Comment créer des processus solides ?

Depuis quelques années, je vois apparaître un nombre grandissant de gestionnaires et de managers réfractaires aux processus. Je partage d’une certaine façon leur point de vue, car j’ai moi aussi été exposée à des processus trop compliqués, qui ne tenaient pas la route et que peu de personnes suivaient. Ces processus rendaient souvent le travail plus complexe qu’il n’aurait dû l’être. Il arrive même que les employés ne connaissent pas l’existence de certains processus qui les touchent au sein même de leur entreprise. Même la norme ISO à changer dans son approche. Initialement, elle mettait l’accent sur la documentation, mais désormais elle met en avant les bienfaits des processus. Ce que j’appelle ici des processus solides. Étant responsable de mettre en place de nouveaux départements ou même de nouveaux laboratoires/usines, j’ai souvent eu à créer tout, de toutes pièces. J’ai eu la chance de devoir mettre en place l’ensemble de processus de mes équipes. Alors, en clair, faut-il ou ne fait-il pas avoir de processus ? Il faut mettre en place des processus solides, et comment faire ? Je vous partage ici quelques conseils pour vous aider à mettre en place des processus avec toutes ces caractéristiques. Mais d’abord, qu’est-ce qu’un processus ? C’est l’ensemble des ressources et des activités liées qui transforment des éléments entrants en éléments sortants. Toute tâche, toute activité qui génère un produit ou un service constitue un processus, ou un enchaînement de processus. Il décrit le « quoi faire » dans un ordre prédéfini. Transversal par essence, il implique plusieurs métiers et transforme des données et/ou matières en créant de la valeur ajoutée. Les processus correspondent à l’ensemble des contributions effectuées par les collaborateurs d’une organisation en vue d’assurer la promesse faite au client. Les types de processus Il existe 3 types de processus : 1. Les processus de management qui concernent la mise en place de stratégie, des objectifs. 2. Les processus de réalisation qui concernent la réalisation d’un produit ou d’un service. Ils correspondent en quelque sorte au savoir-faire de l’entreprise, comme par exemple le processus des TRL (technology readiness level) présenté dans cet article. 3. Les processus de support qui concernent le bon déroulement des deux autres processus. Il aide à fournir des ressources matérielles ou non. Par exemple les processus de la maintenance, la mise à disposition de matériel ou de ressources humaines, la maîtrise de la documentation et de la communication, la métrologie, les ventes, les achats, le service à la clientèle, etc. L’importance de mettre en place des processus Même si vous détestez les processus, que vous pensez qu’ils sont inutiles et que vous faites tout ce que vous pouvez pour ne pas en créer, vous n’y échapperez pas, car je vous assure qu’il y a des processus dans toutes les entreprises. Dès que plusieurs personnes ou départements interagissent, le besoin de créer d’un processus va se faire sentir. Et si vous ne le mettez pas correctement en place, si vous ne prenez pas le temps d’identifier les étapes importantes, ces personnes  qui interagissent vont tenter, de façon désorganisée, de mettre en place leur processus. Cela risque d’être un échec, car ils n’auront pas une vue d’ensemble suffisante. Et la création de ces processus invisibles et désorganisés va créer de la confusion dans les équipes et réduire la qualité et l’efficacité de votre entreprise. Avec le temps ces processus cachés créeront des frustrations dans vos équipes. En Six Sigma et Lean manufacturing, ces processus et activités sont appelés l’usine cachée. L’usine cachée est l’ensemble des activités dans le processus qui entraînent une réduction de la qualité ou de l’efficacité d’un processus commercial ou d’un département de fabrication, et n’est pas connu des gestionnaires ou d’autres personnes cherchant à améliorer le processus. Six Sigma se concentrent sur l’identification des activités « d’usine cachée » pour éliminer les causes profondes. Les avantages d’un processus solide La mise en place de processus clés et critiques pour l’efficacité de votre entreprise sont importante afin de : Former rapidement les nouveaux à vos méthodes de travail et les rendre efficaces plus rapidement, Éclaircir les rôles et responsabilités de chacune des personnes et chacun des départements, Mieux mesurer, de continuellement être en mouvement et en mode d’amélioration continue, Motiver et responsabiliser les équipes. Pour que ces processus soient utiles et non frustrants pour vos équipes, vous devez : Identifier les plus importants, ceux qui sont vraiment critiques, Les mettre en place afin qu’ils soient solides. Si vous êtes justement en train de développer un nouveau département et que vous ne savez pas par où commencer, voici deux articles qui peuvent vous aider à identifier ces processus critiques : Comment créer et améliorer un département ?  Avez-vous un bon système d’intelligence dans votre équipe ?  Note : Soyez conscient que si vous êtes responsable d’un département et que votre entreprise n’a pas de processus identifiés, il vous faudra observer et prendre plus de temps à identifier les interactions entre les groupes. Le chemin pour mettre en place les processus de votre département sera un peu plus long, mais il en vaudra la peine. Les éléments clés d’un processus solide Il vous est probablement déjà arrivé de voir de belles présentations, très bien illustrées, sur des processus que personne ne comprend et donc ne peut suivre. Dans ces situations, souvent, c’est que l’exercice qui a été accompli pour définir ce processus, quoiqu’intéressant, n’était au final qu’académique. Dans un premier temps, ce que je vous encourage à faire, c’est d’être pratico-pratique et surtout de toujours tendre vers le minimum. Dites-vous que si vous mettez en place un processus simple, mais solide il ne pourra que s’améliorer avec le temps. De plus, si vous démontrez que ce processus peut s’améliorer, vous constaterez qu’une belle synergie peut se créer entre l’équipe et le processus. Et avec le temps, cela stimulera leur esprit de collaboration. Les éléments importants d’un processus solide sont les suivants : Les rôles et responsabilités, La documentation, La formation et le marketing, Les entrées et les sorties, La gestion du mouvement (l’amélioration continue), Les Interconnections, 1. Les rôles et responsabilités Pour

Être professionnel, humain ou robot ?

Avez-vous, comme moi, parfois le sentiment que pour être professionnel au travail, il faudrait être des robots, ne ressentir aucune émotion ?  Ce sentiment peut surgir après certains commentaires de votre patron ou encore de vos collègues. Un commentaire vous encourageant à ne pas montrer vos émotions en meeting, ou encore à prendre de décisions non pas en vous basant sur votre instinct, mais plutôt en vous appuyant que sur des faits. Et pourtant, si vous regardez ce qui se dit sur le comportement à avoir en entreprise aussi bien sur le web que dans la littérature, peu d’articles mentionnent l’aspect émotionnel ou l’utilisation de l’instinct. Ces articles font plutôt référence à un ensemble de qualités humaines comme: Être bien soigné et s’habiller de façon convenable, Respecter les modèles culturels de notre entreprise, Être ponctuel et fiable, Garder une attitude positive, Savoir communiquer, Avoir une écoute active et savoir tenir compte des rétroactions de ses collègues, Éviter les commérages, Soutenir ses collègues, Être aimable et respectueux envers ses collègues. Alors pourquoi les émotions au travail créent un malaise. Il semble difficile de les recevoir et difficile de les partager. Selon moi, une qualité fondamentale qui est rarement mise en avant pour être un excellent professionnel, c’est de tendre vers la meilleure version de l’humain que l’on puisse être. Et le propre de l’humain est de vivre et partager ses émotions. Il faut donc percevoir ces réactions émotionnelles en entreprise comme des trésors qui vont vous permettre de continuellement vous améliorer en équipe. Ce sont ces émotions qui vont vous permettre de travailler avec passion, pendant des heures avec des collègues avec qui vous vous sentez bien. D’où vient cet inconfort ? Avoir des réactions émotionnelles en entreprise peut être perçu comme un manque de maîtrise de soi, et être associé à un manque de professionnalisme. Certains peuvent voir ces émotions comme l’expression d’un problème ou d’une situation de conflit. Et pourtant ressentir une émotion est un mécanisme physiologique naturel qu’il faut écouter car bien souvent il révèle un besoin ou une situation à améliorer. Les émotions sont là pour vous permettre d’identifier ce qu’il faut faire évoluer (en bien) dans vos organisations et votre vie. L’autre raison pour laquelle les émotions ne sont pas particulièrement appréciées en entreprise est qu’elles mettent en péril l’état actuel des choses. Elles poussent à identifier une situation, un processus, une méthode à faire évoluer (pour le mieux !) et naturellement les équipes préfèrent la stabilité.  L’émotion vient alors bouleverser la routine et les habitudes en obligeant l’équipe à travailler ou à améliorer la situation, ce qui peut rendre inconfortable par peur du changement à venir. En fait, aucun système ne devrait être statique en entreprise, d’ailleurs, le marché, l’économie, les technologies changent et vous comprenez que le mouvement il n’y a ça que vrai ! Alors, ne soyez pas inconfortables avec les émotions et voyez-les plutôt comme une opportunité pour les managers de prendre conscience des difficultés au niveau de l’organisation. Comment changer la situation ? 1. Avoir des émotions est utile Les émotions sont des signaux importants connectés à vos besoins et à vos valeurs. Avoir des émotions est une bonne chose, cela vous permet de transformer les systèmes et processus pour le mieux. L’astuce ici est de voir l’émotion que vous percevez comme un trésor à découvrir. Si vous voulez comprendre ce qu’est un trésor pour un gestionnaire, je vous encourage à aller écouter mon podcast et lire mon article sur le sujet. 2. Montrez l’exemple Donc en tant que gestionnaire, n’ayez pas peur d’exprimer vos émotions et d’encourager le partage des émotions dans votre équipe. Si les émotions font partie de la culture de votre département, elles seront plus rapidement partagées et appréciées. Par conséquent, elles ne généreront plus d’inconfort, mais deviendront des sources d’écoute et d’apprentissage. 3. Identifiez-le lorsque vous partagez une émotion Il n’est pas toujours facile de partager une émotion, surtout sur le moment. Elle pourrait être trop intense et ne pas sortir correctement. Afin d’éviter cette pression, l’idéal est de verbaliser. Dites à vos collègues que vous avez une émotion, un ressenti que vous aimeriez partager, vous pouvez aussi utiliser le terme trésor tel que présentez plus haut. Cette approche vous offrira une meilleure écoute et un meilleur accueil qui aident énormément la communication. Si à l’inverse vous tentez de camoufler une émotion, vos collègues vont rapidement percevoir que vous ne jouez pas franc-jeu. Et si vos collègues se rendent compte que vous ne leur dite pas ce que vous ressentez honnêtement, ils vont rapidement ne plus vous écouter. Alors, soyez honnête avec vous et avec les autres, n’hésitez pas à expliquer que l’idée que vous présentez est motivée par une émotion ! 4. Partagez aussi les émotions positives Les émotions ne sont pas forcément liées à un sentiment de malaise, parfois vous pouvez ressentir une émotion suite à une situation positive. Par exemple, n’hésitez pas à dire que le travail de votre collègue vous met en confiance ou que vous êtes fière de votre équipe et qu’il est agréable de travailler avec eux. Il est dit que pour établir des relations saines, il est bien d’avoir un rapport de 5 pour 1, donc de partager 5 aspects positifs pour 1 négatif. Ne partager que les émotions qui visent l’amélioration peut être drainant d’où l’importance de l’énergie positive pour être capable de repartir plus fort par la suite. 5. Faites la différence entre une réaction émotionnelle et le manque de respect Il y a une différence importante entre être inconfortable avec l’idée d’un collègue et lui dire qu’il est incompétent ou incapable sous le couvert de l’émotion. Si vous avez besoin de donner du feedback à un collègue sur ses méthodes de travail, ne le critiquez pas ouvertement, parlez-lui des éléments qu’il pourrait améliorer. Si vous sentez que l’émotion que cela génère chez vous est trop forte et que vous n’êtes pas capable de le faire calmement, prenez le temps d’y penser et de lui partager votre avis lorsque l’émotion sera moins

Quel est votre état naturel?

Tout système en physique à son niveau d’énergie minimum, alors pourquoi n’en serait-il pas de même pour vous?  Connaissez-vous votre état naturel ? Cet état qui vous vient naturellement surtout lorsque vous n’avez plus d’énergie?  Il est tellement naturel pour vous que vous n’en êtes pas conscient puisqu’il vous demande le moins d’énergie. Vos amis et collègues pourraient très certainement répondre plus facilement à cette question que vous. Il est plus facile de le détecter chez les autres, mais sur soi c’est plus difficile. Ce qui est fascinant avec cet état c’est que vous pourriez possiblement le détester même si c’est l’état dans lequel vous vous retrouvez le plus régulièrement. Cet article a pour but de vous éveiller à l’existence de cet état dont vous n’avez probablement pas conscience. Une fois conscientisé, il peut être modifié et cela pourra avoir un impact majeur dans votre vie de tous les jours. Apprenez à jouer avec votre état naturel, étant l’état qui vous demande le moins d’énergie pour être, vous verrez que c’est un excellent moyen d’influencer votre vie. Quelques exemples d’états ? Cette semaine, prenez le temps de vous écouter, mais aussi d’observer, et regarder vos proches. Quels sont les sujets que vous abordez avec votre conjoint et vos amis à propos de la vie et du travail ? Parlez-vous plutôt des bons coups ou du fait que vous n’avez pas assez de temps pour tout faire, ou encore de votre patron qui vous créé des soucis, ou de vos enfants qui vous inquiètent ? Quelles sont les émotions qui vous animent le plus souvent ? Quels sont les verbes qui reviennent le plus souvent ? Êtes-vous du type à être : Surchargé, Fatigué, Déçu, Positif, Cynique, Jamais à la hauteur, Tout est toujours parfait, vous n’avez rien à dire, En retard ou à la dernière minute, vous devez encore faire quelque chose pour demain ? … Cela pourrait surprendre, mais oui, votre état naturel pourrait d’être surchargé, ou cynique. Pourquoi parfois on a choisi d’être dans un état naturel défavorable ? Difficile d’imaginer que votre état naturel puisse être défavorable. Honnêtement, l’état naturel que j’ai observé le plus souvent est celui où vous êtes dans un état de surcharge continuel. Vous pourriez vous demander pourquoi choisir cet état, car personne n’aime être surchargé. Détrompez-vous, il peut être facile de choisir cet état, car il possède certains avantages comme : Il vous empêche de sentir le vide et de n’avoir rien à faire, Il vous donne le sentiment d’être utile et irremplaçable, Il vous permet de dire non plus facilement, car il est plus facile de dire que l’on manque de temps que de donner la vraie raison. … Et chaque état possède ses avantages, l’état naturel où vous vous sentez fatigué est un bon moyen d’être moins exigeant avec nous-mêmes. L’état cynique nous permet de vous sentir intelligent sans avoir à passer à l’action, et empêche les autres de vous critiquer puisque vous avez pris les devants. Il y a plusieurs raisons qui peuvent vous pousser à choisir un état naturel qui semble défavorable, mais au final, si vous le conservez, c’est qu’il vous apporte quelque chose. Même un état naturel positif peut avoir un effet pervers. Par exemple, si vous êtes naturellement d’un tempérament très positif, vous pourriez limiter votre vision de la réalité. Vous vous arrangez pour garder vos « lunettes roses » et cela vous permet de ne pas avoir besoin d’améliorer la situation, car tout va bien. Par conséquent, que votre état naturel vous semble bon ou non, il peut avoir des effets positifs et négatifs. S’il existe et qu’il est dominant chez vous, c’est qu’il vous apporte quelque chose. Prenez conscience de votre état naturel pour le transformer L’état par défaut n’est pas un problème en soi. Il devient un problème si vous le subissez et qu’il vous empêche d’essayer d’autres choses par peur de perdre ce qu’il vous apporte inconsciemment. Par exemple, si vous préférez vous sentir surchargé, car cela vous donne l’impression d’être utile et que vous changez d’état. Vous devrez alors apprendre à ne plus avoir besoin d’être surchargé pour vous sentir utile. Il faudra prendre le temps de se recalibrer. Redéfinissez ce qu’est une charge de travail minimum réelle utile et une fois définie, adaptez-vous.  Au début vous devrez gérer le vide, qui sera inconfortable et qui vous demandera de l’énergie, mais une fois que vous aurez trouvé ce nouveau point minimum vous pourriez vous sentir encore mieux que dans votre état naturel initial. Si vous n’avez plus la sensation d’être surchargé alors vous pouvez passer à un autre état. Comment détecter son état naturel ? Il n’est pas facile de le faire seul et vos amis et collègues ne voient souvent qu’une facette de votre personnalité. La vue d’ensemble est difficile à atteindre. Par contre, pas besoin d’avoir une vue complète pour commencer à travailler sur les aspects à modifier. Voici quelques questions à vous poser : Pourquoi ressentez-vous le besoin d’être « Cynique, Surchargé, Fatigué, Positif, etc. » aussi souvent ? Pourquoi êtes-vous aussi souvent dans cet état ? Ressentez-vous le besoin de cacher quelque chose ? Selon votre personnalité, vous allez constater que nous avons tous de petites tendances naturelles. Ce n’est pas un problème, mais si vous êtes fatigués de tourner en rond et que vous voulez du changement dans votre vie, pensez à observer votre état naturel du moment. Pour vous aider à trouver votre état naturel, vous pouvez utiliser des tests de personnalité comme par exemple celui ci-dessous basé sur les Ennéatypes.   Conclusion Connaitre son état naturel vous apportera beaucoup, car il est l’état qui vous demande le moins d’énergie, c’est l’état auquel vous revenez naturellement sans effort. Pourquoi ne pas en tirer parti et le transformer en quelque chose d’utile. Il peut être un état parfaitement aligné avec votre type de travail ou vos besoins familiaux. Pensez-y ! Il existe peut-être un autre état naturel qui vous serait encore plus favorable si vous investissez un peu. Passer d’un état à l’autre peut demander de l’énergie, mais cela en vaut la peine sur

Comment réussir le lancement d’un nouveau produit innovant ?

développer

Développer un produit peut paraître facile parfois, surtout si vous l’avez fait plusieurs fois par le passé. Vous avez utilisé des technologies, assemblé des morceaux et voilà, vous avez créer un nouveau produit. Si un jour vous décidez d’innover et d’aller plus loin, en clair d’inventer un produit qui utilise une nouvelle technologie, vous constaterez que la traversée pourrait être plus longue si vous ne prenez pas votre temps mener chaque étape importante. Mon apprentissage Depuis plus de 20 ans, je développe des produits utilisant de nouvelles technologies. Ces produits mènent parfois même à une nouvelle industrie ou un nouveau marché. Au cours de ma carrière, j’ai eu l’occasion de : Travailler en aviation à développer des outils de fabrication et d’assemblage pour les avions CRJ700 et 900. J’ai même contribué à créer le livre qui résume les bonnes pratiques d’assemblage des harnais. Concevoir et fabriquer le prototype de la première voiture solaire de mon université, Participer à la création du livre des formations en dessin technique de l’école Polytechnique de Montréal, étant chargée de l’enseignement du dessin technique pendant 6 ans. Développer des technologies en microélectronique comme  lors du développement de la solution de dissipation thermique de la PlayStation III, le fameux Cell (microprocesseur) développé par le consortium STI (Sony Toshiba et IBM). Vous pouvez justement voir sur la photo de cet article Wikipédia ce que j’ai développé (la solution d’assemblage du Lid de dissipation thermique). Je connais tous les secrets de cette solution, et je suis désolée, mais c’est un secret aussi bien conservé que la recette du Coca-Cola. Développer des technologies de piles à combustibles planaires et développer des systèmes de génération et entreposage d’hydrogène. Et aujourd’hui, j’aide mes équipes à faire émerger des produits et des solutions en intelligence artificielle pour plusieurs industries. Si je vous partage cela, c’est qu’après plus de 20 ans à développer des technologies dans plusieurs domaines et industries, je remarque les mêmes tendances, les mêmes erreurs qui mènent parfois à l’échec. Il est facile d’oublier des étapes et de vouloir aller trop vite, étant très excité avec notre idée, alors que faire pour éviter l’échec ? Une erreur fondamentale : Être trop confiant ! Même si vous êtes un expert en marketing, que vous avez une excellente connaissance du marché et que vous êtes convaincu que votre idée est géniale, ou encore un expert de votre technologie, il faut se méfier. Connaissez-vous par exemple les étapes qu’il faut franchir pour tester et certifier la fiabilité de votre produit sur le long terme, et ce qu’il faut faire pour respecter les normes (peut-être encore non existantes) de votre produit ? Si vous êtes chanceux, la technologie de votre produit existe déjà et est fiable, mais l’avez-vous testée à grande échelle ? Et l’avez-vous testé sur votre ligne de production ? Parfois, les procédés de fabrication varient selon si vous produisez à petite échelle ou à grande échelle. Comprenez-vous les implications sur votre design. Les besoins provenant de la production à haut volume sont parfois suffisamment importants pour que votre produit ne soit plus manufacturable ou même fiable si vous changez d’échelle de production. Car par exemple, vous pourriez devoir changer les matériaux de votre produit pour permettre aux machines de fonctionner en continu par exemple. Dans tous les cas que vous soyez expert en marketing, du marché ou en manufacturing, vous devrez traverser une courbe d’apprentissage pour développer votre nouveau produit : L’apprentissage de votre technologie, L’apprentissage de votre marché, et comment produire à l’échelle désirée. Il faut prendre le temps d’apprendre et de faire des erreurs. Ne vous lancez pas trop vite, mais n’attendez non plus d’avoir l’ensemble des éléments parfaits dans ces 3 sphères avant d’aller chercher le point de vue du client. Je le répète souvent, la perfection ou dans le cas présent concevoir et fabriquer du premier coup un produit à grande échelle avec un coût et productivité viable est impossible. Les paramètres à surveiller Les trois aspects importants à prendre en considération lors du développement d’un nouveau produit sont les suivants : 1. La technologie Pour être certain de maitriser toutes les questions relatives à la technologie, je vous conseille de vous inspirer des TRL (Technologie Readiness Level) ? Cette échelle représente les 9 étapes du développement d’un produit. Elle a été développée par la NASA dans les années 70 et est aujourd’hui utilisée un peu partout dans le monde. Si cette échelle est autant utilisée c’est parce qu’elle aide véritablement a évaluer le niveau de maturité d’une technologie. Pour avoir du succès, il faut franchir chacune de ses étapes. Vous pourriez être tenté d’en sauter une pour aller plus vite, mais je vous le dis, ce serait une erreur. Votre seule possibilité d’accélérer le processus sera de passer à travers toutes les étapes. 2. La production manufacturière Avoir sa propre technologie ou utiliser une technologie connue vous permettra d’avoir moins de défi lors du développement de votre produit. Par contre, avoir la technologique seule n’est pas assez, certaines questions demeurent. Le niveau de performance de votre design est-il reproductible ? Quels seront les coûts de production à grande échelle  ? Par exemple avez-vous besoin de personnes très qualifiées pour mettre en place les étapes de production. Les principaux matériaux et composants sont-ils disponibles au volume visé ? … Même si les technologies de vos matériaux, logiciels ou procédés… sont connues il reste encore une série de questions auxquelles vous devez répondre. Si c’est la première fois que vous fabriquez quelque chose, vous devrez passer à travers les niveaux de MRL (Manufacturing Readiness Level). Cette échelle créée pour compléter les TRL va vous permettre de valider les procédés de fabrication et tester la reproductivité et fiabilité de votre produit. À ce point-ci, vous pourriez penser qu’une fois la technologie et la capacité manufacturière de votre produit validé vous pouvez vous lancer, mais malheureusement non, car si vous ne connaissez pas votre marché et les besoins de vos clients, même avec le meilleur produit du monde, vous pourriez n’avoir aucun acheteur, car personne n’a besoin de votre produit il ne répond à aucun besoin ou pas suffisamment. 3. Le

Êtes-vous plutôt du type leader ou micromanager?

Le titre de micromanager n’a pas bonne presse et selon vous pourquoi ? Simplement, parce qu’il implique un besoin de contrôle lié au manque de confiance en ses collaborateurs et aussi parce que personne n’aime se faire micromanager. Il est clair qu’aucun gestionnaire ne souhaite être un micromanager. Mais honnêtement, qui peut certifier qu’il ne l’a jamais été ? Comme je vous le rappelle souvent, tout est relatif ! Donc certaines fois votre façon d’agir va être perçue comme du micromanagement alors que d’autres fois, ça ne sera pas le cas. Tout dépend de la situation.  Il n’y a pas qu’une seule vision possible ici, car là où certains pourraient voir du micromanagement, d’autres y verront du coaching ou du mentorat. Alors, comment faire la différence ? Comment savoir si la méthode qui fonctionne aujourd’hui fonctionnera demain ? Je vais, pour vous aider, vous partager quelques conseils. Qu’est-ce que le micromanagement ? Le micromanagement est un style de management où le gestionnaire observe ou contrôle étroitement le travail de ses subordonnés ou employés. Ce type de management se caractérise par un contrôle excessif, ou une attention trop importante aux détails. Référence : Wikipedia micromanagement  Je le dis souvent, en gestion, le style de management est très souvent lié au niveau de détails avec lequel on se sent bien. Donc si votre employé n’a pas besoin de détails pour travailler, mais que vous si, il y a de fortes chances qu’il vous voit comme un micromanager. Si vous ne connaissez pas encore votre style de gestion, allez vite lire mon article sur les points de vue en gestion de projet Quel est votre style de gestion ? Faites votre propre évaluation — leader ou micromanager ? Voici quelques questions pour vous aider à identifier si vous êtes plus du genre micromanager ou leader. Je vous ai traduit les questions de ce questionnaire que je trouve très bien. Référence : https://www.inc.com/geoffrey-james/quiz-are-you-a-micromanager.html Q1 : Parmi les styles de gestion énumérés ci-dessous, lequel est le plus important ? t ? Observer et corriger les efforts des employés. (3) Coacher et encourager votre équipe. (0) Contrôler la qualité globale du travail. (2) Sécuriser les ressources et définir les objectifs. (0) Q2 : Lorsque vous êtes débordé, votre premier réflexe est de : Continuer à prioriser votre liste de choses à faire. (2) Trouver un endroit calme et travailler sans être interrompu. (1) Déléguer. (0) Organiser une réunion pour discuter des alternatives. (2) Q3 : Quand vous confiez une tâche à quelle fréquence prévoyez-vous généralement faire un suivi ? Tous les jours, surtout si la tâche est critique. (2) Le système mis en place fait un suivi automatique du travail. (1) Cela dépend du type de tâche et de l’employé responsable. (0) Aussi souvent que l’employé le juge nécessaire. (0) Q4 : Lorsque vous attribuez une tâche, quel niveau de détails partagez — vous habituellement ? Seulement un objectif et une échéance. (0) L’ensemble des étapes pour accomplir la tâche. (2) Quelques suggestions sur la façon de procéder. (1) Q5 : Lorsqu’un employé a des difficultés, votre première réponse est généralement de : Laisser l’employé échouer comme expérience d’apprentissage. (0) Sauter sur l’occasion pour aider du mieux possible. (1) Réaffectez l’employé et effectuez la tâche vous-même. (3) Demander à l’employé s’il a besoin d’aide. (0)   Résultat de votre évaluation 0 à 4 : Vous n’êtes pas un micromanager. Vous voyez la gestion comme un moyen de rendre les autres plus performants. Vous avez appris à faire confiance à vos coéquipiers, tout comme ils ont appris à vous faire confiance. Continuez comme cela. 5 à 9:  Vous êtes en quelque sorte un micromanager. Vous aimeriez pouvoir « lâcher prise », mais vous estimez qu’il y a trop de risques d’échec. 10 à 12 : Vous êtes un vrai micromanager. Bien que vous ayez les meilleures intentions du monde, votre comportement rend probablement vos employés complètement fous. Que faire pour s’améliorer ? 1. Changer votre point de vue Vous n’êtes là pour contrôler le comportement, vous êtes un leader Donc, ne demandez pas à être copiés sur tous les emails ou de savoir quand votre employé parle à votre patron. Vous n’avez pas besoin d’intervenir sur tout et de tout savoir. Faites confiance, si vos employés considèrent qu’ils n’ont pas besoin de votre contribution et bien d’accord. 2. Travailler votre envie et votre capacité à déléguer Souvent, après avoir délégué une tâche, le premier réflexe est d’en vérifier le statut afin d’être certain d’avoir délégué correctement et à la bonne personne. Ce comportement est encore plus fort la première fois que l’on délègue. L’astuce, ici, est de déléguer le plus tôt possible, afin de donner du temps. Laissez faire votre employé et voyez ce qu’il se passe. 3. Partager le Pourquoi et le Quand et non le Comment Lorsque vous déléguez, ne donnez aucune instruction ou détail superflus. Si vous donnez trop de détails, et que ces derniers incluent des instructions précises sur la façon d’accomplir la tâche demandez-vous pourquoi vous le faites. Est-ce parce que vous avez de la difficulté à déterminer les objectifs et le timeline ? Si c’est le cas, déléguez aussi cette partie, laissez la personne responsable définir ces aspects par elle-même. Ou bien, avez-vous juste envie que la tâche soit faite à votre manière ? Ou est-ce parce que vous n’arrivez pas à faire confiance ? Si c’est là le problème, pourquoi n’arrivez-vous pas à faire confiance ? Est-ce que la personne est incompétence ou a besoin de coaching ? Dans tous les cas, que vous doutiez de vous ou de votre employé, demandez-lui comment il compte procéder ou demandez-lui de reformuler votre demandé afin de vérifier que vous vous êtes bien compris. Et, à moins d’être certain que l’idée de votre employé est mauvaise, évitez de donner des instructions trop détaillées et faites-lui confiance. 4. Lâchez prise sur votre quête de perfection La meilleure façon de faire est celle qui fonctionne le mieux pour la personne a qui vous avez délégué la tâche Si vous êtes de nature trop perfectionniste, je vous conseille fortement de considérer redevenir un contributeur individuel. En tant que leader vous devez savoir que tout est relatif

Les vaches sacrées de votre entreprise, les connaissez-vous ?

Connaissez-vous le concept de la vache sacrée en entreprise ? Les vaches sacrées sont ces personnes, idées ou processus qui ne peuvent être critiqués sans que cela soit mal perçu par vos gestionnaires ou vos collègues. Toute organisation assez mature finit par avoir ses vaches sacrées. Il est important d’apprendre à les détecter, à comprendre d’où elles viennent, de découvrir à qui elles appartiennent et surtout apprendre comment vivre avec. Savoir vivre avec les vaches sacrées de votre entreprise vous permettre de naviguer efficacement dans la politique de cette entreprise. Comment reconnaître les vaches sacrées ? Dans la littérature sur ce sujet, les vaches sacrées sont bien souvent des personnes ou un groupe de personnes. La plupart du temps ce sont des personnes qui travaillent dans l’entreprise depuis longtemps ou qui ont un lien avec un ou des membres de la direction. Une vache sacrée est donc une personne que l’on ne peut pas facilement critiquer ou remettre en question, car elle est protégée. La vache sacrée — Personne Dans un de mes emplois, j’ai eu un patron qui embauchait le même ingénieur dans toutes les entreprises pour lesquelles il travaillait, et ce depuis 15 ans. Je me rappelle l’avoir appris à la dure lorsque je suis allée le voir pour lui dire que l’ingénieur en question avait un comportement que je considérais comme non professionnel. Mon patron m’a dit que mon interprétation de la situation était fausse, qu’il n’était pas possible que ce collègue ait eu ce comportement. Puisqu’il le connaissait très bien et depuis longtemps, cela était selon lui tout à fait impossible. Sur le moment, je n’ai pas compris ce qu’il se passait. C’est par la suite que j’ai appris qu’ils étaient de vieux collègues et que j’ai compris. J’étais jeune à l’époque et je n’avais aucune idée qu’il était envisageable de suivre son patron d’une entreprise à l’autre. Au final, quand j’y pense, c’est une idée qui a ses avantages, car si vous aimez votre patron, pourquoi ne pas le suivre surtout s’il vous protège en toute circonstance. Ce collègue était donc ce que l’on appelle une vache sacrée, bien qu’il ne respectait aucun des processus mis en place. Si vous êtes vous-même du style à embaucher vos anciens collègues dès que vous changez d’entreprises, méfiez-vous, vous pourriez peut-être créer sans vous en rendre compte une vache sacrée. Les autres vaches sacrées —Les processus, outils, idées et produits En poussant la réflexion plus en avant, vous découvrirez que les processus, les outils, les idées ou même les produits peuvent parfois devenir aussi des vaches sacrées. Il arrive même que ce soit des artefacts créés par ces personnes considérées comme vaches sacrées.  Par exemple, si votre patron adore une idée de produit et qu’il pousse cette idée depuis des mois voire même des années, même si aucun client n’achète et que le marché ne semble pas prêt, il vous sera impossible de challenger cette idée sans vous mettre à dos votre management. Car remettre en question cette idée serait comme un blasphème. Si vous avez lu mon article sur les chambres d’écho,  vous comprenez que c’est le même concept ici.  Par contre, avec la vache sacrée les conséquences sont potentiellement plus grandes si vous commencez à la critiquer. Vous pourriez devenir l’ennemi du management, être éloigné des prises de décision, voir même être privé de croissance dans votre carrière. Savoir différencier une vache sacrée des éléments importants de votre entreprise Avoir des éléments dans votre entreprise auxquels vous tenez mordicus tels que certains éléments de votre culture ou les bonnes pratiques est essentiel pour développer vos équipes.  Vous pouvez par exemple tenir absolument à ce que l’on documente un projet à la fin de celui-ci, qu’il y ait une communication transparente au sein de votre entreprise, ou bien encore que vos employés essaient de régler leurs problèmes entre eux avant de venir vous voir. Ces exemples peuvent être ce que vous souhaitez pour la culture de votre entreprise ou de votre équipe et c’est une bonne chose. Par contre, s’il est impossible, devant vous, de parler de façon critique ou de remettre en question une idée, un processus, un produit ou un collègue alors là, il faut s’inquiéter. Vous avez peut-être créé des vaches sacrées. Si vous avez conscience que ces points sont importants, mais que vous n’en faites pas une religion, qu’il est donc encore possible de changer et de challenger vos idées en fonction des besoins de la situation, alors c’est parfait. La vache n’est pas sacrée tant qu’elle reste une chose importante et qu’il est possible de la remettre en question. Une autre façon de vérifier que vous n’avez pas créé de vache sacrée est de vérifier que vous êtes capable d’expliquer pourquoi cette chose est aussi importante, sans vous énerver si quelqu’un la critique. Cela montre que vous restez ouvert aux changements nécessaires pour que votre entreprise ou département grandisse. Mais restez vigilant, la ligne est mince entre la vache sacrée et les éléments que vous considérez importants ou les personnes que vous trouvez essentielles au succès de votre équipe. Attention de ne pas trop toucher à la vache sacrée Une des spécificités de la vache sacrée est qu’elle ne peut être créée par tout le monde et que seul un certain nombre d’individus ont de l’influence sur leur création. À la différence d’un élément important de la culture de votre entreprise qui sera lui plus « universel ». Ces vaches ne sont sacrées que pour quelques personnes de la haute direction. Même s’il existe des vaches sacrées à tous les niveaux de l’entreprise, et vous comprenez qu’il sera plus risqué de toucher aux vaches sacrées de votre CEO qu’à celles de l’un de vos collègues. Il existe quelques signes qui ne trompent pas et que vous allez ressentir dès que vous vous approchez d’une vache sacrée. Vos collègues pourraient vous dire par exemple : Si tu souhaites challenger cette idée auprès du patron, je te laisse le faire seul, ou encore pas certain que le patron va

Un bon leader doit savoir accepter et maîtriser les erreurs

Je vous ai souvent mentionné l’importance des erreurs et des échecs, mais connaissez-vous l’importance de ces dernières sur notre croissance personnelle, celle de notre équipe ou celle de notre entreprise ? Et surtout, savez-vous quels impacts cela peut avoir de les ignorer totalement ? Existe-t-il, selon vous, des personnes qui font tout parfaitement du premier coup ? Qui peut se vanter d’être parfait ? Et selon quels standards ? Je dois vous avouer que le concept d’erreur est étrange selon moi, car au final, l’erreur fait partie de l’apprentissage. Il faudrait presque modifier le sens du mot, et le rendre aussi positif que le succès sinon ce mot paralyse trop. Il faut vraiment réaliser que les erreurs servent à grandir. Pour les mêmes raisons, si vous souhaitez que votre entreprise prospère et grandisse il faudra faire des erreurs et connaitre l’échec. C’est un passage obligatoire et comme d’habitude la clé sera le temps, une situation perpétuellement fixe n’existe pas nous avons toujours une succession de situation et pour passer de l’une à l’autre il faut apprendre et faire des erreurs. Malheureusement plus vous progresserez et plus les erreurs risquent être grosses ! 1. Croissance personnelle Dans un de mes articles des dernières semaines, j’ai fait référence au livre : Mindset: The New Psychology of Success écrit par by Carol S. Dweck. Elle explique très clairement pourquoi être dans un état d’esprit de croissance dépasse l’état d’esprit statique. Nous pouvons même parler de l’importance d’avoir du mouvement, qu’il est impossible d’avoir sans accepter de vivre avec l’erreur. Le Mouvement le ‘mind set’ du gagnant Il est très difficile d’apprendre si l’on n’accepte pas de faire des erreurs. Dès le plus jeune âge, nous apprenons grâce à la répétition et l’on progresse à chaque répétition. Comme le dit le célèbre proverbe, c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Si vous évitez de faire des erreurs, votre courbe d’apprentissage risque d’être plus lente. Les erreurs ne sont que des points de vue. 2. Croissance de son équipe Simon Sinek (dont je reçois les idées inspirantes tous les matins par email) mentionne qu’il n’y a que deux types de décisions. Les bonnes et celles qui nous font apprendre. En tant que leader vous avez quelques responsabilités en lien avec l’erreur. D’abord : Vous devez continuellement apprendre et vous développer que cela soit pour vous-même, mais aussi pour inspirer et montrer l’exemple. Montrer que l’erreur est humaine et qu’elle est nécessaire pour le développement, Vous devez laisser votre équipe apprendre par elle-même et accepter leurs étapes d’apprentissage, Il faut savoir déléguer : ce qui inclut la possibilité de faire des erreurs et de les corriger. Plus vous déléguez et montez dans le niveau de détails, plus l’impact sur la croissance suite aux erreurs sera important. Pour faire croître votre équipe, vous devez le plus possible maîtriser l’erreur et en tirer collectivement le maximum, en apprenant, mais surtout en vous améliorant. Utilisez les erreurs faites dans votre équipe pour en faire des « lessons learned », osez parler des erreurs sans tabou. Si vous êtes téméraires, organisez même ce que j’appelle des « fail party », cela aidera votre équipe à voir les erreurs comme quelque chose de drôle et agréable. Sinon prenez au moins le temps de faire une rétrospection en équipe, vous verrez que les erreurs ne sont jamais aussi horribles que vous le pensez. De plus la mémoire est une faculté qui oublie, mais l’apprentissage restera. 3. Croissance de son entreprise L’impact sur la culture Au niveau de l’entreprise, ne pas accepter l’échec voudrait dire de n’engager que des superhéros. Le mot est fort, mais il a été utilisé par une des membres de mon équipe. Cette employée me disait : « Isabelle, je ne sais pas pourquoi il se présente comme un superhéros qui sait tout et qui peut tout faire, car cela n’existe pas et ça me fait peur. J’aimerai mieux qu’il dise qu’il ne sait pas et qu’il va travailler avec nous pour trouver des solutions ». Cette employée m’a fait réaliser à quel point être transparent sur ses propres compétences est important. Et un humain fait forcément des erreurs lorsqu’il apprend. Des personnes parfaites pour un poste cela existe, mais cela implique néanmoins de faire des erreurs et d’apprendre. Arrêtez de vouloir des superhéros dans votre entreprise ça n’existe pas et les faux superhéros sont très néfastes pour les valeurs de collaboration et d’entraide. Ils envoient le signal qu’ils n’ont pas besoin d’aide et que tout est sous contrôle même quand ce n’est pas le cas. Pour les défis plus importants, cela prend des équipes. De toute façon même les superhéros n’ont pas tous les talents et doivent travailler en équipe. Ne pas travailler en équipe fera que la croissance et la découverte des solutions prendra plus de temps. L’impact sur la rétention De plus en plus de personnes pensent qu’il faut changer d’entreprise pour progresser dans sa carrière. Et pourquoi selon vous ? Car il est rare que l’on permette aux employés de se former ou d’essayer un nouveau poste. Souvent il faut même effectuer toutes les tâches d’un nouveau poste avant afin de prouver que l’on mérite une promotion. Beaucoup de gestionnaires voudraient que leur équipe soit parfaite avant même de commencer. Tout ceci génère une forte rotation des employés en entreprise, en ce moment le taux de rotation au Canada est de 16 %, et en France de 21 %. C’est le plus fort taux de la liste des pays observé en 2018. Mondialement, les principaux motifs de départ des employés sont le manque d’opportunités d’avancement (45 %), le mécontentement à l’égard de la haute direction (41 %) et l’environnement ou la culture de travail (36 %). Référence : Analyse du turn-over Personnellement, je relie ces 3 raisons à notre difficulté à accepter l’erreur et l’échec. Les employés doivent pratiquement être parfaits pour briguer un nouveau poste, ou obtenir une augmentation… Si l’entreprise prône la perfection dans ses valeurs, cela laisse penser que les membres de la haute direction sont des superhéros, mais cela va finir par poser des problèmes, car comme ils sont humains ils vont faire des

Comment se sentir bien à nouveau dans son travail ?

aimer son travail

Nous avons tous déjà eu dans notre vie (en tout cas, je vous le souhaite) un emploi « parfait » ! Un emploi où votre patron vous comprend vous aide à vous développer et à apprendre à vous connaître. Les responsabilités que vous avez pour ce poste vous inspirent, vous partagez pleinement les valeurs de l’entreprise, bref c’est le bonheur. Et malheureusement, votre entreprise se fait racheter et votre patron ainsi qu’une bonne partie de votre département se font couper. Vous avez la chance de conservez votre travail, mais à quel prix ? Vous n’êtes plus aussi bien. Le nouveau patron ne vous comprend plus, vos tâches ne plus aussi stimulantes… Comment retrouver votre emploi de rêve ? Comment se sentir bien à nouveau dans son travail malgré tous ces changements ? Surtout si vous ne pouvez pas vous permettre de perdre votre emploi ou de le quitter immédiatement. Chercher le bon rythme — le bon niveau d’énergie Cette situation n’est pas simple, il n’y a rien de pire que d’avoir le sentiment de se donner à fond et de ne rien recevoir en échange. Vous travaillez beaucoup d’heures, vous ressentez du stress, mais au final vous n’avez pas l’impression que vos efforts en valent la peine. Vous n’apprenez rien, vous n’avez pas de sentiment d’accomplissement. Dans un premier temps, pour éviter cette situation très rapidement, assurez-vous de garder assez d’énergie en fin de journée pour faire vos projets personnels. Autrement dit, trouvez un moyen de ne pas utiliser toute votre énergie pour le travail uniquement, car cela vous permettra d’en garder pour vous, et de trouver votre équilibre autrement. Quelques astuces pour avoir encore de l’énergie pour nous en fin de journée Prenez le nombre de pauses nécessaire. SI vous avez 10 min entre 2 meetings, ne faites rien d’énergivore, parlez plutôt à un collègue ou prenez un café… Apprenez à déconnecter Essayez de limiter votre nombre d’heures au travail à 8 h Démarrez la journée un peu plus tôt, mais pour des projets personnels Tout est une question d’équilibre et si l’équilibre n’est pas bon, c’est que vous devez agir afin de vous protéger. Si vous poussez le bouchon un peu trop loin, vous pourriez vous retrouver en arrêt maladie pour épuisement professionnel. Et c’est encore plus déprimant de se retrouver dans cette situation pour un emploi qui ne vous comble pas. Pensez à vous avant tout ! Prenez conscience de votre niveau d’énergie et gérez-le au mieux. De cette façon, votre travail moins plaisant ne sera plus aussi lourd. Il sera donc beaucoup plus facile de penser à des solutions. Plus vous conservez un bon équilibre au niveau de l’énergie plus vous verrez clairement les solutions à votre portée que cela soit pour le travail ou au niveau personnel. Avoir le bon équilibre aide à se sentir bien, ou un peu mieux, dans son travail. Prenez le temps de réseauter — Allez au-delà de votre poste Il y a plusieurs avantages à réseauter à l’intérieur et à l’extérieur de votre entreprise. Il est prouvé que faire partie de plus d’une équipe dans votre entreprise augmente vos chances d’être heureux au travail.  (Ref.—9 lies about work) En fait, c’est simple, plus vous faites partie de groupes différents, plus vous avez de chances d’avoir au moins un projet ou une équipe qui vous stimulera. Cela vous permet également d’avoir une meilleure vision de l’ensemble de votre entreprise. Cette vision plus globale peut vous permettre d’identifier un poste qui serait plus compatible avec vos aspirations ou vous pourriez peut-être vous trouver un mentor. À l’intérieur de votre entreprise, vous pouvez par exemple : Faire partie d’un groupe de bonnes pratiques, Organiser des activités de « team building » pour votre équipe, Démarrer des discussions de groupes sur des sujets techniques que vous auriez envie de développer, Offrir de l’aide à un collègue débordé, Vous faire connaître auprès des autres managers, Aider le comité de santé-sécurité au travail, … Avoir un réseau à l’intérieur de l’entreprise aide à se sentir mieux dans son travail, car il aide à nous trouver des options. Identifiez les aspects de votre poste qui vous stimulent Même si le travail n’est plus le même qu’avant le changement, il y a certainement des aspects qui vous stimulent encore. Prenez le temps de les identifier et les apprécier. Il faut changer l’aura autour d’un travail qui n’est pas à la hauteur de vos attentes. Cela demande un petit effort qui en vaut la peine, car cela peut vous mener à un poste que vous allez aimer. Arriver à un emploi que l’on aime, n’est pas toujours sans effort. On dit souvent que l’on récolte ce que l’on sème alors prenez le temps de focaliser sur le positif et voyez comment cela peut vous en amener encore plus. Pendant vos 1on1 avec votre patron, parlez-lui de ce que vous aimez, proposez-lui d’en faire plus. Petit à petit, il se peut très bien que votre travail se transforme positivement. À la fin de chaque journée, essayez de penser à 3 choses qui se sont bien passées. Qu’avez-vous appris ? Avez-vous développé votre réseau, Identifiez quelque chose qui vous plait ? … Proposer des projets et solutions qui vous passionnent Dans certains cas, vous aurez même la chance d’identifier un problème dans l’entreprise et de proposer de le solutionner cela vous offrira de nouvelles responsabilités. Si vous prenez le temps de regarder, pratiquement tous les postes permettent de découvrir des manques dans l’entreprise. Identifiez-les et proposez une solution qui pourrait induire une évolution des responsabilités. Conclusion En conclusion, se sentir bien dans son travail n’est pas toujours simple. Il arrive parfois que votre travail ne soit pas à la hauteur de vos attentes, mais c’est à vous, quotidiennement, d’utiliser tous les moyens à votre disposition pour le rendre un peu plus comme vous le souhaiteriez. Faire que vous allez aimer votre emploi est parfois un projet en soi. Néanmoins, parfois le décalage entre vos attentes et la réalité est trop grand alors dans ce cas là, il faut changer d’emploi, mais prenez le temps d’y penser,

N’exigeons pas la résilience de nos équipes, poussons la communication

Quand les choses ne fonctionnent pas, il est parfois plus facile de demander à son équipe et à ses autres collègues d’être résilients que de prendre ses propres responsabilités. Trop souvent les entreprises s’attendent à ce que leurs employés soient résilients. La résilience, bien que très à la mode en ce moment, n’est pas la réponse à tout. En tant que leader vous devez prendre vos responsabilités et encourager la communication au sein de vos équipes. Comme vous pouvez l’imaginer, cet article aborde un sujet qui me tient vraiment à cœur. Je suis, moi-même, une directrice qui prend soin de son équipe et qui tente de leur fournir en tout temps ce dont ils ont besoin pour être heureux et performants au travail. Lorsqu’un membre de mon équipe ressent un inconfort dans son travail suite à un changement, je ne choisis pas la facilité en lui demandant d’être plus résilient, mais je l’encourage à exprimer cet inconfort, et utilise cette discussion pour trouver le trésor sous-jacent. Aucune entreprise n’est pas parfaite, et c’est le propre de toute chose d’être imparfaite. Par contre, je pense que c’est aussi le propre de toute organisation de s’améliorer et de changer. À l’intérieur de l’entreprise, comme à une plus grande échelle, il faut s’entraider et participer à l’évolution du monde de l’entreprise. Prenez vos responsabilités en tant que gestionnaire et développez un monde du travail meilleur.  Comme je l’ai déjà mentionné dans un article précédent, il y a une différence entre faute et responsabilités, mais si vous préférez demander à votre équipe d’être résiliente plutôt que de repenser les systèmes qui la font souffrir alors là, il y a, selon moi, un problème. Qu’est-ce que la résilience ? La résilience est la capacité à s’adapter et intégrer le changement plus particulièrement les changements dont vous n’êtes pas l’instigateur. Il peut y avoir de nombreuses sources de changement comme, par exemple la réorganisation de votre entreprise, un nouveau poste, de nouvelles responsabilités suite au départ d’un collègue, l’abolition de votre projet… Les changements font partie intégrante de la vie et sont, la plupart du temps, hors de votre contrôle. Une personne résiliente est en mesure de puiser dans ses ressources intérieures pour aller de l’avant, et intégrer le changement dans sa vie. Cette capacité ne fait pas disparaître le problème, elle nous donne juste la capacité de le surmonter. Mais parfois surmonter implique de discuter avec son patron pour trouver des solutions ensemble surtout dans le cas où la solution n’est pas à 100 % de son ressort. Chacun sa part de responsabilité dans l’équation Avant de demander à votre équipe d’être plus résiliente, commencez par écouter et partager. Chacun possède son point de vue de la situation et à moins de prendre le temps d’écouter tout le monde ce point de vue n’est jamais complet. Ce point de vue peut même, parfois, être si incomplet qu’il nous mène à prendre de mauvaises décisions. Alors en tant que gestionnaire, votre responsabilité est d’écouter vos employés. Ensuite d’adapter vos systèmes et processus en fonction des nouveaux besoins intégrés. Plutôt que de commencer par leur demander d’être résilients comme première solution aux changements survenus. Et même si l’écoute et l’action au niveau de votre équipe sont une bonne chose, il ne faut pas oublier de vérifier si votre entreprise et vos processus sont eux même résilients.  Une entreprise résiliente est une entreprise qui s’adapte au changement du marché et évolue en fonction des besoins de ses équipes. Même chose pour les processus. C’est là que l’on voit que chacun de ces aspects a un rôle important dans l’équation. Vous faites partie du processus de résilience complet Par conséquent, si l’un des membres de votre équipe vient vous voir pour vous parler de ses défis face au changement, est-il possible qu’il le fasse parce que, dans son esprit, vous faites partie de la solution pour intégrer ce changement ? Vous faites donc partie de son processus de résilience. Par conséquent, offrir la résilience comme réponse n’est pas une réelle solution car ce dont il a besoin, c’est de votre aide. Savoir que vous avez compris la problématique et que vous pourrez mettre en place les bonnes actions pour faire que l’équipe fonctionne. Il suffit parfois d’un simple changement dans vos processus pour que tout rentre dans l’ordre et que le changement soit intégré et efficace. Vous comprenez que si vous demandez à votre employé d’être résilient face aux changements, sans l’écouter cela peut le pousser à décrocher et à aller chercher son bonheur ailleurs. Sans votre aide, il ne verra pas comment améliorer de la situation actuelle et préférera probablement partir. La solution — travailler ensemble à trouver la nouvelle histoire Bien souvent, le changement est lié à sentiment de perte de contrôle, votre histoire change, ce qui avait du sens avant le changement n’en a peut-être plus. Votre vie fait un saut quantique sans notre consentement et plus rien n’a de sens. Il est important pour se sentir bien que les situations et décisions suivent une certaine logique, il est essentiel d’avoir une histoire par saut quantique. La solution pour garder un bon équilibre est de comprendre l’histoire ensemble. Vous verrez qu’en écrivant l’histoire avec votre équipe vous prendrez naturellement chacun vos responsabilités et vous pourrez donc être résilients ensemble. Cela vous mènera aussi à plus facilement lâcher prise sur ce qui était et à créer ensemble ce qui sera. Exemple Par exemple, après une fusion d’entreprise, les rôles et responsabilités ne sont plus les mêmes. Votre équipe vient vous voir pour vous dire qu’ils sont perdus, peut-être voudrez-vous en profiter pour ajuster le rôle de votre département, la distribution des tâches au sein de votre équipe ou bien encore faire des liens avec les systèmes de l’autre entreprise avec laquelle vous venez de fusionner. L’inconfort de votre équipe provient peut-être du fait qu’elle percevait le changement et pas vous ! Par conséquent, vous persistiez à donner les mêmes responsabilités alors qu’elles avaient changé.  Cet inconfort vous permettra peut-être de

L’art de déconnecter

Lorsque l’on est passionné ou surchargé de travail, voire même les deux, il est souvent difficile de déconnecter. Et pourtant, il est important le faire. De nombreux articles ont été rédigés à ce sujet. La recherche montre même qu’il est essentiel de faire des pauses. Vous pourrez constater dans les articles suivants (en anglais seulement) qu’il existe une corrélation entre la longueur de la pause du lunch et l’engagement au travail, que prendre des pauses augmente votre productivité et réduit le risque de dépression et que les pauses sont aussi bonnes pour votre mémoire et pour vous aider à réévaluez vos objectifs. La liste des bénéfices est longue ! Alors pourquoi avez-vous de la difficulté à prendre des pauses et pourquoi n’est-ce pas pour tous une priorité ? Avez-vous déjà réfléchi aux raisons qui font que vous avez de la difficulté à prendre des pauses et déconnecter ? Voici 3 pistes de réflexion pour vous aider à déconnecter. 1. Les activités Avez-vous une liste d’activités qui vous stimulent et vous intéressent en dehors du travail ? Si le travail est la seule chose sur votre « to do list » en dehors de la routine quotidienne, il est normal que vous ayez de la difficulté à déconnecter. Votre esprit a besoin de faire des choses être actif. Tim Ferris le dit bien dans son livre « la semaine de 4 h », on a tous intrinsèquement la peur du vide, la peur de n’avoir rien à faire. (Si vous voulez en savoir un peu plus sur le livre de Tim Ferris, allez lire mon analyse du livre de la semaine de 4 h) Pour avoir un bon équilibre, il est idéal d’avoir plusieurs activités et objectifs pour combler différents vides. Par exemple, les activités possibles seront différentes selon si vous souhaitez occuper votre soirée lorsque votre énergie est au plus bas, ou encore tôt le matin, les weekends, lorsqu’il fait beau ou lorsque la météo ne nous permet pas de sortir, lorsque vous êtes seul à la maison ou avec votre conjoint. Donc, ayez toujours plusieurs types activités disponibles comme par exemple : Activités physiques Sport d’intérieur et d’extérieur, à faire seul ou entre amis (fixez-vous des objectifs personnels comme par exemple faire le poirier, faire un nombre croissant de redressements assis chaque jour, etc.), Aller marcher et découvrir votre quartier, Faire du vélo, Aller courir, lancez-vous des défis de distance ou vitesse. Activités cérébrales Suivre des cours en ligne et acquérir une nouvelle compétence, Apprendre une nouvelle langue, Lire des livres de développement personnel ou des livres sur la science  ! (Pour votre info, en ce moment je lis le livre : The book of Why, la science de la causality). Activités créatives Jouer de la musique, Apprendre à danser ou pratiquer la danse sociale, Dessiner (je vous promets que tout le monde peut apprendre à dessiner !), Faire de la couture. Activités de relaxation Pratiquer le Yoga, Méditer, Regarder des films ou des séries télé, Lire des romans, Jouer à des jeux de société avec des amis, Ces activités ne sont que des exemples et il est très important de lier le type d’activité à l’état d’esprit dans lequel vous êtes, car si vous vous lancez dans une activité de relaxation alors que votre cerveau a besoin de défi, il se peut que vous replongiez rapidement dans votre travail ! Un autre aspect délicat de ces activités est qu’il faut avoir la bonne énergie au bon moment pour la pratiquer ce qui n’est pas toujours facile lorsque vous êtes déjà épuisé. 2. Les projets Vous constaterez qu’il est presque toujours possible de reporter les activités comme celles mentionnées plus haut. Vous pouvez vous adonner à ces activités en tout temps, aussi bien aujourd’hui, que dans 6 mois, 1 an ou 10 ans. Ces activités seront toujours disponibles pour vous changer les idées. Vous comprenez donc qu’il faut différencier les activités des projets. Un projet est quelque chose qui possède une durée dans le temps limitée et où l’on respecte des échéanciers. Donc impossible de les reporter à l’infini ! Pour un projet vous êtes obligé d’agir à une période donnée. Il n’existe rien de mieux pour décrocher et déconnecter du travail. Surtout si votre projet engage aussi d’autres personnes. Voici donc quelques exemples de projets : Rénover la maison, Préparer un voyage à venir, Participer à une activité organisée par un groupe dont vous faites partie (chorale, club…), Organiser des événements, repas en famille, festival…, Faire du théâtre, des spectacles, fixer des dates de représentation, Écrire un article pour votre blog chaque semaine. … Finalement, mettez en place des projets qui ont des échéances aussi pour vous-même qu’avec d’autres. Cette limitation dans le temps vous poussera à faire les choses, et donc à vous déconnecter de vos autres engagements professionnels. 3. L’art de la pause N’attendez pas la fin de votre journée de travail pour prendre une pause, prenez-en régulièrement ! C’est un art de prendre des pauses, donc il faut le pratiquer le plus souvent possible afin de : Être de plus en plus efficace, Savoir quand les prendre. Dans le livre « When: The Scientific Secrets of Perfect Timing » de Daniel Pink. Il nous explique que nous avons chacun notre propre un rythme dans la journée et qu’il préférable de le respecter pour être beaucoup plus efficace. Quelques idées pour prendre des pauses : Bougez, allez prendre une marche, allez porter un document à un collègue, allez discuter avec lui à son bureau par exemple au lieu de l’appeler, Relaxez — pratiquez la méditation ou prenez de grandes respirations, Faites du Yoga desk, Hydratez-vous, allez prendre un thé, un café, de l’eau Faites une pause sociale — Parler à un collègue d’autres choses que le boulot, pour ma part, j’aime beaucoup faire un 7min workout avec une collègue, cela me permet de combiner l’activité sociale et physique. Faites une sieste de 10 à 20 min, si vous en êtes capable, faites même un Nappuccino. Cela consiste à prendre un café et à ensuite faire une sieste. La combinaison des deux est parfaite puisque le café prend du temps à faire effet.