Pour aller vite partez seul, pour aller loin partez en équipe !

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Vous avez peut-être déjà dit ou entendu : «  Je préfère ne pas déléguer, cela va me prendre plus de temps d’expliquer, c’est plus rapide si je le fais moi-même ». Si vous ne prenez pas le temps de déléguer, vous vous retrouvez dans la même situation perpétuellement. Par conséquent, vous ne sortirez jamais du cycle infernal de la surcharge de travail. Vous irez rapidement momentanément, mais sur le long terme, vous n’irez pas aussi loin, car vous n’utiliserez pas le pouvoir de votre équipe.  

Naturellement, nous avons tous une petite tendance à prioriser la sensation de vitesse immédiate par rapport à la vitesse moyenne de l’équipe.

Mais essayez d’aller au-delà de cette tendance naturelle et vous irez plus loin. Posez-vous des questions, avec la notion de temps en tête, regardez plus loin que l’instant présent, visualisez la suite !

  1. Quel est votre objectif, notre objectif immédiat vs le long terme?
  2. Qu’est-ce qui est le plus important, aller vite ou aller loin ?
  3. Comment puis-je aller plus loin et constamment augmenter la vitesse de l’équipe ? 
  4. Puis-je me permettre d’aller un peu moins rapidement à court terme pour prendre de la vitesse sur le long terme ?

Pour répondre à ces questions, il est intéressant de réfléchir à quelques concepts. 

 

Comment choisir entre partir seul ou en équipe ?

D’abord, il est important de prendre conscience que tout ne doit pas être géré de la même façon. Il faut prendre en compte quelques paramètres. 

  1. Il faut identifier si l’objectif est d’ordre individuel ou s’il concerne le groupe 
  2. La durée de vie prévue de l’équipe doit aussi être prise en compte. Si une équipe n’existe que temporairement, travailler à améliorer sa vitesse moyenne n’est pas nécessairement aussi utile.
  3. Il faut prendre en considération les rôles et responsabilités individuelles et ceux de l’équipe. Lorsque l’équipe est responsable, il est bien de prendre le temps de mettre en place des systèmes et processus et partir en équipe.  Au démarrage, les résultats sont plus lents, mais sur le long terme l’efficacité nous permettra d’en faire plus, d’aller plus loin. 
  4. Prendre conscience que les dynamiques évoluent dans le temps. Par exemple, une équipe qui vient de se former ne pourra pas tout mettre en place en équipe en même temps. Il faudra démarrer seul certains éléments et être prêt à transférer vers une dynamique de groupe si l’on veut aller plus loin.

 

La vitesse d’une équipe

Ensuite, il est important de comprendre que la vitesse d’une équipe n’est pas la même que celle d’un individu. Comme je vous le rappelle souvent, il est impossible d’aller plus rapidement que la vitesse moyenne d’une équipe. Dès que l’on tente d’aller plus vite que la vitesse de croisière d’une équipe, un sentiment d’inconfort peut apparaître et cela peut générer un ralentissement plus important que vous ne le pensez sur le long terme.

Voici une analogie pour illustrer l’impact de l’imposition de votre vitesse individuelle sur les autres. Vous avez eu le mandat de créer des sandwichs pour l’équipe. Voyez votre idée, votre projet, comme un sandwich. Nous savons tous que l’idéal est de prendre le temps de créer tous les sandwichs en équipe, mais c’est parfois irréaliste. Il y aura toujours un moment où vous allez devoir proposer une idée aux autres pour faire avancer les dossiers. Donc, après avoir réfléchi, vous présentez vos sandwichs à l’équipe. 

Photo by OLA Mishchenko on Unsplash

Il y a plusieurs options possibles.
  1. Vous offrez les sandwichs en le décrivant et le présentant aux autres et attendez qu’ils décident eux-mêmes de les manger.
  2. Ou, vous décidez de prendre le sandwich et de l’enfoncer dans la bouche de vos partenaires.

Il est clair que dans la situation 2, vous aurez l’impression d’aller plus vite puisque le sandwich sera dans la bouche de votre partenaire, mais voulait-il manger ce sandwich, et était-il prêt à le manger? Dans le meilleur des cas, votre partenaire aime ce sandwich et finit par le manger, mais il y a de fortes chances qu’il n’ait pas aimé se le faire imposer. Obliger à manger ce sandwich aura un impact sur la qualité de votre relation à long terme et il est certain que cette approche n’aide pas à obtenir un travail d’équipe efficace.

Dans le pire des cas, votre partenaire n’arrive pas à manger le sandwich, soit parce que la bouchée est trop grosse, soit parce que le goût n’est pas bon ou pire encore parce que la personne est allergique à un des ingrédients et fait un choc anaphylactique. Dans tous ces cas, la vitesse sera grandement ralentie. Vous allez au pire devoir faire venir un médecin ou au mieux refaire un autre sandwich.

Dans la situation 1, on a l’impression que l’on perd du temps à attendre que la personne se décide à manger le sandwich. En réalité cette période est nécessaire pour permettre à chacun de faire des commentaires ou des ajustements ce qui mènera à la réussite du projet et à la création d’une équipe efficace.

N’oubliez pas, il est impossible d’aller plus rapidement que la vitesse moyenne de l’équipe

Donc, il ne sert à rien de forcer les choses, il faut les stimuler, vendre les qualités de nos sandwich. 

 

Comment continuellement améliorer la vitesse de son équipe ?

Dès que l’on comprend que l’on ne peut forcer une vitesse, on comprend qu’on peut la stimuler. Alors comment faire ? 

  1. Maitriser les préférences et les goûts de chacun pour les sandwichs. (En entreprise, cela correspond par exemple aux méthodes de travail,  aux modes de communication, et au niveau de qualité du travail que l’on préfère.) 
  2. Proposer des projets et des idées (des sandwichs) tout en conservant une période de transition. Cette période est essentielle pour permettre les commentaires et les ajustements. 
  3. Identifier et optimiser les processus et les systèmes de travail d’équipe qui touchent, le design du sandwich, mais aussi sa réalisation, sa présentation et sa gestion. Lorsque l’on travaille sur les systèmes, cela permet d’augmenter la vitesse moyenne de l’équipe. (Ce sujet fera l’objet d’un autre article). 
  4. Déléguer des responsabilités pas que des tâches.
  5. Utiliser le guide de distribution du temps (voir le formulaire pour l’obtenir à la fin de cet article). Ce guide aide à mieux gérer son temps ce qui permet de mettre en place des actions qui provoqueront des améliorations sur le long terme.

Conclusion

Encore une fois, la clé c’est le temps. Gardez en tête que la vitesse individuelle n’est pas garante de la vitesse de l’équipe et qu’il vaut parfois mieux avoir le sentiment de ralentir pour avancer plus rapidement.

Il ne faut jamais négliger de travailler sur la vitesse de l’équipe, car prendre le temps de travailler sur l’efficacité d’une équipe est ce qu’il y a de mieux pour allez plus loin et plus rapidement sur le long terme.

Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à approfondir le sujet en allant lire mes articles sur la délégation,  la longueur d’onde ou encore la vitesse. Je vous encourage aussi, si ce n’est pas déjà fait, à demander le guide de distribution du temps qui est, je pense, la base d’une bonne gestion du temps pour ceux qui ont envie d’aller plus loin dans la vie. Pour ce faire, merci de remplir le formulaire qui apparaît après cet article.

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