L’astuce pour développer sa carrière – maîtriser le bon niveau de détail

Développer sa carrière

Il y a quelques années mon patron de l’époque m’a donné un excellent conseil. « Isabelle, je ne suis pas obligé d’avoir tous les détails pour prendre une décision, je te fais confiance. Dès que je dis oui, c’est entendu, n’ajoute rien. Sois attentive à ne pas ajouter le détail qui remettrait en question ma décision ». De mon côté, je pensais qu’il avait besoin de tous les niveaux de détail pour être en mesure de prendre une décision, mais en fait j’avais tort. Chaque niveau de management possède sa propre échelle et son niveau de risque à prendre des décisions. Il faut tous faire sa part et prendre une partie du risque en synthétisant l’information et choisissant ce qu’il est nécessaire de partager. Synthétiser est un art. Un leader de talent doit partager le bon niveau d’information et de détail en fonction du besoin et au bon moment. Le leader fait office de traducteur de détail entre le management, ses collègues et son équipe. Par exemple, un investisseur dans une entreprise de 500 employés ne prendra jamais le temps d’aller regarder la qualité du code écrit par l’équipe de développement. Par contre, s’il n’est pas convaincu de la pertinence du produit et de son marché, là, cette information est à un autre niveau d’échelle plus décisive pour lui.   Trouver le bon niveau de détail permet de développer sa carrière Réalisez-vous que de maîtriser le niveau de détail donné lors de discussion est un moyen d’accélérer votre cheminement de carrière? Partager la bonne information, au bon niveau de détail ET au bon moment est essentiel pour progresser dans l’entreprise.  Il y a quelques semaines, je vous parlais de deux axes importants en gestion. Aujourd’hui, je vous présente comment utiliser un de ces axes pour développer votre carrière. Cela va vous permettre d’apprendre à vous déplacer sur l’axe du niveau de détail au bon moment.  Un des talents du leader est d’être capable de changer le niveau de détail au bon moment Demander trop d’avis ou partager trop de détails au mauvais moment influencera la perception que vos collègues ont de vous et influencera également le type de rétroaction que vous recevrez. Par exemple, vous pourriez permettre aux autres de prendre des décisions que vous auriez dû prendre ou à l’inverse, vous allez prendre des responsabilités qui devraient être celles d’une autre personne. Une image pour expliquer le niveau de détail  Dans le livre Creativity, Inc. , que j’ai beaucoup aimé d’ailleurs, les auteurs (Ed Catmull et Amy Wallace) parlent d’un concept que je vous partage ici. Selon eux, il est important, lorsque l’on discute avec une autre personne, de prendre l’ascenseur et aller au bon étage pour communiquer. Si l’on veut se parler en personne, il faut être à la même place. Ce qui signifie aussi être sur la même longueur d’onde, ou en d’autres termes, être à la bonne vitesse, à la bonne fréquence et au bon niveau d’énergie.  Photo by Michel Paz on Unsplash L’évolution de  votre échelle de niveau de détail Votre échelle de niveau de détail va changer avec le temps, car comme vous l’avez sûrement compris grâce à mon blog, tout évolue dans la vie et la clé c’est le temps. Plus le temps avance et plus l’on développe de nouvelles fréquences à notre piano. Ce qui fait que le niveau de détail partagé aujourd’hui sera différent de celui de demain et cela implique de bien être à l’écoute. Plusieurs éléments influenceront l’évolution du niveau de détail dans vos discussions comme par exemple :  Votre niveau d’expertise qui va évoluer à force de prendre des responsabilités, de gérer des projets et des équipes, Votre niveau de confiance en vos capacités qui va s’amplifier grâce à la répétition, Vos années d’expérience dans votre entreprise aident à comprendre la structure de l’entreprise et le niveau des prises de décision. … Ce qui est fabuleux avec le fait que tout change c’est que vous allez toujours apprendre et devoir être à l’écoute. Un talent que Steve Job a développé avec les années si l’on se fie à l’auteur de Creativity, Inc.. Comment identifier si vous êtes au bon niveau de détail ? Ce n’est pas toujours évident, mais il y a des signes qui ne trompent pas il est donc important d’apprendre à les reconnaître et à s’ajuster. Vous verrez que votre échelle va évoluer, mais comment détecter si on a partagé le bon niveau de détail demeure constant. Il se peut que vous donniez trop ou pas assez de détails, et dans les deux cas, si vous n’êtes pas au bon niveau, il se peut que vous froissiez des égos, le vôtre ou celui des autres. Il se peut que votre interlocuteur pense que vous le prenez pour un imbécile ou encore il peut se sentir incompétent de ne pas vous comprendre.  Exemple de situation où le niveau de détail est insuffisant : Votre interlocuteur vous indique que le niveau d’information est trop superficiel. Par exemple, il vous dit : « Je comprends bien tout ça, mais que veux-tu me faire comprendre ? ». Ou encore un peu moins subtile. « Je ne suis pas stupide, ce que tu me dis c’est la base, mais j’ai besoin d’en savoir plus ». Vous êtes tellement « high level » que personne ne vous challenge, aucune discussion n’est engagée. Vous êtes en train de partager des concepts qui sont clairs pour tout le monde, comme ces phrases qui peuvent toujours être vraies ou fausses (« Il ne faut pas tous mettre ses œufs dans le même panier », ou « Il est important de s’organiser pour éviter de perdre du temps »). Lors de ces conversations trop high level pour le groupe, vous n’avez pas atteint le niveau de détail qui suscite la discussion pour changer cette situation, il vous faudra donner des exemples et développer. Si vous pensez avoir besoin de l’avis de votre équipe, de vos collègues, ou de l’équipe de management, assurez-vous d’aller le chercher grâce au bon niveau de détail. Exemple de situation où le niveau de détail est trop élevé : Si votre interlocuteur commence

Événement inter-blogueurs: Qu’est-ce qu’un bon leader ?

Vous êtes blogueur ou vous écrivez des articles ? Vous avez une opinion sur ce qu’est un bon leader ? D’ailleurs qu’est-ce qu’un leader ? Vous souhaitez partager vos idées aux lecteurs de laclecestletemps.com ? Cet événement est pour vous, lisez cet article ! Le but de cet événement – Qu’est-ce qu’un bon leader ? Depuis quelques mois, je partage mes articles sur le management et la gestion de projet et d’équipe. J’aimerai permettre à d’autres blogueurs de partager leur idée sur le leadership en discutant de ce qu’est un bon leader. Vous avez été nombreux à me contacter et me dire que les idées que je vous partage ont ouvert des points de vue nouveaux. Vous avez partagé le fait que les pratiques sont utiles tous les jours et pas seulement au boulot. Certains m’ont même dit que je voyais la matrice, lol ! J’espère donc entendre vos idées sur le sujet. Qu’est qu’un carnaval d’article ? C’est un événement inter-blogueur. Le principe est que chaque blogueur publie un article sur son blog personnel sur le sujet proposé. Pour ce carnaval le thème est Qu’est-ce qu’un bon leader ? Vous devez publier votre article avant le vendredi 15 novembre 2019 à 23H59, heure de Montréal. Si vous participez vous m’envoyer moi le lien de votre article la date limite. Par la suite, je (hôte du carnaval) créerai un article résumé de l’ensemble des articles créé en incluant un lien vers tous vos blogs respectifs. De plus, je créerai un ebook gratuit compilant les articles et pointant vers vos blogs. Les règles à suivre 1. Qui peut participer ? Tout le monde peut participer, il vous suffit d’avoir un blog, un site internet ou une page LinkedIn sur lesquels vous pouvez publier votre article et de respecter les règles qui suivent. En revanche, vous ne pouvez utiliser un page Facebook. Si vous n’avez pas de blog et que vous souhaitez participer, je peux accueillir votre article en tant qu’ « article invité », contactez-moi via les commentaires ci-dessous. 2. La date limite pour participer Votre article doit être publié et votre courriel envoyé à mon adresse isabelle.depatie@laclecestletemps.com avant le vendredi 15 Novembre 2019 à 23H59 heure de Montréal. 3. Comment participer au carnaval d’article qu’est-ce qu’un bon leader ? Écrire un article de 500 mots minimum, en français Le publier sur un blog ou un site ou une page LinkedIn vous appartenant ou sur lequel vous avez l’autorisation de publier des articles (une publication sur une page Facebook n’est pas possible). Les blogs interdits aux mineurs ou qui sont dans des thématiques illégales ou moralement douteuses ne peuvent pas participer à l’opération. Les dessins ou infographies sont acceptés à condition qu’ils soient accompagnés d’un texte à l’extérieur de l’image d’au moins 500 mots. L’article porte sur le sujet défini : « Qu’est-ce qu’un bon leader ? ». Le contenu doit-être authentique et ne peut être composé, même partiellement, de contenu déjà publié ailleurs (Copyscape sera utilisé pour vérifier). Soignez l’orthographe et la mise en page pour que votre article soit facilement lisible. Il ne peut pas contenir de liens affiliés, Une fois l’article publié, envoyez un email à mon adresse : isabelle.depatie@laclecestletemps.com Mention à faire figurer dans l’article. Pour que votre article soit accepté vous devez obligatoirement inclure dans votre article un paragraphe contenant un lien vers un article de laclecestletemps.com. En participant à cet événement, vous acceptez que votre article soit intégré dans un livre récapitulatif qui sera publié sur ce blog et potentiellement d’autres blogs et sur Amazon en tant que livre gratuit. Après le carnaval Je publierai l’article récapitulatif qui inclura la liste de tous les articles participant à événement, avec évidemment vos liens de blog sur laclecestletemps.com. Je réaliserai un ebook PDF gratuit compilant les différents articles participants. Le classement des articles sera fait par ordre d’arrivée. C’est parti ! Qu’est-ce qu’un bon leader ? Vous avez jusqu’au le vendredi 15 Novembre 2019 à 23H59 heure de Montréal pour publier votre article et envoyer votre email. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires. J’ai bien hâte de vous lire et de vous connaître. Isabelle ! Photo by Jehyun Sung on Unsplash

Podcast #0004 – Être sur la même longueur d’onde

Ça y est, j’ai publié un nouveau podcast en lien avec mon fameux article sur la Longueur d’onde. Ce podcast explique les paramètres à faire influencer pour être sur la même longueur d’onde. La vitesse et la fréquence “Cliquez” sur play pour écouter le podcast, ou faites un clic droit pour télécharger directement sur votre appareil. Et voici le lien à la vidéo Youtube associé !

Être dans la norme et changer la norme

Pour certains d’entre nous, être normal est un défaut. Nous voulons tous être spéciaux et sortir du lot et pourtant nous sommes presque tous dans la norme d’une façon ou d’une autre. Faire partie de la norme n’est pas un défaut, c’est normal. La normalité telle que nous la vivons aujourd’hui n’est qu’une photo de ce qu’est la société d’aujourd’hui. Cette société dont nous faisons tous partie.  Être 100% hors norme implique d’être en marge, d’être exclu autrement dit, d’être mal à l’aise avec les autres en tout temps. Faire partie de la normalité est presque inévitable, mais là où un bon leader se distingue c’est lorsqu’il fait évoluer cette normalité. Qu’est-ce qu’une distribution normale ? Commençons par déterminer notre cadre de référence. La norme vient du fait que l’on reconnait une moyenne et une tendance généralement acceptée. Pour des éléments mesurables, il est très simple de la représenter graphiquement. Par exemple, si vous demandez à tous vos employés leur taille de chaussure, il sera facile de représenter la quantité par taille. Vous obtiendrez une distribution normale. Au centre vous retrouvez la taille de chaussure la plus populaire et aux extrémités les tailles plus rares.  Autre exemple, si vous fabriquez des crayons ou toute autre pièce du genre, vous observerez que la dimension suit, elle aussi, une distribution normale. En développement de produit, il est très utile d’observer la distribution. Elle vous permet d’identifier les éléments hors norme qui sont des trésors pour l’amélioration continue de la qualité. Apprendre à reconnaître les normes Lorsque vous étiez petit, sans que vous vous en rendiez compte, vos parents vous ont enseigné les normes qui vous permettent de vivre en société. Ils vous ont montré ce qui est typiquement accepté en société. Ils vous ont aidé à comprendre les normes en cours, les tendances. Plus les années ont passé et plus vous avez appris à les identifier seul. La période d’adolescence est justement plus difficile puisque l’on doit apprendre à reconnaître les normes qui nous entourent par nous-mêmes, cette étape est essentielle pour devenir un adulte. Comprendre les normes est indispensable pour être inclus dans un groupe. Une des facettes de ces normes peut être la tenue vestimentaire. Vous avez sûrement remarqué aussi que dans certain groupe il est normal de se tutoyer tandis que dans d’autres non … La norme est en quelque sorte la culture de nos groupes. Chaque groupe possède sa propre culture et ses normes. Apprendre à reconnaître ces normes est fondamental pour le leader, car il se doit d’avoir une forte influence sur la culture de son groupe. Dans le livre Nine lies about work, il est clairement expliqué que l’on ne reste pas dans une entreprise pour la culture générale de son entreprise, mais bien pour celle de son groupe. Et chaque leader est l’élément clé pour la créer. Si vous ne travaillez pas activement sur votre culture (les normes), vous ne pourrez pas faire que cette culture devienne celle que vous voulez qu’elle soit. La norme et son évolution dans le temps  Il est indéniable que la culture et les normes changent avec le temps. Il fut un temps où les hommes devaient porter la cravate au bureau et où les « Casual Friday » existaient. Voir un ingénieur en jeans était assez rare. Aujourd’hui, dans la plupart des entreprises ce n’est plus le cas, chacun s’habille comme il le souhaite, selon les besoins du moment. Certaines entreprises ont même instauré le « Fancy Friday » pour leurs employés les vendredis. Les normes changent, ce n’est pas une position fixe dans le temps. Il s’agit là d’un concept fondamental: la normalité peut/va changer. Par conséquent, si les normes changent comment peut-on les influencer afin qu’elles aillent dans la direction que l’on souhaite ? Il faut être en mesure de les observer, Il faut identifier si les éléments dans la norme conviennent aux objectifs et valeurs que nous avons, S’il y a un écart, identifier l’écart et prendre action, S’il n’y a pas d’écart, il faut alors renforcer la bonne pratique, Quand changer la norme devient une mission de vie ! J’ai un ami qui considère que l’importance des études est beaucoup trop dogmatisée, surtout en France. Il est donc important pour lui d’éduquer la société sur le fait qu’il y a plusieurs chemins possibles pour apprendre. Ces chemins sont tous différents, mais ajouteront de la valeur dans notre monde. Plus personnellement, un changement de patron a mené ma maman vers la dépression, et ce en moins d’un an. Le boulot restait le même, seul le patron avait changé. C’est grâce à cet événement que j’ai réalisé très jeune l’importance que les leaders ont dans nos vies. Je me suis donnée la mission de changer la norme sur ce qu’est un bon leader. Vous comprenez maintenant pourquoi j’écris ce blog ! J’ai le désire que le nombre de leaders qui ont conscience de leur impact et l’utilise à bon escient soit de plus en plus grand. Comment observer la norme, la culture locale ? Pour être capable d’observer, il faut être capable de s’abstraire. Ce qui n’est pas une chose facile. Il faut aussi être capable de sortir de sa zone de confort. Comment faire ? Soyez attentif à vos « Blind spots« . Prenez le temps d’observer ce qui se passe dans les autres groupes, et détecter les différences avec le vôtre. Qu’aimez-vous dans ces groupes que votre groupe n’a pas? Observez les autres leaders, et leur méthode de gestion. Analysez ce que vous aimeriez ajouter dans votre style.  Parfois, modifier son style peut avoir un impact sur la norme de son groupe et même sur autres leaders. Lisez des livres et prenez le temps de comprendre les autres points de vue Posez-vous régulièrement des questions. Est-ce que mon équipe collabore facilement ? Vos conversations sont-elles constructives ? Est-ce que l’on discute des vraies choses ou l’on évite les conversations cruciales ? Si vous souhaitez en savoir plus sur les conversations cruciales, allez voir le lien pour le livre plus bas.

Les réunions ne sont pas toutes « evil »!

Les réunions ne sont pas toutes « evil ». Ils ont tous un apprentissage à nous faire soit en tant que participants soit en tant que leader. Soyez présent actif dans vos réunions et vous verrez votre point de vue changera. 

Podcast #0003 – La procrastination

Ça y est, j’ai publié mon troisième podcast en lien avec mon article sur la procrastination. La procrastination, un outil incroyable d’écoute! Partager l’article :Bienvenue sur le blog La clé c’est le temps ! Si vous êtes nouveau ici, vous voudrez sans doute lire mon guide de distribution du temps qui vous explique comment il est possible en distribuant bien son temps d’en gagner cliquez ici pour télécharger le guide gratuitement ! 🙂Bienvenue à nouveau sur le blog La clé c’est le … Lire la suite de “Cliquez” sur play pour écouter le podcast, ou faites un clic droit pour télécharger directement sur votre appareil Podcast #0003 – La procrastination est un outil incroyable d’écoute personnel. https://youtu.be/NkQQqfdFx3s

Le meilleur de Getting things done et plus

Je viens de terminer la lecture du livre Getting things done écrit par David Allen! Wow, il y a tellement de concepts dans ce livre que je comprends pourquoi certains paniquent à l’idée de devoir mettre en pratique cette liste incroyable de chose à faire pour s’organiser.  Pour ceux qui sont du type planificateur, ce livre représente le paradis de l’organisation. Par contre, pour ceux d’entre vous qui sont du type visionnaire Agile, j’ai bien l’impression que ce niveau de détail d’organisation sera bien trop important pour vous.  J’ai vraiment eu l’impression à la lecture de ce livre qu’il est écrit par un planificateur qui souhaite que les autres autour de lui deviennent un peu plus comme lui. Ce qui n’est pas nécessairement une mauvaise chose, mais ce n’est pas un absolu non plus, tout est relatif. Il est toujours intéressant de développer des capacités qui sont hors de notre zone de confort, mais il faut savoir en prendre et en laisser.  L’objectif de cet article est de faire ressortir les concepts et systèmes importants de la méthode Getting things done, ceux qui, selon moi, sont utiles pour tous les types de gestion. Le but étant de vous aider à les appliquer rapidement et facilement en fonction du niveau de détail qui vous convient. N’essayez pas de devenir un planificateur à tout prix, nous avons besoin de tous les types de gestion. Prenez ce qui vous aide à être mieux avec vous-même. Résumé du livre Getting things done  Les méthodes à mettre en place — stimuler sa mémoire Notre cerveau a une très bonne capacité à détecter les tendances et les patterns (comme vous pouvez le lire dans le livre Thinking Fast and Slow), mais nous sommes vraiment mauvais pour nous en souvenir. Collecter nos idées et nos apprentissages dans un système extérieur à notre mémoire est essentiel pour éviter d’avoir à tout retenir. Le but ultime est de nous dégager de l’espace mental pour focaliser sur ce qui est important au moment présent et non sur la liste de « To-do ». Les méthodes que nous devons mettre en place sont là principalement pour nous aider à nous rappeler, rien de plus. Voici donc la liste des méthodes à mettre en place.  Photo by Glenn Carstens-Peters on Unsplash Les listes La plus importante est la liste de nos tâches à accomplir. Ensuite vient la  liste de nos projets en cours et à venir. À ne pas confondre avec les checklists et l’agenda.  L’agenda et les checklists sont aussi des listes de « to-do », mais organisées différemment. La checklist est pour augmenter le niveau de détail dans une situation donnée et l’agenda pour déterminer quand une tâche doit être accomplie.  Idéalement, si un élément peut-être mit, soit dans l’agenda, soit dans une checklist, je l’enlèverai de la liste de « to-do » ou des projets, le but étant de réduire l’ensemble des actions à regarder afin de prioriser. Les checklists Les checklists sont des listes qui aident à ne rien oublier lors d’une tâche répétitive. Par exemple, les éléments à prendre avec nous en camping, ou en voyage ou encore la vérification avant de lancer un équipement en production…  Photo by JESHOOTS.COM on Unsplash L’agenda L’agenda est une liste, mais étalée sur une période. L’ensemble des choses qui doivent être faites à un moment précis. Personnellement, je préfère avoir un maximum de points à l’agenda et non sur les listes. Parfois les listes sont tellement longues qu’elles paralysent, étalées dans le temps elles sont souvent plus simples à gérer.  Un autre avantage à utiliser l’agenda et non des listes est que la charge de travail est mise beaucoup plus en évidence et il est donc plus facile de dire oui ou non à une nouvelle demande. Systèmes  Les systèmes correspondent aux processus à mettre en place pour faciliter l’interaction avec les autres ou améliorer l’efficacité de nos méthodes. Par exemple, à la maison vous avez sûrement mis en place un système pour organiser les tâches, par exemple, il y a une personne responsable de sortir les poubelles, une autre de préparer les repas et ainsi de suite. L’objectif de ce système est de mieux cohabiter et de répondre aux besoins des habitants. Contrairement à une tâche ou un projet, un système est une série d’actions en continu. Un projet possède un début et une fin tandis que les systèmes sont en continu. Il est possible de lancer des projets pour améliorer nos systèmes. Le plus important est de réaliser que nous faisons partie de systèmes avec les autres et que nous avons notre part de responsabilité à jouer. Parfois, il faut prendre le temps de comprendre les systèmes qui devraient être mis en place pour permettre une meilleure interactivité. Les tâches qui se répètent dans les systèmes peuvent facilement être ajoutées à l’agenda et créer des checklists lorsque l’on atteint une étape.  Révision des objectifs Une autre méthode à mettre en place c’est de régulièrement revoir vos objectifs. Prendre le temps de vous visualiser dans le futur.  Autant pour vous que pour les groupes dans lesquels vous évoluez.  Pour y arriver, il faut :  Bloquer du temps dans l’agenda pour le faire,  Avoir une méthode pour se poser les bonnes questions (article à venir) Noter les objectifs,  Revenir régulièrement sur ces objectifs pour ne pas les oublier. Avoir nos objectifs en tête est stratégique pour aider à orienter nos décisions au moment présent.  Photo by Aron Visuals on Unsplash Le moment présent  Vous allez voir dans mes prochains articles je vais commencer à vous parler de plus en plus de l’importance de visualiser la ligne du temps. Pour chaque élément de la ligne du temps : passés, présents, moment présent et futur, des outils sont associés. Dans la méthode Getting things done, l’auteur couvre quelques aspects que je vous présente ici. Par contre, dans mes futurs articles, je vais couvrir l’ensemble du système associé à la ligne du temps pour maximiser l’atteinte de vos objectifs et votre bien-être.  La règle du 2 min Lorsque vous lisez vos emails ayez en tête la règle du 2 min. Si

La relativité, et la méthode Pareto améliorée

Vous connaissez la théorie du 80/20, aussi appelé diagramme de Pareto. Cet économiste  a démontré que 80 % des richesses sont distribuées à 20 % de la population. J’utilise ce diagramme depuis plus de 20 ans en développement de technologies. Cette méthode est fantastique pour : Identifier des projets d’optimisation Identifier les priorités et les projets qui auront le plus de valeur ajoutée. Suivre l’évolution d’un système en fonction du temps En fait, cette théorie s’applique dans presque tous les domaines et à toutes les échelles ; les échelles de temps et de niveau de détail. D’où l’importance de la relativité. La relativité temporelle (lien avec la vitesse) et la relativité conceptuelle (niveau de détail) (lien avec les fréquences) permettent de naviguer sur les deux axes importants de la gestion de projet, d’équipe et du temps. Par conséquent, cette navigation permet de mieux communiquer avec les autres. Dans cet article, je vais utiliser la méthode de Pareto pour expliquer comment ces deux axes de relativité sont stratégiques pour aider à être sur la même longueur d’onde.   Comment aller plus loin avec la méthode Pareto L’influence du niveau de détail Commençons par explorer l’échelle du niveau de détail. Par exemple, vous êtes un fabricant de voitures et 80 % de vos défauts ne touchent que sur 2 pièces sur 7. Selon le graphique ci-dessous, vous pouvez décider que travailler sur le bloc moteur et le couvercle serait la priorité.   En tant que chef, ou entrepreneur ce niveau de détail est vraisemblablement suffisant. Par contre, si vous êtes la personne responsable de l’amélioration de la qualité, ce niveau de détail n’est probablement pas suffisant pour mener une action concrète. Allez à un niveau de détail supplémentaire est probablement une bonne idée. Détailler les défauts des deux pièces les plus affectées nous amène un second niveau de détail. Vous pouvez voir dans cet exemple qu’il y a une tendance qui se dessine qu’il n’était pas possible de percevoir avec le premier niveau de détail. Tous les éléments avec une étoile sont en fait liés à l’interface couvercle/bloc-moteur. En fait, grâce à ce regroupement, vous pouvez voir qu’il serait idéal de travailler sur l’interface donc de ne lancer qu’un seul projet d’amélioration de la qualité au lieu de deux.   Si nous n’avions pas pris le temps d’augmenter le niveau de détail, il est fort probable que nous aurions lancé 2 projets, car selon le premier niveau de détail, les problèmes proviennent de 2 pièces. Un niveau de détail plus grand a permis de constater qu’un seul projet suffit, celui d’optimiser l’interface couvercle/bloc-moteur. Deux niveaux de détail différents, deux points de vue différents et deux approches différentes. L’impact de la relativité dans la communication Imaginez que vous êtes au niveau de détail A et que votre collègue est au niveau de détail B que se passe-t-il s’il vous dit qu’il ne lancera qu’un seul projet. Il est probable qu’il y aura une communication difficile étant donné que votre logique vous dit que vous avez besoin de lancer 2 projets. Les deux scénarios sont bons et il est délicat de déterminer qui a raison ! Il est important de s’ouvrir au niveau de détails de l’autre pour apprécier son point de vue et prendre une décision éclairée. Si vous partez avec la prémisse qu’il est possible d’ajuster le niveau de détail pour se comprendre pour verrez que vos communications seront plus fluides. L’influence de l’échelle temporelle Un autre point à considérer avec la théorie du 80/20 est que votre 80/20 d’aujourd’hui ne sera pas votre 80/20 de demain puisqu’il est évolutif dans le temps. Continuons avec nos pièces de moteur, et bien dans 2 mois lorsque le projet ou les projets d’optimisation seront complétés, la distribution des défauts devrait changer puisque les problèmes seront réglés.   60 jours plus tard, vos projets 80/20 en amélioration de la qualité vont maintenant concerner la culasse et le piston. Ce qui est fantastique est que l’on peut continuer à l’infini, jusqu’à ce que l’on décide que l’optimisation est maximale ou acceptable pour nous. Quand utiliser la méthode de Pareto ? Vous pouvez utiliser la méthode 80/20 sur tout, par exemple pour : L’optimisation de l’utilisation de votre temps, L’optimisation de la qualité de vos clients, ou pour vos clients, Votre développement personnel, L’optimisation des tâches à faire pour atteindre le maximum de résultats, L’optimisation de vos procédures  … Un parallèle avec le développement personnel En développement personnel ce concept s’applique aussi. Avec le temps vous développez vos capacités à une certaine vitesse et à un certain niveau d’expertise (de détail). Par exemple, vous êtes de plus en plus compétent en gestion de projet ou encore à descendre des montagnes à vélo. Votre compétence se développera à une vitesse qui est relative à l’effort déployé.   Si vous décidez d’appliquer la méthode 80/20, soit mettre 20 % d’effort pour atteindre 80 % des résultats, plusieurs vous diront que c’est une excellente stratégie, car cela vous permet de développer plusieurs compétences dans une même période. Votre niveau de développement sera différent entre le début et la fin de votre apprentissage. La rapidité à laquelle vous allez vous améliorer et augmenter votre niveau d’expertise va changer. Il arrivera un moment ou 20 % d’effort ne suffiront plus, c’est souvent à ce moment que l’on décide que le niveau atteint est suffisant, car l’effort exigé pour atteindre un niveau supérieur serait trop grand.  Où se trouve la limite ? Mais comme tout est relatif, qu’est-ce qui nous permet de décider si le niveau atteint est suffisant ? Quel niveau de qualité est nécessaire pour se sentir bien. Quels 20 % d’effort suis-je prête à investir pour obtenir 80 % de résultat et sur combien de temps ? Toutes ces questions m’amènent à vous parler de l’importance de l’objectif. Dans notre exemple, est-ce qu’un total de 17 défauts est convenable ou c’est trop ? Doit-on continuer l’optimisation ou pas ? En fait, tout dépend de l’objectif que vous désirez atteindre. Si votre objectif est le niveau de défaut zéro et bien, vous devez continuer, si c’est de réduire vos pertes de 50 % alors votre objectif est atteint, nous sommes passés

Podcast #0002 – Le leader est un voyageur du temps

Pour accélérer son leadership – apprenez à voyager dans le temps Ça y est, j’ai publié mon deuxième podcast en lien avec mon article. “Cliquez” sur play pour écouter, ou faites un clic droit pour télécharger directement sur votre appareil. et une vidéo d’introduction sur le même sujet.

Comment donner du pouvoir aux autres ?

Cet article traite d’un sujet qui me tient vraiment à cœur et qui risque d’en surprendre plus d’un. Peut-être même que le leader que vous êtes pourrait être en complet désaccord. Si c’est le cas, je vous invite à prendre le temps d’y réfléchir et me dire dans les commentaires la raison de votre désaccord. Pour donner du pouvoir à son équipe, vous devez laisser chaque membre gérer leur temps. Le leader doit faire attention à ne pas enlever le libre arbitre de son équipe en gérant le temps de ses membres à leur place. Le temps est la seule ressource qui ne discrimine pas. Le temps s’écoule au même rythme pour tout le monde. Nous avons tous un temps limité sur terre et décider ce que l’on fait avec son temps devrait tous nous appartenir. En tant que leader nous nous devons de reconnaître cet aspect fondamental. Plus nous laissons de la place aux autres pour gérer leur propre temps et plus nous leur donnons de pouvoir.  Nous n’aurions jamais dû laisser les gestionnaires gérer 100 % du temps et des priorités des autres. Cette mauvaise habitude peut, petit à petit, soumettre une personne à des contraintes et causer, selon moi, des dépressions.  Les besoins D’abord commençons par l’importance des besoins. Le travail doit être une source importante de réponse aux besoins. Nous travaillons environ 40 h par semaine sur un même sujet, ce qui n’est pas négligeable. Si nous voulons que nos équipes performent sur le long terme, il est stratégique, en tant que leader, de créer un environnement ou les besoins de nos employés sont couverts. Un membre d’équipe heureux est un membre d’équipe qui a plus de chance d’être efficace et d’aider les autres.  Voici quelques exemples de besoins. La pyramide de Maslow Vous connaissez sûrement la pyramide des besoins de Maslow. Cette pyramide hiérarchique des besoins, liée à la motivation, a été élaborée à partir d’observations faites par le psychologue Abraham Maslow. Aujourd’hui cette théorie est contestée par le milieu scientifique puisqu’elle ne tient pas compte de tous les besoins et aussi parce que l’étude n’a été faite qu’en occident. Les besoins fondamentaux Il existe aussi le concept des besoins fondamentaux un modèle conceptuel en sciences humaines et notamment en soins infirmiers créer par Virginia Henderson. Si vous souhaitez en savoir plus, allez lire le résumé de ces besoins sur Wikipédia.  La relativité des besoins Il existe différentes visions des besoins et toutes, selon moi, sont intéressantes. Réfléchir à notre définition idéale des besoins est intéressant, mais il ne faut pas négliger que, bien que nous soyons tous semblables à certains niveaux (ce qui permet de facilement faire ressortir des tendances), nous sommes, au final, tous très différents et surtout nous évoluons continuellement au fil du temps. Une façon adéquate de répondre à nos besoins aujourd’hui ne sera peut-être plus appropriée demain. Nous sommes les seuls qui puissent, au jour le jour, répondre adéquatement à nos besoins. Par exemple, nous avons tous pendant une période adoré manger ou boire un aliment en particulier et aujourd’hui il ne nous plaît plus autant. Le besoin de manger est persistant, mais la réponse au besoin change. J’ai des amies qui adoraient la viande et qui aujourd’hui sont végétariennes, car leurs valeurs ont évolué. Nous avons tous des besoins qui changent au fil du temps, en importance et dans la façon d’y répondre aussi. Photo by chester wade on Unsplash Les besoins au travail  Au travail c’est la même chose. Par exemple, aujourd’hui nous avons besoin de faire avancer concrètement des dossiers, mais demain nous aurons besoin de reconnaissance et de communiquer avec nos collègues. Ce que nous reconnaissons comme acceptable aujourd’hui n’est pas forcément ce qui le sera demain. Cela peut évoluer en fonction de la situation et de notre niveau d’énergie et d’expertise. Par exemple, lorsque nous sommes débordés et que nous n’avons pas le temps de prendre un café ou de connecter avec des collègues, nous sommes conscient que cette situation ne sera pas la bonne pour répondre à tous nos besoins sur le long terme. Par conséquent, le lendemain nous irons très probablement prendre un café et discuter avec des collègues. La nature relative de nos besoins fait que nous sommes les meilleures personnes pour y répondre en temps réel. Par conséquent, le leader se doit d’influencer les directions, mais laisser les équipes décider du comment. Faire confiance pour donner du pouvoir  Photo by Bernard Hermant on Unsplash Il est parfois difficile de faire confiance, de lâcher prise et de laisser vos équipes s’organiser. Je ne parle pas ici de laisser faire n’importe quoi, il faut que les objectifs soient clairs, mais le rythme des étapes pour atteindre ces objectifs doit appartenir au groupe et non à une seule personne. Il est fantastique de réaliser que nos besoins renferment des besoins individuels qui ont des liens avec les besoins des autres. Ces liens créent un réseau et un système de collaboration. Nous avons tous par exemple un besoin de reconnaissance, d’ajouter de la valeur, d’épanouissement, d’éternité, et ces besoins nous lient aux autres. Note : si ce n’est pas le cas, peut-être qu’il serait mieux de changer d’équipe pour permettre de répondre à nos besoins fondamentaux dans un autre groupe.  Donc, si l’on décide que les équipes dont nous faisons partie nous aident à répondre à quelques-uns de nos besoins, cela fait que nous voudrons naturellement contribuer au succès de l’équipe. Exemples d’équipes : La famille Le couple Le club de ski Le comité des élèves Mon département au travail … Nos besoins personnels sont liés aux autres. Choisir nos équipes et les gens qui nous entourent est un élément clé qui nous permet de mieux répondre à ces besoins et surtout d’allez loin en équipe. En tant que leader il est excessivement important de comprendre ce lien, car cela nous permet d’accepter que nous soyons tous interreliés. Il s’agit donc de travailler sur l’alignement des objectifs, des rôles et responsabilités pour s’assurer de créer un système dans lequel les individus sont en contrôle