquants faire un plan pour tenter de réduire l’écart, plus l’objectif est ambitieux et le besoin d’innover sera grand Créer un objectif qui inclut un écart dans le temps permet justement de se donner le temps d’innover. Donc, se projeter dans le futur, tendre vers un nouvel état qui nous est souhaitable et se laisser le temps d’y arriver laisse beaucoup de place à l’innovation. L’importance d’espace-temps pour innover L’écart temporel entre la réalité d’aujourd’hui avec celle vers laquelle nous tendons est essentiel. Si nous ne faisons rien pour changer l’état naturel des choses, les chances de vivre en santé jusqu’à 125 ans sont très faibles. Par contre, si nous y travaillons et bien nous augmentons nos probabilités de réussite. L’espace-temps qui existe entre aujourd’hui et l’objectif doit être utilisé. Si la période de temps est trop courte, il ne sera pas possible de trop innover. Si la période est assez grande, il sera possible de prendre des risques et d’essayer des choses. Quelques exemples d’actions qui pourraient nous permettre de vivre plus longtemps et en meilleure santé : bien dormir 8 h par nuit, vivre en minimisant notre niveau de stress, faire de l’exercice, de la méditation bien manger faire des bilans de santé régulièrement être à l’affût des nouvelles connaissances dans le domaine la longévité et mettre en place les dernières découvertes Si vous êtes chercheur peut-être que vous pourriez vous lancer dans un programme de recherche sur le sujet si vous êtes un investisseur vous pourriez investir dans ce secteur … Les premières actions sont plus du registre applicable aujourd’hui, et moins innovant. Par contre, les derniers sont plus en lien avec des percées potentielles. Plus l’objectif sera difficile et plus il sera nécessaire d’innover. Par contre, toutes ces actions sont de bonnes choses à intégrer dans nos vies, et ce même si nous n’arrivons pas au but final de vivre 125 ans. Ce qui m’amène au point : ajouter le temps aux objectifs n’a pas d’effet négatif, tant que l’objectif ne nous paralyse pas. Au pire, l’objectif sur le long terme influencera nos prises de décisions aujourd’hui et affectera notre routine. Au mieux l’objectif sur le long terme stimulera à nous lancer dans des projets hors norme afin d’atteindre cet objectif ambitieux. La théorie MAYA — l’importance du passé Raymond Loewy, un
Bonjour! Je suis Isabelle
Une ingénieure en physique et passionnée de la vie, je me propose de vous aider à gagner de l’énergie, du temps, et à développer vos talents de leader D’où je viens Née à Montréal dans une famille et un quartier à bas revenu mais avec une grande richesse culturelle, j’ai eu le désir très jeune d’apprendre à m’adapter à toutes et à tous. Et j’ai réalisé très tôt que comprendre les différences est une force. Cette quête d’adaptation m’a d’abord poussée à développer mes talents d’écoute et ma curiosité. Puis l’étude de la philosophie et la physique m’ont ouvert des portes insoupçonnées. C’est en partageant mes découvertes que j’ai réalisé que mes lectures, mes expériences et ma passion me guidaient vers quelque chose d’intéressant. Pourquoi ce BLOG ? Depuis 10 ans, on m’encourage à écrire un livre à propos de mes théories sur la gestion du temps, de projet et d’équipe. Toutes les théories que je partage m’ont aidée à devenir une meilleure leader. Je me suis toujours dit que j’allais me lancer dans ce projet de livre, et ce, avant ma retraite. Dernièrement, quelques amis m’ont poussée à ne pas attendre, de ne pas être égoïste et de partager mes théories immédiatement. Ils m’ont persuadée et ce blog en est le résultat. De plus, j’aimerais vous aider à tous devenir d’excellents intrapreneurs, car je pense que c’est le meilleur moyen de s’accomplir et créer de grandes choses. Ce blog est donc un moyen pour moi de partager mes découvertes en matière de gestion du temps, gestion de projet, et gestion d’équipe. Mon défi D’abord, je tiens à dire que ce n’est pas facile, il est plus simple pour moi de parler de mes théories que de les écrire. Je ne suis pas une auteure, et je suis très loin de l’être. Étant une enfant issue d’un milieu social modeste, mon vocabulaire et mes qualités de rédaction n’ont pas été évident à développer. J’ai même eu recours à des cours privés supplémentaires (20 h par semaine au CAF (centre d’aide en français) de mon CÉGEP) afin de réussir le test d’admission de l’Université. Encore aujourd’hui, j’ai peur d’écrire et d’être lue. Donc, cette aventure n’est pas seulement une aventure de partage, mais c’est aussi un cheminement personnel pour moi-même. Un peu plus à propos de moi – ma Bio Diplômée en génie physique de Polytechnique Montréal et en construction aéronautique de l’École nationale d’aérotechnique, j’ai travaillé pour de nombreuses entreprises et startups telles que Bombardier, IBM, BIC, Angstrom Power et Intelligent Energy. Depuis le début de ma carrière, mes responsabilités sont liées à la transition de la recherche vers la production. Mes domaines d’expertise sont l’aéronautique, la microélectronique, les piles à combustible à hydrogène et, maintenant, l’intelligence artificielle. Au fil des années, j’ai œuvré et dirigé des équipes au Canada, en France, au Royaume-Uni, à Dubaï, au Japon, à Taïwan et en Chine. Je suis actuellement directrice du laboratoire de recherche appliquée chez Element AI à Montréal. Si vous êtes curieux voici un exemple du travail de mon laboratoire. https://www.facebook.com/elementai/videos/2283482958586143/UzpfSTc2MjIzNjA5NToxMDE1NzM4NTA2ODI0NjA5Ng/ Et voici un article qui résume mon expertise en développement technologique. J’ai préparé cet article afin de me préparer pour ma participation à C2Mtl2019 en tant que conférencière. À la fin de la discussion, j’ai été cité par Jade Raymond, V.P. chez Google. https://www.elementai.com/fr/news/2019/traversez-la-vallee-de-la-mort-avec-votre-startup Discutons! Je compte sur vous pour me laisser de nombreux commentaires. Ils m’aideront à développer mes concepts et ma façon de vous les expliquer. Afin d’augmenter mes chances de dialoguer avec vous, je vais dans une deuxième phase créer des vidéos qui résumeront les idées développées. N’hésitez pas à me dire si c’est clair ! Au plaisir de partager. Isabelle