Êtes-vous du type développeur de stratégies en gestion?
Comme je vous l’expliquais dans mon dernier article, savoir que chacun possède une préférence de point de vue en matière de gestion de son temps et de projet m’a libéré. En m’acceptant et acceptant les autres. Cela semble évident, et pourtant la majorité des livres de gestion de projet et du temps semblent tous présenter les choses de la même façon. On présente la gestion de projet comme étant une science fixe. Les outils de gestion de projet et du temps offerts dans ces livres semblent devoir convenir à tous. À aucun moment on ne met en lumière le fait que chacun a ses préférences. Certains outils ne sont peut-être pas adaptés à notre personnalité. Notre personnalité temporelle n’est pas prise en compte dans ces formations. Pour certains ces méthodes fonctionnent, mais pour d’autres cela peut donner le sentiment d’être incompétent dans la gestion du temps ou la gestion de projet. Les personnalités en gestion de projet Il existe une infinité de points de vue et de variantes, mais le plus important est de comprendre ce qui crée les polarités, les axes fondamentaux de votre type de gestion. L’axe du niveau de détail et l’axe de la vitesse. Prendre conscience de ses préférences et celles des autres est la clé pour aller plus loin et plus rapidement dans l’atteinte de ses objectifs et le choix des outils que l’on prend pour gérer ses projets et son temps. Cet article sera complété de 3 autres, étant donné qu’il existe 4 polarités, 4 tendances. Avant de vous lancer dans la lecture de cet article, assurez-vous d’avoir lu l’article d’introduction des points de vue de la gestion de projet. Et rappelez-vous, vous pouvez potentiellement faire partie de chacun de ces points de vue selon la situation dans laquelle vous vous trouvez. Il est donc important de tous les comprendre pour savoir bien naviguer et s’adapter à la situation. Tout est relatif. Êtes-vous parfois le développeur de stratégies en gestion de projet ? Description : Vous avez la capacité d’avoir une vision conceptuelle du projet Votre personnalité fait que vous avez une facilité pour avoir des visions à long terme. Vous pouvez aisément identifier les éléments par morceau, créer des séquences sans trop vous préoccuper des détails. Ce qui fait votre force est votre niveau d’abstraction et votre capacité à voir le plan haut niveau pour arriver à votre objectif. Une petite information n’influencera pas facilement votre plan. En fait, vous ne les voyez probablement pas ces petits détails, c’est souvent les autres qui vous en font part. La plupart du temps ces petits détails ne font pas partie de votre analyse et surtout pas de votre organisation. Ils ne servent que très peu le plan global qui vous importe. Et ce pour plusieurs raisons potentielles, par exemple : Vous avez une expertise qui vous permet prendre qu’en considération des éléments importants du plan, Vous avez beaucoup d’information à gérer et vous devez simplifier, Cela ne vous intéresse pas assez, Vous êtes aveugle à l’information, car vous manquez de sensibilité, de connaissances ou de compétences en la matière Vous avez observé les tendances à haut niveau et peu de détails peuvent véritablement influencer la vue d’ensemble. À noter que la vue d’ensemble est bien plus importante pour vous dans cette situation. … Vous êtes calme Vous êtes plutôt de nature calme en général et seul un détail important attirera votre attention sinon vous conservez le plan initial. Lorsqu’une nouvelle information apparaît, pas de problème vous la regarderez quand le moment sera venu. Selon votre point de vue, chaque chose doit être faite en son temps, et en ce moment vous êtes en train de faire autre chose d’aussi important. Pour vous faire changer d’état (de plan), cela prend une grosse urgence selon le point vue des autres qui vous entourent. Vous êtes donc du point de vue des autres très difficiles à faire réagir. Il vous arrivera très certainement de réagir à une urgence, mais c’est rare, car ce n’est pas votre mode de fonctionnement préféré. Vous ne comprenez pas ceux qui changent souvent de plan, ou ceux qui sont toujours inquiets pour des détails. Selon votre point de vue, il ne s’agit que de détails qui n’ont pas d’influence majeure. La plupart du temps vous êtes reconnu pour garder le cap. Photo by Paul Skorupskas on Unsplash Avantages de ce point de vue de gestion Vous êtes excellent pour planifier et créer des stratégies, et ne pas être influencé par tout ce qui arrive en court de route. Vous êtes calme, quand d’autres sont souvent bien agités. Et vous êtes parfait pour créer des processus importants et définir les grandes étapes. Si vous avez une bonne mémoire, il est très facile pour vous de créer un plan sur le long terme, car vous avez appris des autres projets et vous avez compris les tendances. Vous avez peut-être même observé chez les autres ce qui fait leur succès pour vous en inspirer. Voir les tendances générales cela peut devenir une seconde nature lorsque vous utilisez votre mémoire et votre sens de l’observation des modèles. Dois faire attention à : Votre jugement sur les autres points de vue Dans un environnement où les gens s’adaptent constamment aux nouvelles informations, vous aurez peut-être une tendance à les juger non professionnels, ou trop influençables, un peu comme des girouettes. Peut-être même que vous les jugez incapables de suivre un plan pour arriver à un résultat. Pour vous, vous les sentez incapables de prioriser ou de focaliser. Il se peut que vous doutiez de leur capacité à prendre des décisions éclairées. Attention, ils voient très certainement des choses que vous ne voyez pas et ils seront plus rapides à réagir dans certaines situations que vous. Ils ont d’autres moyens pour atteindre leurs objectifs qui ne sont pas nécessairement en accord avec votre façon de travailler mais cela ne veut pas dire qu’ils sont moins professionnels ou moins compétents. Les petits détails qui font une différence Étant donné que vous avez pris en considération les éléments importants dans
Quel est votre style de gestion ?
Encore une fois, j’ai dû expliquer à mon collègue qu’il serait préférable de se préparer pour éviter les problèmes futurs. Cependant, il ne considère pas cela comme un problème et affirme qu’il le résoudra lorsque cela deviendra urgent. Selon lui, il est inutile d’y penser maintenant, car il est déjà débordé par d’autres tâches. Je me sens frustré car il ne me fait pas confiance et j’ai l’impression de toujours devoir m’adapter à lui. Il ne prend jamais les mesures nécessaires pour s’organiser et se préparer à l’avance, préférant agir au dernier moment. Nous avons clairement un style de gestion très différente. Le problème s’amplifie avec le temps Ce problème s’aggrave avec le temps. Je commençais à détester travailler avec lui et je ne voyais aucun espoir d’une collaboration efficace. De son côté, il me trouve « ennuyeuse » et estime que je vois des problèmes partout. Il pense que je suis trop organisée et que cela me fait perdre du temps. Selon lui, les plans sont impossibles à suivre et n’ont aucune valeur. Je constate qu’il ne suit jamais mes plans et que lorsque nous dévions du plan initial, cela entraîne des situations d’urgence. Vous pouvez imaginer sa surprise lorsque j’ai décidé de ne plus m’adapter à lui et de ne plus intervenir lors des urgences qu’il créait par manque d’organisation. Je lui ai dit de se débrouiller seul ! Sa décision de ne pas s’organiser ne signifie pas que je dois payer pour sa mauvaise gestion. Il a été surpris de voir que je n’acceptais plus de m’adapter à sa manière de faire. En fin de compte, nous n’avons jamais pu travailler efficacement ensemble. Quel dommage ! Cette situation vous est-elle familière ? Il est étonnant de constater combien de personnes ont vécu cette situation typique. J’ai réfléchi à ce sujet pendant plusieurs années et essayé différentes méthodes de travail pour trouver la meilleure approche, car il faut apprendre à travailler avec tous. Voici un résumé de mes découvertes. L’existence des personnalités en gestion L’existence de différents points de vue en gestion de projet et du temps a un impact significatif. Avant de réaliser cela, je me sentais personnellement visé, mais maintenant je comprends comment influencer les autres de manière positive, et ce sera la même chose pour vous. Vous pourrez vous adapter au bon niveau de détail et à la bonne vitesse pour travailler avec les autres. J’ai identifié deux axes fondamentaux de la gestion de projet : le niveau de détail et la vitesse. Le niveau de détail varie en fonction de notre connaissance et de notre expertise, tandis que la vitesse concerne notre capacité à changer d’état rapidement. Les deux axes fondamentaux de la gestion Les deux axes fondamentaux de la gestion sont l’axe horizontal, représentant le niveau de détail, et l’axe vertical, représentant la vitesse. L’axe horizontal – le niveau de détail L’axe horizontal, le niveau de détail, commence au niveau conceptuel et augmente à mesure que l’on progresse sur l’axe. Par exemple, si vous avez peu de connaissances dans un domaine, votre niveau de détail sera plus bas que celui d’une personne experte. Un autre exemple serait si vous gérez des personnes qui elles-mêmes gèrent des équipes. Votre niveau de détail dans la gestion directe des équipes sera moins élevé, mais vous aurez une connaissance des éléments liés à d’autres parties de l’organisation, ce qui vous permettra de prendre des décisions à un niveau d’abstraction supérieur. C’est un peu comme le concept des poupées russes, où chaque poupée contient une autre poupée plus petite avec plus de détails. Savoir gérer le niveau d’échelle dans votre organisation. L’axe vertical – La vitesse L’axe vertical, la vitesse, est un peu plus délicat à définir. J’utilise le terme « vitesse ». La vitesse fait référence à la rapidité de s’adapter, changer de plan, de stratégie. La vitesse de passer : D’une organisation à une autre, D’un type d’activité à un autre, D’une émotion à une autre, D’une situation à une autre. Pour décrire l’échelle de l’axe vertical, la vitesse, au début de l’axe, l’énergie nécessaire pour changer d’état est faible. On passe d’un état à un autre rapidement. Plus on monte sur l’axe, plus il nous faut d’énergie pour passer d’un état à un autre, ce qui ralentit la vitesse de changement. Facteurs qui influencent la vitesse Plusieurs facteurs affectent la vitesse, notamment notre niveau d’organisation, notre niveau de stress, nos compétences, notre passion et la complexité de la situation. Par exemple, si vous avez planifié votre journée de manière à pouvoir faire les courses, puis chercher les enfants, et prendre quelques minutes pour lancer une lessive, vous avez optimisé votre journée. C’est une journée bien planifiée, et après le déjeuner, votre conjoint vous propose d’aller au parc. Si le parc n’est pas sur votre trajet initial, modifier les plans compliquera votre journée. Avant de prendre votre décision, vous devrez prendre le temps de réfléchir pour dire oui ou non. Dans ce cas, la vitesse de changement sera plus lente. Les points de vue de la gestion de projet Voici une représentation visuelle des différents points de vue en matière de gestion de projet. Comme vous pouvez le constater, cela conduit à quatre personnalités distinctes, ou quatre perspectives, que je détaillerai dans mes prochains articles. En vous appuyant sur ces points de vue, vous découvrirez qu’il est possible de vous adapter aux autres et de gérer votre temps de manière efficace. Attention au référentiel ! Cependant, il est important de prendre en compte le contexte. Selon la situation, vous ne vous retrouverez pas toujours au même endroit, dans le même quadrant. Il est donc essentiel de pouvoir identifier où vous vous situez en fonction de la situation afin de vous adapter. De plus, nous évoluons tous avec le temps, mais vous remarquerez rapidement qu’il existe des tendances. D’ailleurs, je vous mets au défi d’identifier votre tendance ainsi que celle de votre entreprise. Oui, même votre entreprise a une tendance, car cette théorie s’applique également aux groupes d’individus qui s’influencent mutuellement.
Organiser votre plan de carrière

Lorsque j’étais plus jeune, je pensais que les adultes avaient tous réfléchi à leur plan de carrière à l’avance, qu’ils avaient tous pensé à un chemin à suivre, un peu comme un plan tout tracé. J’ai réalisé bien rapidement que ce n’était pas le cas, mais j’ai toujours eu l’espoir de rencontrer quelqu’un qui pourrait m’aider à faire mon plan de carrière, de trouver un mentor. J’en ai eu quelques-uns, ils m’ont tous aidé à leur façon, mais selon moi, personne n’a réussi à décoder les étapes nécessaires pour progresser dans sa carrière. Avec les années, j’ai développé, en tant que gestionnaire, le désir d’aider mes équipes à se développer. J’ai même assisté à des transformations extraordinaires comme celle d’une opératrice devenue experte en qualité, ou encore celle d’un monteur vidéo devenu ingénieur de conception. C’est au cours de ces années que j’ai décidé d’observer les modèles existants, d’identifier les étapes importantes et c’est le résultat de mes observations que je vous partage dans cet article. Les fondamentaux pour développer sa carrière Avant de me lancer dans la description des étapes importantes du développement de carrière, il me faut parler des concepts fondamentaux de base qui permettent de progresser et évoluer. 1. Vouloir constamment évoluer, et apprendre à vous connaître Le développement personnel doit faire partie intégrante de votre emploi du temps. Vous devez développer vos soft et hard skills. L’école aide beaucoup avec les hard skills, mais il ne faut absolument pas négliger les soft skills et les compétences que l’on peut développer sur le terrain. Vous pouvez le faire de plusieurs façons comme par exemple en : suivant des formations, lisant des livres, (N’hésitez pas à vous inspirer de blogs comme celui-ci : Des livres pour changer de vie), allant chercher des mentors ou des coachs, choisissant les bons projets dans votre entreprise, ceux qui vont vous permettre de vous développer effectuant des projets en dehors de votre entreprise (faites par exemple du bénévolat, ou autre…). Le plus important est de faire de ces actions une habitude. Non seulement cela va vous permettre d’en apprendre toujours plus, mais aussi de vous garder à niveau. La conséquence première est que cela peut créer un sentiment de confiance autour de vous, car vos collègues verront en vous une personne avec qui il est possible de se développer et d’aller plus loin, cela crée aussi un environnement vertueux. La découverte de soi est aussi essentielle, car, sans elle, vous aurez, très probablement, plus de difficultés à faire des choix et à déclencher les meilleures opportunités pour vous. 2. Constamment, développez votre compréhension du marché Au début de votre carrière, c’est un peu moins important, il vous suffit de garder un œil curieux. Avec le temps, vous verrez que votre progression en entreprise sera liée à votre niveau de compréhension du marché. Plus vous êtes près du CEO et plus il sera important de connaître vos compétiteurs, le marché dans lequel vous évoluez. Cela vous permettra de prendre de meilleures décisions, mais surtout de vendre vos idées à tous : vos collègues, vos patrons, vos clients… 3. Développer son réseau C’est un concept plus connu, mais développer son réseau est vraiment essentiel pour le développement de sa carrière. Il y a plusieurs réseaux à entretenir. D’abord, commencez par entretenir votre réseau familial et votre réseau d’amis, ce sont les personnes de ces réseaux qui seront là pour vous aider à réfléchir et prendre les décisions plus difficiles concernant votre carrière. Ces personnes seront là lorsque le stress sera à son maximum autant que vous serez là pour eux. Il est important d’avoir ces relations qui perdurent, peu importe où vous travaillez. Ensuite, constituez-vous un réseau de collègues proches, à qui vous faites confiance dans votre entreprise. Pas besoin d’en avoir beaucoup. Par contre, ils sont essentiels pour vous aider à comprendre les enjeux politiques. Puis, développez votre réseau général au sein de votre entreprise : il est important de connaître et de se faire connaître dans l’entreprise, et ce pour plusieurs raisons. Avoir un réseau au sein de l’entreprise aide à identifier les opportunités qui vous seraient invisibles sans ce réseau cela vous aide par exemple à monter de beaux projets. Et finalement, développer votre réseau à l’extérieur de l’entreprise dans votre domaine et dans d’autres. Dans votre domaine pour vous aider à comprendre le marché et ce qui est attendu de vous par exemple. Dans d’autres domaines, pour vous inspirer à développer de nouvelles méthodes, des idées… et vous ne savez jamais où sera votre prochaine opportunité de carrière. 4. Reconnaître les progressions possibles Il est important de se rappeler qu’il y a plusieurs façons de progresser. Pour certains, faire évoluer sa carrière veut dire de monter dans la hiérarchie de l’entreprise, mais c’est une erreur. Apprenez que le nombre d’entreprises essayant d’avoir une hiérarchie plate aujourd’hui est en pleine augmentation donc si vous croyez, vous aussi, que progresser veut dire monter les échelons vous risquez d’être rapidement déçus. Progresser peut donc aussi vouloir dire : Apprendre de nouvelles choses (au niveau compétences, domaines), Enseigner et partager notre expertise, Être plus efficace, Augmenter la qualité et l’impact de son travail sur les autres et la société. Note : Il ne faut pas négliger l’importance de l’impact. Puisque nous souhaitons tous laisser une trace de notre passage, cet élément est important à garder en mémoire. Être CEO n’est pas le seul moyen d’avoir de l’impact. Pensez à tous ces artistes ou blogueurs qui aident la société à aller plus loin et à se poser les bonnes questions. Vous pouvez aussi vous rappeler tous ces professeurs fantastiques qui ont changé votre vie. Ils ont eu un vrai impact sur vous. Dans cet exemple précis, améliorer la qualité de son enseignement devient une façon de progresser. Les étapes de développement de carrière Les fondamentaux sont essentiels, car sans eux les étapes de développement de carrière seraient incomplètes. Si vous appliquez les 4 points fondamentaux votre carrière évoluera très certainement sans même que vous ayez besoin de suivre les étapes. Par
Pour aller vite partez seul, pour aller loin partez en équipe !

Vous avez peut-être déjà dit ou entendu : « Je préfère ne pas déléguer, cela va me prendre plus de temps d’expliquer, c’est plus rapide si je le fais moi-même ». Si vous ne prenez pas le temps de déléguer, vous vous retrouvez dans la même situation perpétuellement. Par conséquent, vous ne sortirez jamais du cycle infernal de la surcharge de travail. Vous irez rapidement momentanément, mais sur le long terme, vous n’irez pas aussi loin, car vous n’utiliserez pas le pouvoir de votre équipe. Naturellement, nous avons tous une petite tendance à prioriser la sensation de vitesse immédiate par rapport à la vitesse moyenne de l’équipe. Mais essayez d’aller au-delà de cette tendance naturelle et vous irez plus loin. Posez-vous des questions, avec la notion de temps en tête, regardez plus loin que l’instant présent, visualisez la suite ! Quel est votre objectif, notre objectif immédiat vs le long terme? Qu’est-ce qui est le plus important, aller vite ou aller loin ? Comment puis-je aller plus loin et constamment augmenter la vitesse de l’équipe ? Puis-je me permettre d’aller un peu moins rapidement à court terme pour prendre de la vitesse sur le long terme ? Pour répondre à ces questions, il est intéressant de réfléchir à quelques concepts. Comment choisir entre partir seul ou en équipe ? D’abord, il est important de prendre conscience que tout ne doit pas être géré de la même façon. Il faut prendre en compte quelques paramètres. Il faut identifier si l’objectif est d’ordre individuel ou s’il concerne le groupe La durée de vie prévue de l’équipe doit aussi être prise en compte. Si une équipe n’existe que temporairement, travailler à améliorer sa vitesse moyenne n’est pas nécessairement aussi utile. Il faut prendre en considération les rôles et responsabilités individuelles et ceux de l’équipe. Lorsque l’équipe est responsable, il est bien de prendre le temps de mettre en place des systèmes et processus et partir en équipe. Au démarrage, les résultats sont plus lents, mais sur le long terme l’efficacité nous permettra d’en faire plus, d’aller plus loin. Prendre conscience que les dynamiques évoluent dans le temps. Par exemple, une équipe qui vient de se former ne pourra pas tout mettre en place en équipe en même temps. Il faudra démarrer seul certains éléments et être prêt à transférer vers une dynamique de groupe si l’on veut aller plus loin. La vitesse d’une équipe Ensuite, il est important de comprendre que la vitesse d’une équipe n’est pas la même que celle d’un individu. Comme je vous le rappelle souvent, il est impossible d’aller plus rapidement que la vitesse moyenne d’une équipe. Dès que l’on tente d’aller plus vite que la vitesse de croisière d’une équipe, un sentiment d’inconfort peut apparaître et cela peut générer un ralentissement plus important que vous ne le pensez sur le long terme. Voici une analogie pour illustrer l’impact de l’imposition de votre vitesse individuelle sur les autres. Vous avez eu le mandat de créer des sandwichs pour l’équipe. Voyez votre idée, votre projet, comme un sandwich. Nous savons tous que l’idéal est de prendre le temps de créer tous les sandwichs en équipe, mais c’est parfois irréaliste. Il y aura toujours un moment où vous allez devoir proposer une idée aux autres pour faire avancer les dossiers. Donc, après avoir réfléchi, vous présentez vos sandwichs à l’équipe. Photo by OLA Mishchenko on Unsplash Il y a plusieurs options possibles. Vous offrez les sandwichs en le décrivant et le présentant aux autres et attendez qu’ils décident eux-mêmes de les manger. Ou, vous décidez de prendre le sandwich et de l’enfoncer dans la bouche de vos partenaires. Il est clair que dans la situation 2, vous aurez l’impression d’aller plus vite puisque le sandwich sera dans la bouche de votre partenaire, mais voulait-il manger ce sandwich, et était-il prêt à le manger? Dans le meilleur des cas, votre partenaire aime ce sandwich et finit par le manger, mais il y a de fortes chances qu’il n’ait pas aimé se le faire imposer. Obliger à manger ce sandwich aura un impact sur la qualité de votre relation à long terme et il est certain que cette approche n’aide pas à obtenir un travail d’équipe efficace. Dans le pire des cas, votre partenaire n’arrive pas à manger le sandwich, soit parce que la bouchée est trop grosse, soit parce que le goût n’est pas bon ou pire encore parce que la personne est allergique à un des ingrédients et fait un choc anaphylactique. Dans tous ces cas, la vitesse sera grandement ralentie. Vous allez au pire devoir faire venir un médecin ou au mieux refaire un autre sandwich. Dans la situation 1, on a l’impression que l’on perd du temps à attendre que la personne se décide à manger le sandwich. En réalité cette période est nécessaire pour permettre à chacun de faire des commentaires ou des ajustements ce qui mènera à la réussite du projet et à la création d’une équipe efficace. N’oubliez pas, il est impossible d’aller plus rapidement que la vitesse moyenne de l’équipe Donc, il ne sert à rien de forcer les choses, il faut les stimuler, vendre les qualités de nos sandwich. Comment continuellement améliorer la vitesse de son équipe ? Dès que l’on comprend que l’on ne peut forcer une vitesse, on comprend qu’on peut la stimuler. Alors comment faire ? Maîtriser les préférences et les goûts de chacun pour les sandwichs. (En entreprise, cela correspond par exemple aux méthodes de travail, aux modes de communication, et au niveau de qualité du travail que l’on préfère.) Proposer des projets et des idées (des sandwichs) tout en conservant une période de transition. Cette période est essentielle pour permettre les commentaires et les ajustements. Identifier et optimiser les processus et les systèmes de travail d’équipe qui touchent, le design du sandwich, mais aussi sa réalisation, sa présentation et sa gestion. Lorsque l’on travaille sur les systèmes, cela permet d’augmenter la vitesse moyenne de l’équipe. (Ce sujet fera l’objet d’un autre article). Déléguer des responsabilités pas que des tâches. Utiliser le guide
Choisir entre l’improvisation et la planification?

Avez-vous déjà participé à des réunions où certaines personnes essaient de mettre en place des procédures, pendant que d’autres semblent en avoir peur ou vouloir les éviter? Comme s’il y avait une bonne et une mauvaise façon de faire. La réunion devient un débat interminable comme s’il y avait un choix à faire entre l’improvisation et l’organisation. Avez-vous remarqué que les personnes qui sont le moins enclines aux procédures sont bien souvent de très bons « fire fighter » et aiment improviser et prendre des décisions rapides? Et que ceux qui poussent pour mettre en place des procédures sont souvent ceux qui sont d’excellents organisateurs et planificateurs. Pourquoi une telle polarisation entre la planification et l’improvisation Je me suis longtemps demandé pourquoi certaines personnes sont irritées par les procédures alors que d’autres semblent ne pas pouvoir s’en passer. Avec les années, j’ai même développé une passion à ce sujet. Cette passion vient peut-être du fait que je me suis spécialisée dans la création de nouvelles technologies et de nouveaux procédés. Un environnement dans lequel aucune procédure n’existe avant de commencer et où elles doivent être toutes créées au fur et à mesure. Cette fascination m’a poussée à lire de nombreux livres sur les comportements humains, mais aucun d’eux ne m’a vraiment permis de comprendre cette dualité. Je n’avais trouvé aucune réponse à mes interrogations, jusqu’au jour où j’ai émis l’hypothèse que chacun avait ses préférences temporelles. Celui qui planifie regarde les étapes dans le futur tandis que celui qui improvise vit principalement dans le moment présent. La clé c’est le temps, cette rivalité provient de notre préférence de point de vue temporel Au départ, j’avais des doutes sur mon hypothèse, par contre plus les années passaient et plus j’ai découvert que plusieurs recherches avaient été faites à ce sujet. Par exemple le livre « The time paradox » présente 3 paradoxes du temps dont l’un explique les préférences/personnalités temporelles. (Je vous ferai un résumé du livre prochainement). Voici une vidéo Ted qui parle de la psychologie du temps. Ce qui est merveilleux avec ce nouvel éclairage, c’est qu’il permet de voir les problématiques sous un nouvel angle. Bien trop souvent les préférences temporelles sont négligées et empêchent les équipes qui ont des points de vue temporels différents de bien collaborer. Voici un exemple qui va vous permettre de comprendre comment il est possible d’ajouter le temps dans nos analyses de situation. Exemple de situation avec une différence de préférence temporelle Vous partez en voyage avec une amie et elle semble vouloir tout organiser à l’avance, vous ne fonctionnez habituellement pas de cette façon. Vous êtes plutôt du genre à tout préparer à la dernière minute, vous aimez l’improvisation. Cela vous donne le stress nécessaire pour être efficace, et surtout vous n’avez aucune idée de ce dont vous aurez envie au moment de partir en voyage. De son côté, votre amie vous explique qu’elle adore se préparer à l’avance. Cela lui permet d’être plus efficace et de trouver les meilleures aubaines. De plus, elle ressent beaucoup de plaisir à se projeter dans le futur et imaginer le voyage. Cette projection l’aide à déterminer ce dont elle aura envie, et surtout être certaine de ne rien manquer. Elle se dit que cela lui donnera, sur place, plus de temps pour apprécier l’endroit puisqu’elle aura besoin de moins de temps pour la logistique. De plus, acheter les billets d’avion et l’hôtel quelques mois à l’avance lui permet d’équilibrer son budget. Pour vous, réserver à l’avance sans être sur place vous stresse. Que se passera-t-il si vos choix ne sont pas bons et si, sur place vous n’aimez pas et désirez changer, vous seriez coincé! Pour vous, planifier, entraîne une rigidité, et une limitation de vos options. Vous n’avez pas les mêmes préférences temporelles. Une des deux personnes aime organiser et planifier et l’autre aime improviser. Photo by Jeremy Bishop on Unsplash Attention au biais qui vous rend aveugle! Lors d’un de mes voyages, ayant une tendance naturelle à ne rien planifier à l’avance, à l’exception des billets d’avion et des premières nuits d’hôtel. Je suis passée à côté de l’Atomium de Bruxelles. C’est fou, mais si j’avais pris le temps de planifier mon voyage je n’aurais sûrement pas raté ce célèbre attrait touristique belge. J’ai eu la chance d’y retourner depuis et j’ai pu le visiter, mais lors de mon premier voyage, ce n’est que lorsqu’une amie m’a demandé à mon retour de Bruxelles ce que j’avais pensé de l’Atomium que j’ai réalisé que je ne savais même pas de quoi elle parlait… Nous pensons bien souvent que notre méthode est parfaite, mais en fait elle a un biais. Elle a ses avantages et ses inconvénients. Ajuster la méthode de gestion est essentiel pour atteindre les besoins de tous. Nous avons tous notre biais, alors il est important de tous s’ajuster pour trouver l’équilibre. Pourquoi autant de polarité entre l’improvisation et l’organisation Pour ceux qui ne vivent que par l’improvisation, d’où vient cette peur de la planification. Elle provient peut-être du fait que ceux qui préfèrent planifier ont une tendance à être plus rigides que ceux qui aiment improviser. « They stick to the plan » À l’inverse, les gens qui préfèrent improviser créent parfois des situations non idéales qui auraient pu être évitées si une bonne planification avait été faite. Comme lorsque j’ai eu besoin de revenir à Bruxelles pour voir l’Atomium. Lorsque nous sommes seuls et que nous suivons l’une des deux méthodes, ce n’est pas bien grave. Nous pouvons improviser sur tout, ou au contraire organiser tout. La seule personne affectée c’est nous-mêmes. Par contre, dès que nous sommes en relation avec une autre personne et bien un ajustement peut être nécessaire. Surtout si les préférences de gestion de chacun sont différentes. Si vous ne vous adaptez pas à l’autre, il y a de fortes chances que cela génère des frictions et de l’inconfort. Si vous tenez vraiment à votre méthode, et ne tentez pas de vous adapter, il se peut que votre préférence influence fortement votre cercle d’amis.
Un concept important du voyageur du temps : La fréquence

Êtes-vous comme moi ? Avez-vous parfois l’impression que l’univers vous parle ? Vous apprenez quelque chose et dès la semaine suivante, vous avez déjà la chance de mettre ce que vous avez appris en pratique. Certains trucs persistent et d’autres non. Une nouvelle fréquence vient de s’ouvrir à vous. J’ai aussi réalisé que d’apprendre un nouveau vocabulaire ou de nouvelles théories dans un domaine peut nous faire évoluer dans un autre. Ces nouveaux concepts permettent d’acquérir de nouveaux points de vue qui, parfois, nous aident à aller plus loin. Personnellement, j’adore lorsque je suis capable de faire des parallèles entre deux univers. Je sais que ces parallèles sont limités et qu’il ne faut certainement pas les considérer comme des absolus. Il est aussi important de les modifier constamment et de les tester afin de comprendre quel est le meilleur moment pour les utiliser. Avec les années, il y a quelques théories de la physique que j’ai réussi à lier avec nos interactions avec les autres. Quand pouvez-vous utiliser le concept de la fréquence ? Je l’utilise souvent lorsque : Je me sens dans un drôle d’état et que je ne comprends pas la logique en court. On cherche souvent à comprendre la logique et sans elle il est très difficile d’avancer. C’est difficile de comprendre la situation ou le comportement de quelqu’un. Je veux réussir à communiquer le bon message à la bonne personne. Je ne trouve plus de pistes de solutions pour résoudre un problème en management Le temps et les quelques phénomènes physiques qui en découlent Si vous êtes comme moi et que parfois la vie a moins de sens, ajoutez la 4ième dimension : le temps. Il ouvre des options et des points vus bien souvent négligés. Comment faire ? Et bien il faut comprendre les concepts fondamentaux qui se définissent par ces 4 mots : La fréquence, La longueur d’onde, La vitesse, L’énergie, Dans notre article d’aujourd’hui, je vous parlerai plus particulièrement de la fréquence. Photo by Andrik Langfield on Unsplash Nous sommes des pianos qui évoluent Nous sommes tous des pianos en quelque sorte, chaque note de notre piano est un élément de nos vies qui nous fait vibrer. Étant donné que nous sommes stimulés par plusieurs choses dans nos vies et bien nous avons tous un piano avec plusieurs notes. Exemple de fréquences (les notes de notre piano) Tout ce qui nous passionne et qui peut devenir une expertise est considéré ici comme des fréquences ou, comme dans notre analogie, comme les notes de notre piano. Par exemple : Jouer de la musique Lire des livres d’histoire Aller à la salle de sport Apprendre de nouvelles langues Développer une expertise en management Devenir pompier, policier, infirmière… Plus votre niveau d’expertise est élevé, plus le niveau de détail dans les notes est précis. Vous possédez alors plus de notes dans un même intervalle. Si par exemple, vous aimez jouer de la musique, que vous jouez un peu de guitare depuis quelques années, mais que vous n’avez pas encore appris à lire ou écrire la musique, le niveau d’expertise et de précision dans vos notes/fréquences sera alors beaucoup moins développé qu’un chef d’orchestre qui a dédié sa vie à la musique. Niveau de détails/précision dans les fréquences Vous regardez une compétition de patinage artistique aux Jeux olympiques, vous êtes impressionnés par la beauté et le talent des patineurs. C’est très bien ainsi et vous n’avez aucune idée du petit détail qui rend un mouvement plus difficile et mieux exécuté qu’un autre. Vous êtes heureux avec votre niveau de détails. Les juges, par contre, perçoivent des éléments invisibles à votre œil amateur. Comment font-ils? C’est grâce au fait qu’ils ont plus de « notes » à leur piano dans le même intervalle. Ils sont capables de distinguer la complexité des mouvements alors que quelqu’un qui n’a pas cette expertise ne pourrait les discerner/jouer. Comment ajouter des fréquences, des notes à notre piano ? Pour être à l’écoute d’une fréquence qui n’est pas dominante sur notre piano, on a besoin d’utiliser plus d’énergie que s’il s’agit d’une note que l’on maîtrise. (Pour ceux qui ont lu Thinking Fast and Slow, vous savez que pour engager le système 2, plus conscient, il pour plus d’énergie.) Par exemple, votre ami est un expert en physique et vous n’avez pas le même niveau de formation ou de lecture que lui sur le sujet. L’écouter pendant de longues heures vous demandera plus de concentration que s’il vous parlait de votre musicien préféré. La pire des situations (au niveau énergie) est de parler d’un sujet ou de faire des choses dans un domaine qui ne vous intéresse pas. Dans ce cas précis, cette discussion où cette activité serait comme essayer d’ajouter de nouvelles notes fondamentales au piano. Ce n’est certainement pas facile, mais c’est possible, si l’énergie est au rendez-vous. Pour augmenter le niveau de précision (de détails), c’est la même chose. Il faut apprendre et aller chercher des nuances. Passer de novice à expert, cela demande des efforts. Donc comment faire pour ajouter des fréquences, il faut : faire des choses différentes, parler à des gens différents, vivre des situations inusitées. Il faut bouger ! Être en vie quoi. Comment faire pour optimiser son énergie? Pour avoir plus d’énergie et continuellement progresser, rien de mieux que de bien équilibrer son temps. Je vous conseille de vous référer au guide de distribution du temps que j’ai créé pour vous aider. (Pour le recevoir, entrez votre nom et votre adresse courriel dans le formulaire à la fin de cet article) Comment se servir du concept des fréquences immédiatement ? Après la lecture de cet article, il y a de fortes chances que vous preniez plus facilement conscience des situations où ce nouveau concept des fréquences vous sera utile. Si vous vous trouvez dans une situation inconfortable, tentez de voir si ce n’est pas à cause d’une différence de fréquence. Est-ce que le niveau de détails entre les intervenants n’est pas aligné ? Une des personnes est experte et les autres n’arrivent pas à suivre. Est-ce que le type
Que signifie être vraiment sur la même longueur d’onde ?

La notion de longueur d’onde appliquée au management et au travail Si vous êtes comme moi, vous vous êtes sûrement déjà retrouvé dans une conversation ou une situation décalée. Rien ne laisse présager cet inconfort, vous savez que la personne avec laquelle vous discutez aime les mêmes choses que vous. Elle semble avoir les mêmes valeurs et intérêts. Et malgré tout, la situation est bizarre et pas très agréable du point de vue émotionnel. Vous n’êtes peut-être pas sur la même longueur d’onde. Ne vous êtes-vous jamais questionné sur l’origine de l’expression, Être sur la même longueur d’onde En tant qu’ingénieure-physicienne, je me suis posée la question et surtout, je me suis penchée sur la question en essayant d’utiliser des éléments de la physique pour l’expliquer. Les paramètres de la longueur d’onde La physique peut nous aider à y voir plus clair. Il y a deux éléments importants pour être sur la même longueur d’onde. La vitesse Les objectifs/passions/intérêts/ce qui est important et nous caractérisent (fréquence) Le plus fascinant pour l’ingénieure-physicienne que je suis est que je perçois une corrélation entre ces paramètres et la formule de base de la longueur d’onde. « λ = v/f » λ = longueur d’onde, v= vitesse, f = fréquence Si vous voulez vous réviser vos cours de physique un peu, allez lire cet article sur les caractéristiques d’une onde. Pour être sur la même longueur d’onde, il y a deux éléments sur lesquels on peut jouer pour s’adapter : la vitesse et la fréquence. Rapidement, la fréquence est ce qui nous fait vibrer et la vitesse est la rapidité avec laquelle on fait les choses et que l’on passe à l’action. Bien souvent, la solution pour bien interagir avec les autres est de jouer soit avec la vitesse, et/ou soit en clarifiant les objectifs et éléments importants communs. 2 Exemples de situation 1. Une activité avec des amis c’est moi qui ai pris la photo, hors piste à Val Thorens C’est une journée extraordinaire et vous allez skier avec une nouvelle amie, vous avez rencontré cette personne la semaine dernière. Comme vous, c’est une « trippeuse » de ski. C’est parfait. Très contente, la personne est ravie de venir skier avec vous, vous semblez avoir la même passion. Tout semble parfait, et il s’agit peut-être de votre nouvelle partenaire de ski préférée. Une fois la journée de ski commencée, vous vous rendez compte que finalement vous n’êtes pas sur la même longueur d’onde. Elle aime faire du ski de 8 h à 17 h sans manquer une seconde, ne prend même pas le temps d’aller manger, elle ne veut pas rater une minute de ski. Pendant la descente, pas le temps de prendre des photos ou parler, elle est déjà rendue en bas. Et même à bord des remontées mécaniques impossibles de parler, elle veut prendre le « single track » pour aller plus vite. Pourtant vous aimez toutes les deux le ski. Vous y allez souvent et vous êtes toutes les deux de bonnes skieuses. Que se passe-t-il alors ? Et bien, c’est que la vitesse dans l’action n’est pas la même et ce qui vous intéresse du ski est bien différent. Mon objectif est bien différent du sien. 2. Être sur la même longueur d’onde au travail Vous êtes responsable d’un projet et vous avez des compétences en management : lors de la réunion d’équipe, vous aimeriez fermer le projet, afin de passer à autre chose. Vous pensez qu’il ne reste que quelques détails sans importance et que le projet pourrait être fermé. Finalement, lors de la réunion cela ne se passe pas tout à fait comme vous l’aviez prévu. En fait, les petits détails pour vous se trouvent être des éléments importants pour quelqu’un dans votre équipe. Fermer le dossier pourrait vouloir dire pour cette personne que l’on ne voit pas l’importance de ses actions. De plus, elle pourrait penser que l’on ne considère pas son point de vue. Pas idéal pour l’esprit d’équipe et pour le prochain projet sur lequel vous allez devoir collaborer. Dans cette situation, deux choix sont possibles. Vous pouvez fermer le projet ou attendre. Alors, pourquoi ne pas attendre et aller à une vitesse accessible à tous afin de reconnaître l’importance de la contribution de chacun. Souvent cela ne change pratiquement rien d’attendre, mais cela fait une immense différence sur le lien créer dans l’équipe. Être sur la même longueur d’onde c’est magique. S’il s’agit d’un petit détail, et bien tout devait être rapidement résolu et ne pas avoir de véritable impact. Et si finalement c’est plus gros que prévu et bien peut-être que le projet ne fût pas vraiment terminé. Il existe donc plusieurs cas de figure ou il est préférable d’attendre. Aller à la bonne vitesse et considérer les détails importants de tous est essentiel pour inclure tout le monde et créer un environnement de travail sécuritaire et inclusif. Solution Si dans notre exemple la vitesse avait été critique pour un client externe et bien pour inclure les points importants de tous, il est possible en équipe de terminer le détail bloquant plus rapidement. Dans cette situation, tout le monde se trouve être sur la même longueur d’onde pour terminer le travail ce qui aide à rallier l’équipe. Mettre de l’importance sur les aspects importants/les objectifs pour tous et aller à la même vitesse ensemble fait que sur le long terme vous aurez des équipes plus performantes. Concrètement, comment être sur la même longueur d’onde et garder l’esprit d’équipe ? À partir d’aujourd’hui ajouter la vitesse et la fréquence comme paramètres à observer dans votre vie. Travaillez à les ajuster, il y a des chances que vous alliez plus loin dans vos accomplissements et développiez des relations plus fortes. La prochaine fois que vous êtes dans une situation étrange d’inconfort, tel que présenté plus haut, demandez-vous Est-ce que la vitesse est en jeu ? Dans une conversation, une rapidité prise de décision, dans un rythme de réflexion, dans la vitesse du projet… J’essaie d’aller plus rapidement que la capacité du groupe ? Les autres vont trop rapidement
Comment influencer son gestionnaire ?

C’est une situation que vous connaissez, vous savez que l’équipe fonce tout droit dans un mur, vous en parlez et personne ne vous écoute, même pas votre gestionnaire. Mais pourquoi? D’abord, félicitations, prendre le temps de parler à son gestionnaire n’est pas toujours une chose facile. Mais il s’agit d’une compétence nécessaire si vous voulez avoir plus de responsabilités. Par contre, il faut savoir comment l’approcher sinon les conséquences peuvent être néfastes sur le long terme. Si vous utilisez votre capacité à voyager dans le futur, le défi pourrait être encore plus grand. Vous aurez alors la chance ou la malchance de voir des éléments que d’autres ne perçoivent pas encore. Mon gestionnaire ne m’écoute pas, et l’on se dirige directement dans un mur Cette semaine, une collègue, responsable d’un programme de recherche, me partageait sa frustration de ne pas être capable d’expliquer les risques qu’elle perçoit. Dans son cas, c’est qu’il y a un gros morceau technologique connexe à son projet qui n’est pas couvert par d’autres activités dans l’organisation. Elle a tellement passé de temps à réfléchir sur le sujet et à comprendre les étapes pour y arriver qu’elle voit clairement ce qu’il manque. Et l’autre souci est que cette activité importante doit être commencée rapidement si l’on veut garantir la réussite des produits envisagés. Elle n’est pas certaine que son gestionnaire comprend bien qu’elle ne couvre pas cette partie avec son projet. Elle a peur de se faire réprimander dans le futur au sujet de cette activité qui selon elle ne lui appartient pas. C’est tout à fait légitime comme sentiment. C’est souvent ce genre d’anxiété que l’on ressent lorsque l’on perçoit de futurs potentiels problèmes. Si vous avez la capacité de lire dans le futur, vous comprenez certainement. Comment détecter que votre gestionnaire ne vous suit pas ? Il tombe rapidement en mode d’évitement et il amoindrit la situation pour vous rassurer. Il vous dit des phrases comme : « Ne t’inquiète pas, tout est sous contrôle », mais vous voyez bien que ce n’est pas le cas, puisque sinon vous n’auriez pas besoin d’en parler. Le temps semble lui manquer pour vous écouter. Il est trop concentré sur d’autres choses. D’ailleurs, il a peut-être rarement le temps de vous écouter, car il a des problèmes beaucoup plus importants. (selon lui) Il change de sujet rapidement lorsque vous commencez à partager votre vision du futur. Il monte de ton, ou change de ton quand vous abordez le sujet qui vous tracasse. Quand il vous parle, il ne vous regarde pas Tous ces signes sont importants à détecter. Il faut être alerte et comprendre ce qui stimule votre gestionnaire afin de bien l’influencer. Comment éviter d’être frustré de ne pas être entendu par votre gestionnaire ? Il faut commencer par comprendre quelques faits sur vos dirigeants. Ces faits ne dépendent pas de vous et il faut aussi accepter le fait que ce n’est pas parce que vous voyez le futur que vous en êtes responsable : Vous n’avez pas accès aux mêmes genres d’informations que votre gestionnaire (Fréquence) Vous ne percevez pas les mêmes détails que lui. Soit parce que vous êtes un expert dans votre domaine et lui non. Soit parce qu’il n’est pas intéressé en ce moment par ce genre de détails (Fréquence). Votre gestionnaire est mal à l’aise quand on parle de risque, car il en voit bien d’autres et se sent dépassé. Ou encore celui que vous partagez est bien petit par rapport aux autres dont il est au courant. Il ne peut pas en prendre plus. Alors, il est en déni ou ne voit pas l’importance que la situation a pour vous. (Énergie) Votre gestionnaire est inconfortable avec la projection dans le futur à ce niveau de détail. C’est que l’on n’a pas tous la même personnalité en gestion. Il n’est pas capable d’apporter à ces détails de l’importance ou de les comprendre. (Fréquence) Votre gestionnaire est mal à l’aise avec les émotions partagées. Peut-être montrez-vous que vous avez peur de la suite? Ou encore vous avez commencé à montrer vos frustrations sur une situation qu’il ne comprend pas encore. (Énergie/Vitesse) Votre gestionnaire n’est pas parfait, et a ses limites (Énergie, Vitesse, Fréquence) Une équipe ne peut jamais aller plus rapidement que la vitesse du plus lent. Un fait que j’ai appris en manufacturing et en lisant le livre LE BUT. (Voici un résumé de ce livre que vous pouvez consulter sur le site « Des livres pour changer de vie » d’Olivier Roland.) (Vitesse) Soyez indulgent Vous pourriez aussi être cette personne qui n’écoute pas, alors Si vous êtes un gestionnaire de projet, un manager ou encore responsable d’un processus et bien vous êtes, vous aussi, parfois dans la position du gestionnaire. Les énoncés plus hauts s’appliquent donc à vous aussi. Donc, si vous prenez le temps d’y penser, il est simple de se rappeler que votre gestionnaire est humain et doit être traité comme tel. Si vous êtes vous-même gestionnaire, il faut se rappeler que parfois il faut simplement écouter et que la solution est dans l’écoute et le partage. Il n’y a rien à faire dans l’immédiat seulement être conscient que le risque exposé existe et de garder les yeux ouverts devrait suffire. Comment capter l’attention de son gestionnaire ? Votre relation Dans un premier temps, il faut établir une bonne relation de confiance avant d’arriver avec une lecture du futur. Il est bien d’attendre avant d’avoir des discussions difficiles. Assurez-vous d’avoir une relation positive. Trouvez-vous des sujets d’intérêts communs. D’ailleurs, c’est la même chose avec toutes nouvelles relations pas seulement avec votre gestionnaire. Cela vaut pour les relations avec vos collègues, vos amis ou votre conjoint. Bâtir une bonne relation de base vous aidera dans les moments plus difficiles. Le bon état d’esprit Assurez-vous que votre gestionnaire soit dans le bon état d’esprit. Pour tester, demandez-lui : Comment il va? Est-ce que tout va comme il le désire ? Est-ce qu’il a besoin d’aide? Vous pourrez voir si c’est le bon moment pour lui parler de vos
Le leader se doit d’être un voyageur du temps!

On sait rarement par où commencer quand on veut devenir un leader. On essaye parfois de trouver la recette magique. Par exemple, comment devenir un leader en 10 étapes, ou les meilleures habitudes des leaders ? Pourtant, on sait tous qu’il n’existe malheureusement pas de recette magique. Il s’agit même de l’un des thèmes présenté dans le livre « 9 lies about work » par Marcus Buckingham et Ashey Goodall, lorsqu’ils parlent des leaders. Le processus est évolutif, il s’agit d’une somme d’événements qui nous amène à prendre de plus en plus de responsabilités. Il s’agit simplement de devenir de plus en plus le leader que nous sommes avec nos particularités spécifiques. De plus, le leader que vous êtes aujourd’hui ne sera pas le leader que vous serez demain, et pourtant vous êtes déjà un leader. « À partir du moment où l’on interagit et influence, on commence à se développer en tant que leader. » Et pourtant, au niveau de la Société tout le monde n’est pas reconnu comme un leader et pourquoi donc? Puisque l’on commence tous à développer nos talents de leadership dès lors que l’on commence à prendre des responsabilités et à influencer les autres. À partir de quel moment passons-nous de l’état de non-leader à l’état de leader ! Il n’y a certainement pas de feux d’artifice ou d’étincelles qui surgissent pour identifier un nouveau leader. Cela prend plusieurs éléments pour faire un leader reconnu. Et s’il y en avait un plus important que les autres. Observation importante – le temps Le temps est un peu comme l’eau pour les poissons, on n’en a pas vraiment conscience. À partir du moment où l’on voyage dans le temps en tant que leader on passe un cap, que l’on en prenne conscience ou pas. Mais si l’on en prend conscience, il sera possible d’accélérer sa croissance en tant que leader, car le leader est un voyageur du temps. Un voyageur du temps ce doit être capable de : Raconter une histoire sur les événements passés, Apprendre de ses expériences passées, Bien vivre au présent et être en état de présence active pour bien écouter, se projeter dans le futur afin de bien transmettre sa vision et surtout pouvoir se laisser assez de temps pour déléguer les responsabilités importantes. Les autres qualités classiques des leaders, comme par exemple avoir des valeurs, des capacités de communication, ou avoir un bon charisme sont toujours aussi utiles et valables. Mais sans la capacité de voyager dans le temps un minimum, le développement du leadership sera limité. Car une personne peut avoir beaucoup de charisme, si elle n’arrive pas à partager sa vision du futur ou encore à expliquer comment elle est arrivée à une solution, sa crédibilité sera remise en question. « Développer sa capacité à voyager dans le temps est la clé de départ pour devenir un leader » Photo by JESHOOTS.COM on Unsplash Comment devenir un voyageur du temps ? Il faut idéalement : Être capable de visualiser le temps, passé, présent et futur, développez sa mémoire afin d’apprendre du passé, et développer ses capacités à être réaliste dans ses projections, être capable de se projeter dans le futur, développer des outils de prise de décision en temps réel. 1. Comment visualiser le temps dans son ensemble? Les outils de visualisation du temps par excellence sont les calendriers et les agendas. La plupart d’entre nous ne les utilisent pas à leur pleine capacité. Lorsque l’on est un leader, bien maîtriser ces outils va nous permettre de bien déléguer, mais aussi de faire des estimations de budget ou de timeline. Les agendas et les calendriers bien utilisés sont d’excellents outils pour maîtriser la visualisation temporelle de la durée des tâches qui doivent être accomplies. Tirer un maximum d’information de ces outils est la clé pour devenir un meilleur leader et donc mieux gérer l’incertitude. Vous pourrez trouver plus d’informations sur la visualisation du temps dans un prochain article et je vous partagerai certains exercices qu’il est possible de faire avec nos équipes pour développer cet apprentissage. Photo by Fredy Jacob on Unsplash 2. Comment développer sa mémoire ? La mémoire est une notion clé pour faire des estimations du futur, pour planifier et surtout pour prendre des décisions en temps réel. Il y a plusieurs exercices possibles pour développer sa mémoire. Un premier est d’avoir un journal, d’écrire ce que l’on a appris et fait et de se relire régulièrement. Il est fréquent que les grands de ce monde possèdent un journal et c’est compréhensible, car pouvoir faire une rétrospection est beaucoup plus bénéfique que l’on pense. 3. Comment se projeter, visualiser le futur ? Il vous faut de l’imagination, mais pas seulement. Si vous avez bien appris de votre passé, cela vous aidera à savoir dans quelle direction vous orienter. « Le futur a des points communs avec le passé, il n’est pas nécessaire de tout réinventer pour imaginer votre futur. » L’important est d’identifier la partie qui ressemble au passé et laisser de la place à la nouveauté et mettre les efforts à cet endroit. La visualisation est vraiment un super outil pour apprendre à se projeter dans le futur. Si vous manquez d’imagination, regardez autour de vous. Il y a sûrement des modèles ou des domaines connexes au vôtre qui pourraient vous inspirer. Les films, les livres, les histoires sont d’excellentes sources pour stimuler vos idées. 4. Comment prendre des décisions en temps réel ? L’important est d’être bien connecté au présent et d’être capable d’en tirer le maximum d’information. Votre équipe peut être une excellente source d’information, c’est pourquoi il faut les écouter. Elle voit des choses que vous ne voyez peut-être pas encore. Il faut utiliser ces nouvelles informations et rester connecté avec votre instinct. L’instinct lorsqu’il est lié aux sujets pour lesquels vous avez de l’expérience est plus juste. Il faut apprendre à lui faire confiance. Et pour que l’instinct nous guide, il faut justement acquérir de l’expérience, mais surtout savoir vers où l’on veut se diriger afin qu’il puisse nous guider efficacement. Comment commencer à être un peu plus un voyageur du temps ? Je
L’urgence n’est pas nécessairement importante!

Les urgences, il y en aura toujours. Il est impossible de toutes les éviter et de tout prévoir. Les urgences prennent tellement de place dans vos vies que leur impression d’importance peut nous submerger. Par contre, avez-vous remarqué que certaines personnes semblent moins submergées que d’autres ? Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, il se peut que vous aimiez les urgences, être dans l’action et devoir réagir rapidement. Si c’est le cas, je vous invite à aller lire afin de déterminer votre état naturel, et si vous être du type urgentiste. Ensuite, il se peut que vous confondiez le sentiment d’urgence avec une véritable urgence. Pour éviter cet amalgame, il y a quelques trucs que j’aimerais vous partager. Matrice d’Eisenhower — urgence & importance Vous avez sûrement entendu parler de la matrice d’Eisenhower. Cette méthode de gestion des priorités a été popularisée par Stephen Covey, avec son livre « First Things First » (en français : « Priorité aux priorités », éditions J’ai lu, 2010). Résumé de la méthode de gestion des priorités D’abord commençons par se rappeler la matrice de d’Eisenhower : Urgent et important — regroupe toute action qui doit être faite au moment présent ou dans les prochains jours/heures et qui possède un impact important sur la suite des choses. Les tâches à faire immédiatement. Non-urgent et important — regroupe les éléments qui peuvent être faits dans les prochaines semaines, mais qui, s’ils ne sont pas faits, créeront certainement une urgence dans le futur. Les tâches à planifier et organiser. Urgent et non-important — rassemble les éléments qui arrivent avec un sentiment d’urgence, mais qui au fond ne nécessitent pas d’être faits par nous ou ceux qui nous entourent. Les tâches ne sont peut-être pas alignées avec nos responsabilités ou encore avec ce qui nous stimule et crée notre valeur ajoutée. Ces tâches devraient être déléguées. Parfois, il arrive même que personne ne doive faire ces tâches. Il est possible que l’urgence soit en fait que du bruit provoqué par une mauvaise communication ou un stress temporaire basé sur une mauvaise intuition. Dans ce cas, ne pas déléguer et éliminer. Non-urgent et non-important — rassemble toute activité qui n’a aucune valeur ajoutée dans votre vie ou la vie des personnes importantes pour nous. Ces activités sont souvent là pour combler le vide de nos vies, lorsqu’on ne sait pas trop quoi faire de notre temps. Ne pas faire ces tâches n’aura aucune implication réelle à court, moyen ou à long terme. Les faire, à long terme, pourrait au contraire, nous nuire. Ces tâches nous font perdre notre temps ou nous font passer à côté des choses importantes pour nous. Elles ont un coût d’opportunité incroyable. Ces tâches doivent être le plus possible éliminées de nos vies. L’urgence n’est pas nécessairement importante, et pourquoi dont ? Quand une tâche est dite urgente, cela implique qu’il faut agir rapidement. Ce qui crée le sentiment d’urgence n’est pas l’importance de la tâche, mais son rapport au temps. Soit la vitesse actuelle n’est pas adéquate. Soit nous n’avions pas prévu cette tâche, un changement d’état est nécessaire. L’importance d’une tâche provient de son alignement avec les objectifs. Dans un monde idéal, l’importance devrait toujours être définie en fonction de nos intérêts, besoins, valeurs et aspirations, ce qui nous définit ou autrement dit, notre fréquence. Le sentiment d’urgence vs l’importance Tout d’abord vous avez dû remarquer que beaucoup d’entre nous adorent les gérer les urgences et éteindre des feux. Éteindre des feux procure un sentiment incroyable d’accomplissement, de satisfaction et de valeur ajoutée. Je dirais même plus que certains d’entre nous sont accrocs à l’extinction des feux (voir les personnalités de gestion de projet). C’est dans la nature humaine, nous voulons tous être un super héros et être appréciés des autres. Si nous combinons le fait que nous aimons, pour la plupart, faire les choses à la dernière minute, et bien, l’urgence est presque devenue un mode de vie. Donc faites bien attention de ne pas confondre urgence et importance. Pour toutes les situations où il est question de vie ou de mort, il n’y a évident pas besoin d’analyse, c’est une situation urgente ET importante. Dans l’hypothèse où personne ne va se blesser ou mourir, une évaluation s’impose et c’est dans ces cas-là qu’il est possible d’aller plus loin avec la matrice d’Eisenhower. Comment trier les urgences ? Analyse de la situation Demandez-vous ainsi qu’à votre interlocuteur ce qui a changé entre hier et aujourd’hui pour que cette tâche devienne critique et que le besoin d’action soit immédiat. Si c’est simplement que vous venez d’avoir une idée géniale et que vous êtes surexcité ? Il serait intéressant de faire une pause et d’observer l’évolution de l’idée, et ce même si c’est urgent. Si demain ou dans une semaine, vous avez toujours autant d’énergie, cela vaut la peine de se lancer et de l’organiser. Il vaut mieux aller un peu plus lentement dans la bonne direction que rapidement dans la mauvaise. Demandez-vous ainsi qu’à votre interlocuteur ce qu’il va se passer si vous n’arrivez pas à terminer cette tâche dans le temps prévu. Si rien de dramatique ou d’important ne va arriver et bien ce n’est peut-être pas une urgence. Parfois, il est bien d’attendre un peu, car ce sentiment d’urgence a peut-être été créé suite à une confusion. Attendre avant de se lancer et vérifier que le sentiment perdure permet de faire le tri. Il ne s’agit parfois que d’attendre quelques heures afin de valider la pertinence de l’urgence. Identifiez ce qui va être impacté, est-ce un client, la qualité d’une relation de travail ou personnelle, la santé ou la vie d’une personne ? Parfois, les choses ne sont pas importantes pour nous, mais elles le sont pour une autre personne. Si c’est le cas, signalez à cette personne que vous allez l’aider, mais informez-la que cela aura un impact sur vos priorités, vos plans ou votre organisation personnelle. Il y a de fortes chances que cette personne révise son degré d’urgence et vous aurez donc plus de temps pour