Une histoire par saut quantique

La mémoire humaine n’est pas vraiment la plus fiable nous le savons tous. Écrire notre histoire est essentiel afin de conserver nos apprentissages et nous aider à nous en rappeler. Les histoires sont si importantes, que selon Yuvak Noah Harari auteur du livre Sapien, elles sont la force et la différence des humains. Les histoires nous permettent de nous rappeler notre passé et de le partager, elles rallient les humains autour d’un même concept. Aujourd’hui l’industrie du divertissement, de la vente et du marketing ont bien compris l’importance des histoires. Nous n’achetons plus seulement un produit, nous achetons aussi son histoire. Nous ne travaillons pas seulement pour une entreprise, nous travaillons aussi pour son histoire, sa mission et son futur.  En tant que leader nous nous devons aussi d’utiliser la force des histoires. Il est essentiel, avec nos équipes et grâce à nos projets, de l’écrire ensemble. J’aime bien dire que le leader est celui qui tient la plume. Il écrit l’histoire un peu comme un script et il utilise sa plume pour patiemment guider son équipe dans la direction souhaitée. Le leader est celui qui partage l’évolution du projet à son équipe et ses « stakeholders ». Parfois, nous faisons des sauts quantiques, et cela rend l’histoire difficile à suivre. Pour éviter de faire un saut quantique dans ce blogue, je vais vous expliquer : La force des histoires. Le concept du saut quantique. Pourquoi, en tant que leader, il faut être attentif à nos sauts quantiques, les détecter et agir sur eux. 1. L’importance de notre histoire Les histoires permettent :  De faire des liens, De motiver des équipes, D’aligner les départements, D’être sur la même longueur d’onde dans un groupe, car l’histoire c’est la mélodie, la musique qui tissent notre vie  Dans un groupe de se suivre et d’avancer au même rythme, dans une même direction. L’histoire représente en quelque sort la ligne du temps du projet ou de votre département, un peu comme une pellicule de film. Photo by Denise Jans on Unsplash 2. Comment créer une histoire commune ? Il existe plusieurs façons de raconter des histoires. Selon votre personnalité, vous aurez une image plus pessimiste ou plus optimiste, de votre passé. Par contre, ce qu’il est important de réaliser est qu’il est toujours possible d’avoir plusieurs points de vue par rapport à notre passé commun. Les faits sont les mêmes, mais l’approche ou la compréhension des faits peuvent être différentes selon l’histoire que nous nous racontons. En tant que gestionnaire, il est important de faire ressortir les apprentissages qui auront le plus de valeur pour l’équipe. Faites que vos histoires contribuent à développer et orienter l’équipe dans la direction souhaitée. Par exemple, il faut leur apprendre que les erreurs font partie de l’exploration et qu’elles constituent plutôt un trésor qu’un problème. Commettre des erreurs est un des apprentissages qui permet de solidifier la confiance et l’initiative dans une équipe. Quelques exemples d’apprentissages :  Noter la vitesse d’exécution, repérer le temps nécessaire pour compléter une tâche. Cet apprentissage vous aidera à mieux planifier le futur. Noter les éléments qui se répètent, cela vous aidera à identifier les systèmes et processus et outils à mettre en place. Identifier les éléments de communication qui ont bien fonctionné ou moins bien fonctionné Identifier les apprentissages issus des « erreurs ». (Je mets erreurs entre guillemets, car il est toujours possible de voir les erreurs comme des éléments d’apprentissage). Les erreurs sont des trésors puisqu’elles aident à identifier les éléments du système à être améliorés comme par exemple, les méthodes de communication, les processus, les méthodes, les outils… Il ne faut pas négliger le pouvoir des erreurs et de nos inconforts, car la façon dont on raconte leur histoire peut avoir une influence positive ou négative sur l’équipe. Noter l’amélioration apportée sur les systèmes et processus. C’est toujours intéressant de mettre en avant le progrès accompli, la progression aide à voir que le système est en mouvement et qu’il va dans la direction visée.  Mesurer l’évolution des indicateurs de performance. C’est incroyable  de voir après quelques années, ce que cette mesure d’évolution peut faire, surtout lorsque vous êtes à la recherche d’investisseurs. Montrer une tendance sur une grande période signale que l’équipe en place travaille bien ensemble.  3. La rétrospective, un outil de création d’histoires Un exercice intéressant, à faire en équipe, pour faire ressortir les apprentissages et pouvoir écrire une histoire commune est de faire une rétrospective des éléments qui sont arrivés pendant le projet. En faire ressortir les grandes étapes et les apprentissages. Il faut être honnête sur nos accomplissements et nos prises de décision. Les rétrospectives nous permettent de retirer le maximum de notre passé. L’avantage majeur est d’apprendre à développer de meilleurs plans, anticiper le futur et mettre en place des solutions pour que la suite se passe encore mieux.   Vous allez remarquer avec le temps qu’il existe des tendances, des cycles en gestion de projet. Il est possible de les identifier et d’apprendre d’eux pour mieux planifier la suite et aussi pour mieux identifier les opportunités d’améliorations. 4. Le concept des sauts quantiques J’ai remarqué que plus nous avons de responsabilités plus nous devons regarder dans le futur pour organiser les équipes. Par conséquent, il arrive plus fréquemment de passer d’un point de vue, un plan ou une stratégie à un autre sans s’en rendre compte.  Il arrive que nous ayons des épiphanies qui nous aident à voir la situation différemment. Nous changeons nos paradigmes ou les conditions de la situation ou tout simplement nous avons une idée géniale. Souvent, ces dernières proviennent d’une nouvelle information qui nous aide à changer pour un meilleur plan ou une meilleure direction. L’épiphanie est si importante que sans l’explication de ce nouvel élément, il est impossible pour les membres de notre équipe de nous suivre. J’appelle ces moments des sauts quantiques. Il s’agit de ces moments où le chemin pour arriver à cette nouvelle idée est  inconnu jusqu’au moment ou l’éclair de génie survient. Nous faisons un saut, un peu comme un électron qui passe d’un

Ça y est ! Mon premier podcast

Comment formuler un objectif Ça y est, j’ai enfin publié mon premier podcast en lien avec mon article. Comment écrire un objectif qui stimule l’innovation ? « Cliquez » sur play pour écouter, ou faites un clic droit pour télécharger directement sur votre appareil.

Le leader se doit de bien gérer ses « Blind spots »

Nous avons tous des blind spots (Angles morts) et ce dans toutes les sphères de notre vie, et malheureusement nous avons souvent tendance à ne pas en tenir compte. Aujourd’hui, nous allons plus particulièrement nous concentrer sur les répercussions de ces blind spots sur nos compétences de leader. En tant que leader vous avez la chance de cumuler vos forces personnelles et celles de votre équipe où chaque membre peut partager avec vous ses différents points de vue. Pour en tirer le meilleur profit, il faut prendre conscience de l’existence des blind spots et apprendre à reconnaître les signes qui nous montrent que nous sommes aveugles à certains détails. Ne pas admettre que tout un chacun, incluant nous-mêmes, possède ces blind spots nous empêcherait de progresser.  Les blind spots existent, ils sont inévitables La structure de l’œil L’œil lui-même de par sa structure possède un blind spot. Là où le nerf optique est connecté à la rétine. Aucune image n’est captée à cause de la présence du nerf.  Les matériaux En physique également certains matériaux comme le verre, par exemple,  sont transparents. Ils sont invisibles donc aveugles (blind ) à la lumière blanche du visible. L’énergie des photons, n’ayant pas le bon niveau d’énergie pour interagir avec les électrons de l’atome, se retrouve à passer à travers l’atome comme si de rien n’était. Un peu comme le point de vue d’un collègue que nous n’arrivons pas à voir. Notre mode de pensée Un livre que j’adore, Thinking fast and slow, aborde très bien ce sujet. Il explique que nous avons en quelque sorte deux systèmes, l’un inconscient et l’autre conscient. Pour que le système conscient soit engagé, il faut que le premier système inconscient détecte le besoin d’engager le deuxième. S’il ne détecte rien, qu’il est aveugle à un détail important, le système 2 ne sera pas engagé. Malheureusement c’est le système 2 qui permet d’analyser et d’être conscient. « Intense focusing on a task can make people effectively blind, even to stimuli that normally attract attention. » p. 23 Thinking fast and Slow, by Daniel Kahneman Structures créées par l’humain Même des structures dessinées par l’humain possèdent leurs blind spots. Nous n’avons qu’à prendre la voiture comme exemple. « L’angle mort est la zone inaccessible au champ de vision d’un conducteur de véhicule qui ne lui permet pas de voir une partie de son environnement. » Wikipédia Un exemple de blind spot typique du leader. Un membre de votre équipe vient vous voir, pour vous parler du fait qu’il a l’impression que nous ne faisons pas la bonne chose pour réussir. Il pense qu’il faudrait éclaircir les rôles et responsabilités des intervenants sur le dossier sur lequel vous travaillez. Il aimerait officialiser le mandat que vous lui avez donné. Vous ne comprenez pas, vous pensiez l’avoir officialisé, plus d’une fois avec lui. Il devrait pouvoir travailler sur le dossier sans souci. Vous ne comprenez pas ce qu’il vous demande, vous êtes aveugle ! Vous n’avez aucune idée de ce qu’il faut faire pour répondre à son besoin. Et vous commencez à le trouver irritant. Pourquoi redemande-t-il toujours la même chose, alors que selon vous, vous avez fait ce qu’il a demandé ?  C’est que vous n’avez pas couvert complètement le dossier puisque vous êtes aveugle au besoin de votre employé. Il s’agit d’un blind spot.  Avoir des blind spots c’est normal Comme vous l’avez vu plus haut, même la matière possède ses blind spots. Alors c’est bien normal que nous en ayons tous ! C’est en quelque sorte la contrepartie d’avoir des qualités, des centres d’intérêt et des compétences. Par exemple, si nous sommes danseurs et voyons d’autres danseurs danser, il nous est possible de détecter des nuances que d’autres n’auront pas la chance de percevoir. Par contre, étant limité et n’ayant pas tous les talents, il nous est impossible de tout voir. Comme je l’ai déjà écrit dans un article précédent, nous sommes tous des pianos. Photo by Geert Pieters on Unsplash Et comme pour les pianos, il y a certaines fréquences qui ne nous font pas vibrer. Par conséquent, nous sommes aveugles à ces détails. Le souci ne vient pas du fait que nous avons des blind spots. Le souci vient du fait que nous agissons comme si nous n’en avions pas.  Donc lorsque vous pensez être devant un blind spot, il est crucial de l’identifier et accepter qu’il faille faire confiance à l’autre. Et ce, surtout si c’est important pour un collègue, votre patron ou votre partenaire. Face à un blind spot il est possible que la logique vous échappe, mais n’hésitez pas à aller de l’avant et à faire confiance! L’effet positif de ce comportement est qu’avec le temps, faire confiance aux autres, sur des sujets qui nous sont invisibles, nous fait évoluer. Notre évolution pourrait nous permettre de comprendre ces sujets et par conséquent ajouter plus de notes à notre piano. Comment détecter si nous sommes devant un blind spot ? Lorsque l’on n’est pas personnellement impliqué, c’est toujours plus facile à voir. J’adore cette image de Håkan Forss, too busy to improve qui illustre bien le sujet. C’est évident lorsque nous regardons l’image, mais lorsque nous sommes au cœur de la situation ce n’est pas aussi facile à détecter. Si nous sommes « aveugles », comment peut-on les voir ? « It is easier to recognize other people’s mistakes than our own. » Thinking fast and slow, p28 Daniel Kahneman Liste d’éléments à prendre conscience pour détecter des « blind spots«  Votre collègue vous parle constamment du même problème, la conversation revient régulièrement, La conversation tourne en rond, vous ne semblez pas avancer. Vous avez peut-être même le sentiment que la personne ne comprend pas votre logique. Vous vous dites, peut-être, que si  elle la comprenait, la conversation prendrait fin. Attention, c’est peut-être vous qui ne comprenez pas, Le sujet de discussion vous irrite, ne vous intéresse pas, Vous avez l’impression que la personne devant vous invente un problème qui n’existe pas, Vous ne partagez pas son évaluation de l’importance de la situation. Sachez que si vous avez raison, la solution devrait être

3 livres qui ont changé ma vie

Apprendre à aimer la lecture n’a pas été quelque chose de facile pour moi. Jeune, la plupart de mes professeurs m’encourageaient à lire, certains m’ont obligé à aller à la bibliothèque, quel supplice! J’ai donc développé l’art de donner l’impression à mes professeurs que j’ai lu un livre. Je me suis résolue à faire cela, car je n’ai jamais aimé lire.  J’ai toujours eu l’impression de comprendre les choses différemment des autres.  Et je dois avouer que je lisais tellement lentement que mon esprit n’arrivait pas à rester captivé. La vérité étant que je n’ai lu que les livres exigés par mes professeurs jusqu’à l’âge de 19 ans. Le chemin était long, car à toutes les 10 pages  je m’endormais… Le défi de la lecture — la compréhension  Tout a changé le jour où, mon enseignante de Français à l’école nationale d’aérotechnique, m’a demandé de venir expliquer au tableau ce que je comprenais d’un poème. Quel stress ce fut pour moi ! Sa première réaction fut comme tous les autres professeurs, elle ne comprenait pas comment je pouvais comprendre le poème de cette façon. Je lui ai répondu du tac au tac (c’était la première fois que je m’exprimais autant en classe) :  « Vous m’avez demandé ce que je comprends, c’est ce que je vous ai expliqué, si cela ne vous convient pas, vous n’auriez pas dû me demander » J’étais limite insolente, c’était la première fois que je me révoltais de cette façon, mais par chance, ma professeur a fait une pause et elle s’est ouverte. Elle m’a demandé d’expliquer ma pensée, ce que j’ai fait. Impressionnée, elle m’a regardé et dit que je ne devrais jamais avoir peur de mes idées, qu’elles sont excellentes. Elle n’avait jamais entendu ce genre d’analyse pour ce poème. J’étais sous le choc, c’est la première fois où je me suis sentie acceptée dans ma différence. Une croyance limitante J’ai donc appris que je pouvais aller chercher d’autres éléments grâce à la lecture, des éléments tout aussi valables. À partir de cette journée, j’ai commencé à lire. Cette professeur avait réussi à me débloquer en me retirant cette croyance limitante, celle de ne pas comprendre ce que je lisais. Avec le temps, j’ai réalisé que j’aime les livres qui me font réfléchir et pour reprendre les mots d’un de mes blogs préférés, j’aime :  « des livres rares, des livres exigeants qui ont tous une énorme qualité : ils peuvent vous faire changer de vie » Olivier Roland Vous voyez ce que je veux dire? Ces livres qui ont un impact sur notre vie. Je ne sais pas d’ailleurs si vous connaissez ce blog, des livres pour changer de vie, il illustre bien ce que je ressens quand je lis des livres aujourd’hui. J’apprécie beaucoup ce blog, car il est excellent pour identifier de bons livres. Mon article préféré est : les 7 habitudes de ceux qui réalisent tout ce qu’ils entreprennent. D’ailleurs, cet article que je vous écris fait partie d’un carnaval d’articles organisé par Olivier Roland, du blog des livres pour changer de vie.  3 livres qui ont changé ma vie. Le But, de Eliyahu M. Goldratt et Jeff Cox Le But est le premier livre que j’ai lu sans qu’il ne soit imposé par un de mes professeurs, suite à une recommandation d’un ami. C’est aussi le livre qui m’a permis d’apprécier les livres pratiques qui sont écrits comme des romans. En résumé, ce livre parle de l’histoire d’un gestionnaire qui passait à côté de sa vie et qui a découvert, étant obligé d’aller avec un groupe d’enfants en randonnée, que : Nous ne pouvons aller plus rapidement que la vitesse du plus lent. Il est mieux de mettre le plus lent à l’avant pour gérer la cadence Il est intelligent de charger les plus rapides pour augmenter leur effort et réduire leur vitesse. C’est grâce à ce livre que j’ai compris pour la première fois que la vitesse est un élément clé dans nos vies. Il est un peu la source de mes premières théories. Lettre à un jeune poète, de Rainer Maria Rilke Ma « rencontre » avec ce livre est plus originale; je suis à la librairie et je me cherche un nouveau livre à lire, mais rien ne m’inspire. À la caisse un petit livre me fait de l’œil, il n’est vraiment pas cher et très petit. Je découvre qu’il s’agit d’un livre de Rainer Maria Rilke paru pour la première fois en 1929. Je n’avais aucune attente, mais quelle surprise! J’ai adoré ce jeune poète qui écrit 10 lettres à un plus vieux, ces deux hommes ne se connaissent pas. Leurs échanges sont fascinants. Les correspondances se concentrent peu sur les problèmes techniques de la création poétique. Le maître poète renvoie sans cesse son élève vers lui-même afin de l’aider à « passer » vers le monde adulte.  Ce qui m’a le plus touché est l’idée que les émotions doivent nous traverser pour que nous en dégagions. Si nous nous retenons de vivre une émotion, c’est là qu’elle reste coincée. Les émotions font partie de la vie et il faut les vivre pleinement et c’est à ce moment que l’émotion peut partir, dès qu’elle nous a traversée.  J’ai donc compris, à ce moment, qu’il est essentiel d’accepter ses émotions si nous voulons avancer. Il n’y a pas que la technique, la logique et le pragmatisme d’importants dans la vie, le ressenti et les émotions sont aussi importants à connaître, reconnaître et écouter pour pouvoir apprendre.  Thinking Fast & slow, de Daniel Kahneman Dernièrement, j’ai découvert le livre Thinking fast and Slow de Daniel Kahneman.  Ce livre, je l’adore! C’est le livre qui résume le mieux ma pensée et mes découvertes en gestion du temps, de projet et d’équipe de ces dernières années. Et même si le livre ne parle pas de gestion, mais plutôt de notre esprit. Nous avons tous une vitesse naturelle, qu’il appelle dans ce livre, le système 1; c’est le système inconscient. Ce système est rapide et fait des « short-cut » qui sont, pour la plupart du temps, très valides. Dès que le

Savoir dire non ! Une vraie compétence

Pour la plupart d’entre nous, nous avons beaucoup plus de travail que nous ne pouvons en accomplir. C’est pourquoi il est si important de savoir dire non à des choses de moindre d’importance pour le moment ! Malheureusement il n’est pas si facile de dire non, surtout quand nous aimons plaire et faire plaisir aux autres. Refuser de faire quelque chose est très inconfortable surtout : si nous ne savons pas ce qui est important pour nous, si nous aimons tout essayer et tout faire de peur de manquer quelque chose, ou encore si nous pensons que dire oui est essentiel pour faire plaisir aux autres. Il faut donc se reprogrammer, et reconnaître que dire non est indispensable à notre équilibre et que c’est crucial pour garder du temps pour les bonnes choses. Il faut être capable de trier nos actions et choisir nos priorités. Pour ce faire, la capacité de dire non et être confortable en le disant est un des outils primordial en gestion du temps. Et si dire non avait plusieurs nuances et que ce n’était pas si grave ? Dire non gentiment La première nuance est d’apprendre à dire non gentiment. Assez simple, et rien de révolutionnaire vous me direz. Et si je vous disais que de jouer avec la vitesse aide à atténuer l’impact de notre refus. Bien souvent notre réponse « non » arrive trop rapidement pour la personne qui nous demande quelque chose. Parfois, même nous disons non par réflexe car nous sommes débordés et nous avons donc l’impression que nous n’avons plus de temps pour ajouter d’autres points à notre liste de tâches. C’est ce qui nous amène a répondre NON trop rapidement. Malheureusement, si le non arrive trop rapidement pour le demandeur et bien celui-ci n’aura pas l’impression que vous avez pris le temps d’analyser la situation dans son ensemble. Ce qui le poussera très certainement à vous « challenger« . Ralentissez ! ralentir adoucira le message. Si le non n’est pas précipité, il a plus de chances d’être bien accueilli. Un non, trop rapide, peut donner l’impression que nous refusons la personne et non pas le projet, ce qui peut être très difficile à gérer pour l’égo. Comment faire pour ralentir :  Posez des questions pour comprendre avec plus de détails la demande. Prendre quelques minutes de plus avant de répondre et dire non vous sauvera peut-être beaucoup de temps par la suite. Prenez le temps de remercier d’avoir pensé à nous, cette méthode aide aussi à ralentir la réponse et donc d’augmenter le temps avant de donner notre refus. Une autre astuce, que je ne devrais peut-être pas partager (C’est un petit secret) est parfois de simplement faire parler, faire évoluer les idées de votre interlocuteur et sans que cela implique de faire quoique ce soit par la suite. Bien souvent, les to do et les projets meurent naturellement. Il suffit de les accompagner dans leur réflexion. En tant que directrice de recherche, je peux vous assurer que cette situation arrive régulièrement. Un autre avantage de cette méthode est d’augmenter les chances d’identifier les bonnes idées et d’éliminer, naturellement, sans dire non, les idées moins alignées. Concept du non, pas maintenant ! Vous connaissez sûrement l’expression « Timing is everything ». C’est tellement vrai qu’il ne faut pas l’oublier. Dire non, c’est aussi dire oui, mais plus tard. Ou encore dire non, c’est dire non pour l’instant. Si le non est lié à une question de timing ou de priorité et bien nous pouvons dire oui et ajouter la condition du délai. Dans ce cas de figure, il est souhaitable de le mentionner. Par exemple dire : « L’idée est géniale, malheureusement ce n’est pas le bon timing. On s’en reparle dans quelques mois ? ». Par contre, il ne faut pas procrastiner le non. Si vous pensez que c’est non dans l’absolu, il ne faut pas reporter le non à plus tard et laisser l’impression que ce sera oui dans le futur. C’est ce que j’appelle : « pelleter par en avant ». Si vous avez procrastiné, ce n’est pas très grave, mais il ne faut pas procrastiné le non plus de 2 fois, car l’interlocuteur perdra confiance en vous, ce qui laissera une tâche sur votre relation sur le long terme. Parfois dire non peut aider Nous avons dans l’idée que dire oui est positif. Et si ce n’était pas le cas. Et si, dire non était justement le moyen d’aider. Il est toujours mieux de montrer comment pêcher que de fournir le poisson « right » ? Il faut donc être capable d’identifier quand notre interlocuteur ne demande pas la bonne chose. S’il demande du poisson quand il devrait demander à apprendre à pêcher, il faut dire non au fait de donner le poisson. Parfois, nous n’aidons pas en disant oui car il est possible, d’initier de mauvaises habitudes, de créer des dépendances, que nous ne soyons pas la meilleure personne pour aider adéquatement, … Vous comprenez l’idée, dire non n’a pas toujours des conséquences négatives. Il faut identifier si dire non n’est pas justement la façon d’aider. Note : Attention lorsque vous dites oui, car vous souffrez peut-être du syndrome du « chevalier servant ».  Dites-vous oui, car vous voulez vous sentir utile ? Mais, est-ce que la personne a vraiment besoin d’aide.  Dire non, peut aussi être de dire oui mais avec d’autres conditions Parfois la situation présentée n’est pas idéale, mais si nous changeons des paramètres de l’équation cela devient parfait. Pensez aux principes fondamentaux du temps : vitesse, parfois il suffit de changer le timing, la vitesse, le point de départ fréquence, parfois il faut ajouter ou enlever des éléments du projet. Par exemple, si nous ajoutons l’aspect impact environnemental à un projet pour engager plus de membre de l’équipe, pourquoi ne le ferions pas pour transformer un non en oui. énergie, parfois la charge de travail est trop grande. Nous aurions besoin d’aide ou de réduire l’intensité du projet. Parfois, de réduire le projet en plusieurs petits projets aide grandement à réduire le besoin en énergie. Prendre le temps de comprendre ce qui

Jouer avec la vitesse pour aller plus loin dans notre travail

Nous oublions bien trop souvent la notion de temps dans nos vies. Ce qui fait que nous oublions que la vitesse a son importance, et ce dans tout.   Nous agissons comme si les choses étaient statiques, bien que nous savons parfaitement que rien n’est permanent. Nous connaissons tous des phrases classiques comme :  Il faut vivre sa vie comme s’il n’y avait pas de lendemain C’est intéressant, car cela nous encourage à optimiser notre présent, mais il faut aussi prendre en compte notre passé et notre futur. Par exemple, nous profitons peut-être pleinement de la vie en consommant des viennoiseries tous les jours, mais en ce faisant, nous hypothéquons aussi notre futur. Si nous en avons mangé la veille, il est intéressant de le prendre en considération, surtout si nous avons envie de perdre du poids.   La vitesse prend donc en considération plus que le présent. La vitesse permet donc d’inclure la composante temporelle dans nos analyses. Vous verrez que de prendre le temps en considération ouvre de nouvelles pistes de solutions. Le changement et la vitesse Le changement peut se définir comme une situation qui se modifie en fonction du temps. En physique, un déplacement en fonction du temps, c’est la vitesse. La vitesse est un concept que nous maîtrisons, car nous l’expérimentons souvent grâce à nos moyens de transport. Selon Wikipédia, voici la définition du changement : Pris absolument, le changement désigne le passage d’un état à un autre qui peut s’exercer dans des domaines très divers et à des niveaux très divers. Le changement est le passage, le déplacement d’un état à l’autre. La vitesse sera donc une mesure qui peut signaler la rapidité à laquelle nous le faisons. Nous avons tous notre vitesse idéale que nous en soyons conscients ou non. Aimez-vous changer souvent d’état et faire beaucoup de choses dans une journée ? Pour vous, une journée est une bonne journée seulement si vous avez fait X nombres de chose ? Comme mentionné dans mon article sur les personnalités en gestion de projet, nous pouvons être plus ou moins rapides à changer d’état. Il faut voir notre préférence comme lorsque nous marchons ou mangeons, nous avons tous une vitesse naturelle. Avez-vous déjà remarqué que certains de vos amis mangent plus lentement par exemple ?  La répétition — le rythme — la vitesse D’autres concepts importants qui ont rapport au temps et la vitesse sont la répétition et le rythme. Répéter une tâche à un certain rythme, une certaine vitesse peut être très puissant. Combiner une tâche anodine à un rythme, amplifie la tâche surtout lorsque le rythme est bien optimisé. C’est ce qui fait le pouvoir de la routine, la combinaison de la répétition et du rythme. La puissance du rythme, tâche en fonction du temps, est une clé pour atteindre des succès inégalés. Par exemple, connaissez-vous le supplice chinois de la goutte d’eau ?  Une goutte qui vous tombe sur la tête une fois n’a pas d’impact véritable. Une goutte d’eau qui vous tombe sur la tête une fois tous les mois non plus. Par contre, la goutte d’eau qui tombe régulièrement au même endroit toutes les 5 sec peut vous rendre fou. Encore une fois, la vitesse et le rythme c’est la clé. Photo by Hutomo Abrianto on Unsplash La vitesse au travail  1. Aller trop rapidement – Le « burn out » Il y a plusieurs causes de burn out. Vivre avec la peur constante de perdre son travail, Faire régulièrement des tâches épuisantes, Travailler dans un environnement bruyant, Vivre dans des conditions financières précaires, Avoir régulièrement des conflits avec ses collègues Passer trop de temps dans le trafic … Tous ces éléments consomment notre énergie. Et si notre consommation d’énergie dépasse la vitesse de recharge, nous allons nous épuiser. Au final, nous allons à une vitesse supérieure à notre rythme naturel/idéal. Aller plus rapidement que notre vitesse naturelle pendant de courts instants de notre vie ne représente pas un souci. Mais la dépasser régulièrement modifie la vitesse moyenne ce qui deviendra insoutenable sur le long terme. 2. Aller trop lentement — « bore out » Il y a quelques années, j’ai expérimenté le « bore out ». Ouf ! pas facile. Après quelques mois l’effet est évident.  Avant de le vivre, je n’aurais jamais imaginé à quel point c’est drainant. Aller au travail, et ne pas être stimulé ou encore ne pas avoir de responsabilités à la hauteur de ses capacités est épuisant. Au-delà du coût d’opportunité sur notre carrière,  ne pas utiliser pleinement son temps et ses capacités,  coûte en énergie.  Vous savez probablement que la plupart des voitures électriques récupèrent l’énergie au freinage. Il y a une bonne raison pour cela, c’est que pour ralentir, il faut évacuer l’énergie. Lorsque nous ralentissons, nous dissipons de l’énergie qui nous est bien souvent invisible.  Sur le long terme, aller moins vite que notre vitesse naturelle nous fait perdre en énergie de freinage. L’aspect insidieux du ralentissement est de croire que nous avons plus d’énergie disponible puisque que nous n’avons pas tout utilisé. Malheureusement, le ralentissement demande de l’énergie invisible. Par conséquent, il est facile de culpabiliser et se demander ce qui ne va pas. Donc, attention au « bore out » souvent les symptômes sont les mêmes que pour le « burn out », mais la cause n’est pas la même. La vitesse est différente.   Comment détecter que nous n’allons pas à la bonne vitesse ? C’est relativement simple, nous pouvons remarquer que nous n’allons pas à la bonne vitesse lorsque, par exemple nous:  sommes fatigués avant la fin de la journée, la plupart des jours. n’avons plus de patience quand une surprise survient, impossible de bien réagir quand notre patron ou conjoint nous propose une nouvelle tâche.  ne sommes plus capables d’avoir des conversations cruciales avec les autres, il nous manque de l’énergie. n’avons pas assez d’énergie pour aider nos amis, ou pour nous porter volontaires pour le faire. avons souvent le sentiment de ne pas avoir de temps. Vous noterez que la collaboration est plus difficile lorsque nous sommes en surcharge.  Comment s’assurer que son équipe soit

L’énergie un concept fondamental en gestion du temps

L’énergie n’est pas qu’un concept de base en physique, l’énergie permet également de faire des liens entre les choses. En gestion d’équipe, de projets, et du temps l’énergie est essentielle pour passer d’une étape à l’autre. Bien comprendre l’énergie est primordial pour progresser dans ses méthodes de gestion de projets et gestion d’équipe. Si l’énergie est bien gérée, votre vie et vos équipes le seront également.  Il y a quelques semaines un collègue de travail est venu faire une présentation à mon équipe, il était très bien préparé et la présentation a été très agréable. En 30 min, il nous a fait don d’une explication visuelle de l’énergie très intéressante qu’il a appelée: Le concept des cuillères Lors de sa présentation, il a utilisé le terme de cuillères utilisé en 2003 par Christine Miserandino dans son essai The Spoon Theory. Imaginez des amis au restaurant pendant que l’un deux demandes à Christine.  « Qu’est-ce que cela fait de vivre avec le lupus ? » Chirstine les a regardés, a réfléchi quelques secondes, s’est levée et a ramassé toutes les cuillères autour d’elle. Tout le monde était intrigué, après avoir placé sur la table toutes les cuillères les unes à côté des autres, elle leur a expliqué… Quand je me lève le matin, plus tôt que l’heure à laquelle mon corps aurait aimé que je me lève, cela me coûte une cuillère, aller prendre ma douche, une cuillère, me rendre au travail 1 à 2 cuillères selon le trafic. Ensuite, travailler me coûte quelques cuillères et si j’ai des réunions difficiles ou des conversations difficiles, ça me coûte encore plus de cuillères. Bien souvent lorsque je termine ma journée de boulot, il ne me reste que quelques cuillères et je suis chanceuse s’il m’en reste 3, car cela me permet de pouvoir retourner à la maison, manger et prendre ma douche. Par contre, il n’est pas rare que je doive choisir entre manger et me laver par manque de cuillères. Il y a deux points de base dans le concept des cuillères à garder en mémoire Personne ne sait combien de cuillères il aura le matin au réveil, Il est important de ne pas emprunter les cuillères du lendemain, car cela hypothèque la journée Il est clair qu’une personne en bonne santé aura certainement plus de cuillères qu’une personne avec des conditions extraordinaires, mais chacun possède une quantité d’énergie disponible. Notre énergie n’est pas en quantité illimitée et beaucoup de choses peuvent la faire fluctuer. La loi du moindre effort – énergie minimum – en physique Cette expression vient du fait que tout système tend à minimiser son niveau d’énergie. Ce qui veut dire, minimiser la quantité d’énergie nécessaire pour maintenir un état. Les graphes ci-dessous illustrent bien le concept de l’état d’énergie minimum. L’idée est qu’il existe des minimums locaux, parfois, il n’est pas facile de trouver le minimum absolu d’un système et il faut passer par plusieurs états pour y arriver.   En tant qu’être humain, nous sommes nous-mêmes un système en quelque sorte, nous travaillons aussi constamment à tendre vers notre minimum d’énergie. Dans notre cas, ce qui rend la situation plus intéressante vient du fait que notre système évolue constamment. Notre minimum aujourd’hui ne sera pas notre minimum de demain. Et de plus, notre minimum seul ou en groupe n’est pas le même. Par exemple, vous marchez avec un ami, il faudra ajuster la vitesse de marche si nous ne marchons pas naturellement à la même vitesse.  Le concept du minimum d’énergie dans notre vie Vous avez sûrement entendu parlé du fameux livre Thinking fast and Slow, de Daniel Kahneman.  Cet auteur explique très bien le concept de l’énergie minimum au chapitre 3 de son livre, The lazy controller. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de lire ce livre, voici un petit résumé. Il existe deux systèmes dans notre vie qui nous aident à être efficaces et à prendre des décisions. Un système qui pense rapidement et qui sautera aux conclusions si aucune erreur ou danger n’est détecté. Ce système rapide est incapable de répondre à une question précise. Il créera des « short cut » pour éviter au deuxième système plus énergivore en énergie de s’engager. Le système 1 permet donc au système 2 d’être paresseux. L’ensemble des deux systèmes nous permet d’atteindre notre niveau d’énergie minimum pour naviguer dans la vie.  Donc en résumé, Le système 1 est : automatique (inconscient) et instantané, Le système 2 est : conscient et prend du temps Je vous ajoute une version vidéo de 2 min (en anglais) qui complète mon résumé ci-dessus de ces deux systèmes. Comme vous les comprenez, notre esprit tend vers l’énergie minimum, en permettant au système 2 plus énergivore d’être paresseux et moins engagé. Par contre, il n’y a pas que des avantages à ce système. Le système 1 choisit bien souvent la voie facile et son interprétation de la réalité peut être erronée. La notion de vitesse et de longueur d’onde Je vous ai déjà parlé de la vitesse et de la longueur d’onde dans un autre article. Pour être sur la même longueur d’onde, nous devons ajuster notre vitesse, et pour ce faire nous avons besoin d’énergie.  Accélérer nous demande de l’énergie,  Freiner demande de l’énergie, d’ailleurs les voitures électriques ont bien compris ce concept et recharge leurs batteries pendant le freinage. Donc, pour nous ajuster aux autres nous avons besoin d’énergie. Autant pour accélérer que pour ralentir. Un autre aspect est que nous avons tous une vitesse de préférence. Par exemple, quand nous marchons il est assez facile de sentir lorsque nous devons accélérer ou ralentir pour marcher au rythme de nos partenaires de marche. Un jongleur doit aller à une certaine vitesse pour réussir à manipuler toutes ses balles et changer sa vitesse peut avoir un impact majeur sur son habileté. Prendre conscience que nous avons une vitesse de préférence est essentiel, car cela nous permet de comprendre pourquoi parfois une situation nous demande autant d’énergie.  Il vous suffit de penser à votre dernière conversation avec une personne qui

Êtes-vous un Visionnaire Agile en gestion de projet ?

Êtes-vous du type visionnaire agile en gestion de projet ? Si c’est le cas, il est facile pour vous d’avoir une vision de la finalité du projet sans avoir besoin de trop de détails sur comment y arriver. Vous faites partie de ceux qui sont capables, lorsque le problème est assez important, de passer à l’action rapidement. Vous avez sûrement remarqué que tout le monde n’est pas capable de faire abstraction des détails. De votre côté, vous êtes capables de vous organiser sans posséder trop de connaissances,  en d’autres termes, vous n’avez pas besoin d’être un expert pour avoir une vision du futur. Vous pensez probablement, comme nous tous, que votre méthode est la meilleure, car vous avez constaté que les autres semblent prendre en considération trop d’éléments pour rien. « Breaking news » ! il n’y a pas qu’une seule méthode miracle, tout cela dépend des préférences de chacun. Les personnalités, point de vue de la gestion de projet Il existe plusieurs types de personnalités ou de préférences en matière de gestion de projet. Cela semble évident, et pourtant nous sommes plusieurs à l’oublier. Cet article est donc le 5e d’une série de 5. L’objectif de ces articles est d’expliquer les concepts qui déterminent les polarités des personnalités et de décrire brièvement ces personnalités. Dans cet article, nous allons vous parler du type : Visionnaire agile. Avant de commencer, il est important de souligner qu’il existe une infinité de points de vue et de variantes. L’important est de comprendre ce qui crée les polarités, les axes fondamentaux de votre type de gestion. Avant de vous lancer dans la lecture de cet article, assurez-vous d’avoir lu l’article d’introduction des points de vue de la gestion de projet. Et rappelez-vous, vous êtes potentiellement tous ces points de vue selon une situation donnée. Il est donc important de comprendre les 4 pour savoir bien naviguer et s’adapter selon la situation.   Êtes-vous parfois ou principalement du type visionnaire agile? Description : Le niveau de détail pris en considération dans la gestion de projet Le visionnaire agile a la capacité de discerner ce qui est important dans les détails. Cette qualité lui donne l’impression que tout le monde, autour de lui, se complique la vie. Tous les autres prennent en considération beaucoup trop de détails et cela rend la situation bien plus complexe qu’elle ne le devrait. Le visionnaire agile voit bien où il faut aller, dans les grandes lignes. Son niveau d’expertise est, selon lui, suffisant pour prendre des décisions.  Il a tendance à dire que les petits détails imperceptibles n’ont pas besoin d’être considérés à son niveau.  La méthode d’organisation du Visionnaire agile Pour lui, l’objectif est clair, mais les étapes pour s’y rendre ne sont pas définies. L’important est de se rendre même si cela implique de ne pas savoir quel sera le chemin qui permet d’atteindre cet objectif. Le visionnaire agile a une attitude relativement flexible vis-à-vis des plans et de l’organisation, d’ailleurs ce n’est probablement pas lui qui va fournir le plan détaillé des étapes. Le visionnaire agile se fie à son instinct et à ses connaissances générales. Il n’est pas expert dans le domaine, son instinct le guide en cours de route, lui permet de fixer l’objectif et de se lancer des défis. Pour un visionnaire agile, c’est un plan bien suffisant : la vision. Discuter des détails pour créer un plan, n’a pas d’importance pour lui. De toute façon, il saura quoi faire pour régler le problème lorsqu’il surviendra, il utilisera son instinct. Il voit en quelque sorte son instinct comme une boussole.  Photo by Jamie Street on Unsplash Bien souvent, c’est l’entourage du visionnaire agile qui voit les problèmes avant lui. Il a souvent l’impression que les autres voient des problèmes là où il n’y en a pas d’ailleurs. La réalité est que puisque le visionnaire agile n’est pas un expert, il y a de fortes chances qu’il ait des « blind spot ».  La vitesse de réaction du Visionnaire agile Une autre caractéristique du visionnaire agile est que s’il ne perçoit pas la logique dans les observations des autres, il y a de fortes chances qu’il ne réagisse pas. Par contre, s’il comprend, il va passer à l’action immédiatement et tout changer si nécessaire. Il est prêt à tout changer, peu importe l’impact sur les activités en cours. Il est agile et il en est fier.  Pourquoi attendre pour changer les plans s’il sait que ce n’est pas la priorité ? Le visionnaire agile passe souvent de grosses urgences en grosse urgence et cela lui convient très bien. Il arrive à passer d’un état ou d’un objectif à l’autre, rapidement, sans crier gare. Les personnalités du type développeur de stratégie et planificateur auront parfois de la difficulté à le suivre. Ils auront besoin de déterminer les impacts du changement avant de bouger.  L’avantage d’être un Visionnaire agile: Il adore aller vite, pourquoi attendre de terminer une étape avant de changer d’orientation.  Attendre? Pourquoi? Quand le bon moment pour agir est maintenant. Dès que le temps de réaction est critique, il est à son meilleur. D’un autre côté, il apprécie être relaxe ce n’est pas n’importe quel détail qui va le faire bouger. Voici donc ses forces : Il est capable d’articuler une vision ou un objectif c’est sa façon à lui de faire des plans, Ensuite, il est rapide pour bouger et intervenir, Il est relativement stable puisque les petits détails ne l’influencent pas trop, ce qui lui permet quand sa vision est sur le long terme  et qu’elle perdure de mieux aligner les équipes Et il est agile, il s’ajuste aux éléments importants qui affectent les projets. Les points qu’il faut garder à l’œil: Être bien avec les urgences a ses effets secondaires. Étant donné que les plans ou les processus n’ont, pour le visionnaire agile, qu’une moindre importance, il arrive qu’il ne suive pas exactement ce que le groupe a décidé.  Par conséquent, il est très possible sur le long terme que cela crée des situations irritantes pour les autres. Par exemple, si

Êtes-vous du type Urgentiste en gestion de projet ?

Êtes-vous du type urgentiste ? Êtes-vous du type, à sentir que c’est une bonne journée lorsque vous avez fait plein de choses et que vous avez pris plein de décisions rapidement ? Vous avez le sentiment qu’enfin les choses avancent !  Savez-vous que pour certaines personnes, une bonne journée est justement l’opposé ? Une bonne journée est une journée où ils ont pris le temps de planifier et de bien tout organiser et qu’ils ont suivi leur plan à la lettre. Et oui, vous ne fonctionnez pas comme eux ! Et pourtant leur approche est selon eux plus efficace. Qui a la meilleure méthode pour organiser son temps et les projets ? Il y a plusieurs années, les « Gantt chart » (les échéanciers) étaient très à la mode.  Aujourd’hui, c’est la méthode Agile qui est mise de l’avant. Pourtant chacune de ces méthodes suit une préférence temporelle particulière. « Breaking news » ! Il n’y a pas qu’une seule méthode qui fonctionne et tout cela dépend de votre préférence temporelle. Mais qu’est-ce qu’une préférence temporelle ? Cet article introduit le concept des personnalités en gestion de projet et du temps. Une première introduction au sujet. Les personnalités du point de vue de la gestion de projet Il existe plusieurs types des personnalités ou de préférence en matière de gestion de projet. Cela semble évident, et pourtant nous sommes plusieurs à l’oublier. Cet article est donc le 4e d’une série de 5. L’objectif est de décrire les concepts qui expliquent les polarités des personnalités. Décrire les cas extrêmes pour montrer la tendance de la personnalité. Dans cet article, nous allons expliquer le type : Urgentiste. Avant de commencer, il est important de souligner qu’il existe une infinité de points de vue et de variantes. L’important est de comprendre les axes fondamentaux de votre type de gestion. Avant de vous lancer dans la lecture de cet article, assurez-vous d’avoir lu l’article d’introduction des points de vue de la gestion de projet. Et rappelez-vous, vous êtes potentiellement tous ces points de vue selon une situation spécifique. Il est donc important de comprendre les 4 pour savoir bien naviguer et s’adapter selon la situation. Êtes-vous parfois ou principalement du type Urgentiste ? Vos caractéristiques principales en tant qu’urgentiste Adaptabilité Vous êtes de ceux pour qui la vie coule. Comment planifier quand vous ne savez pas comment vous vous sentirez demain ? Il y a tellement de choses qui peuvent arriver et vous ne savez pas ce que vous allez découvrir en cours de route. Vous avez une grande capacité d’adaptation. Une capacité à réagir rapidement, très souvent vous vous fiez à votre instinct. Rapidité d’action Étant donné que vous préférez fonctionner sans plan d’attaque, il est rapide et simple pour vous de vous adapter et de faire autre chose, quelque chose qui vous semble beaucoup plus urgent et important que la tâche que vous aviez en cours. Vous avez donc besoin de moins d’énergie pour changer d’état (de tâche).  Votre vie se vit selon les besoins du moment.  Perception des détails Vous êtes capable de percevoir les petits détails, c’est pour cette raison que vous agissez immédiatement. Les détails techniques, business, financiers, et/ou émotifs sont dans votre domaine d’expertises et votre spectre de préférences.  Planifier devient un exercice étrange, sans réel intérêt, vous ne le faite que pour faire plaisir aux autres, si cela leur permet de se sentir mieux. Parfois, lorsque vous devez créer un plan vous-même, à la demande de notre patron, cette tâche devient presque impossible. Il y a trop de détails et trop de choses qui peuvent arriver. Comment est-il possible d’en extraire un plan ? Sans compter qu’en ce moment, il y a trop d’urgences pour perdre votre temps à élaborer un plan qui changera de toute façon. C’est très difficile de percevoir les séquences des choses, car vous avez la capacité de percevoir une infinité d’options et de vous y adapter instantanément. C’est justement cette capacité à voir les détails, combinée avec votre capacité à suivre votre instinct qui fait qu’il est difficile, voire même impossible pour vous, de planifier. Vous vous demandez comment et pourquoi les autres planifient. D’ailleurs, est-ce bien important ? La vie est remplie de surprises, et vous savez que le plan ne sera pas suivi de toute façon. Au final, vous finissez par ne pas aimer planifier et parfois même vous pensez que vous êtes incapables de le faire. Dans un environnement organisé où il est valorisé de faire les choses par étapes, vous aurez de la difficulté à vous adapter à cette méthode de travail. Malheureusement, cela pourrait vous amener à penser que vous êtes incompétents sur le plan de la planification. Ne vous découragez pas, il existe des méthodes plus adaptées. Quelques avantages d’être un urgentiste Être un urgentiste a de nombreux avantages : Celui d’être capable de voir des détails que les autres ne voient pas et agir rapidement  sur ceux-ci. Votre sensibilité et votre adaptabilité sont très utiles quand ça ne va pas. Si vous avez tendance à prioriser les relations humaines, vous êtes les meilleurs pour écouter ou aider les autres quand ça va mal ! Par conséquent, une tâche planifiée faisant partie d’un processus à long terme peut bien attendre au lendemain si un ami ou collègue a besoin d’être écouté. Il devient votre priorité de l’écouter et de l’aider. Conséquemment, vous devenez une personne parfaite à qui parler lorsque ça ne va pas. Les gens le savent, ce qui fait que vous attirez ce genre d’urgence régulièrement. Vous aimez les urgences et votre personnalité les attire. Ce n’est pas bien grave, mais attention à ne pas passez en deuxième trop souvent. Changer de type de tâche n’est pas un problème pour vous. Les détails vous parlent et il vous est facile de changer de piste rapidement. Votre profil typique est celui du chercheur et de l’artiste. Ne pas savoir la prochaine étape n’est pas un problème. En fait, quand les autres vous demandent votre plan sur le long terme et bien vous n’êtes pas certains de savoir quoi leur répondre. Par contre, vous

Êtes-vous du type planificateur en gestion ?

Style gestion planificateur

Êtes-vous du type planificateur ? Êtes-vous comme moi ? Avez-vous déjà eu le sentiment qu’il y a plusieurs façons d’organiser et de gérer des projets ? Pourtant, la plupart du temps il est sous-entendu que la gestion de projet est une science fixe avec des méthodes précises. Les outils de gestion de projet et du temps sont présentés comme étant bons pour tout le monde. Peu d’outils mettent en avant le fait que chacun d’entre nous a ses préférences, ou encore, peu expliquent que certains outils ne sont probablement pas adaptés à notre personnalité.  Cette situation fait que pour certains d’entre nous les méthodes proposées fonctionnent, mais pour les autres, cela peut générer un sentiment d’incompétence en matière de la gestion du temps et de la gestion de projet. Il se peut que nous doutions de notre capacité à utiliser ces outils et pourtant c’est simplement que ces méthodes ne sont pas adaptées à notre personnalité. Les personnalités en gestion de projet Il existe plusieurs types des personnalités ou de préférence en matière de gestion de projet. Cela semble évident, et pourtant nous sommes plusieurs à l’oublier. Cet article est donc le 3e d’une série de 5. L’objectif est de décrire les concepts qui expliquent les polarités des personnalités et décrire brièvement ces personnalités. Dans cet article, nous allons parler du type Planificateur. Il existe une infinité de points de vue et de variantes, mais le plus important est de comprendre ce qui crée les polarités, les axes fondamentaux de votre type de gestion. L’axe du niveau de détail et l’axe de la vitesse. Prendre conscience de ses préférences et celles des autres est la clé pour aller plus loin et plus rapidement dans l’atteinte de ses objectifs et le choix des outils que l’on prend pour gérer ses projets et son temps. Avant de vous lancer dans la lecture de cet article, assurez-vous d’avoir lu l’article d’introduction des points de vue de la gestion de projet. Et rappelez-vous, vous pouvez potentiellement faire partie de chacun de ces points de vue selon la situation dans laquelle vous vous trouvez. Il est donc important de tous les comprendre pour savoir bien naviguer et s’adapter à la situation. Tout est relatif. Êtes-vous du type planificateur? Les caractéristiques principales du planificateur Dans le spectre, vous : Possédez un niveau élevé de détails, plus important que les autres membres de votre groupe en général. Vous êtes peut-être même considéré comme un expert parmi vos pairs. Vous arrivez à comprendre beaucoup d’informations par unité de temps. Par exemple, un juge en patinage artistique va voir des détails que la plupart d’entre nous n’auront pas le temps d’apprécier. C’est le niveau d’expertise ou de sensibilité sur le sujet qui influence bien souvent le niveau de détail perçu. Avez besoin d’une plus grande quantité d’énergie pour changer d’états que vos collègues. D’ailleurs, plus vous êtes organisés et plus cela vous prendra d’énergie pour changer vos plans. Ce qui n’est pas une mauvaise chose, c’est tout simplement un fait. Plus nous avons accès à des détails et plus il est difficile de changer nos plans en fonction de la multitude de contraintes. Trouver une solution équivalente prendra du temps donc de l’énergie. Plus la période dans le temps est longue et plus la taille du groupe est importante, plus cela prendra de l’énergie pour changer les plans.   L’importance de la mémoire, particulièrement pour le planificateur Il arrive, mais c’est assez rare, que le planificateur ne possède pas une bonne mémoire. Normalement, il est presque essentiel, pour avoir accès à un niveau de détail élevé, d’avoir une bonne mémoire. C’est même nécessaire pour développer son expertise. Par contre, il est possible d’avoir une excellente mémoire dans un domaine et pas dans un autre. Avoir une bonne mémoire permet de visualiser les futurs potentiels. Même si ce fait est vrai pour toutes les personnalités de gestion du temps, il est particulièrement important pour le planificateur. Étant donné que le planificateur a accès à plus de détails, cela lui permet d’observer plus d’éléments. Être capable de mémoriser les patrons et les tendances provenant des étapes que nous accomplissons est clairement un avantage pour organiser le futur. Ceci donne au planificateur un avantage pour organiser et planifier un ensemble de détails plus grand que les autres personnalités. Le planificateur est capable de visualiser les patrons, les tendances sur des séquences avec plus de détails que la personnalité de type 1, par exemple. Note : Si votre mémoire n’est pas bonne, cela ne vous empêchera pas de voir les plus grandes tendances, mais cela vous prendra potentiellement plus de temps pour faire l’analyse. Quelques avantages à être de type planificateur  Vous avez une capacité d’analyse élevée, Vous avez la capacité de créer des processus, et ce à tout niveau de détails Vous avez une capacité d’adaptation élevée dans la limite de votre énergie disponible pour changer de plan, Vous avez surtout la capacité à extrapoler les futurs potentiels. Cette capacité, avec quelques événements d’extrapoler les futurs potentiels est facile pour vous. Plus vous avez d’éléments et plus vos estimations seront valides, claires et précises. Vous êtes capables de voir beaucoup plus de patrons, de processus de vie, et de les identifier dès qu’ils surviennent, surtout parce que vous avez accès à plus de détails. Par exemple, vous êtes au travail et vous percevez des détails qui ne mentent pas. Vous voyez ce qui va arriver, vous avez déjà perçu cette tendance auparavant. Si, selon votre analyse,  les méthodes sont vouées à l’échec et bien il est évident pour vous qu’il faut s’ajuster, s’adapter et modifier les méthodes. Votre instinct et votre analyse vous semblent très valables, et la plupart du temps c’est le cas. Il est d’ailleurs difficile pour vous de ne pas dire : « Je vous l’avais bien dit » Pour vous, il est très facile de planifier, voir comment les choses vont se dérouler, vous pouvez faire des plans à plus ou moins long terme et avec plus ou moins de détails, selon votre niveau d’expertise sur le