S’améliorer en politique au travail

Une des forces du gestionnaire est de savoir évoluer au sein des jeux politiques de son entreprise. Si c’est un talent que vous n’avez pas, cela pourrait malheureusement freiner votre développement de carrière ou l’accès à des projets de grande envergure, avec beaucoup de visibilité, dans votre entreprise. Vous remarquerez pourtant qu’être bon en politique peut être parfois vu comme un défaut par nos collaborateurs. Comment être bon en politique sans pour autant donner l’impression de ne vous concentrer que sur la politique dans votre approche au travail ?  L’intention  Il est important au départ de définir pourquoi vous souhaitez développer votre talent en politique. Quelle est votre motivation ?  Cherchez-vous plutôt à manipuler les autres pour leur faire faire ce que vous avez envie de faire ?  Cherchez-vous à influencer vos équipes ou votre hiérarchie afin de prendre les bonnes décisions ?   Si votre objectif principal est de vouloir augmenter votre salaire, obtenir une promotion, ou influencer l’image que vos supérieurs hiérarchiques auront de vous, c’est dommage, car idéalement le leader devrait utiliser ses forces pour ses équipes.  Éléments à développer pour être meilleur en politique Pour être bon en politique, il y a quelques aspects à prendre en considération et quelques astuces techniques à connaitre. Les aspects à prendre en considération sont :  La compréhension de la situation : Qui sont les participants ? Quels sont les enjeux individuels et pour l’entreprise ?  Quelles sont les règles, les chambres d’écho et les vaches sacrées en jeu ?   Votre position dans la situation  Qui représentez-vous ? Quel personnage êtes-vous pour la situation et le groupe en jeu ?  Êtes-vous un participant, une autorité, un influenceur, le responsable… ?  La qualité de vos relations  Quel niveau de relation avez-vous avec les joueurs et les autres acteurs ?  Astuces pour développer son talent en politique Prenez conscience de la situation  Avec les années, vous utiliserez de plus en plus votre instinct en politique, car vous aurez identifié les situations récurrentes qui existent dans les relations humaines. Il faut donc pour développer son instinct prendre le temps d’analyser la situation régulièrement et se poser les questions qui vous permettront de développer votre expérience en politique. L’idéal est de faire cet exercice d’analyse avec un collègue en qui vous avez confiance. Avoir un point vu supplémentaire aide et accélère la compréhension de la situation. Voici une liste de questions qui vous aideront à bien analyser la situation.  Quel est votre objectif ? Un besoin de ressource, Le besoin d’influencer pour ajouter un nouvel aspect au projet, La volonté d’augmenter les chances de réussite du projet, Le besoin de réduire votre charge de travail, Un manque d’information ou de connexion pour bien faire votre travail (vous auriez besoin d’être invité à une rencontre par exemple…) Qui sont les acteurs en jeu ? Quelles sont leurs ressources ? Quel est leur pouvoir d’influence ? Quel est leur niveau de responsabilité ? Quels sont les défis et objectifs de ces acteurs ? Quels sont les enjeux de l’organisation et de la culture de l’entreprise ? Identifiez le meilleur angle pour atteindre votre objectif en fonction de ces enjeux. Quels sont les intérêts des personnes à influencer ? Quand serait-il possible de parler à la personne à influencer ? Est-ce urgent ? Devez-vous provoquer une rencontre ? Note : Selon l’envergure de votre objectif, vous aurez peut-être besoin d’y aller par étape. Vous pourriez même décider de tester vos idées à une échelle plus petite pour observer les réactions avant de vous lancer de façon plus formelle. Plus votre objectif est ambitieux, plus vous aurez besoin de temps et d’énergie. De plus, si vous êtes seul à vouloir ce changement cela risque d’être encore plus difficile. C’est pour cette raison qu’il est important de vérifier le nombre de personnes qui pourraient être touchées par cet objectif.   La fréquence et le niveau de détail  Après avoir répondu aux questions ci-dessus, faites ressortir les éléments qui sont importants pour vous et pour les acteurs impliqués. Identifiez le niveau de détail à partager et à connaitre lors de votre rencontre d’influence. Si vous savez que la personne que vous devez influencer est très sensible à la précision, ayez le plus d’information possible sous la main. Par exemple, au lieu de dire qu’il faudrait acheter une nouvelle machine, car celle que vous possédez génère trop de défauts, vous pouvez indiquer que sur les 308 défauts détectés cette semaine, 64 % viennent du manque de qualité de l’équipement.  Certains intervenants ont des préférences dans les méthodes de communication. Par exemple, certains préféreront que : Vous écriviez et envoyiez un document à l’avance pour qu’ils puissent se préparer avant la rencontre. Que vous leur parliez en privé afin qu’ils puissent vous poser toutes leurs questions sans avoir d’autres interlocuteurs autour. Cela peut leur permettre d’aller au bout leur réflexion avec vous. Vous les informiez oralement, avant la rencontre, des sujets de discussion ou des problèmes afin qu’ils puissent se préparer pour la rencontre. Vous allez remarquer avec le temps que chaque personne a ses préférences surtout si cela implique une prise de décision difficile. Alors, prenez le temps de voir quelles sont ces préférences et ajustez-vous. La vitesse et le timing  La vitesse et le timing sont aussi très importants en politique. Il est naturel de se concentrer sur le message et les préférences de communication, mais il arrive de négliger la vitesse et le timing. Pour ajuster sa vitesse et le timing, il existe plusieurs éléments à prendre en considération :  Au niveau de la communication. Pensez à ajuster la vitesse de votre discours, laissez de la place pour la réflexion, les questions et l’interactivité, en quelque sorte gardez de la place pour pouvoir vous laisser influencer par les autres si besoin.  Au niveau de la prise de décision. Il arrive fréquemment qu’il soit impossible de prendre la décision immédiatement puisqu’elle peut aussi être liée à d’autres enjeux politiques.  Au niveau du timing. Le timing dans la séquence au niveau de l’information. Qui doit recevoir l’information en premier ? Par exemple, allez-vous dire que vous êtes enceinte à votre meilleure amie avant votre mari ? Qu’arrivera-t-il si votre amie le dit sans

Podcast #0018 – L’équilibre – Vue d’ensemble

Voici une méthode pour développer une vue d’ensemble de sa vie  « Cliquez » sur play pour écouter le podcast, ou faites un clic droit pour télécharger directement sur votre appareil Ce podcast est en lien avec l’article – Comment développer et garder une vue d’ensemble de sa vie ?  et voici la vidéo YouTube associée

Podcast #0017 – Quand déléguer quelques astuces

Voici quelques astuces pour identifier quand il est temps de déléguer « Cliquez » sur play pour écouter le podcast, ou faites un clic droit pour télécharger directement sur votre appareil Ce podcast est en lien avec l’article – Comment bien et surtout quand déléguer ? et voici la vidéo YouTube associée

Podcast #0016 – Créer son département – les étapes

Voici quelques étapes pour créer son département. « Cliquez » sur play pour écouter le podcast, ou faites un clic droit pour télécharger directement sur votre appareil Ce podcast est en lien avec l’article – Comment créer son département ?  et voici la vidéo YouTube associée https://youtu.be/LEutOn8dhUU

Les niveaux de gestion des managers par rapport à l’équipe

structure

Chaque niveau de gestion possède ses propres intérêts et rôles qui peuvent être très différents d’un niveau à l’autre. Développer ses compétences de management ne veut pas nécessairement dire que vous devez changer de niveaux hiérarchiques, car il est possible que vous ne soyez pas intéressé par le niveau de gestion suivant. Cet article va vous permettre de mieux comprendre les différents niveaux de gestion, soit pour vous :  Aider à vous préparer pour le prochain niveau de gestion et vous développer, aider à déterminer le niveau de gestion qui vous plaît le plus, et aider à identifier ce qui vous manque peut-être en ce moment pour être plus performant.  Les grands éléments d’influence sur les niveaux de gestion en entreprise D’abord avant de se lancer, il est important de savoir qu’il existe plusieurs types d’entreprises et elles ne sont pas toutes organisées de la même façon. Par exemple, la taille et le type d’organisation ont une influence sur sa structure. Une entreprise de service versus une entreprise de production de biens n’aura pas les mêmes besoins et les organigrammes seront bien différents. Par conséquent, les niveaux présentés ici ne sont que des concepts, pour vous guider sur l’importance de vos responsabilités en fonction du niveau de gestion. Le niveau de gestion dans les processus de décision Vous pouvez rencontrer 3 différents niveaux de gestion dans les processus de décision: Le management stratégique : Ce niveau concerne les relations de l’entreprise avec ses objectifs, son environnement, son industrie et ses clients. Par exemple, prendre la décision de produire un nouveau produit pour un nouveau marché. Le management tactique (ou administratif) : Ce niveau concerne la gestion et l’utilisation des ressources et du capital humain pour une meilleure performance. Par exemple, décider d’acquérir des brevets, d’organiser des formations pour les employés, de faire des partenariats pour accélérer la mise en marché…  Le management opérationnel :  Ce niveau concerne l’exploitation, les opérations courantes de l’entreprise. Ce niveau de management se charge d’établir des échéances, ou de choisir les dates de réapprovisionnement … Observations 1- Contribution à plusieurs niveaux Selon votre niveau de gestion dans l’entreprise, il est possible que vous interveniez à plusieurs niveaux. Vous pourriez devoir déterminer la stratégie, mettre en place les tactiques et guider votre équipe dans son organisation opérationnelle. C’est là qu’il devient essentiel de bien comprendre les fonctions, les systèmes et les processus de leadership de votre entreprise et de votre département ou division. En fonction des décisions stratégiques qui seront prises, votre rôle pourrait être différent. Vous pourriez devoir soit influencer, organiser, gérer et/ou opérationnaliser. Donc à chaque décision stratégique de votre organisation dans laquelle vous êtes impliqué, pensez aux effets que cette décision aura sur les décisions tactiques et opérationnelles et incluez les bonnes personnes, celles qui favorisent la prise de décisions, qui influencent et qui n’hésitent pas à passer à l’action.   2- La difficulté de dissociation Dans les petites entreprises, les objectifs, les tactiques et les décisions d’opérations se prennent souvent en même temps, car l’équipe de gestion occupe souvent les 3 niveaux à la fois. Dans ce cas-là, cela peut, en cas de changement opérationnel fréquent, donner l’impression que la stratégie change même si ce n’est pas le cas. L’effet sur l’équipe est assez négatif, car il donne l’impression que les dirigeants ne savent pas où ils s’en vont. D’où l’importance de bien identifier la portion stratégique de votre décision pour maintenir l’engagement, et de la séparer des aspects tactiques et opérationnels lorsque vous présentez la nouvelle stratégie à votre équipe. N’hésitez pas à rappeler que la stratégie reste la même, et ce même si vous décidez de modifier le plan opérationnel.  Les niveaux de gestion 1. Le manager/Chef d’équipe Généralement le manager est une personne qui a démontré des compétences techniques ou professionnelles au départ. Son expérience fait de lui une personne que l’on suit et à qui l’on fait confiance pour ses décisions techniques et opérationnelles. À cette étape, il devrait aussi avoir développé des aptitudes et des méthodes fondamentales pour :   Bien se connaître,  Savoir instaurer de bonnes relations avec les autres et interagir avec autrui facilement,  bien s’organiser et être efficace, continuellement se développer. Ces qualités sont essentielles pour être gestionnaire, et ce à tous les niveaux de gestion, mais à ce premier niveau de gestion il existe également d’autres aptitudes à développer comme: Le développement de l’état d’esprit Avant d’être un gestionnaire, le manager est un contributeur individuel, il doit donc dans ses nouvelles fonctions apprendre à passer du « Je » au « Nous » et pas seulement au niveau de son discours. Il doit changer son état d’esprit, car le succès de l’équipe doit devenir plus important que son succès personnel.  Les compétences à développer en management  : Le développement des compétences de manager passe notamment par ces 3 points, le manager doit savoir:  Gérer : Mettre en place la structure de son équipe , basée sur la structure de l’entreprise, Mener : Identifier les projets et les objectifs à mettre en place dans son équipe, basés sur les décisions stratégiques et tactiques, Influencer : Mettre en place une bonne communication au sein de son équipe, mais aussi avec son patron et ses collègues manager afin de garder la connexion entre son équipe et les autres. D’ailleurs, ces 3 points constituent une ressource et la base des prochains niveaux de gestion. À cette étape, il est important de développer ses compétences et s’assurer de savoir: Communiquer la vision de l’entreprise, la façon dont elle s’applique à votre équipe,  Définir les objectifs et mettre en place des processus efficaces pour votre équipe, et de bien déléguer, Mettre en place des KPI et l’évaluation de la performance générale de votre équipe, Prioriser et dire non, Faire de la planification et de la gestion de projet,  Définir les rôles et sélectionner des profils, Gérer et animer les réunions, Évaluer vos collaborateurs, les motiver, les coacher et faire de la gestion de conflits  … Les actions principales à maîtriser: Prioriser, planifier, suivre, écouter, animer, négocier, communiquer,

Un modèle d’évaluation de son leadership

Je réfléchis activement depuis plusieurs années (depuis au moins 20 ans! ) sur ce qu’est d’être un manager et un leader en entreprise. Je ne suis pas théoricienne en management, mais plutôt une praticienne qui adore faire ressortir des modèles et des concepts pour se simplifier la vie. Car nous sommes tous d’accord pour convenir qu’être un manager et un leader est un défi de tous les jours. Au cours de ces années de réflexion, j’ai souvent parlé de mes théories avec mes collègues et amis(es) et plusieurs m’ont encouragé à partager mes réflexions à un plus large auditoire et à écrire un livre.  J’ai donc décidé de suivre leurs conseils et de me lancer. Rédiger ce blog chaque semaine a été le moyen concret que j’ai trouvé pour échanger régulièrement avec vous afin de savoir ce qui vous touche le plus. Depuis maintenant plus de deux ans, je vous écris chaque semaine, pour un total de plus de 130 articles. Je viens même de franchir une étape importante puisque le livre est en route, mais je me suis dit que nous pourrions, vous et moi profiter de ce milestone important pour faire un petit bilan sous la forme d’une évaluation de notre leadership. Niveau d’évaluation de son leadership Pour ceux qui me lisent régulièrement vous savez que la clé de toute situation c’est le temps. Alors notre analyse se fera en fonction de celui-ci. Et comme il n’existe aucun état fixe, et que le mouvement est le seul état possible pour être en équilibre. J’ai créé une grille d’évaluation qui va en ce sens.  Niveau E. Évaluation  : Je ne comprends pas encore l’importance d’être un bon leader et je ne suis pas certain de vouloir développer cette compétence. Niveau I. Investir : Je n’ai pas encore vraiment commencé à investir sur cet aspect du leader, mais je sais que c’est important pour moi. Niveau A. Développement avec action à prendre  : Je suis en développement, mais ça n’avance pas assez rapidement selon mes besoins et mes attentes. Niveau D. Développement au bon rythme : Je poursuis mon développement et ça avance très bien. Niveau M . Maîtrise : Ma routine actuelle me permet de maintenir mes compétences et d’identifier si je dois changer d’approche lorsqu’elle me limite. Évaluation des fondamentaux – Pour être son propre leader 1. Se connaître Vous connaissez votre état naturel et misez sur vos forces. Vous savez quand il est temps de changer, de faire confiance et de déléguer. Et vous acceptez votre vitesse pour ne pas vous brûler, en n’allant ni trop rapidement ni trop lentement.  Vous êtes attentif lorsque vous avez des “blind spot” et vous êtes à l’écoute.  Vous prenez le temps d’accueillir vos trésors. Vous êtes attentif à ce que la procrastination peut vous dire sur vous-même et vos priorités. 2. Se connecter Vous possédez un bon réseau dans votre entreprise et à l’extérieur, car vous avez pris le temps d’identifier les équipes dont vous faites partie.  Vous prenez le temps de développer vos relations. Vous ajustez votre fréquence et votre vitesse pour être sur la même longueur d’onde qu’une autre personne. Vous vous assurez d’être au bon niveau d’intensité/d’énergie pour interagir avec les autres afin que la communication soit un dialogue et non un monologue. Vous faites confiance et les autres vous font confiance.  Vous êtes attentif aux sauts quantiques – et vous vous assurez que les autres autour de vous sont capables de vous suivre en expliquant les raisons de votre saut – changement d’approche. 3. S’organiser Vous possédez des méthodes d’organisation pour chaque situation et pour chacun des besoins.  Vous savez identifier quand il faut changer et adapter ses méthodes d’organisation. Vous n’imposez pas vos méthodes aux autres et vous vous adaptez aux besoins des autres. Vous avez un équilibre entre le travail et la vie personnelle. Vous prenez le temps de voyager dans le temps ou autrement dit, vous prenez le temps de visualiser le futur pour bien vous préparer et vous prenez le temps d’apprendre du passé en faisant des introspections. 4. Se développer Vous cherchez activement des défis et des occasions d’apprendre. Vous vous exposez à de nouveaux points de vue, vous lisez, allez à des conférences et séminaires… Vous vous formez continuellement sur de nouvelles méthodes, et n’avez pas peur d’utilisez de nouveaux outils.   Vous acceptez l’inconfort qu’un changement génère , vous comprenez le concept du “battement” et vous testez avant de rejeter une nouvelle approche. Vous comprenez que le potentiel n’est qu’une analyse fixe et que ce qui est le plus important est la quantité de mouvement que l’on peut provoquer pour continuer à évoluer.  Évaluation des responsabilités d’un manager exemplaire  5. Gérer Vous connaissez bien la structure de votre équipe et vous visez une organisation saine de votre département au sein de votre entreprise.  Vous avez donc pris le temps de bien expliquer à votre équipe des éléments comme la mission et la vision de l’entreprise, ainsi que chaque fonction, système d’intelligence, processus et procédure impliqués. La structure de votre département n’a pas trop de recoupement avec les autres départements, ce qui fait que les responsabilités de votre équipe sont claires. Vous avez des systèmes d’intelligence qui touchent la gestion du savoir de votre département, la communication en temps réel sans oublier les outils et méthodes pour vous aider à visualiser le futur.  Vous connaissez et avez peut-être même développé les processus de votre équipe et ceux dont votre équipe fait partie dans l’entreprise. Vous connaissez, examinez et analysez les éléments à mesurer pour avoir les signaux concrets (KPI – key performance indicator)  qui vous permettent d’assurer la santé de votre département.  Vous prenez le temps d’organiser et entretenir vos espaces communs. 6. Mener Vous visualisez régulièrement le futur et établissez une orientation claire pour l’équipe en listant et développement des objectifs SMART+ pour bien les déléguer aux bonnes personnes et au bon moment. Vous avez un plan ou un calendrier d’équipe qui aide votre équipe à se synchroniser et être

Podcast #0014 – Une astuce pour être meilleur en politique au travail

Voici un astuce pour être plus agile et naviguer la politique au travail. « Cliquez » sur play pour écouter le podcast, ou faites un clic droit pour télécharger directement sur votre appareil Ce podcast est en lien avec l’article – Les vaches sacrées de votre entreprise, les connaissez-vous ? et voici la vidéo YouTube associée https://youtu.be/x4VLdT1T1v8

Promouvoir son équipe une responsabilité

Regarder vers le futur pour faire vôtre de planification semble logique, mais il ne faut pas négliger l’importance des réalisations du passé. Le passé c’est votre histoire, connaître et faire connaître l’histoire de votre équipe c’est en quelque sorte la promouvoir. Et il est important pour plusieurs raisons : D’abord pour la reconnaissance de ce qui a été accompli. Il peut être décourageant d’accomplir un gros défi et que personne ne prenne conscience de l’effort qui a été requis. Cela peut parfois donner la fausse impression que l’on en fait trop pour rien, ce qui peut démoraliser avec le temps. Ensuite, promouvoir les réalisations de votre équipe aide les autres groupes de votre entreprise à savoir comment interagir avec votre équipe, grâce au fait qu’ils savent ce que vous faites et ce que vous avez accompli. Cela permet au final d’influencer la mémoire collective du passé. Et finalement, pour vous assurer que votre équipe pourra continuer de grandir. En prenant conscience de tous les défis qui ont déjà été relevés vous n’hésiterez pas à en donner d’autres, voire même de plus grands. L’analyse de la façon dont ces défis ont été relevés va aussi permettre à certains de membres de votre équipe de prendre de plus grandes responsabilités. Vous comprenez maintenant l’importance de ne pas négliger le passé et de faire la promotion des réalisations de votre équipe, aussi bien au niveau du groupe que des individus. Cela facilitera grandement le travail de votre équipe dans le futur et donc votre planification. Il y existe plusieurs moyens de le faire et je vous encourage à être aussi créatif que vous le voulez dans votre façon de faire, mais voici quelques exemples pour vous inspirer: 1. Rédigez un bulletin de nouvelles Toutes les semaines, tous les mois ou tous les trimestres, prenez le temps de résumer les accomplissements de votre département dans un document et partagez-le avec la direction et voire même l’ensemble de l’entreprise. Prenez le temps de partager la progression des projets, les bons coups et les apprentissages. Il faut que ce document soit court et agréable à lire sinon personne ne prendra le temps de le lire. N’hésitez pas à agrémenter ce document de photos du résultat et de l’équipe qui a participé au projet dont vous parlez. En plus de rendre ce document plus agréable à lire, cela donnera de la visibilité à votre équipe. 2. Organisez des événements de partage Tous les 3 mois, par exemple, mettez en place un événement rassembleur pour votre équipe et invitez quelques stakeholders de votre entreprise. Demandez à votre équipe de résumer en quelques minutes leurs projets, les résultats et les apprentissages. Vous pouvez appeler ces sessions : des « fail party », « learning party » ou la revue trimestrielle… L’important ici est de mettre en avant, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’équipe, les accomplissements de chacun et aussi de se rappeler ce qui a été accompli. 3. Identifiez les documents Cette technique est si simple, et est pourtant si peu pratiquée dans les entreprises. Assurez-vous que tout document créé ait le nom de l’ensemble des personnes qui ont participé au document/projet. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est une petite reconnaissance qui peut avoir un impact important. De plus, si le responsable a quitté l’entreprise ou est malade il est plus facile d’identifier qui a travaillé sur le dossier pour ensuite les contacter. 4. Présentez votre département aux autres départements Proposez aux autres managers de leur faire une présentation de votre équipe en 15-30min. Lors de cette présentation, dites qui ils sont et ce qu’ils font. Vous serez surpris de voir à quel point tout le monde aime comprendre ce que font leurs collègues et par conséquent mieux comprendre son entreprise. 5. Créer une page web d’équipe Créez une page qui résume votre équipe. Mettez-y la photo de votre équipe, votre mission, les détails de votre structure et vos objectifs. Présenter quelques résultats importants, vous pouvez même mettre le lien de votre bulletin et vos résumés de projet sur cette page. 6. Documentez en image et en vidéo Il y a quelques années, j’ai vu le making of du film “finding Nemo” et honnêtement je me suis dit, pourquoi nous ne faisons pas ça dans toutes les industries. Prendre des photos et vidéos pendant l’avancement de nos projets. Il est facile de nos jours de le faire, avec nos téléphones, profiter du fait que votre équipe est en rencontre ou devant un tableau à réfléchir pour prendre une photo. Faites de même lors des rétrospections en équipe, de séances de « brainstorming », au party de Noël, aux repas en équipe. À la fin de l’année, faites des petits montages photos des meilleurs moments de l’année et aussi des projets accomplis. 7.  Demandez à d’autres de présenter les résultats de votre équipe Lorsqu’une étape importante est franchie dans un projet, demandez à votre équipe de venir faire une présentation de l’avancée de ce projet à l’équipe de management ou au prochain townhall de votre entreprise. Rappelez-vous qu’il n’est pas nécessaire que soyez toujours la personne qui présente les résultats de votre équipe. Conclusion Gardez toujours en tête qu’il est important de souligner les accomplissements aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de votre équipe. Pour éviter d’oublier et d’oublier de reconnaître les accomplissements, car il est souvent plus facile de regarder vers le futur, assurez-vous d’ajouter une tâche dans votre routine. Par exemple, le vendredi, avant de partir pour le week-end, avant même de préparer votre planification pour la semaine à venir, pensez aux réalisations de la semaine qui vient de passer. Vous pouvez aussi demander à tous les membres de votre équipe de le faire. N’hésitez pas à noter le résultat de votre réflexion dans votre système d’intelligence. Photo by krakenimages on Unsplash

Podcast #0013 – Comment être plus organisé ?

Voici en 10min, 4 astuces/méthodes pour être plus organisé. « Cliquez » sur play pour écouter le podcast, ou faites un clic droit pour télécharger directement sur votre appareil Ce podcast est en lien avec l’article – Comment être plus organisé ? et voici la vidéo YouTube associée

Éviter l’ennui au travail

ennui au travail

Nous avons tous, une fois dans notre carrière, atteint ce point où nous avons le sentiment de nous ennuyer dans notre emploi. C’est l’ennui, les défis manquent, rien ne vous stimule ou ne vous surprend. Mais cela ne signifie pas pour autant qu’il est temps de changer d’emploi. Vous pouvez vous « recréer un emploi », personnalisez votre rôle en fonction de vos forces, de vos centres d’intérêt, et surtout en lien avec ce que vous aimeriez développer. L’ennui peut mener au « bored out », car ne pas aller à votre bonne vitesse de stimulation peut aussi vous épuiser. Alors, pensez à stimuler les actions du bonheur : aimer, enseigner, apprendre et vivre, ces actions du bonheur vous aideront à vous sentir plus énergique, à rendre votre travail plus pertinent et surtout à vous sortir de l’ennui. Les questions à se poser Pour entamer la transformation de votre emploi, posez-vous ces trois questions fondamentales : Quels sont vos forces, vos dons et vos capacités propres ? Comment pouvez-vous les mettre encore plus à contribution dans votre travail ? Discutez avec votre responsable des nouvelles options, tâches ou projets que vous pourriez entreprendre. Est-ce que vous vous entourez des bonnes personnes ? Vous ne pourrez probablement pas choisir vos collègues, mais vous pouvez décider avec qui vous souhaitez passer du temps. Concentrez-vous sur ceux qui vous inspirent, énergisent, stimulent, vous font du bien, qui ont des passions semblables aux vôtres en dehors du travail… Pensez aussi aux relations à développer pour peut-être mieux réseauter dans le cadre du travail. Cherchez-vous des mentors. Quelle est votre vision de votre travail ? Avec quel point de vue abordez-vous vos responsabilités et vos tâches ? pourriez-vous les changer ou les développer un peu plus. Vous pouvez voir votre travail comme une obligation : « Parce que je dois le faire ». Mais vous pouvez aussi le voir de façon plus positive comme « Je crée un rapport comptable hebdomadaire qui permet aux dirigeants de prendre de meilleures décisions pour aider notre entreprise à atteindre ses objectifs. » Si vous prenez le temps de réfléchir aux différents aspects de votre travail, il se peut que vous découvriez de nouveaux éléments. Et surtout, vous serez mieux équipé pour reconnaître les nouvelles opportunités à saisir. Trouvez un sens à son travail quotidien pour éviter l’ennui Pour trouver un sens à votre travail, je vous propose 6 actions à mettre en place. Commencez par vous concentrer sur les 4 actions du bonheur : aimer, enseigner, apprendre et vivre. 1. Aimer Commencez par vous tourner vers l’intérieur. Réfléchissez à ce qui vous tient à cœur et à ce qui vous motive. Réfléchissez aux raisons pour lesquelles vous vouliez travailler dans votre organisation lors de votre embauche. Ensuite, définissez ce que votre travail apporte aux autres. Déterminez la liste des choses que vous aimez. Il y a notamment une question que j’aime régulièrement me poser et poser à mon équipe qui est : qu’est-ce qui fait que tu aimes te lever le matin pour aller travailler ? Où serais-je beaucoup plus heureux si j’effectuais plus souvent cette tâche ? L’objectif de ce type de question est d’identifier ce qui est déjà plaisant dans votre situation actuelle, et de déterminer ce que vous pouvez faire aujourd’hui pour augmenter votre niveau de bien-être et de stimulations positives. Déterminez également ce qui déclenche votre stress et votre négativité dans votre travail. Quelles sont les tâches de votre journée qui font que vous vous ennuyez ? Comment faire pour réduire ces tâches. Parfois, c’est aussi simple que de changer les méthodes de travail, ou encore de l’automatiser ou de la déléguer si c’est possible. Pourriez-vous peut-être l’éliminer complètement ? Parfois, une tâche est ennuyeuse, car elle ne semble pas ajouter de valeur. Dans ce cas, si vous avez une bonne relation avec votre supérieur, demandez-lui de vous expliquer l’importance de cette tâche. Vous pourriez réfléchir, par la suite, à comment vous pourriez la faire autrement. Il arrive parfois que les choses soient faites par habitude plus que par nécessité. La deuxième phase de votre réflexion va vous amener à vous tourner l’extérieur, vers vos collègues et votre environnement. 2. Enseigner Maintenant que vous avez défini vos forces et compétences, réfléchissez à celles que vous pourriez partager avec d’autres. Vous pouvez, par exemple, encadrer un employé plus jeune ou aider un membre de votre équipe en difficulté. Parfois, il est même possible d’aller donner un coup de main temporaire dans un autre département. Pour identifier ces occasions, vous devez réseauter à l’interne et ne pas hésiter à parler avec votre gestionnaire de ce qui pourrait vous stimuler. Il existe parfois des projets multidisciplinaires dans les entreprises ayant pour objectif d’améliorer les processus et les systèmes globaux de l’entreprise. Votre expérience pourrait être mise à profit. Vous pourriez aussi encourager la création de groupes de partage de compétences dans votre entreprise et demandez à chacun des membres à partager leur méthode et leur savoir. 3. Apprendre Dans cette troisième phase, vous allez devoir identifier ce que vous aimeriez développer. Par exemple, vous pourriez souhaiter être meilleur en présentation de résultat de projet, ou encore en analyses de coût, ou planification de projet, ou animation de groupe… La liste peut être longue, car il existe beaucoup de compétences qui peuvent être développées dans n’importe quel poste. Il s’agit simplement d’y réfléchir ou d’y être exposé. Si vous cherchez de l’inspiration sur ce que vous pourriez vouloir développer, je vous invite à lire cet article : organiser votre plan de carrière.  Tout le monde apprend tous les jours, mais le faire de façon consciente est beaucoup plus motivant. Par conséquent, apprendre consciemment permet d’enlever l’impression que l’on stagne dans son travail et le rend par conséquent moins ennuyeux. 4. Vivre Honnêtement, il est facile d’oublier, mais vivre, prendre le temps d’ÊTRE est une action très importante pour se sentir bien. Si votre travail vous permet d’être, vous-même prenez le temps de l’apprécier. Il n’est pas toujours facile de trouver un emploi dans une entreprise et un groupe de travail qui partagent les mêmes valeurs et culture que vous. Alors,