Quelles résolutions se fixer pour cette année ?

La vie est pleine de cycles, le Nouvel An est lui-même considéré comme le début d’un nouveau cycle et donc souvent aussi comme le bon moment pour faire un bilan et prendre de nouvelles résolutions. Certaines personnes préfèrent ne pas prendre de nouvelles résolutions ne voulant pas participer à cette tradition sociale séculaire. Saviez-vous que ce concept de résolutions du Nouvel An remonte à l’Antiquité? Initialement ces promesses étaient faites aux dieux, maintenant elles sont plus souvent faites à soi-même. Si votre seule motivation est d’appliquer cette tradition ancestrale, il sera très facile pour vous de trouver de nouvelles résolutions, mais vous n’aurez probablement pas de réelle motivation. Pourtant, prendre des résolutions est un bon moyen de se développer et d’atteindre ses objectifs alors pourquoi ne pas essayer de le faire correctement cette année. Voici quelques pistes pour vous aider à définir des résolutions qui perdurent dans temps et qui auront un impact réel sur votre vie. Qu’est-ce qu’une résolution? Tout d’abord, prenons le temps de définir ce qu’est une résolution: Étymologiquement, le mot résolution vient du latin resolvere, défaire (ce qui est noué), dénouer; résoudre (une difficulté), débrouiller, démêler, expliquer, éclaircir. Parmi les définitions possibles du mot résolution, on retrouve: Opération par laquelle l’esprit résout une difficulté, un problème, ou Transformation physique d’une substance qui se résout, par exemple résolution de l’eau en vapeur. Il y a ici trois mots clés : opération, résoudre, et transformation. Nous pourrions donc nous entendre pour dire qu’une résolution de début d’année est une série d’opérations qui aide à nous transformer en un MOI meilleur. Cette version améliorée de nous-mêmes rencontrera moins de difficultés après cette transformation. Comment trouver de bonnes résolutions ? 1. Les attributs d’une bonne résolution Si vous reprenez notre définition plus haut, une bonne résolution devrait définir l’objectif de la transformation qui résoudra un problème que vous avez et devrait aussi inclure les actions permettant d’atteindre cet objectif. 2. Identifiez le problème Pour identifier un problème, il existe deux méthodes simples: Faire un bilan — Regarder la vue d’ensemble de votre vie et identifier là où il y aurait des améliorations à apporter pour atteindre vos objectifs personnels. Avec cette méthode vous pourriez trouver par exemple des problèmes tels qu’équilibrer mieux vos activités et votre temps en fonction de vos objectifs. Pour vous aider à faire votre bilan et développer votre vue d’ensemble, allez lire les articles suivants: Comment développer et garder une vue d’ensemble de sa vie ? Notre corps est une machine à voyager dans le temps Visualiser son passé et ses trésors — Prendre le temps de regarder certaines situations, des derniers mois, dont vous pourriez être moins fier. Cela pourrait être par exemple que vous avez perdu patience au volant, que le commentaire d’un collègue vous a affecté pendant plusieurs jours, que vous étiez stressé de présenter vos résultats à votre équipe, ou encore que vous avez tendance de ne pas être très sympathique avec les personnes que vous croisez… Cherchez vos trésors et vos frustrations en identifiant les situations qui ont généré un type d’émotion que vous souhaitez réduire dans votre vie. Après avoir identifié ces frustrations et ces irritants, il est important d’en analyser la cause, c’est ce qui vous aidera à déterminer la meilleure solution et donc votre résolution. Pour se faire aller lire l’article Comment transformer vos frustrations en super pouvoir ? 3. Identifiez votre état final idéal — donc l’objectif Après avoir identifié le problème que vous voulez régler, prenez le temps d’écrire l’objectif en utilisant la méthode SMART+ Spécifique. Mesurable. Ambitieux. Réaliste. Temporellement défini Spécifique, dois être en lien direct avec le problème identifié plus haut (vous pourrez dire que vous avez atteint l’objectif, si…) Mesurable, vous devez absolument définir un seuil de succès, Ambitieux, cet objectif doit représenter un défi pour être stimulant, Réaliste, il doit rester à la limite de l’ambition sinon l’objectif sera abandonné, Temporellement défini, il doit avoir une date limite, cela aide à déterminer la vitesse et le niveau d’effort pour l’atteindre.   4. Identifiez les étapes pour atteindre cet objectif Maintenant que l’objectif est clair, définissez les prochaines étapes à faire pour l’atteindre. Par exemple, si votre objectif consiste à faire du sport tous les jours alors que vous n’en faites actuellement qu’une fois par mois. Cet objectif sera bien difficile à mettre en place et encore plus à maintenir, car l’écart entre l’état actuel et l’état suivant est trop grand. Donc, pour atteindre vos objectifs vous devez  vous assurer que les étapes que vous mettez en place soient : Adaptées à votre vie actuelle, à votre routine, à vos rituels, Pas trop éloigner de votre routine, sinon l’énergie nécessaire pour la transformation sera trop importante et les risques d’échec plus grands, Adaptables en cours de processus, en cours d’année. Gardez la possibilité d’augmenter la cadence si vous le souhaitez. Pour vous aider, n’hésitez pas à vous référer à ces articles: Planifier sans planifier — le pouvoir de la routine Et mon   5. N’ayez pas peur d’aller chercher de l’aide et des ressources Pour vous aider, n’oubliez pas d’aller chercher les ressources qui vous permettront d’augmenter vos chances de succès. Vous pouvez aller chercher l’inspiration dans des livres/blog/vidéo qui vous aideront à poursuivre vos objectifs. Il existe aussi des applications de suivi de votre nouvelle routine. Si votre budget le permet, vous pouvez également essayer de trouver un coach ou des formations. Conclusion Une résolution est une série d’opérations que l’on fait pour provoquer une transformation qui résout un problème. Par conséquent, si par  chance vous n’avez aucun problème, il sera plus difficile de définir et tenir vos résolutions. Photo by Rob Necciai on Unsplash

Comment transformer vos frustrations en super pouvoir?

Il nous est tous arrivé d’être frustrés et fâchés à cause d’une situation au travail ou de notre vie personnelle. Ce sentiment peut naitre d’une restructuration, un rachat, un changement d’orientation, un changement de patron, un collègue qui vient d’être promu au poste que vous visiez, ou encore une décision sur un projet qui ne s’aligne pas avec votre vision du succès. Il existe de nombreuses situations qui peuvent générer des frustrations, mais ce qui est intéressant c’est que chacun aura une réaction différente face à une même situation. Savez-vous pourquoi? Ce que l’on oublie souvent, c’est que nos frustrations ont un lien avec nos aspirations et nos valeurs, ces aspirations et valeurs qui sont le reflet de notre personnalité unique. Puisque chaque personnalité est unique, la réaction sera personnelle à chacun. Il ne faut pas voir les frustrations de façon négative, car je vais vous montrer qu’une personne qui ressent beaucoup de frustrations possède finalement un super pouvoir. Voulez-vous comprendre comment utiliser ce super pouvoir et transformer vos frustrations en apprentissages et actions positives? Votre responsabilité face aux frustrations En tant que leader et collègue, vous avez la responsabilité d’aider notre équipe à transformer les frustrations en action. Voyez ces frustrations comme des trésors qui peuvent vous aider à : améliorer nos processus, identifier les risques du projet, à comprendre ce qui est important pour nos collègues dans leur travail L’aspect positif de la frustration est l’apprentissage que vous pouvez en retirer, cela peut vous apporter un savoir et une possibilité d’amélioration. Donc votre responsabilité dans ces situations de frustration est de canaliser cette énergie initialement négative pour en faire une motivation pour un meilleur futur. Là encore, la clé c’est le temps! Une frustration est, au moment présent, le signal que si l’on ne fait rien, le futur ne sera pas aussi idéal qu’il pourrait l’être. Alors, si vous ou l’un de vos collègues ressentez une frustration/un trésor, il faut prendre le temps découvrir ce qui se cache en arrière pour la transformer en un meilleur futur. Comment écouter les frustrations ? Observation Dans un premier temps, prenez un moment pour réaliser que vous êtes frustré/en colère/fâché/irrité (Un indicateur pourrait être votre rythme cardiaque car habituellement dans ces situations, votre pouls monte au-delà de 100 pulsations/minute). Ensuite, nommez votre émotion. Si votre pouls est monté au-delà de 100 pulsations/minute, prenez 10 min de pause. Si c’est votre collègue qui vit une frustration, vous pouvez l’aider à en prendre conscience en disant : « J’ai l’impression que nous venons de trouver un trésor » (si vous utilisez le même vocabulaire) ou vous pouvez aussi lui dire que vous voyez à quel point cela est important pour lui. Cette frustration est comme un trésor qui vous montre le chemin vers un endroit ou une situation plus agréable. Voyez-la comme un trésor enfoui dans le sable et sur lequel vous vous seriez frappé le pied. Cela fait mal au début, mais par la suite quelle joie d’avoir trouvé ce trésor. Si c’est votre collègue qui vient de « se frapper le pied », donnez-lui du temps. Prenez tous une pause, changez de sujet, mais indiquez que vous reviendrez sur le sujet dans quelques minutes ou aux prochains meetings. Réflexion Dès que votre pouls est redescendu à un rythme normal, prenez le temps de vous poser quelques questions. (Voir la liste de questions plus bas). Encore une fois, si c’est votre collègue qui vit une frustration posez-lui les questions et écoutez les réponses sans émettre de jugement. Prenez le temps d’analyser ce qui vous affecte. Si vous aidez votre collègue, prenez le temps de reformuler ce que vous avez compris. Parfois l’entendre de la bouche d’une autre personne peut l’aider à avancer. Vous pouvez aussi partager ouvertement vos propres expériences. Vous en sortirez tous grandi, et cela vous aidera à développer une véritable relation avec votre collègue. Action Trouvez une action qui vous aide à aller mieux. Par exemple, expliquer votre inquiétude à un collègue, partager une idée de solution, lâchez prise et acceptez que parfois il ne soit pas possible d’aller plus rapidement que l’équipe… Mettez-la en place!  Bravo, vous avez réussi, vous avez transformé votre frustration en opportunité. Note : Grâce à toutes ces étapes, vous comprenez maintenant pourquoi ressentir souvent de la frustration est votre super pouvoir! Il suffit de le voir comme un trésor qui vous amène de nouvelles actions.  Liste de questions à se poser pour transformer une frustration en action Des attentes non comblées Est-ce que ma frustration provient d’une attente non comblée ? D’ailleurs, est-ce que je connais bien mes attentes ? Peut-être que la situation touche une attente non consciente. Le trésor est donc de la découvrir. Ensuite, est-ce que mes attentes sont réalistes ? Un sentiment d’injustice Est-ce que j’ai l’impression de vivre une injustice ou que quelqu’un vit une injustice ? Par exemple, j’ai l’impression de faire tout le travail alors que c’est une autre personne qui reçoit le mérite. Ou encore, je suis à l’origine de cette idée et pourtant personne ne le reconnait. Si oui, de quelle injustice s’agit-il ? Est-ce vraiment une injustice ou me manque-t-il une information pour comprendre la situation dans son ensemble? Par exemple, quelqu’un passe avant moi pour présenter notre projet, mais je ne savais pas que ça lui avait été demandé expressément. Une situation insatisfaisante Est-ce que la solution proposée ou le plan du projet n’est pas complet ? Nous oublions un détail fondamental. Si c’est le cas quel est-il ? Est-ce que les paramètres du projet le rendent impossible ? Que manque-t-il à la situation pour être plus satisfaisante ? Par exemple, un projet où il manquerait l’aspect écologique, ou un projet où l’impact social ne serait pas aligné avec vos valeurs. Regarder dans les sphères de vos besoins et valeurs, c’est souvent là que se trouvent des frustrations. Face à ces types de trésors, il existe trois options : changer la situation, changer de point de vue, vivre avec la situation — lâchez prise, partir (quittez l’équipe ou l’entreprise) Le pouvoir du temps Avec le temps,

Comment prendre du recul en restant passionné ?

prendre du recul

Cet article est en lien avec un défi que me je m’étais lancé il y a plusieurs années. Comment me détacher de mon travail tout en restant passionnée ? Il n’a pas été facile pour moi de trouver des solutions, car se détacher donne l’impression d’être déconnecté. Aujourd’hui encore il m’arrive d’être trop attachée par mon travail. Le problème est simple : comment garder sa passion et ses émotions dans son travail sans être affecté/attaché par les décisions ou les situations prises par l’entreprise qui ne nous semblent pas logiques ? Comment prendre du recul, avoir un certain détachement et rester passionnée ? Faut-il perdre sa passion? Peut-être ai-je créé une chambre d’écho avec mes amis(es), mais en discutant avec eux j’ai pu constater que la plupart d’entre nous avaient fait face à ce même problème : comment ne pas se laisser affecter par son travail, mais surtout comment rester engagé, sans perdre sa passion et en respectant ses émotions. Surtout que les émotions sont des trésors en entreprise. Il m’a souvent été conseillé, lorsque j’étais frustrée par une situation au travail, de me détacher, de ne pas lui accorder autant d’importance. Je comprends bien le concept, mais au fond de moi je sais que si je me détache, je vais être moins performante et surtout je vais rapidement aimer moins mon travail, car mon énergie et ma motivation au travail se nourrissent de ma passion. Je finis donc dans ce contexte par décider de rester frustrée une fois de temps en temps plutôt que de perdre ma passion pour mon travail. À chaque fois qu’une telle situation se présentait, je n’arrivais à me dire que je devais perdre ma passion et faire taire mes émotions pour éviter les frustrations. Pour moi choisir cette option c’est passer à côté de la vie,  vivre comme un robot. Au final, nous savons qu’un être humain vit des émotions alors pourquoi chercher à ne pas les ressentir? Je ne pouvais pas me résigner, je devais trouver d’autres moyens pour être moins affectée par les situations difficiles du bureau. L’impact du point de vue Plusieurs de mes amis ont décidé d’être à leur compte en devenant consultants. J’ai alors remarqué que de devenir consultant semble procurer naturellement ce détachement sans pour autant diminuer la passion en son travail. L’avantage d’être consultant est que même si la firme qui vous engage n’est pas satisfaite à 100% du travail que vous fournissez, cela ne définira pas vos prochains projets ou contrats sur lesquels vous travaillerez. En tant que consultant vous pouvez contrôler les contrats que vous acceptez. Vous pouvez même décider de ne pas continuer à travailler pour un client qui manque d’écoute et d’ouverture d’esprit. Vous pouvez plus facilement rester ouvert à la discussion, engagé, et moins affecté émotionnellement. En tant que salarier ce détachement et cette prise de contrôle semble plus difficile.  Et pourtant en tant qu’employé, il est toujours possible de partir donc de choisir. Être employés/salariés peut finalement se comparer à un consultant qui n’aurait qu’un seul client pour un contrat long terme. Alors pourquoi sommes-nous plus affectés en tant que salariés? Se pourrait-il que ce soit parce que notre vision de nous-mêmes repose principalement sur une seule personne/entreprise et pendant trop longtemps ? Mais, est-ce bien vrai ? L’importance de changer de point de vue Vous imaginez mieux maintenant que pour pouvoir rester détaché il faut simplement changer de point de vue : Éviter de donner trop de pouvoir à l’évaluation de votre valeur par les autres et aux situations qui nous arrivent, Ne pas ressentir le besoin de prouver sa valeur à tout prix et en tout temps, Accepter qu’il y ait d’autres éléments en jeu que vous dans les prises de décision et surtout changer son vocabulaire, il ne faut pas parler de détachement, mais bien de prendre du recul. Alors, comment changer de point de vue ? Et bien en modifiant ses croyances. Les croyances limitantes Vous avez sûrement entendu parler du concept des croyances limitantes. Ces croyances que vous avez et qui vous limitent dans votre développement et votre bonheur. Elles se basent principalement sur votre éducation et votre passé. Elles semblent vraies, mais en fait elles ne le sont pas tout à fait. Certaines de ces croyances vous ont souvent aidées par le passé à vous développer et à avancer, mais, aujourd’hui, il faut les laisser partir, car vous avez évolué ou vous souhaitez évoluer. Un exemple de croyance limitante Pouvez-vous concevoir que ce ne sont pas forcément vos compétences qui sont remises en question si votre idée n’est pas retenue lors d’un projet. Il peut arriver qu’un autre élément ait généré cette décision. Ne croyez pas qu’il suffit que vos idées et votre expérience soient les plus solides pour que vos idées soient obligatoirement retenues. Il y a souvent beaucoup plus en jeu dans les prises de décisions que de choisir la meilleure solution. Une autre croyance limitante est lorsque vous pensez que parce que c’est votre responsabilité tout ce qui arrive est de votre faute. Vous pensez que vous auriez dû prévoir ce qui arrive, vous auriez dû y penser d’avance. Mais vous savez pourtant au fond de vous qu’il est impossible de tout savoir et de tout contrôler. Si au contraire, vous changiez votre croyance afin de penser que le plus important dans ces situations est votre approche quant à la résolution du problème en fonction des contraintes qui vous sont imposées. Dès que vous vous détachez de certaines croyances, vous verrez que vous serez beaucoup plus zen. Vous serez néanmoins toujours investi, engagé et passionné. Il est donc temps de croire que votre capacité à influencer et aider notre équipe ne vient pas nécessairement de votre capacité intrinsèque, mais d’un ensemble de facteurs. Cette croyance permet le détachement, mais surtout stimule la prise de recul pour apprécier l’ensemble des facteurs en cause. Voici une vidéo intéressante qui pourra vous aider à travailler le concept du détachement. (Sous-titres en français disponibles dans les paramètres de

Comment lutter contre l’isolement du télétravail ?

télétravail

Avec l’augmentation du télétravail liée à la pandémie qui fait rage depuis le début de l’année, les gestionnaires doivent de plus en plus aider leurs équipes à lutter contre le sentiment d’isolement et stimuler la collaboration à distance. Cela fait maintenant plusieurs mois que les équipes habituées à travailler ensemble dans un même lieu se trouvent divisées et doivent trouver comment s’organiser avec cette nouvelle réalité. La complexité supplémentaire vient aussi du fait que les nouveaux collègues qui intègrent l’entreprise ne peuvent rencontrer les membres de l’équipe que virtuellement.  Il est beaucoup plus difficile de créer des liens lorsque l’on communique moins facilement avec ses collègues et toujours dans un cadre formel, dirigé et virtuel. Alors, comment faire pour stimuler le développement des relations et éviter l’isolement causé par le télétravail ? En tant que leader vous avez votre part de responsabilité dans l’implantation de nouvelles habitudes.  Assurez-vous de proposer le plus de moyens possible pour contrer l’isolement, car il est possible que votre équipe n’ose pas proposer ses propres idées sur le sujet de peur qu’elles soient mal perçues. Pour détecter s’il y a un sentiment d’isolement, vérifiez quels sont la fréquence et le type des communications avec l’équipe. Il existe plusieurs options possibles pour vous rapprocher de vos équipes et pour générer un lien entre tous les membres. En voici quelques-unes que je vous suggère, choisissez celles qui correspondent le mieux à votre culture d’équipe : 1. Les rencontres individuelles Organisez des rencontres avec chacun des membres de votre équipe, ne vous limitez pas à leur parler travail, partagez aussi des aspects de votre vie quotidienne comme les projets de vacances, la rentrée scolaire, les derniers jeux ou dernières séries que vous avez aimés. Prenez le temps de demander comment ça va. (et surtout, écoutez vraiment la réponse !) Si vous savez qu’un de vos employés a tendance à faire du temps supplémentaire, demandez-lui s’il est raisonnable et s’il ne s’épuise pas trop. Si vous savez que la personne avec laquelle vous discutez essaye de perdre du poids ou de faire plus d’exercice, demandez-lui si elle atteint ses objectifs et encouragez-la. 2. Un « Check-in » régulier En dehors des rencontres individuelles, prenez aussi le temps de vérifier de temps à autre de façon informelle si les membres de vos équipes vont bien. Le plus rapide et efficace pour cela est d’utiliser le système de clavardage/« chat » de votre entreprise. En perdant la proximité physique qu’offre l’environnement du bureau, nous avons également perdu l’opportunité de participer à toutes sortes de rencontres organiques, comme à la cafétéria, dans l’ascenseur ou les couloirs. Si vous ne discutez que virtuellement avec vos collègues vous aurez tendance à n’aborder que les sujets professionnels, car vous ne voulez pas faire perdre de temps à qui que ce soit et personne ne souhaite passer plus de temps que nécessaire sur Zoom, mais prenez quand même quelques minutes pour aborder des sujets plus légers. Si aborder des sujets plus personnels n’est pas facile pour vous, vous pouvez aussi profiter de ces « check-in » simples pour discuter de problèmes précis sur les projets en cours, afin de trouver des solutions et avancer plus rapidement. 3. Le « Chat » plus humain Une autre façon de favoriser les liens, la collaboration et le non-isolement est de créer des salles virtuelles où il est possible de discuter d’autres choses que des projets en cours. Il se peut que des sous-groupes se soient déjà formés naturellement entre les membres de votre équipe sans que vous soyez impliqué.  Mais il est intéressant d’en avoir un pour votre équipe spécifiquement où il est possible d’échanger sur tous les sujets, ceci vous aidera à développer votre culture d’équipe. Dans ces salles, n’oubliez pas votre bonne éducation, commencez simplement par dire bonjour à tous, enchainez ensuite par des discussions sur des sujets génériques, et si vous vous sentez assez en confiance, n’hésitez pas à partager un évènement cocasse de votre vie en télétravail. Personnellement, j’adore quand les membres de mon équipe créent de petites vidéos pour partager ce qui leur arrive ou lorsqu’ils utilisent un « meme » ! Toutes ces interactions rendent les échanges beaucoup plus dynamiques qu’un simple texte. Il faut naturellement que votre équipe se sente suffisamment à l’aise pour le faire. Il est d’ailleurs reconnu qu’une équipe où la confiance règne est une équipe qui est beaucoup plus efficace et innovante. 4. L’espace de « co-working » virtuel Une chose que vous pouvez aussi mettre en place, est un espace de co-working à distance lorsque les membres de votre équipe doivent travailler ensemble. Cela consiste à créer une visioconférence à une heure convenue où les gens peuvent simplement se connecter et travailler tranquillement en présence virtuelle. Cela permet aux membres de l’équipe de discuter de manière informelle, de partager des idées et de poser spontanément des questions, de la même manière qu’ils le feraient au bureau. J’ai eu plusieurs retours positifs sur ces espaces, c’est une façon un peu originale d’utiliser les outils de communication que nous avons à notre disposition. 5. L’espace libre Choisissez une plage horaire hebdomadaire, sans agenda, invitez toute votre équipe à se connecter s’ils le souhaitent le tout de façon conviviale, encouragez-les : À poser des questions, Partager leurs astuces de la semaine, Partager leur apprentissage. Pour favoriser le démarrage, pensez à une liste de questions préparées qui stimuleront la conversation. Le but est de laisser le groupe avancer de façon organique. Cette technique permet d’avoir les conversations spontanées et non structurées que beaucoup d’entre vous souffre de ne plus avoir. 6 . Stimuler l’engagement pendant les rencontres Ce n’est pas toujours possible de le faire et j’admets que cela demande un peu de préparation, mais organiser un questionnaire/sondage pendant une rencontre peut vous permettre de savoir ce que pense votre équipe. Zoom  et Teams offrent cette option, si cela vous intéresse, allez lire les articles suivants : Pour Zoom : Comment créer un questionnaire pour un meeting. Pour Teams: Ajouter un sondage à vos rencontres 7. Des évènements virtuels — « breakroom » Vous pouvez aussi créer des cafés, lunchs

Comment vendre des idées au travail ?

Vous est-il déjà arrivé d’avoir l’impression d’avoir trouvé une excellente solution, mais que personne ne vous suit ? Votre idée est selon vous fantastique et vous ne comprenez donc pas pourquoi personne n’embarque. Vous pourriez même penser que votre équipe fait fausse route. Parfois c’est que vous avez accès à un détail qui passe inaperçu pour les autres. Est-ce possible que vous ayez sauté une étape pour arriver à vendre votre idée ? Vendre des idées au travail est un art. La façon la plus simple de vendre une idée est de prendre le temps d’ajuster votre longueur d’onde avec celle des autres. Comment ajuster sa longueur d’onde ? Vous connaissez toute l’expression: « être sur la même longueur d’onde », mais savez-vous comment influencer votre environnement pour réellement l’être ? Commencez par prendre le temps de comprendre l’origine de cette expression. La longueur d’onde est une caractéristique de chaque onde, quelle que soit sa nature. En physique, elle se note à l’aide de la lettre grecque lambda : λ. Pour être en mesure de calculer la longueur d’onde, vous devez connaître sa fréquence (f) et sa vitesse (v). Par conséquent, pour être sur la même longueur d’onde que d’autres personnes, vous devez ajuster votre fréquence et votre vitesse. Pour vendre une idée, il faut aller à la bonne vitesse Si vous allez trop vite Un vendeur qui vous parle trop rapidement, qui vous donne trop d’informations en même temps génère une surcharge d’informations. Cette surcharge fait qu’il est impossible pour vous de tout assimiler. Cela peut même générer un stress, car comme vous ne pouvez pas suivre, vous avez le sentiment que vous pourriez manquer ce qui est important à vos yeux. Vous comprenez pourquoi, si vous allez trop vite, les personnes que vous voulez convaincre ne suivront pas. La plupart du temps vous avez pourtant bien partagé l’information, mais pas à la bonne vitesse. De plus, il faut laisser à votre interlocuteur le temps de faire sa propre analyse, afin qu’il puisse prendre sa décision. De plus, amener une nouvelle idée/décision va souvent générer des effets collatéraux, il faut donc tenir compte de tous les paramètres (souvent même extérieurs à l’idée) qui pourraient avoir un impact sur la décision. Vous avez de votre côté pris le temps de faire toute cette analyse, il faut donc laisser le temps, aux personnes que vous voulez convaincre de faire ce travail. C’est une étape très importante et il ne faut pas oublier que chacun des membres de votre équipe va ajouter un point de vue qui lui est propre et que vous auriez pu oublier. Toutes ces idées doivent être intégrées à l’ensemble des paramètres. Si vous ne laissez pas à vos interlocuteurs, le temps d’intégrer l’information, il y a des chances que leur stress face au changement suffise pour qu’ils refusent l’idée que vous amenez. Si vous allez trop lentement Le résultat sera semblable. Dans ce cas-ci, ce sera l’impatience qui poussera au refus. Si vous parlez trop lentement, ou prenez trop de temps pour expliquer une simple idée, vous allez perdre l’attention de votre interlocuteur. Il ne va plus voir les informations importantes et perdre l’intérêt qu’il pourrait avoir pour votre idée. En prenant trop de temps, vous risquez de perdre votre fenêtre d’action. Pour éviter cette situation, je vous encourage à aller lire l’article suivant: Comment prendre des décisions au bon moment ? Pour vendre, il faut faire résonner! Ce n’est pas une faute, j’ai bien voulu dire résonner et non raisonner. Il faut comprendre ici résonner dans le sens d’être en fréquence de résonance! Quoiqu’il est au final souvent nécessaire de faire les deux! En conclusion, il faut ajuster votre discours, sa fréquence, à la personne à qui vous vous adressez. Les aspects de votre idée qui peuvent intéresser votre patron ne seront pas les mêmes que ceux qui pourraient motiver vos collègues ou d’autres stakeholders. Ajuster votre fréquence afin de faire résonner se traduit par l’utilisation de vocabulaire, de points de vue qui touchent votre interlocuteur. Pensez avant tout à ce qui est important, intéressant pour votre interlocuteur, mais aussi de quelle façon votre idée pourrait les stimuler ou autrement dit les faire résonner ! La préparation Si vous avez la chance de pouvoir  vous préparer avant de présenter votre idée, faites-le! C’est souvent le cas pour les idées importantes, alors prenez le temps de le faire . Cet article, écrit par les Affaires, est excellent pour expliquer les étapes de préparation pour vendre ses idées Assurez-vous de prendre le temps d’identifier : Les éléments importants de l’idée (en fonction des interlocuteurs pour les faire résonner), Le meilleur moment pour présenter l’idée, L’estimation du temps qui vous sera alloué. Préparez votre “2 min elevator pitch”, mais ayez aussi sous la main une version plus détaillée au cas où vous auriez plus de temps ou que l’on vous demande plus d’informations. Il n’y a rien de pire que d’avoir réussi à susciter l’intérêt et de ne pas livrer la suite. Croyez-moi, il m’est déjà arrivé de lancer des idées sans être prête à 100% et de ce fait de perdre ma chance, ma fenêtre d’opportunité. J’étais allée trop vite ! La magie du concept de la longueur d’onde En réalité, même si vous vous préparez, il est possible que tout n’aille pas toujours comme prévu. Les variations possibles sont infinies. Il y a tellement d’éléments hors de votre contrôle qui peuvent interférer. Comme par exemple, un collègue malade, un collègue à qui l’on vient de refuser une idée à laquelle il tenait beaucoup, ou encore un invité surprise de dernière minute à la réunion où vous deviez présenter votre idée… Comment faire face à tout cela ? L’idée est de garder en tête les deux aspects de la longueur d’onde pendant votre présentation. Soyez attentifs aux signaux de vos interlocuteurs qui vous aideront à déterminer si vous devez ajuster votre vitesse ou votre fréquence ? Observez s’ils semblent: Ennuyés (Est-ce à cause de l’approche ou de la vitesse de présentation?)

Comment faire une différence sur la rétention de son équipe ?

Lors d’une démission, il est courant d’entendre l’employé dire qu’il ne quitte pas son travail, mais son manager. Il est aussi fréquent de sous-estimer le pouvoir incroyable du manager sur la rétention de son équipe. Son comportement peut être fédérateur autant que dévastateur. Rares sont ceux qui ont la chance de commencer leur carrière de manager en ayant déjà une formation ou encore mieux de l’expérience, comme le dit l’expression, c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Au cours de cet apprentissage, il peut arriver au manager de faire des dommages s’il n’est pas assez attentif. Grâce à cet article, vous comprendrez mieux la valeur ajoutée du manager dans l’entreprise, cette valeur qui influence la rétention des employés et le bonheur au travail des équipes. 1. La rémunération Il est évident de nous jours que le salaire n’est plus l’élément le plus fort de la rétention des employés. Le salaire est un élément fondamental, car chacun sait que tout travail mérite salaire, mais même si votre employé possède une rémunération que vous savez équitable et juste, vous savez aussi que ce même employé pourrait très probablement se trouver un autre travail/salaire ailleurs. Alors à moins que votre entreprise ne donne des salaires incroyablement au-dessus du marché le salaire ne suffira pas à retenir les bons éléments de votre équipe. Au niveau de la rémunération, ce qui favorisera la rétention sera votre approche au sujet salaire. En tant que manager, vous avez la responsabilité de vous assurer que vos employés touchent le salaire adéquat pour leur niveau d’expérience, leur performance et le marché. Exemple Par le passé, j’ai eu un gestionnaire qui était surpris que je ne demande jamais d’augmentation. Je lui ai expliqué que, parce que je lui faisais confiance pour me donner ce qui était possible et équitable, je n’en ressentais pas le besoin. Il approuvait ma réponse, mais il a tenu à me rappeler que l’on ne pouvait pas se fier à tous les managers pour respecter cet engagement. Pour sa part, il était également très attentif à ce que les femmes de son équipe soient aussi bien payées que leurs homologues masculins, c’était même une réelle mission pour lui. Il a profité de cette discussion pour m’apprendre comment demander une augmentation dans le futur. Je peux vous dire que cette discussion a eu un réel impact sur moi, j’ai encore plus eu envie de travailler avec lui. Je savais qu’il prenait soin de moi et de ma rémunération. Restez vigilant sur l’équité des salaires de votre équipe, car c’est votre responsabilité et si vos employés ont confiance en vous sur ce sujet, cela fera une réelle différence sur leur rétention. 2. L’impact du feedback Imaginez-vous dans une salle avec une trentaine de personnes, un animateur vous propose de participer à un jeu et demande à trois volontaires de sortir. Une fois ces personnes hors de la salle, l’animateur vous explique les règles du jeu qui sont simples, il va cacher une petite balle rouge dans la salle, toutes les personnes présentes dans la salle vont en connaitre l’emplacement et il va demander aux trois personnes de revenir dans la salle une à une. Le feedback positif Une fois la première personne revenue dans la salle, vous devrez l’encourager à trouver la balle en la motivant. Vous pouvez lui dire qu’elle s’y prend très bien ou en lui signalant lorsqu’elle s’approche de la balle. Vous ne pouvez donner que du feedback positif. Rapidement la première personne va trouver la balle grâce à vos informations positives. Le feedback négatif Avec la deuxième personne, vous ne pouvez donner que du feedback négatif. Par exemple, vous lui dites qu’elle n’est pas assez rapide, qu’elle n’a pas de méthode de travail. Vous pouvez lui dire qu’elle est passée devant la balle et qu’elle n’a rien vu. La seconde personne sera sûrement très surprise de ce qui lui arrive, mais puisque c’est un jeu, elle continuera et trouvera probablement la balle, peut-être moins rapidement que la première personne, mais elle la trouvera. L’absence de feedback Pour la troisième personne, les instructions reçues de l’animateur sont de ne rien faire, en fait vous devez même ne lui porter aucune attention.  Vous pouvez, par exemple, regarder votre téléphone, parler entre vous de votre fin de semaine, mais ne regardez jamais la personne… aucune attention. Que feriez-vous à la place de notre 3e participant? Vous devez trouver une balle rouge dans une salle pleine de personne qui ne vous porte aucun intérêt. Sans attention ni rétroaction, il y a de fortes chances que la personne abandonne, car la tâche perd son sens. Vous comprenez maintenant le rôle que joue la rétroaction sur la motivation des équipes. Exemple J’ai déjà eu, par le passé, un patron qui me demandait de générer un rapport sur les activités de mon équipe toutes les semaines, sans m’expliquer pourquoi ou ce qu’il allait en faire. Après quelques semaines sans retour de sa part sur le sujet, vous imaginez que j’étais moins motivée à prendre une heure de mon temps pour achever ce rapport que personne ne semblait lire. J’ai décidé de tester mon patron et d’arrêter de produire ce rapport. Il ne s’est rendu compte que 5 semaines plus tard que j’avais arrêté. Il n’était évidemment pas content, mais il ne m’a même pas demandé pourquoi j’avais arrêté. Malgré tout, j’ai pris le temps de lui expliquer pourquoi j’avais décidé de prioriser mon temps sur des choses qui semblaient plus utiles, car cela avait pris 5 semaines avant que quelqu’un se rende compte de sa disparition. Il a finalement accepté mon point de vue et s’est mis à lire le rapport et en discuter avec moi chaque semaine. Il est très démotivant de travailler sur des sujets dont personne s’intéresse. Alors en tant que manager si vous demandez quelque chose à votre équipe, prenez le temps de dire merci et de donner du feedback sur le travail effectué. Bonus Pour maitriser comment donner ou recevoir du feedback, je vous invite

Astuces pour entrepreneurs – Entrevue avec Isabelle Depatie

Une fois n’est pas coutume, je change un peu de mon format habituel en vous partagant une entrevue (en anglais seulement) que j’ai faite pour Le Wagon (une école de programmation). Grâce à ses camps d’entrainement (bootcamps) de codage immersifs, Le Wagon  vous explique les compétences et l’esprit d’entreprise dont vous aurez besoin pour prospérer en tant qu’entrepreneur. Au cours de cette entrevue, j’ai partagé quelques astuces qui pourraient vous être très utile si: Vous changez de domaine ou de carrière, Vous lancez un nouveau produit en nouvelle technologie, Vous souhaitez savoir pourquoi il est si important d’avoir un mind set en mouvement Si vous avez envie d’en savoir encore plus ou que vous ressentez le besoin de faire appel à un coach sur le sujet, n’hésitez pas à me contacter mais en attendant, je vous encourage à allez lire les articles suivants concernant: Le développement de votre carrière et de votre leadership. L’importance d’avoir un mind set en mouvement  La traversée de la vallée de la mort avec votre start up

Comment développer et garder une vue d’ensemble de votre vie?

Je constate de plus en plus qu’il est important dans nos vies trépidantes de prendre le temps de faire des bilans, de regarder la vue d’ensemble. Souvent, nos habitudes et notre routine nous tiennent très occupés, il est donc difficile de prendre le temps de s’arrêter.  Et lorsque vous le faites, prenez-vous vraiment le temps de bien regarder la vue d’ensemble ? Et si oui, comment vous y prenez-vous ? Avez-vous une technique en particulier ? Pour ma part, comme vous le savez, la clé c’est le temps, est ma réponse préférée à pas mal de situations. Avez-vous d’ailleurs remarqué que le temps peut vous aider à avoir une vue d’ensemble beaucoup plus complète ? C’est aussi grâce à cette notion de temps que j’ai développé la méthode que je vous présente dans cet article. L’idéal est de faire l’exercice tous les 3-4 mois. Idéalement en évitant les périodes de l’année où vous êtes le plus surchargé comme par exemple lors de la rentrée scolaire, la période des fêtes, celle des budgets, ou encore lors d’une restructuration de votre entreprise… La nécessité avoir une vue d’ensemble Ultimement tout le monde cherche à avoir un équilibre parfait entre le travail et la vie personnelle, mais comment être certain que l’un n’empiète pas sur l’autre ? Nous n’avons qu’une seule vie et pourtant nous ne cessons de la diviser que cela soit entre le travail et la vie personnelle, la famille et les amis, les activités sportives et sociales… La raison pour laquelle nous décidons de tout diviser c’est parce qu’ensuite il devient plus facile de s’organiser. Le revers de la médaille à ces multiples divisions est que cela nous empêche d’avoir une vue d’ensemble. Ne pas avoir cette vue d’ensemble peut nous faire prendre une charge mentale beaucoup plus élevée que nécessaire, de bruler nos réserves d’énergie et donc d’être fatigué. Par le passé, il m’est arrivé d’avoir 2 agendas, un pour le travail et un autre pour le reste des activités. Je gérais cela plutôt facilement, le professionnel durant les jours de la semaine et le personnel en soirée et pendant les week-ends, jusqu’au jour où mon travail a généré plus de voyages d’affaires, plus de repas d’affaires en soirée et de déplacement le week-end. C’est à cette période que j’ai commencé ma réflexion sur ce que cela signifie d’avoir un bon équilibre entre le travail et la vie privée. Plus ma vie évoluait et plus la ligne était floue. Plus j’avançais et plus je me rendais compte qu’il n’était plus possible de séparer les deux et que donc avoir une vue d’ensemble était essentiel. Comment créer sa vue d’ensemble ? Une vue d’ensemble englobe deux aspects : Le premier étant l’impact de nos projets sur nos objectifs. Le second la charge/la quantité d’énergie nécessaire pour atteindre ces objectifs. Le tout en fonction du temps, bien entendu ! Étape 1 — Faire la liste de vos objectifs Première étape est de connaitre vos objectifs. Regarder dans tous les aspects de votre vie : la famille, la santé, la vie sociale, votre développement personnel, votre carrière, vos finances, votre emploi… Si vous n’avez jamais pris le temps d’y penser, voici deux articles qui peuvent vous aider. Selon votre style des gestions, vous pourriez peut-être préférer l’un ou l’autre de ces articles : Des objectifs simples pour ne pas passer à côté de votre potentiel et la méthode typique bonifiée pour développer des objectifs SMART+ Étape 2 — Faire les listes de vos projets et activités Une fois la première étape franchie, composez la liste de vos projets et activités incluant vos compétences à développer. Les projets sont les éléments que vous avez dans votre vie qui ont un échéancier, une date de fin. Exemple, rénovation de la maison, mise en place d’un nouveau processus pour le boulot, ou encore l’organisation de vos prochaines vacances, améliorer votre plan financier pour votre retraite… Les activités sont les éléments que vous faites dans votre routine, mais qui n’ont pas de date de fin précise. Par exemple, vos cours de danse, de capoeira, de guitare, les soirées jeu avec vos amis, le ski, le kayak, le camping, vos séances de yoga, méditation. Certaines de ces activités pourraient être considérées comme des projets, ce n’est pas grave. Le but est d’avoir une liste des éléments importants dans votre vie. N’oubliez pas les compétences que vous souhaitez développer. Comme par exemple d’apprendre une nouvelle langue, une nouvelle méthode de travail, ou encore de participer à des séminaires de relaxation… Ces deux étapes ne sont pas toujours faciles, mais voici un article qui vous aidera à regarder l’ensemble des aspects de votre vie et à identifier vos projets et activités. Une méthode de projection dans le futur  qui utilise le concept de la roue de la vie — qui aimeriez-vous être dans X nombres d’années : Notre corps est une machine à voyager dans le temps Vous constaterez qu’à l’étape 3,  j’ai mis des exemples de projets par thème en fonction de cette méthode. Étape 3 — Associer vos projets à vos objectifs En associant vos projets et activités avec vos objectifs, vous créez votre première vue d’ensemble. Théoriquement, vos projets et activités devraient contribuer à l’un de vos objectifs. Sinon, cela signifie soit que : Vous avez des projets ou activités en trop, Il vous manque des objectifs. Cette simple étape vous aide à avoir une première vue d’ensemble et vous aide à identifier ce qui vous manque ou ce qu’il y a en trop. À cette étape, vous pouvez d’ores et déjà identifier si vous manquez d’équilibre en général et prendre action immédiatement. Comme vous pouvez le voir ici l’objectif « aimer et aider ma famille », manque un peu d’activités ou de projets pendant que certaines activités contribuent à plusieurs objectifs et ainsi de suite. Ce tableau permet donc de voir rapidement s’il manque des éléments importants dans votre vie pour qu’elle soit bien équilibrée. Par exemple, je pourrais m’assurer d’organiser mon prochain voyage avec mes neveux ou faire une activité de réseautage avec ma belle-sœur ou encore décider d’aider mes parents avec l’un de

Comment prendre des décisions au bon moment ?

Si vous êtes un lecteur fidèle, vous l’avez compris, pour toute chose, la clé c’est le temps et dans cet article, j’aimerai plus particulièrement vous parler d’un aspect du temps qui a de l’importance dans la prise de décision, c’est le tempo.  Le tempo ou, autrement dit, le timing de la prise de décision est crucial si vous voulez guider efficacement votre équipe. Si vous prenez trop de temps avant de prendre une décision cela peut avoir plusieurs effets et pas toujours ceux escomptés. Savoir prendre des décisions est important, mais savoir quand les prendre l’est encore plus. Qu’est-ce qu’une décision ? D’abord qu’est-ce qu’une décision ? La décision est le fait d’une ou plusieurs personnes qui effectuent un choix entre plusieurs solutions susceptibles de résoudre le problème, ou la situation, auquel ils sont confrontés. Pour gérer et orienter une entreprise, les managers prennent en permanence des décisions. Alors sans prise de décision, il est clair qu’une entreprise ne peut pas fonctionner. Par conséquent, savoir prendre des décisions est une compétence indispensable pour les gestionnaires. Types de décisions En tant que leader, nous faisons face à 3 types de décision selon Harry Igor Ansoff le « père de la gestion stratégique ». Les décisions stratégiques : Ces décisions sont prises par la direction générale de l’entreprise et concernent les orientations générales. Leur impact est sur le long terme et elles engagent l’avenir et l’ensemble de l’entreprise. Les risques associés à ces décisions sont importants et nécessitent un alignement des départements et des activités tactiques. Exemples de décisions stratégiques : lancement d’un nouveau produit, abandon d’une activité, fusion avec une autre entreprise, choix de partenariat. Les décisions tactiques Ces décisions sont prises par les directeurs et managers de l’entreprise. Leurs impacts sont à moyen terme et ont des conséquences importantes pour l’entreprise. Les risques associés à ce type de décision sont moyens. Elles sont essentielles pour aider à organiser l’entreprise et l’ensemble des départements autour des décisions stratégiques. Exemples de décisions tactiques : lancement d’une campagne publicitaire, acquisition de matériel de production, recrutement d’un cadre dirigeant. Les décisions opérationnelles Ces dernières sont prises par les directeurs, les managers et/ou les employés. Leur impact est à moyen-court terme, elles ont souvent une portée limitée et comportent un risque mineur. Elles sont essentielles pour rendre les équipes efficaces et coordonnées. Exemples  de décisions opérationnelles : achat de fournitures de bureau, organisation des horaires de travail, choix d’outils de travail. Pourquoi le timing est important ? Souvent en début de projet, votre niveau d’information est au plus bas et c’est pourtant déjà le moment de prendre des décisions. Vous devez décider de la stratégie ou de la tactique à envisager avant même de connaître le marché. Parfois même vous devez choisir les projets par lesquels vous devrez commencer pour atteindre les objectifs fixés pour votre équipe. Vous savez néanmoins que d’ici quelques semaines ou mois vous détiendrez plus d’informations alors il est tentant d’attendre avant de prendre une décision afin d’être plus certain de prendre la bonne. Mais, par contre, pendant ce temps d’attente votre équipe n’aura pas d’orientation et vous perdrez un temps précieux dans l’avancement de vos projets et peut-être même vous ferez vous devancer par votre compétiteur. De plus, un temps d’attente trop long peut mener l’équipe à un sentiment de manque de leadership ou de direction. Notez quand même qu’il arrive que de ne rien faire soit une solution et donc, en soi, une prise de décision. Mais c’est une décision qu’il faut pouvoir expliquer et partager avec son équipe. Il est certain qu’il est toujours plus facile de prendre une décision une fois que vous possédez plus d’information et que vous voyez l’avenir se dessiner, mais il est quand même impossible de connaitre les conclusions du projet avant de commencer. Il ne faut pas hésiter à prendre des décisions même s’il vous manque certaines informations, et même si vous avez le sentiment d’avoir pris cette décision trop tôt. Dites-vous que c’est normal et qu’il y a des effets positifs à prendre une décision rapidement, l’impact de vos décisions sera plus grand (voir le modèle ci-dessous). Le modèle des conséquences Le graphique ci-dessous est un modèle des théoriciens de l’organisation danois, Kristian Kreiner et Soren Christensen. Cela montre qu’il faut prendre des décisions sans avoir toutes les informations disponibles puisque l’impact de la décision diminue avec le temps et que la non-décision est en fait une décision prise, mais sans que vous vous en rendiez compte. Cela semble contre-intuitif, mais le modèle de conséquences vous encourage à prendre des décisions basées sur des informations minimales. Un exemple parlant serait que vous décidiez de ne pas féliciter immédiatement un collègue pour son excellent travail, car vous ne savez pas encore si vos autres collègues mériteraient, eux aussi, ces félicitations. Vous décidez de ne rien faire et de ne pas le féliciter pour être sûr de ne froisser personne. Mais dans ce cas, plus vous attendez et moins les félicitations auront d’impact. Une autre situation qui montre qu’il faut parfois prendre des décisions rapides est lors de la gestion des conflits.  Il est reconnu qu’il faut agir le plus rapidement possible voir même idéalement dans les 24 h sinon l’impact pourrait être minime, voir insuffisant. D’ailleurs, selon Herbert Simon (1916-2001) qui a élaboré la théorie de la décision et le concept de la rationalité limitée, dans une situation donnée, les managers ne choisissent pas « la meilleure solution », mais la solution la plus satisfaisante compte tenu de leur degré d’information, de leur motivation et de leur réelle capacité d’action. 5 conseils pour prendre des décisions 1. Bien comprendre le problème Prendre des décisions rapidement c’est une bonne chose, mais il ne faut pas que cela soit parce que vous êtes pressé de vous débarrasser du problème au plus vite. Il faut quand même vérifier que vous avez vraiment bien compris la problématique, et pourquoi vous devez prendre une décision ? Dans ces situations, entourez-vous des personnes qui peuvent vous aider à voir différemment, et surtout à comprendre le problème. Offrir très rapidement des solutions peut donner l’impression

A quel moment devient-on trop gentil ?

Vous êtes vous déjà demandé à quel moment devient-on trop gentil ? Et plus particulièrement dans le milieu professionnel. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse tout dépend de l’environnement dans lequel vous êtes et des valeurs que vous avez. Par contre, pensez à l’impact que cela peut avoir. Se pourrait-il que vous soyez parfois trop gentil et que la trop grande confiance que vous accordez n’aide pas la situation ? Personnellement, j’ai fait l’erreur de croire que tous mes collègues avaient comme seule motivation le bien de l’entreprise, que la meilleure façon de réussir passait par l’entraide et la collaboration. Je pensais aussi qu’il était impossible qu’une personne soit motivée par d’autres intentions et que le meilleur moyen de bâtir la confiance dans un groupe était d’offrir sa confiance continuellement. J’avais aussi bien tort que raison. Lorsqu’une personne ne se montre pas digne de confiance, devrions-nous lui accorder la notre quand même, et pourquoi ? Tout ce questionnement m’a amené à comprendre que la meilleure façon de bâtir la confiance dans un groupe n’est pas simplement de faire confiance à tout prix et en tout temps, mais de faire confiance au bon moment. J’ai pu élargir mes horizons grâce au simulateur suivant : The evolution of trust. L’évolution de la confiance Le simulateur L’évolution de la confiance s’inspire de la théorie des jeux et du dilemme du prisonnier. Il propose une réflexion sur l’éthique de réciprocité. Ce jeu se base sur l’ouvrage de Robert Axelrod publié en 1984, The Evolution of Cooperation. Bien que la théorie des jeux soit limitée et avec des règles fixées à l’avance, elle aide à comprendre des tendances et faire comprendre les dynamiques. Vous comprendrez aussi grâce à ce jeu (L’évolution de la confiance) qu’il y a plusieurs paramètres à prendre en considération et que de faire confiance aveuglément n’est pas toujours la solution pour bâtir la confiance au sein d’un groupe. Si vous avez 30 min, je vous conseille d’aller jouer et d’en tirer vos propres conclusions. Je serais ravie de lire vos commentaires sur le sujet.  Mais si vous n’avez pas le temps pour le moment, voici un petit résumé du jeu ci-dessous. Description du jeu Vous jouez contre un autre joueur, vous devez placer une pièce dans une machine. Deux options s’offrent à vous, soit vous : 1 — Coopérez et mettez la pièce 2 — Trichez et ne mettez pas la pièce. Si vous décidez tous les deux de mettre la pièce, la situation est gagnant-gagnant, vous gagnez chacun deux points +2/+2. Si l’un des deux triche, il marquera plus de points que l’adversaire qui coopère. Le résultat sera de +3/-1. Mais si les deux trichent, ils perdent tous les deux et le résultat sera de 0/0.   Le jeu met en scène les conditions de la confiance dans l’interaction entre différents personnages obéissant à des comportements précis, et qui réagissent en fonction des actions du joueur adverse. Pendant le jeu, vous découvrirez plusieurs personnages (voir ci-dessous) et vous pourrez les voir évoluer dans plusieurs environnements. Par exemple, que ce passe-t-il si 95 % de la population coopère et que seul un faible pourcentage triche ?   (J’étais avant d’avoir joué au jeu le personnage rose) En cours de jeu, vous pouvez faire évoluer les règles, les environnements et les situations. Par exemple — la coopération pourrait permettre de gagner plus que +2/+2, vous pourriez choisir +3/+3 ou vous pourriez définir que la tricherie pénalise –1/0 au lieu de +3/-1. Résumé du jeu de l’évolution de la confiance Si vous avez bien observé les paramètres et des types de comportements du jeu, vous comprenez qu’être une personne qui coopère à 100 % ne fonctionne que dans un environnement ou tout le monde est 100 % coopératif. Ma nature première qui est de montrer l’exemple et de toujours coopérer ne fonctionne que dans certaines situations et seulement en début de relation. Dès que vous êtes confronté à un joueur qui triche et ne coopère pas il faut ajuster votre jeu. Voici aussi d’autres apprentissages que vous pouvez découvrir grâce à ce jeu : 1. Des interactions répétées La confiance permet à une relation de perdurer, pour bâtir cette confiance, vous aurez besoin de vérifier qu’il y aura d’autres collaborations positives dans le futur avant que la confiance ne se développe. Donc avant de donner votre confiance, il vous faudra jouer quelques tours et voir si votre partenaire est digne de confiance. Commencer par la coopération est une bonne façon d’amorcer une belle relation. Si vous constatez que la coopération n’est pas réciproque, alors changez de tactique. Encore une fois la clé c’est le temps, il faut apprendre du passé et s’ajuster, être en mouvement ! 2. Possibilité gagnant-gagnant Pour que la confiance s’installe, il faut dans la relation des situations ou les interactions qui soient gagnantes-gagnantes, des interactions où les deux parties ont retiré quelque chose de l’échange. 3. Accepter que l’erreur soit humaine Personne n’est parfait et notre interprétation des situations non plus. Pour construire, un monde de coopération ou la confiance règne, il faut prendre le temps de communiquer dès que vous sentez de la non-coopération afin de vérifier si la « traîtrise » était réellement intentionnelle. Malheureusement, si le niveau d’erreurs de communication est trop élevé, la confiance va disparaître. Mais si le nombre d’erreurs de communication est faible, il sera important d’être plus indulgent. En tant que Manager En tant que manager vous avez besoin qu’un climat de coopération et de confiance s’installe rapidement dans vos équipes. Le plus simple pour y arriver est de jouer avec les paramètres mentionnés plus haut. Dès que vous détectez une traîtrise ou de la non-coopération entre collègues, faites-en sorte qu’elle soit pénalisante pour les deux intervenants, Encouragez la coopération, stimulez-la. Dites merci lorsque vous la remarquez, reconnaissez-la Récompensez le travail d’équipe, Stimulez la communication entre les membres de votre équipe pour s’assurer qu’il n’y ait pas de malentendu entre eux. Créez des situations qui favorisent la collaboration de votre équipe pour développer leur relation et bâtir plus rapidement la confiance entre