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Comment être moins sensible et rester passionné au travail ?

Sensibilité au travail

En avez-vous assez d’être aussi affecté par votre emploi ? Vous pensez parfois être le seul à être touché par la désorganisation de votre entreprise ou votre équipe ? Ou encore, à chaque fois que vous proposez une amélioration vous avez l’impression que personne ne vous écoute ? Vu le nombre de fois où vous avez soulevé ces problèmes, vous avez le sentiment d’être le rabat-joie de service d’être le seul à voir la problématique, ou à vouloir un changement. Vous vous demandez si vous êtes trop sensible. Il est normal, lorsque l’on est passionné, que les choses vous affectent, mais comment faire pour rester passionné et limiter votre sensibilité afin de rester plus zen ? Il faut faire un alignement temporel, voici comment faire.

Faire l’analyse de la situation

Cette analyse va vous permettre de répondre aux questions que vous vous posez sur vous même du type : suis-je le rabat-joie de service, suis-je trop sensible ou trop exigeant ? Il y a plusieurs paramètres à prendre en considération lors de votre analyse. Notamment, pour être en mesure de définir si vous êtes « trop » il faut connaitre l’élément de référence sinon vous ne pouvez pas évaluer votre niveau.

Les paramètres les plus importants pour cette analyse sont les paramètres de longueur d’onde (fréquence et vitesse) et d’énergie. Lorsque vous voulez favoriser un changement qui vous tient à cœur, vous devez obligatoirement être sur la même longueur d’onde que ceux que vous voulez influencer. Si toute votre équipe est à l’aise avec la situation actuelle et que vous voulez instaurer un changement, vous devez d’abord les aider à percevoir le nouvel état vers lequel vous tendez. Car vous avez déjà réfléchi à la situation et vous percevez un état qu’ils ne voient pas encore. Cela pourrait faire que vous ne seriez plus sur la même longueur d’onde. Pour générer ce changement, vous aurez besoin d’énergie et de temps. Pour parvenir à changer d’état, ou changer une situation problématique, vous devez d’abord :

  • Être en accord sur l’état souhaité (la fréquence).
  • Déterminer la vitesse du changement souhaité.
  • Avoir l’énergie nécessaire pour effectuer la transition.

Ce qui veut dire qu’il est important de ne pas proposer de changements à un groupe qui manque d’énergie, un groupe qui serait déjà épuisé par sa charge de travail actuelle. Car même s’il est en accord avec le changement proposé, il n’aura pas l’énergie pour le faire.

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La fréquence

La fréquence est avec la vitesse l’un des deux éléments de la longueur d’onde. Il s’agit de l’élément que vous souhaitez changer. Vous aimeriez que :

  • Votre équipe soit mieux organisée,
  • Votre équipe communique plus rapidement certains types de détails,
  • certains membres de votre équipe effectuent le travail d’une certaine façon, car cela faciliterait votre travail.

Si, par exemple, vous quittez une multinationale pour aller travailler dans une PME, les méthodes de travail seront probablement bien différentes. Si vous proposez à votre équipe d’implanter une méthode qui fonctionnait bien dans votre ancienne entreprise. En leur expliquant que cela faciliterait leur travail et surtout que cela enlèverait quelques-uns de vos irritants, il n’est pas certain qu’ils seront prêts à vous suivre.

Si votre équipe comprend la logique et possède l’énergie nécessaire alors il y a de fortes chances que le changement se fasse plutôt facilement. Mais si votre équipe ne connait pas la méthode proposée, ou n’a pas d’expérience similaire, il est fort probable qu’elle entendra votre proposition, mais ne sera peut-être pas prête à investir du temps et de l’énergie pour ce changement. D’ailleurs avez-vous vérifié que votre équipe ne vient pas dernièrement de s’adapter à d’autres changements ? Si c’est le cas avez vous vérifié que la situation actuelle est stable ?

Avant de proposer un changement, vérifiez si vos attentes et votre proposition de changement sont bien alignées avec l’état de votre équipe.

La vitesse

À quelle vitesse aimeriez-vous voir le changement se faire ? Faites attention de ne pas demander un changement trop rapide. Même si l’idée est bonne et que la méthode proposée est acceptée, exiger une vitesse de changement trop rapide pourrait déboucher sur un refus.  Plus les changements que vous demandez doivent être rapides, plus ils demandent de l’énergie à l’équipe pour les accomplir.

L’énergie

Plus le changement est majeur ou plus l’échéance pour effectuer ce changement est courte, plus l’énergie nécessaire à l’équipe pour l’absorber sera importante. Selon l’énergie disponible de votre équipe, la proposition de changement que vous demandez pourrait être plus ou moins bien reçue.

Un autre aspect qu’il ne faut pas négliger lorsque vous faites une proposition de changement ou une demande d’identification de problème est l’énergie que vous dégagez. Est-elle négative ou positive ? Cherchez-vous un fautif pour le problème ? Ou laissez-vous entendre que ce qui est en place n’est pas bon ? C’est un comportement à éviter. Il est toujours préférable d’arriver avec une énergie positive. Un problème — apportez votre énergie positive.

Lâcher prise

Il faut savoir lâcher prise lorsque vous constatez qu’il existe un écart entre ce que vous souhaitez et la réalité. Vous comprenez maintenant que votre habileté à convaincre votre équipe ou la qualité de votre idée ne sont pas les seuls éléments à prendre en compte pour réussir.

Vous devez utiliser votre passion et votre énergie pour générer un mouvement graduel, dans la bonne direction et à la vitesse idéale pour votre équipe. Pour être acteur efficace de changements, vous devez savoir prendre en considération l’état de la situation.

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En définitive, lâcher prise, c’est accepter que la situation ne soit pas aussi parfaite que vous le souhaitez. Il faut parfois accepter :

  • De faire des erreurs en équipe,
  • De ne pas être aussi efficace que vous le souhaiteriez,
  • L’information même si elle n’arrive pas sous sa meilleure forme ou au meilleur moment.

Apprendre à doser

Pour ajuster votre longueur d’onde, vous devez ajuster la fréquence et la vitesse en fonction de l’énergie disponible dans votre équipe. Il faut savoir doser, utiliser votre passion pour votre équipe et pour son travail et proposez d’effectuer le changement par étapes.

Pour ajuster la fréquence, prenez le temps de déterminer les étapes qui pourraient aider votre équipe à atteindre la solution que vous visez. Que pourriez-vous faire demain, autrement et facilement, mais qui vous dirigerait dans la bonne direction ?

Pour doser la vitesse, prenez en considération les changements passés, y en a-t-il eu beaucoup ? Est-ce le meilleur moment pour agir ?  Ralentir la mise en place du changement peut potentiellement être suffisant, surtout si vous avez défini de petites étapes. Sinon, revenez plus tard avec votre suggestion de changement. Soyez conscient que plus tard veut souvent dire quelques mois à l’échelle d’un groupe, et non pas quelques jours ou quelques semaines.

Attention à la répétition

Soyez attentif à ne pas trop relancer votre équipe, vos patrons ou vos collègues sur une problématique, car vous pourriez devenir harcelant. La règle est de ne faire qu’un maximum de 3 relances. Après vous devrez vraiment patienter.

Pourquoi 3 relances me direz vous ? 3 relances, car vous pouvez vous dire que vous n’étiez peut-être pas suffisamment clair lorsque vous avez livré votre message la première fois, que la personne qui recevait le message n’était pas dans un bon état d’esprit pour comprendre la seconde fois.  Mais la 3e doit être la dernière, car à ce point-ci tout devrait être clair des deux côtés. Si vous persistez à faire votre demande et insistez continuellement vous allez devenir pénible, cela ne sera pas constructif et surtout vous risquez de brûler votre capital sympathie. En d’autres termes, il se peut que votre message soit bloqué non pas par sa fréquence ou sa vitesse, mais par l’irritation de vos interlocuteurs.

Un dernier point à garder en tête est que vous ne pouvez jamais aller plus vite que la vitesse de son équipe. Vous devez apprendre à être patient et surtout réaliste avec la situation qui vous entoure.

Photo by Austin Mabe on Unsplash

12 réponses

  1. Merci pour ce rappel plein de bons sens ! ça fait du bien de lire tous ces conseils, même avec une bonne volonté on en oublie parfois les problématiques de l’Autre, de la structure dans laquelle nous sommes et la limite des ressources disponibles. Le maître mot reste l’écoute 🙂

  2. Ce sont de bonnes clés qui peuvent aider les personnes. De plus, il faut savoir s’écouter et se faire confiance, mais également : mieux se connaître, savoir comment notre cerveau fonctionne et comment nous pouvons mieux l’utiliser.

    1. Isabelle dit :

      tout à fait, bien se connaître c’est la base de tout

  3. _STEPHANE dit :

    Merci pour cet article particulièrement intéressant et qui permet de s’arrêter sur nos pratiques aussi bien professionnelles que personnelles.

    1. Isabelle dit :

      Effectivement c’est aussi bon pour la vie personnelle

  4. Pour aimer « aller au travail » le matin il me faut de la passion… Difficile de la raisonner et pourtant nécessaire. Merci pour ces astuces

  5. Manuel et Aurélie dit :

    Merci pour cet article très intéressant, toutes ces informations vont m’être bien utiles !

  6. Jessica M dit :

    Pour faire du bon travail, il faut aimer ce qu’on fait et se sentir à l’aise avec son équipe. Merci pour tes conseils et astuces, c’est super !

  7. Nicolas ROZALSKI dit :

    Le lâcher prise est pour moi essentiel ! 🙂

  8. Cet article fait totalement écho avec ce que je ressent au travail en ce moment. Nouvelle arrivée il faut que je m’aligne avec les énergies et surtout dans la vitesse. petit à petit comme on dit !

  9. Je pense que comme tu le dis être moins sensible au travail c’est une question d’acceptation. Accepter les imprévus, nos propres imperfections et celles des autres. 🙂

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