L’importance de piquer une jasette au travail, les discussions informelles

Depuis le début de la pandémie, il est beaucoup plus difficile de piquer une jasette comme on dit au Québec ou autrement dit d’avoir des discussions informelles avec nos collègues. La plupart d’entre nous travaillant de la maison, les seuls moments possibles pour discuter (à moins bien sûr de planifier une rencontre informelle) sont ceux en début de téléconférence lorsque l’on attend l’arrivée des autres participants. Même dans ces moments-là, il n’est pas forcément évident de le faire. Le télétravail a fait disparaitre ce type de conversations impromptues, plus humaines, avec nos collègues. Cette connexion et cette proximité sont pourtant très importantes puisqu’elles stimulent la collaboration et la créativité.  Lorsque vous croisiez votre collègue dans les couloirs ou à la cafétéria, vous pensiez à lui parler. Il était aussi plus facile d’échanger avec des collègues qui ne font pas partie de vos équipes et d’avoir des discussions informelles pour apprendre ce qui se passe en général dans les différentes équipes. Si le nouveau mode de travail fait disparaître ce type d’interactions naturelles dues à une proximité physique, il faut essayer de les recréer, de les provoquer consciemment.  Responsabilité du manager à propos des discussions informelles En tant que manager, vous êtes responsable de gérer, mener et influencer votre équipe afin qu’elle au sommet de sa forme. Cela implique de prendre soin des relations humaines de votre équipe. Pour y arriver, il y a plusieurs moyens, mais dans cet article je vous explique pourquoi vous devez parler à votre équipe de l’importance de ces discussions informelles. L’importance de bavarder/piquer une jasette avec ses collègues ! Voici quelques astuces qui vous aideront à augmenter les interactions humaines moins encadrées et qui stimuleront la connectivité.   1. Les rituels sociaux  Mettez en place des rituels de début de meeting comme de prévoir un peu de temps au début de chaque réunion pour se saluer et échanger de façon moins formelle. Lancez des pauses café/thé virtuelles sur une base récurrente. Il ne sera peut-être pas facile au départ de lancer l’habitude, mais invitez personnellement les membres de l’équipe de vos équipes, et si le groupe est grand, organisez des “breakout” room. Profitez de ce type de rencontres informelles pour faire parler vos employés passionnés de leurs passions. Cela facilite les échanges et va créer des connexions. Je me rappelle justement une session où j’ai appris beaucoup de choses sur le Bhoutan (royaume bouddhiste situé à l’est de l’Himalaya), mais j’ai surtout découvert une autre facette de mon collègue.  Pensez à souligner les événements importants, organisez des 5@7/Happy Hour pour les anniversaires du mois, ou les fins de projet. 2. Créez des surprises  L’idée ici est d’utiliser les “chat” ou le courriel pour envoyer une invitation à une pause café/thé surprise. Vous pouvez envoyer cette invitation à une personne ou à un petit groupe (sous-équipe) ou à l’ensemble de l’équipe. Ceux qui seront disponibles pourront venir se changer les idées.  3. Discussions virtuelles humaines Vous pouvez aussi créer des groupes de discussion et d’échange “chat” spéciaux pour : Se saluer en début de journée,  Partager les petites victoires du quotidien,  Échanger les photos de vos animaux de compagnies, de la dernière recette spectaculaire que vous avez réalisée, ou du panorama de votre dernière randonnée. Partager des vidéos de motivation qui vous ont inspiré, ou des citations, des liens vers des articles intéressants, comme celui-ci par exemple !  Tout ce partage génèrera potentiellement plus de conversations par la suite. Définir des thèmes facilitera le processus, car sans un sujet de conversation défini il est plus difficile de se lancer dans une conversation virtuelle.  4. À éviter  Lors de ces discussions informelles, il est parfois tentant de partager des potins, mais il est préférable d’éviter. Et assurez-vous que ces sessions ne soient pas trop sérieuses sinon personne ne voudra participer ! Conclusion  N’oubliez pas d’encourager vos équipes à se connecter pour échanger sur d’autres sujets que le travail. Expliquez-leur les avantages de le faire. Ce genre de connexions augmentent la collaboration et la créativité des équipes, car plus vous vous sentez bien avec quelqu’un et plus vous pouvez pousser le développement et la collaboration. Et puis de toute façon, cela fait toujours du bien d’avoir du plaisir avec ses collègues. Si vous avez aimé cet article, je vous encourage à lire celui-ci également : Lutter contre l’isolement du télétravail Photo by Leon on Unsplash

Il est temps de penser à soi

Vous l’aurez deviné, pour prendre soin de soi, la clé c’est le temps ! D’ailleurs, avez-vous réservé du temps pour vous dans votre agenda cette semaine ? Prendre du temps pour soi est important, et pourtant peu de personnes le font au final. Il semble plus facile d’ajouter dans notre agenda les tâches et activités que les autres nous demandent que des tâches pour nous. Tout le monde a dans sa vie des priorités qui ne peuvent être négligées et qui ne pourront être faites que si vous réservez du temps dans votre agenda pour les faire. Donc, n’oubliez pas de mettre du temps dans votre agenda pour régler les aspects prioritaires et urgents de votre vie personnelle puisqu’il n’y aura probablement personne pour le faire à votre place.  1. Apprenez à écouter vos urgences Il existe aussi des urgences au niveau personnel et contrairement au milieu professionnel personne n’est responsable de mettre de la pression pour régler ces urgences à part vous-même. Les signaux des urgences personnelles sont différents des urgences professionnelles et proviennent des groupes dont vous faites partie : le couple, la famille, le travail, vos amis, vos projets, votre bénévolat…  N’attendez pas que votre corps et le stress soient au niveau maximum pour penser à vous. Les petits signaux d’irritations ou de fatigue sont bien suffisants. En pensant à vous en priorité vous évitez d’accumuler de a fatigue ou du stress et que cela aille trop loin.  2. Trouvez du temps pour soi Puisque vous avez habitué tout le monde autour de vous à un certain rythme, à un certain niveau de service et d’aide, il faudra faire un réajustement pour trouver du temps. Par exemple, il n’est pas nécessaire de répondre aux email en 5 min ou de régler tous les problèmes dans la même journée.  Je connais des managers qui répondent même la nuit à leur email ! Honnêtement, est-il nécessaire d’offrir ce niveau de service ? Si vous êtes parents, vous savez qu’il n’est pas évident de s’isoler dans la maison et de prendre du temps pour soi. Il faut donc apprendre à votre famille à se passer de vous graduellement. Cela vous permettra, vous aussi, de vous ajuster à ce nouveau mode, car il n’est pas nécessairement facile de se prioriser lorsque l’on n’a pas l’habitude de le faire et que l’on a l’impression qu’il faut toujours être disponible. Être toujours présent est de toute façon impossible alors essayez d’ajuster vos attentes et remplacer le toujours présent, par être présent au bon moment.   Voici quelques articles qui pourront vous aider à trouver du temps :  Comment gagner du temps ? La clé ralentir  Connaître les lois en gestion du temps  Comment travailler plus vite ?  Savoir dire non une vraie compétence  Astuce : Vous pouvez par exemple aller marcher lors d’une téléconférence où vous n’avez pas à présenter. 3. Prenez rendez-vous avec vous-même Et pensez à protéger ces rendez-vous ! Avant d’annuler le temps que vous aviez prévu dans votre agenda pour vous, demandez-vous si vous annuleriez à la dernière minute la rencontre que vous aviez prévu avec un ami ou un collègue ? Si non, et bien n’annulez pas votre rendez-vous avec vous-même ! L’astuce ici est de vous dire que votre temps personnel compte autant que les autres activités dans lesquelles vous vous étiez engagé.  4. Passer à l’action et prendre soin de soi Commencez dès aujourd’hui ! Basez-vous sur la liste (non exhaustive) suivante et demandez-vous si vous devez prendre action dès maintenant : Les besoins de base  Dormez-vous bien?  Devriez-vous modifier certains aspects de votre routine du soir ? Mangez-vous bien ? Devez-vous modifier votre alimentation, apprendre à cuisiner ? Bougez-vous assez ? Inscrivez-vous à des cours de danse ou de sport pour vous faire bouger… Faites un bilan personnel  Que manque-t-il dans votre vie ?  Quelles sont les priorités qui n’avancent pas suffisamment ? La santé  Pensez à prendre régulièrement des rendez-vous chez le dentiste, le médecin pour un checkup de routine,  Vous avez des douleurs au dos — n’attendez pas pour allez voir un professionnel qui vous aidera à trouver des solutions  … Le bien-être  Reposez-vous  Pensez à faire de la relaxation  Réservez-vous un massage, une soirée au théâtre ou au cinéma Créez une routine qui vous inclut  Comment se créer une routine ? Réduisez l’énergie que cela prend pour penser à vous et vous prioriser. Par exemple, cuisiner en famille le weekend pour avoir du temps la semaine, ou encore préparer votre sac de sport à l’avance, soyez prêt rapidement à faire ce qui vous plaît.  Le développement personnel  Vous avez un livre à lire qui vous intéresse ?  Y a-t-il une formation que vous aimeriez suivre depuis longtemps et pour laquelle vous procrastinez ? Y a-t-il de nouvelles compétences que vous souhaitez développer ? Les réalisations personnelles  Ressentez-vous le besoin de créer quelque chose ?  Faites-vous des choses qui vous rendent fier ?  Sinon il est temps d’en ajouter à votre liste.    Avez-vous délaissé des passions qu’il serait temps de relancer ? Où voulez-vous en développer de nouvelles ?  Conclusion  Je sais que vous savez ! Vous savez que vous devez réserver du temps pour vous. Cet article est justement là pour vous motiver à le faire et pour vous donner l’énergie de passer à l’action. Votre bien-être compte et doit être une priorité (c’est comme dans les avions, vous devez mettre votre masque avant de vous occuper des autres passagers !). Pensez à vous c’est important alors faites-le et dès aujourd’hui, et c’est peut-être même de le temps de penser à vos prochaines vacances ! Un article qui pourrait vous intéresser : L’art de déconnecter Photo by Simon Migaj on Unsplash

S’améliorer en politique au travail

Une des forces du gestionnaire est de savoir évoluer au sein des jeux politiques de son entreprise. Si c’est un talent que vous n’avez pas, cela pourrait malheureusement freiner votre développement de carrière ou l’accès à des projets de grande envergure, avec beaucoup de visibilité, dans votre entreprise. Vous remarquerez pourtant qu’être bon en politique peut être parfois vu comme un défaut par nos collaborateurs. Comment être bon en politique sans pour autant donner l’impression de ne vous concentrer que sur la politique dans votre approche au travail ?  L’intention  Il est important au départ de définir pourquoi vous souhaitez développer votre talent en politique. Quelle est votre motivation ?  Cherchez-vous plutôt à manipuler les autres pour leur faire faire ce que vous avez envie de faire ?  Cherchez-vous à influencer vos équipes ou votre hiérarchie afin de prendre les bonnes décisions ?   Si votre objectif principal est de vouloir augmenter votre salaire, obtenir une promotion, ou influencer l’image que vos supérieurs hiérarchiques auront de vous, c’est dommage, car idéalement le leader devrait utiliser ses forces pour ses équipes.  Éléments à développer pour être meilleur en politique Pour être bon en politique, il y a quelques aspects à prendre en considération et quelques astuces techniques à connaitre. Les aspects à prendre en considération sont :  La compréhension de la situation : Qui sont les participants ? Quels sont les enjeux individuels et pour l’entreprise ?  Quelles sont les règles, les chambres d’écho et les vaches sacrées en jeu ?   Votre position dans la situation  Qui représentez-vous ? Quel personnage êtes-vous pour la situation et le groupe en jeu ?  Êtes-vous un participant, une autorité, un influenceur, le responsable… ?  La qualité de vos relations  Quel niveau de relation avez-vous avec les joueurs et les autres acteurs ?  Astuces pour développer son talent en politique Prenez conscience de la situation  Avec les années, vous utiliserez de plus en plus votre instinct en politique, car vous aurez identifié les situations récurrentes qui existent dans les relations humaines. Il faut donc pour développer son instinct prendre le temps d’analyser la situation régulièrement et se poser les questions qui vous permettront de développer votre expérience en politique. L’idéal est de faire cet exercice d’analyse avec un collègue en qui vous avez confiance. Avoir un point vu supplémentaire aide et accélère la compréhension de la situation. Voici une liste de questions qui vous aideront à bien analyser la situation.  Quel est votre objectif ? Un besoin de ressource, Le besoin d’influencer pour ajouter un nouvel aspect au projet, La volonté d’augmenter les chances de réussite du projet, Le besoin de réduire votre charge de travail, Un manque d’information ou de connexion pour bien faire votre travail (vous auriez besoin d’être invité à une rencontre par exemple…) Qui sont les acteurs en jeu ? Quelles sont leurs ressources ? Quel est leur pouvoir d’influence ? Quel est leur niveau de responsabilité ? Quels sont les défis et objectifs de ces acteurs ? Quels sont les enjeux de l’organisation et de la culture de l’entreprise ? Identifiez le meilleur angle pour atteindre votre objectif en fonction de ces enjeux. Quels sont les intérêts des personnes à influencer ? Quand serait-il possible de parler à la personne à influencer ? Est-ce urgent ? Devez-vous provoquer une rencontre ? Note : Selon l’envergure de votre objectif, vous aurez peut-être besoin d’y aller par étape. Vous pourriez même décider de tester vos idées à une échelle plus petite pour observer les réactions avant de vous lancer de façon plus formelle. Plus votre objectif est ambitieux, plus vous aurez besoin de temps et d’énergie. De plus, si vous êtes seul à vouloir ce changement cela risque d’être encore plus difficile. C’est pour cette raison qu’il est important de vérifier le nombre de personnes qui pourraient être touchées par cet objectif.   La fréquence et le niveau de détail  Après avoir répondu aux questions ci-dessus, faites ressortir les éléments qui sont importants pour vous et pour les acteurs impliqués. Identifiez le niveau de détail à partager et à connaitre lors de votre rencontre d’influence. Si vous savez que la personne que vous devez influencer est très sensible à la précision, ayez le plus d’information possible sous la main. Par exemple, au lieu de dire qu’il faudrait acheter une nouvelle machine, car celle que vous possédez génère trop de défauts, vous pouvez indiquer que sur les 308 défauts détectés cette semaine, 64 % viennent du manque de qualité de l’équipement.  Certains intervenants ont des préférences dans les méthodes de communication. Par exemple, certains préféreront que : Vous écriviez et envoyiez un document à l’avance pour qu’ils puissent se préparer avant la rencontre. Que vous leur parliez en privé afin qu’ils puissent vous poser toutes leurs questions sans avoir d’autres interlocuteurs autour. Cela peut leur permettre d’aller au bout leur réflexion avec vous. Vous les informiez oralement, avant la rencontre, des sujets de discussion ou des problèmes afin qu’ils puissent se préparer pour la rencontre. Vous allez remarquer avec le temps que chaque personne a ses préférences surtout si cela implique une prise de décision difficile. Alors, prenez le temps de voir quelles sont ces préférences et ajustez-vous. La vitesse et le timing  La vitesse et le timing sont aussi très importants en politique. Il est naturel de se concentrer sur le message et les préférences de communication, mais il arrive de négliger la vitesse et le timing. Pour ajuster sa vitesse et le timing, il existe plusieurs éléments à prendre en considération :  Au niveau de la communication. Pensez à ajuster la vitesse de votre discours, laissez de la place pour la réflexion, les questions et l’interactivité, en quelque sorte gardez de la place pour pouvoir vous laisser influencer par les autres si besoin.  Au niveau de la prise de décision. Il arrive fréquemment qu’il soit impossible de prendre la décision immédiatement puisqu’elle peut aussi être liée à d’autres enjeux politiques.  Au niveau du timing. Le timing dans la séquence au niveau de l’information. Qui doit recevoir l’information en premier ? Par exemple, allez-vous dire que vous êtes enceinte à votre meilleure amie avant votre mari ? Qu’arrivera-t-il si votre amie le dit sans

Podcast #0018 – L’équilibre – Vue d’ensemble

Voici une méthode pour développer une vue d’ensemble de sa vie  « Cliquez » sur play pour écouter le podcast, ou faites un clic droit pour télécharger directement sur votre appareil Ce podcast est en lien avec l’article – Comment développer et garder une vue d’ensemble de sa vie ?  et voici la vidéo YouTube associée

Podcast #0017 – Quand déléguer quelques astuces

Voici quelques astuces pour identifier quand il est temps de déléguer « Cliquez » sur play pour écouter le podcast, ou faites un clic droit pour télécharger directement sur votre appareil Ce podcast est en lien avec l’article – Comment bien et surtout quand déléguer ? et voici la vidéo YouTube associée

Podcast #0016 – Créer son département – les étapes

Voici quelques étapes pour créer son département. « Cliquez » sur play pour écouter le podcast, ou faites un clic droit pour télécharger directement sur votre appareil Ce podcast est en lien avec l’article – Comment créer son département ?  et voici la vidéo YouTube associée https://youtu.be/LEutOn8dhUU

Les niveaux de gestion des managers par rapport à l’équipe

structure

Chaque niveau de gestion possède ses propres intérêts et rôles qui peuvent être très différents d’un niveau à l’autre. Développer ses compétences de management ne veut pas nécessairement dire que vous devez changer de niveaux hiérarchiques, car il est possible que vous ne soyez pas intéressé par le niveau de gestion suivant. Cet article va vous permettre de mieux comprendre les différents niveaux de gestion, soit pour vous :  Aider à vous préparer pour le prochain niveau de gestion et vous développer, aider à déterminer le niveau de gestion qui vous plaît le plus, et aider à identifier ce qui vous manque peut-être en ce moment pour être plus performant.  Les grands éléments d’influence sur les niveaux de gestion en entreprise D’abord avant de se lancer, il est important de savoir qu’il existe plusieurs types d’entreprises et elles ne sont pas toutes organisées de la même façon. Par exemple, la taille et le type d’organisation ont une influence sur sa structure. Une entreprise de service versus une entreprise de production de biens n’aura pas les mêmes besoins et les organigrammes seront bien différents. Par conséquent, les niveaux présentés ici ne sont que des concepts, pour vous guider sur l’importance de vos responsabilités en fonction du niveau de gestion. Le niveau de gestion dans les processus de décision Vous pouvez rencontrer 3 différents niveaux de gestion dans les processus de décision: Le management stratégique : Ce niveau concerne les relations de l’entreprise avec ses objectifs, son environnement, son industrie et ses clients. Par exemple, prendre la décision de produire un nouveau produit pour un nouveau marché. Le management tactique (ou administratif) : Ce niveau concerne la gestion et l’utilisation des ressources et du capital humain pour une meilleure performance. Par exemple, décider d’acquérir des brevets, d’organiser des formations pour les employés, de faire des partenariats pour accélérer la mise en marché…  Le management opérationnel :  Ce niveau concerne l’exploitation, les opérations courantes de l’entreprise. Ce niveau de management se charge d’établir des échéances, ou de choisir les dates de réapprovisionnement … Observations 1- Contribution à plusieurs niveaux Selon votre niveau de gestion dans l’entreprise, il est possible que vous interveniez à plusieurs niveaux. Vous pourriez devoir déterminer la stratégie, mettre en place les tactiques et guider votre équipe dans son organisation opérationnelle. C’est là qu’il devient essentiel de bien comprendre les fonctions, les systèmes et les processus de leadership de votre entreprise et de votre département ou division. En fonction des décisions stratégiques qui seront prises, votre rôle pourrait être différent. Vous pourriez devoir soit influencer, organiser, gérer et/ou opérationnaliser. Donc à chaque décision stratégique de votre organisation dans laquelle vous êtes impliqué, pensez aux effets que cette décision aura sur les décisions tactiques et opérationnelles et incluez les bonnes personnes, celles qui favorisent la prise de décisions, qui influencent et qui n’hésitent pas à passer à l’action.   2- La difficulté de dissociation Dans les petites entreprises, les objectifs, les tactiques et les décisions d’opérations se prennent souvent en même temps, car l’équipe de gestion occupe souvent les 3 niveaux à la fois. Dans ce cas-là, cela peut, en cas de changement opérationnel fréquent, donner l’impression que la stratégie change même si ce n’est pas le cas. L’effet sur l’équipe est assez négatif, car il donne l’impression que les dirigeants ne savent pas où ils s’en vont. D’où l’importance de bien identifier la portion stratégique de votre décision pour maintenir l’engagement, et de la séparer des aspects tactiques et opérationnels lorsque vous présentez la nouvelle stratégie à votre équipe. N’hésitez pas à rappeler que la stratégie reste la même, et ce même si vous décidez de modifier le plan opérationnel.  Les niveaux de gestion 1. Le manager/Chef d’équipe Généralement le manager est une personne qui a démontré des compétences techniques ou professionnelles au départ. Son expérience fait de lui une personne que l’on suit et à qui l’on fait confiance pour ses décisions techniques et opérationnelles. À cette étape, il devrait aussi avoir développé des aptitudes et des méthodes fondamentales pour :   Bien se connaître,  Savoir instaurer de bonnes relations avec les autres et interagir avec autrui facilement,  bien s’organiser et être efficace, continuellement se développer. Ces qualités sont essentielles pour être gestionnaire, et ce à tous les niveaux de gestion, mais à ce premier niveau de gestion il existe également d’autres aptitudes à développer comme: Le développement de l’état d’esprit Avant d’être un gestionnaire, le manager est un contributeur individuel, il doit donc dans ses nouvelles fonctions apprendre à passer du « Je » au « Nous » et pas seulement au niveau de son discours. Il doit changer son état d’esprit, car le succès de l’équipe doit devenir plus important que son succès personnel.  Les compétences à développer en management  : Le développement des compétences de manager passe notamment par ces 3 points, le manager doit savoir:  Gérer : Mettre en place la structure de son équipe , basée sur la structure de l’entreprise, Mener : Identifier les projets et les objectifs à mettre en place dans son équipe, basés sur les décisions stratégiques et tactiques, Influencer : Mettre en place une bonne communication au sein de son équipe, mais aussi avec son patron et ses collègues manager afin de garder la connexion entre son équipe et les autres. D’ailleurs, ces 3 points constituent une ressource et la base des prochains niveaux de gestion. À cette étape, il est important de développer ses compétences et s’assurer de savoir: Communiquer la vision de l’entreprise, la façon dont elle s’applique à votre équipe,  Définir les objectifs et mettre en place des processus efficaces pour votre équipe, et de bien déléguer, Mettre en place des KPI et l’évaluation de la performance générale de votre équipe, Prioriser et dire non, Faire de la planification et de la gestion de projet,  Définir les rôles et sélectionner des profils, Gérer et animer les réunions, Évaluer vos collaborateurs, les motiver, les coacher et faire de la gestion de conflits  … Les actions principales à maîtriser: Prioriser, planifier, suivre, écouter, animer, négocier, communiquer,

Un modèle d’évaluation de son leadership

Je réfléchis activement depuis plusieurs années (depuis au moins 20 ans! ) sur ce qu’est d’être un manager et un leader en entreprise. Je ne suis pas théoricienne en management, mais plutôt une praticienne qui adore faire ressortir des modèles et des concepts pour se simplifier la vie. Car nous sommes tous d’accord pour convenir qu’être un manager et un leader est un défi de tous les jours. Au cours de ces années de réflexion, j’ai souvent parlé de mes théories avec mes collègues et amis(es) et plusieurs m’ont encouragé à partager mes réflexions à un plus large auditoire et à écrire un livre.  J’ai donc décidé de suivre leurs conseils et de me lancer. Rédiger ce blog chaque semaine a été le moyen concret que j’ai trouvé pour échanger régulièrement avec vous afin de savoir ce qui vous touche le plus. Depuis maintenant plus de deux ans, je vous écris chaque semaine, pour un total de plus de 130 articles. Je viens même de franchir une étape importante puisque le livre est en route, mais je me suis dit que nous pourrions, vous et moi profiter de ce milestone important pour faire un petit bilan sous la forme d’une évaluation de notre leadership. Niveau d’évaluation de son leadership Pour ceux qui me lisent régulièrement vous savez que la clé de toute situation c’est le temps. Alors notre analyse se fera en fonction de celui-ci. Et comme il n’existe aucun état fixe, et que le mouvement est le seul état possible pour être en équilibre. J’ai créé une grille d’évaluation qui va en ce sens.  Niveau E. Évaluation  : Je ne comprends pas encore l’importance d’être un bon leader et je ne suis pas certain de vouloir développer cette compétence. Niveau I. Investir : Je n’ai pas encore vraiment commencé à investir sur cet aspect du leader, mais je sais que c’est important pour moi. Niveau A. Développement avec action à prendre  : Je suis en développement, mais ça n’avance pas assez rapidement selon mes besoins et mes attentes. Niveau D. Développement au bon rythme : Je poursuis mon développement et ça avance très bien. Niveau M . Maîtrise : Ma routine actuelle me permet de maintenir mes compétences et d’identifier si je dois changer d’approche lorsqu’elle me limite. Évaluation des fondamentaux – Pour être son propre leader 1. Se connaître Vous connaissez votre état naturel et misez sur vos forces. Vous savez quand il est temps de changer, de faire confiance et de déléguer. Et vous acceptez votre vitesse pour ne pas vous brûler, en n’allant ni trop rapidement ni trop lentement.  Vous êtes attentif lorsque vous avez des “blind spot” et vous êtes à l’écoute.  Vous prenez le temps d’accueillir vos trésors. Vous êtes attentif à ce que la procrastination peut vous dire sur vous-même et vos priorités. 2. Se connecter Vous possédez un bon réseau dans votre entreprise et à l’extérieur, car vous avez pris le temps d’identifier les équipes dont vous faites partie.  Vous prenez le temps de développer vos relations. Vous ajustez votre fréquence et votre vitesse pour être sur la même longueur d’onde qu’une autre personne. Vous vous assurez d’être au bon niveau d’intensité/d’énergie pour interagir avec les autres afin que la communication soit un dialogue et non un monologue. Vous faites confiance et les autres vous font confiance.  Vous êtes attentif aux sauts quantiques – et vous vous assurez que les autres autour de vous sont capables de vous suivre en expliquant les raisons de votre saut – changement d’approche. 3. S’organiser Vous possédez des méthodes d’organisation pour chaque situation et pour chacun des besoins.  Vous savez identifier quand il faut changer et adapter ses méthodes d’organisation. Vous n’imposez pas vos méthodes aux autres et vous vous adaptez aux besoins des autres. Vous avez un équilibre entre le travail et la vie personnelle. Vous prenez le temps de voyager dans le temps ou autrement dit, vous prenez le temps de visualiser le futur pour bien vous préparer et vous prenez le temps d’apprendre du passé en faisant des introspections. 4. Se développer Vous cherchez activement des défis et des occasions d’apprendre. Vous vous exposez à de nouveaux points de vue, vous lisez, allez à des conférences et séminaires… Vous vous formez continuellement sur de nouvelles méthodes, et n’avez pas peur d’utilisez de nouveaux outils.   Vous acceptez l’inconfort qu’un changement génère , vous comprenez le concept du “battement” et vous testez avant de rejeter une nouvelle approche. Vous comprenez que le potentiel n’est qu’une analyse fixe et que ce qui est le plus important est la quantité de mouvement que l’on peut provoquer pour continuer à évoluer.  Évaluation des responsabilités d’un manager exemplaire  5. Gérer Vous connaissez bien la structure de votre équipe et vous visez une organisation saine de votre département au sein de votre entreprise.  Vous avez donc pris le temps de bien expliquer à votre équipe des éléments comme la mission et la vision de l’entreprise, ainsi que chaque fonction, système d’intelligence, processus et procédure impliqués. La structure de votre département n’a pas trop de recoupement avec les autres départements, ce qui fait que les responsabilités de votre équipe sont claires. Vous avez des systèmes d’intelligence qui touchent la gestion du savoir de votre département, la communication en temps réel sans oublier les outils et méthodes pour vous aider à visualiser le futur.  Vous connaissez et avez peut-être même développé les processus de votre équipe et ceux dont votre équipe fait partie dans l’entreprise. Vous connaissez, examinez et analysez les éléments à mesurer pour avoir les signaux concrets (KPI – key performance indicator)  qui vous permettent d’assurer la santé de votre département.  Vous prenez le temps d’organiser et entretenir vos espaces communs. 6. Mener Vous visualisez régulièrement le futur et établissez une orientation claire pour l’équipe en listant et développement des objectifs SMART+ pour bien les déléguer aux bonnes personnes et au bon moment. Vous avez un plan ou un calendrier d’équipe qui aide votre équipe à se synchroniser et être

Podcast #0014 – Une astuce pour être meilleur en politique au travail

Voici un astuce pour être plus agile et naviguer la politique au travail. « Cliquez » sur play pour écouter le podcast, ou faites un clic droit pour télécharger directement sur votre appareil Ce podcast est en lien avec l’article – Les vaches sacrées de votre entreprise, les connaissez-vous ? et voici la vidéo YouTube associée https://youtu.be/x4VLdT1T1v8

Promouvoir son équipe une responsabilité

Regarder vers le futur pour faire vôtre de planification semble logique, mais il ne faut pas négliger l’importance des réalisations du passé. Le passé c’est votre histoire, connaître et faire connaître l’histoire de votre équipe c’est en quelque sorte la promouvoir. Et il est important pour plusieurs raisons : D’abord pour la reconnaissance de ce qui a été accompli. Il peut être décourageant d’accomplir un gros défi et que personne ne prenne conscience de l’effort qui a été requis. Cela peut parfois donner la fausse impression que l’on en fait trop pour rien, ce qui peut démoraliser avec le temps. Ensuite, promouvoir les réalisations de votre équipe aide les autres groupes de votre entreprise à savoir comment interagir avec votre équipe, grâce au fait qu’ils savent ce que vous faites et ce que vous avez accompli. Cela permet au final d’influencer la mémoire collective du passé. Et finalement, pour vous assurer que votre équipe pourra continuer de grandir. En prenant conscience de tous les défis qui ont déjà été relevés vous n’hésiterez pas à en donner d’autres, voire même de plus grands. L’analyse de la façon dont ces défis ont été relevés va aussi permettre à certains de membres de votre équipe de prendre de plus grandes responsabilités. Vous comprenez maintenant l’importance de ne pas négliger le passé et de faire la promotion des réalisations de votre équipe, aussi bien au niveau du groupe que des individus. Cela facilitera grandement le travail de votre équipe dans le futur et donc votre planification. Il y existe plusieurs moyens de le faire et je vous encourage à être aussi créatif que vous le voulez dans votre façon de faire, mais voici quelques exemples pour vous inspirer: 1. Rédigez un bulletin de nouvelles Toutes les semaines, tous les mois ou tous les trimestres, prenez le temps de résumer les accomplissements de votre département dans un document et partagez-le avec la direction et voire même l’ensemble de l’entreprise. Prenez le temps de partager la progression des projets, les bons coups et les apprentissages. Il faut que ce document soit court et agréable à lire sinon personne ne prendra le temps de le lire. N’hésitez pas à agrémenter ce document de photos du résultat et de l’équipe qui a participé au projet dont vous parlez. En plus de rendre ce document plus agréable à lire, cela donnera de la visibilité à votre équipe. 2. Organisez des événements de partage Tous les 3 mois, par exemple, mettez en place un événement rassembleur pour votre équipe et invitez quelques stakeholders de votre entreprise. Demandez à votre équipe de résumer en quelques minutes leurs projets, les résultats et les apprentissages. Vous pouvez appeler ces sessions : des « fail party », « learning party » ou la revue trimestrielle… L’important ici est de mettre en avant, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’équipe, les accomplissements de chacun et aussi de se rappeler ce qui a été accompli. 3. Identifiez les documents Cette technique est si simple, et est pourtant si peu pratiquée dans les entreprises. Assurez-vous que tout document créé ait le nom de l’ensemble des personnes qui ont participé au document/projet. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est une petite reconnaissance qui peut avoir un impact important. De plus, si le responsable a quitté l’entreprise ou est malade il est plus facile d’identifier qui a travaillé sur le dossier pour ensuite les contacter. 4. Présentez votre département aux autres départements Proposez aux autres managers de leur faire une présentation de votre équipe en 15-30min. Lors de cette présentation, dites qui ils sont et ce qu’ils font. Vous serez surpris de voir à quel point tout le monde aime comprendre ce que font leurs collègues et par conséquent mieux comprendre son entreprise. 5. Créer une page web d’équipe Créez une page qui résume votre équipe. Mettez-y la photo de votre équipe, votre mission, les détails de votre structure et vos objectifs. Présenter quelques résultats importants, vous pouvez même mettre le lien de votre bulletin et vos résumés de projet sur cette page. 6. Documentez en image et en vidéo Il y a quelques années, j’ai vu le making of du film “finding Nemo” et honnêtement je me suis dit, pourquoi nous ne faisons pas ça dans toutes les industries. Prendre des photos et vidéos pendant l’avancement de nos projets. Il est facile de nos jours de le faire, avec nos téléphones, profiter du fait que votre équipe est en rencontre ou devant un tableau à réfléchir pour prendre une photo. Faites de même lors des rétrospections en équipe, de séances de « brainstorming », au party de Noël, aux repas en équipe. À la fin de l’année, faites des petits montages photos des meilleurs moments de l’année et aussi des projets accomplis. 7.  Demandez à d’autres de présenter les résultats de votre équipe Lorsqu’une étape importante est franchie dans un projet, demandez à votre équipe de venir faire une présentation de l’avancée de ce projet à l’équipe de management ou au prochain townhall de votre entreprise. Rappelez-vous qu’il n’est pas nécessaire que soyez toujours la personne qui présente les résultats de votre équipe. Conclusion Gardez toujours en tête qu’il est important de souligner les accomplissements aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de votre équipe. Pour éviter d’oublier et d’oublier de reconnaître les accomplissements, car il est souvent plus facile de regarder vers le futur, assurez-vous d’ajouter une tâche dans votre routine. Par exemple, le vendredi, avant de partir pour le week-end, avant même de préparer votre planification pour la semaine à venir, pensez aux réalisations de la semaine qui vient de passer. Vous pouvez aussi demander à tous les membres de votre équipe de le faire. N’hésitez pas à noter le résultat de votre réflexion dans votre système d’intelligence. Photo by krakenimages on Unsplash