Un modèle pour s’aider à prendre une décision importante

Il y a quelques mois, je vous parlais de l’importance de savoir prendre des décisions au bon moment, toujours dans cette optique, j’aimerais vous partager aujourd’hui un modèle inspiré de la musique qui vous aidera à prendre une décision importante. L’inspiration de ce modèle est venue du fait que l’on utilise souvent un vocabulaire issu du monde de la musique et des ondes en physique. Par exemple, lors des prises de décision, il vous arrive de penser que : Cela sonne faux, C’est de la musique à vos oreilles, Vous vous sentez en harmonie, ou en accord avec la décision … C’est pourquoi vous inspirer du monde de la musique peut vous aider à identifier ce qui va et ce qui ne va pas dans une situation afin de vous aider à prendre la bonne décision et de pouvoir passer à l’action. Le principe de base du modèle de « L’orchestre » Parfois, sans vraiment savoir pourquoi, vous sentez que la direction que vous êtes en train de prendre sonne faux, et il vous faut donc agir pour enrayer cette situation. Vous vous sentez un peu comme l’instrument qui sonne faux dans l’orchestre, vous remarquez l’harmonie n’est pas bonne. Si vous ressentez cette dissonance, c’est que vous vous rendez compte que cette situation que vous vivez ne satisfait pas vos attentes (besoins, valeurs, objectifs). Plus votre seuil de perception sera élevé, plus vous ressentirez la fausse note. C’est pour cela que tout le monde n’est pas affecté de la même façon par une même situation, chacun ayant son propre seuil de tolérance et ses besoins uniques. Une situation qui sonne faux pour vous ne l’est pas forcément pour les autres,  c’est pourquoi il faut savoir s’écouter afin de s’ajuster autant que possible. Il y a plusieurs raisons qui peuvent mener à cette cacophonie. Dès que vous êtes en mesure de déterminer la raison de l’inconfort, il sera possible d’agir en fonction de notre cercle d’influence, et de prendre la bonne décision pour s’accorder. Alors, comment déterminer ce que l’on peut faire pour influencer la situation afin d’être en harmonie avec notre environnement? Est-ce que l’élément qui sonne faux peut-être ajusté? ou faut-il prendre une décision plus importante, plus drastique pour se sentir mieux ? Trouver son cercle d’influence grâce au modèle de « l’orchestre » Pour savoir si vous avez le pouvoir d’ajuster ou non la situation, imaginez que chacun des intervenants est un musicien qui joue de son propre instrument dans votre orchestre.  Certains instruments peuvent: Jouer des gammes différentes (fréquences de notes) par exemple la gamme tempérée et la gamme naturelle, Ne pas être sur la même tonalité par exemple dans un orchestre symphonique la Flûte traversière et les hautbois sont en Do, tandis que le Cor anglais en Fa et la Clarinette en La (parfois Sib), Ne pas encore être ajusté au « LA » du chef d’orchestre, le dernier ajustement qui fait toute une différence dans l’harmonie d’un orchestre. Chacun des acteurs/instruments possède ses propres caractéristiques. Votre instrument devient en quelque sorte l’ensemble de vos valeurs, vos besoins, vos objectifs. Chaque instrument est unique et c’est ce qui apporte de la couleur à l’orchestre. Cela apporte aussi son lot de contraintes pour arriver à jouer ensemble. Ensuite, la situation est comme le morceau de musique que vous devez jouer tous ensemble. Il y a plusieurs éléments dans une partition, pour que cela soit harmonieux, il faut que tout le monde s’ajuste. Il faut ajuster par exemple : La tonalité, Le tempo, Le style (musique orientale, occidentale…) Si vous choisissez par exemple un morceau de style oriental, la gamme sera tempérée. Si vous possédez un instrument de la gamme naturelle alors vous allez détonner dans l’ensemble et quoi que vous fassiez, vous serez incapable d’être sur la même fréquence que les autres. Les facteurs d’influences Pour qu’une décision résonne, il y a plusieurs paramètres à aligner. Certains sont sous notre contrôle d’autres pas. Le modèle de l’orchestre nous aide à faire un parallèle sans jugement afin d’identifier ce qui est la source de la dissonance. Les facteurs d’influences d’une décision sont : les acteurs qui prennent la décision et les personnes qui en subissent les conséquences, le chef d’orchestre et les musiciens les points importants pour les acteurs tels que les valeurs, les besoins, les objectifs qu’ils soient professionnels et/ou personnels le tempo, le style de musique, la gamme… la connaissance et l’expérience générale sur le sujet l’expérience et la maîtrise de l’instrument dans le cas de certaines musiques Tous ces paramètres influenceront votre niveau de sensibilité et donc votre capacité à être en harmonie avec la décision/situation. Passez à l’action Prenez le temps d’observer la situation en cours en fonction du modèle de l’orchestre. Analysez s’il s’agit d’un ajustement simple ou s’il s’agit d’une incompatibilité de nature plus profonde. Avez-vous l’impression qu’à chaque instant vous êtes en dissonance, que vous sonnez faux ? Si oui, c’est peut-être que votre instrument ne joue pas sur la même gamme que votre entourage. Un des signes est lorsque la situation qui vous dérange semble ne poser aucun problème à votre entourage. Pour eux rien ne sonne faux, alors que pour vous tout sonne étrange. À chaque action (note) que vous faites, vous avez l’impression de déranger. Pour les ajustements simples, une bonne conversation/communication devrait vous permettre de tous vous ajuster et vous aligner. Mais s’il s’agit de faire un changement de gamme, là c’est plus sérieux. Il ne s’agit plus de trouver des moyens pour s’ajuster par vous-même ou grâce à une simple discussion. Vous avez une décision importante à prendre et ces quelques choix s’offrent à vous : faire changer d’idée votre équipe entière essayer de changer la musique complètement n’est pas une tâche facile. Si tout votre entourage apprécie le morceau en cours, cela impliquerait que tout le monde apprenne une autre gamme, un autre morceau… Cela n’est pas impossible, mais cela demandera beaucoup d’énergie. acquérir de nouvelles compétences ou méthodes de travail, changer vos valeurs, vos besoins, vos objectifs… cela revient à apprendre à jouer d’un nouvel

L’expérience ne fait pas tout

expérience

Confucius disait: “L’expérience ne sert qu’à répéter les mêmes erreurs, mais plus rapidement”. Autrement dit, il ne faut pas se fier qu’à l’expérience. Il peut arriver qu’une personne novice fasse mieux qu’une personne expérimentée. Donc tous les membres d’une équipe quelle que soit leur expérience peuvent contribuer au succès et aider à définir la meilleure solution. Chaque médaille a son revers, il en va de même pour l’expérience. Anecdote – suivre l’expérience ? Au début de ma carrière de manager, un de mes collègues plus expérimentés m’a dit: “Ça ne se fait pas comme ça Isabelle, la façon standard de gérer est comme cela”. Mon instinct me disait de ne pas suivre sa suggestion, mais puisqu’il était plus expérimenté, j’ai appliqué sa méthode.  Je l’ai amèrement regretté. J’aurai dû suivre mon instinct de novice! La méthode conventionnelle n’est pas toujours la bonne solution, et ce pour plusieurs raisons, la principale étant qu’elle pourrait simplement ne pas fonctionner pour vous. L’avantage d’être novice est que l’on tient moins d’éléments pour acquis. Une personne nouvelle dans un domaine se posera beaucoup plus de questions et aura tendance à aller chercher de l’aide plus facilement. En cas d’erreur cela permet d’ajuster le tir plus rapidement. Alors qu’en vieillissant, l’égo vient parfois s’ajouter à l’équation et une personne plus expérimentée aura tendance à aller plus vite et à moins écouter les autres. Pourtant, vous allez toujours rencontrer de nouveaux défis, des nouvelles situations, de nouvelles générations de travailleurs… Les outils à votre disposition évoluent et les besoins des travailleurs aussi, alors faut-il toujours conserver les méthodes qui ont fait leurs preuves par le passé? Peut-être pas! L’innovation provient de la non-convention Selon Steve Jobs, pour être innovant, il faut fuir les conventions. Et, dans son livre intitulé « Iconoclast: A Neuroscientist Reveals How to Think Differently » Gregory Berns (spécialiste réputé des neurosciences) dit: que les iconoclastes et en particulier ceux qui réussissent sont « enclins aux expériences inédites ». Pour voir les choses différemment, la solution la plus efficace consiste à bombarder son cerveau de choses qu’il n’a encore jamais rencontrées. La nouveauté libère le processus perceptif des entraves que sont les expériences passées. La nouveauté oblige le cerveau à former de nouveaux jugements.«  Pour Gregory Berns, il est intéressant d’acquérir les qualités de l’iconoclaste (Personne qui est contre les traditions et les habitudes du passé) surtout si vous prenez  le temps de comprendre comment stimuler votre cerveau à établir de nouvelles connexions. Ne pas aller au-delà des apprentissages du passé est la raison pour laquelle vous pouvez répéter des schémas qui vous font stagner. Tandis que d’autres inspirés par le mouvement trouvent de nouveaux chemins plus efficaces en fonction de la nouvelle réalité. L’équilibre Alors, pourquoi faire confiance à l’expérience et pourquoi vouloir en acquérir si elle peut nous limiter? L’expérience peut aussi vous inspirer, car il est impossible de faire l’abstraction totale du passé et de ne pas apprendre de nos expériences. Il est même important de le faire! Prenez le temps de regarder le passé et d’en tirer des apprentissages, sur vous et sur le travail accompli en équipe avec les autres. En clair, il faut bâtir à partir de l’expérience, MAIS ne pas se limiter à elle. Ne vous arrêtez pas à des conseils tels que “Croyez-en mon expérience! quand j’ai travaillé chez ABC on a essayé et ça n’a pas fonctionné » ou “Croyez-en mon expérience, j’ai fait ça dans mon entreprise ABC et ça fonctionne”. Pensez au fait qu’il s’agit d’une nouvelle situation, une nouvelle époque, une nouvelle équipe et de nouveaux besoins. Peut-être que l’idée est bonne, mais peut-être pas, rien de mieux que de discuter en équipe et de créer une nouvelle version de solution, ensemble, inspirée d’une ancienne si vous le désirez. Regardez vers l’avant dans votre réflexion et partagez plutôt ce que vous avez appris, pour bâtir une nouvelle solution en équipe. Prenez le temps de parler des risques et problématiques potentiels et de la meilleure façon de les déjouer dans cette nouvelle situation. Bâtissez à partir de là où vous êtes et non à partir de là où vous étiez. Inspirez-vous du passé, mais ne vous limitez pas cela. Comment faire pour éviter le piège de l’expérience ? «Les grands leaders sont des enseignants et non des tyrans. Ils aident leurs équipes à voir et à comprendre davantage. Ils les incitent à devenir plus et les motivent à faire plus. » – Michael Josephson L’expérience est donc là pour vous inspirer et non pour vous limiter. Pour éviter de tomber dans le piège de l’expérience, l’idéal est de travailler en équipe. Utilisez votre équipe pour : Ouvrir votre esprit aux méthodes de travail des autres, Trouver des idées et les solutions, avec des personnes moins d’expérimentées. Cela vous permet d’aller ailleurs et identifier de nouveaux points de vue. Le seul risque que vous prenez est d’avoir une option plus nouvelle, unique et innovante. Déléguer une partie de vos tâches, vos collègues ne feront sûrement pas comme vous et c’est très bien ainsi. Pour aller plus loin, il faut accepter d’aller ailleurs et quoi de mieux qu’un nouveau point de vue pour le faire. Conclusion Rappelez-vous que ce qui fait un leader ne se limite pas à son expérience, mais aussi à son habilité à faire ressortir le meilleur de son équipe, à les inspirer à aller plus loin! Ce n’est pas parce que ça a marché d’une certaine façon dans le passé que cette façon est la bonne pour tous et en tout temps. Gardez l’esprit ouvert et utilisez votre équipe pour y arriver. Vous êtes ici, mais vous pouvez aller ailleurs. Photo by Aleks Marinkovic on Unsplash

Les fondamentaux pour se développer en tant que leader

apprendre

Au cours de votre carrière, il vous est peut-être arrivé de constater que vous auriez besoin de faire évoluer vos qualités de gestionnaire. Que cela soit pour devenir manager, gestionnaire de projet, pour prendre plus de responsabilités, ou tout simplement pour relever de plus grands défis, vous deviez vous développer. Après cette prise de conscience, le plus délicat est de savoir comment s’y prendre et par où commencer ! Le plus simple est de procéder étape par étape. La première consistant à comprendre ce qu’implique d’être un leader. Qu’est-ce qu’un leader ? Le leadership, terme emprunté à l’anglais, définit la capacité d’un individu à mener ou conduire d’autres individus ou organisations dans le but d’atteindre certains objectifs. On dira alors qu’un leader est quelqu’un qui est capable de guider, d’influencer et d’inspirer. » Référence : Université de Sherbrooke Alors dès que votre rôle dans l’entreprise implique de guider, influencer et inspirer, vous êtes dans une position de leader. Vos talents de leader vont naturellement se développer avec le temps et grâce aux expériences que vous rencontrez. Si vous prenez le temps d’analyser chaque opportunité, vous pourrez grandir plus rapidement et cela vous permettra de prendre des objectifs de plus en plus importants ou de nature différente. Voici donc quelques idées qui peuvent vous aider à voir chacun des objectifs dont vous êtes responsable comme des opportunités d’apprendre et de développer votre leadership. La vue d’ensemble de son développement Il existe 4 axes principaux des qualités requises pour devenir un leader exemplaire. Il faut savoir : Se connaître — afin de mieux interagir avec les autres Se connecter — afin de bien communiquer et créer des relations de confiance S’organiser — afin d’être efficace et ne rien oublier qui soit important Se développer — afin d’être en constante évolution 1. Se connaître Puisque rien n’est immuable dans le temps, cet objectif de connaissance de soi est perpétuel. Tout le monde évolue en tout temps donc un bon leader doit se connaitre afin de développer une équipe gagnante et efficace. S’il se connait bien, un bon leader saura : Quoi déléguer, à qui et quand, Reconnaître ses limites actuelles et demander de l’aide, Comprendre son état naturel pour s’entourer des bonnes personnes. Outils Pourquoi procrastine-t-on ? Se connaitre soi et son état naturel Savoir identifier ses « Blind spots » et accepter que l’on ne sait pas tout Bien vivre le changement Savoir comment réduire son stress et transformer ses frustrations en opportunité Connaitre votre point de vue en gestion de projet 2. Se connecter — développer des relations saines Le leader fait partie d’un écosystème. En tant que gestionnaire d’une équipe, cela lui confère une position unique que personne d’autre n’occupe, cela peut parfois créer un certain isolement. Par conséquent, il est important pour le leader de développer ses relations, car cela lui permettra : d’avoir le plus de retour possible de la part de son équipe et de ses collègues. L’objectif étant d’utiliser ce savoir collectif afin d’avoir la meilleure vue d’ensemble pour atteindre les objectifs, d’aller chercher de l’aide lorsque nécessaire, de facilement communiquer l’avancé du projet, car tous projets sont interconnectés entre eux. Les autres leaders de votre entreprise doivent aussi être informés de votre avancement puisque cela pourrait avoir une influence sur leur propre objectif. Par conséquent, pour éviter d’être isolé et d’avoir un point de vue limité, le leader doit développer ses aptitudes de communication et de créer de véritables relations. Sans ces relations et cette communication, le leader limitera sa capacité à avoir une bonne vue d’ensemble. Outils pour développer sa capacité de communication Savoir poser de meilleures questions. Améliorer sa communication en temps réel. Bien exprimer son chemin de pensée — une histoire par saut quantique. Connaître l’importance des choix de mots pour influencer de projet. Outils pour développer ses relations Développer son pouvoir d’influence en sachant comment vendre ses idées. Savoir comment développer sa relation avec son patron. Être en mesure de recevoir et de donner du feedback. Savoir identifier à quelle équipe vous appartenez afin de définir votre liste de relations stratégiques à développer. 3. S’organiser — et ne rien oublier d’important La quantité et le niveau de détail à connaître sont plus grands lorsque vous devenez leader. Il est facile de se sentir submerger. Si vous n’apprenez pas à vous organiser, les risques d’oublier des points importants et par conséquent de générer des problèmes à notre équipe deviennent immenses. Il faut donc apprendre à bien s’organiser aussi bien au sein de votre équipe que pour vous-même. L’autre bienfait d’une meilleure organisation est que cela vous permet à votre vie professionnelle de ne pas empiéter sur votre vie personnelle. Tout au long de votre carrière, vous devrez adapter vos méthodes d’organisation en fonction des équipes et des objectifs. C’est pourquoi il est intéressant de constamment connaître et apprendre de nouvelles méthodes d’organisation. Outils Savoir dire non ! Une vraie compétence Mettre en place une routine efficace, planifier sans planifier Apprendre à être plus organisé et développer ses propres méthodes d’organisation Le leader doit être capable de voyager dans le temps, visualiser le futur et apprendre du passé. Comprendre les éléments stratégiques de la gestion du temps. L’énergie : un concept fondamental dans la gestion du temps/priorité Être capable d’optimiser et retrouver son énergie Savoir que « urgent » ne signifie pas forcément « important » Savoir quand ralentir et aller à l’essentiel Apprendre l’art de déconnecter Liste de livres intéressants à propos de la gestion du temps : Getting things done  par David Allen: Deep work par Cal Newport: When—the scientific secrets of perfect timing par Daniel H. Pink 4. Se développer — les étapes de développement de sa carrière Comme nous le disions plus haut, le monde évolue perpétuellement donc vous devez constamment continuer à développer vos compétences en tant que leader, encore plus, si vous briguez des postes différents avec une autre échelle de gestion. Dans tous les cas, continuer à vous développer sera un excellent moyen pour vous éviter de vous ennuyer, devenir obsolète et pour cheminer. Outils Le mouvement : l’état d’esprit du gagnant Organiser votre plan de

L’importance des mots pour votre équipe

Le choix des mots est primordial lorsque vous racontez une histoire ou que vous expliquez quelque chose. Cela peut faire que vous passerez ou non le message que vous souhaitez faire passer. Saviez-vous aussi que bien choisir ses mots peut en plus vous permettre de : Aller chercher plus d’information, Stimuler la croissance, Briser les silos, Simplifier la communication, Bâtir des idées et des solutions plus rapidement. Cet article va vous permettre de mieux comprendre le pouvoir des mots, et de l’impact qu’ils peuvent avoir sur votre équipe. Il faut être vigilant, car mal utilisés les mots peuvent diviser et ralentir votre équipe. 1. Aller chercher plus d’information Vous apprenez que l’un de vos collègues ou collaborateurs a pris une décision qui ne vous convient pas. Selon vous, il a commis une erreur importante. Vous cherchez à lui parler, car vous aimeriez bien comprendre ce qui l’a poussé à prendre cette décision? Naturellement, pour comprendre, la première question qui vous souhaiteriez lui poser est POURQUOI. « Pourquoi as-tu fait ça comme ça ? » Face à la question POURQUOI, la plupart des gens vont se sentir dans l’obligation de justifier leur décision . Ce simple stress peut réduire leur aptitude à répondre facilement, mais aussi réduire leur capacité à expliquer la raison pour laquelle ils ont pris cette décision. Mais si au lieu d’utiliser « POURQUOI » vous utilisiez « QU’EST-CE QUI », QU’EST-CE QUI est arrivé ? QU’EST-CE QUI a fait que tu as dû prendre cette décision ? L’angle de la discussion devient tout d’un coup moins dans le jugement et plus dans la curiosité ». Votre interlocuteur comprendra que vous cherchez plus à comprendre ce qui l’a poussé à prendre cette décision, plutôt que de se sentir poussé à défendre sa position. Avec ce simple changement de mots, vous vous retrouvez plus en mode « découverte et écoute » qu’en mode « confrontation ». Alors, n’oubliez pas de changer vos POURQUOI en QU’EST-CE QUI  et n’oubliez pas de me dire en commentaire si vous sentez la différence. 2. Stimuler la croissance Il y a quelques années j’ai eu la chance d’écouter ce TED Talks – The power of YET par Carol Dweck. Son sujet de prédilection est l’état d’esprit de croissance/développement, «the growth mindset ». Dans ce TED Talks, elle suggère, en cas d’échec d’un élève, de lui donner la note « NOT YET » plutôt de « F » pour Failed. Plutôt que de voir son évaluation comme étant fixe, l’évaluation devient alors une simple étape. Une étape pour atteindre l’objectif de réussite, car l’avantage du « NOT YET » c’est que cela implique que le chemin n’est pas encore (« YET ») terminé. Note : Son livre “Mindset” The new psychology of success” est un excellent livre à lire. Je vous le recommande fortement. Si vous ajoutez dans notre vocabulaire de tous les jours l’idée de « pas encore » terminée, on accepte alors que tout objectif fonctionne par étape et cela laisse une chance de progresser positivement vers l’objectif final. Il est de toute façon préférable d’atteindre l’objectif par étape que de ne jamais l’atteindre. Alors, pensez à ajouter le pouvoir du « PAS ENCORE » dans votre vie et avec vos équipes. Il est plus agréable d’entendre que vous n’avez PAS ENCORE trouvé le procédé parfait que d’entendre que vous avez échoué à trouver le bon procédé. 3. Briser les silos Au début de ma carrière en ingénierie, j’ai eu la chance de travailler avec un ingénieur de talent, doué d’une influence positive et d’une patience exemplaire. Nous faisions partie de l’équipe responsable de trouver des solutions de dissipation de chaleur, pour les microprocesseurs. Une tâche très exigeante considérant que les processeurs étaient de plus en plus petits ce qui donne plus de puissance à dissiper par unité de surface. Un défi supplémentaire était que nous ne pouvions plus utiliser de plomb, cela ajoutait des défis de contraintes aux interfaces. Nos recherches avaient été fructueuses, nous avions trouvé un matériel extraordinaire pour l’interface entre le processeur et le dissipateur de chaleur. Mais malheureusement le stress induit aux étapes suivantes de la fabrication brisait l’interface thermique. Puisqu’il s’agissait d’un défaut thermique, donc d’un problème thermique, c’était à l’équipe/silo thermique de trouver une solution. Nous étions dans une impasse, et puisque c’était « notre problème » personne ne voyait l’utilité de demander aux autres équipes de nous aider.  Jusqu’au jour où mon collègue a décidé d’utiliser un autre mot pour définir notre problème pendant les réunions. Il utilisait le terme mécanothermique. À force d’utiliser ce nouveau mot, les différents intervenants ont commencé à penser différemment. Les managers et gestionnaires de projet ont décidé de briser les silos et d’encourager les équipes à travailler ensemble pour trouver une solution. Alors, soyez vigilant aux mots que vous utilisez pour définir un problème. Cela pourrait vous empêcher de rallier les bonnes équipes pour le régler. 4. Simplifier la communication La plupart des gens ont tendance à, naturellement, simplifier la communication dans leurs groupes ou leur entreprise. Rappelez-vous la dernière fois que vous avez changé d’emploi, il y a tellement d’acronymes ou de mots qui ne font pas encore de sens pour vous lors des premières rencontres qu’il vous est difficile de suivre la conversation. Cette création d’acronymes ou de mots avec une signification propre à votre entreprise est importante, car elle permet d’accélérer et simplifier la communication. Ces mots apparaissent généralement organiquement dans les équipes. Il est d’ailleurs important de penser à créer un lexique pour aider les nouveaux à s’intégrer. Le point important aussi ici est de rester le plus possible conscient que vous les créez, car vous pourriez les choisir et par ce fait même influencer ce qui est important pour vous.  Comme par exemple de rallier l’équipe, de simplifier les processus, ou de faire sourire… Voici quelques exemples où, la création d’acronymes et la définition de noms pour les choses peuvent simplifier la communication : Le nom des projets ou des objectifs, Le nom des équipes, Le type de problèmes à résoudre, Le nom des méthodes de travail, ou encore la création d’un acronyme qui identifie les étapes d’un processus, exemple la méthode « 5S »  5. Bâtir

Connaissez-vous les équipes auxquelles vous appartenez?

Que vous soyez manager, directeur, membre exécutif, gestionnaire d’équipe ou de projets ou bien responsable du développement de produits, avez-vous conscience que vous appartenez à plusieurs équipes au sein de votre entreprise? Connaissez-vous toutes les équipes dont vous faites partie? Ne pas savoir à quelles équipes vous appartenez limite votre capacité à faire un travail complet et interconnecté pour atteindre le but commun de l’entreprise pour laquelle vous travaillez. Ne pas identifier toutes les équipes auxquelles vous appartenez engendre souvent la création d’équipes fantômes, souvent multifonctionnelles dont l’objectif commun n’est clairement pas défini. Cela crée des silos, et croyez-moi, il existe dans les entreprises beaucoup plus d’équipes fantômes (donc sans leader!) que vous ne pourriez l’imaginer. C’est une perte d’efficacité et source de frustration incroyable pour les équipes qui veulent travailler en collaboration et performer. Pourquoi identifier les équipes auxquelles vous appartenez? En tant que leader et manager, il est facile de croire que la seule équipe dont vous faites partie est celle dont vous êtes en charge. De plus, une fois les objectifs ou le mandat définis,  il est facile d’assumer que : Vous devez tout accomplir seul avec votre équipe sans interaction avec les autres groupes, on pense que l’on doit être indépendant. Vous n’avez que les objectifs ou le mandat de votre équipe à livrer. Pourtant, une compagnie dons les équipes travaillent en silos sans interconnexion ne pourra pas bien fonctionner. Une entreprise est une grande équipe composée de plusieurs équipes. Ces équipes n’ont qu’un choix travaillé ensemble sinon autant créé autant d’entreprise que d’équipe. La raison pour laquelle, il est nécessaire de créer des départements et des équipes au sein d’une entreprise est qu’il est impossible de gérer efficacement un grand groupe de personne. Il faut donc subdiviser pour y arriver.  Il est donc important de savoir comment créer son département et le rendre performant et interconnecté pour créer une interconnexion entre les groupes. Vous comprenez donc qu’il faut être vigilant lors de la définition du mandat et/ou des objectifs, car il est essentiel que ceux-ci soient interconnectés avec les autres départements/projets. Quelques indices pour identifier si vous avez oublié des équipes Si vous constatez qu’aucune de vos équipes ne travaille sur des projets en interaction avec les autres départements, c’est officiel, vous travaillez en silo! Cela vous indique que vous ne connaissez probablement pas encore toutes les équipes dont vous faites partie. En plus de l’équipe que vous gérez, en tant que manager, vous faites de facto aussi partie de l’équipe de management. Cette équipe de son côté est responsable d’organiser l’ensemble des équipes. Tous les membres de l’équipe de management sont responsables de mettre en place des équipes multifonctionnelles et les processus et systèmes qui seront utilisés dans l’ensemble de l’entreprise, comme par exemple vos systèmes d’intelligence communs. Donc, vous faites au minimum  partie de deux équipes, l’équipe que vous gérez et l’équipe de management. Alors si vous n’avez aucune activité de management qui permet de faire la gouvernance des projets ou encore d’identifier les projets stratégie multifonctions votre entreprise risque de travailler en silo et d’avoir des équipes fantômes qui manquent un leader. Vos responsabilités de manager En tant que manager, vous devrez être capable d’identifier lorsqu’il faut créer des équipes multifonctions/multidépartements. Par exemple, vous êtes responsable de l’équipe d’ingénierie, et vous avez un objectif commun avec les départements des ventes et du marketing qui est de créer un produit qui répond au besoin d’un marché spécifique. Pour atteindre cet objectif, vous n’avez pas d’autre choix que de créer une équipe multifonction essentielle à la réalisation de ce but commun. Vous devez pour cela être en mesure de comprendre la structure de l’organisation et ses différentes fonctions afin d’identifier les départements avec lesquels vous devez faire équipe en fonction de vos objectifs. Théoriquement, si vous prenez le temps d’organiser des rencontres avec les autres membres de l’équipe de management, vous ne devriez pas être le seul à identifier les interconnections et quand il faut travailler en collaboration. Comprendre l’importance des liens En tant que gestionnaire d’un département, vous êtes responsable d’une fonction particulière de l’entreprise et de mettre en place les processus, et les systèmes nécessaires à ce département et son interconnexion. Pour ce faire, le leader doit savoir identifier les systèmes qui sont propres à son département et les systèmes partagés de l’entreprise dont il a aussi besoin. Pour mieux illustrer ce concept, je vais « utiliser » le corps humain. Le corps humain possède des membres : bras, jambes, main, tête… Voyons ces membres comme des départements. Le département de la main a pour fonction particulière entre autres de manipuler les choses, apporter la nourriture à la bouche, etc. Mais pour pouvoir exécuter ces tâches, la main doit utiliser d’autres systèmes comme le système sanguin, nerveux et musculaire… Ces systèmes sont partagés avec l’ensemble des membres du corps. Mais, si en tant que département « main », je décide de créer mes propres systèmes sanguins, nerveux et musculaires et que le département « jambe » fait pareil. Votre corps/entreprise se retrouve à la tête de deux systèmes sanguins qui ne sont probablement pas connectés et qui pourraient même avoir un groupe sanguin différent et incompatible. Vous comprenez mieux maintenant que la main, bien qu’apte à choisir ses processus et systèmes pour les fonctions qui lui sont propres (attraper, lancer…) est indissociable de l’ensemble des systèmes du corps humain comme les systèmes sanguins, nerveux et musculaires. Elle ne peut pas fonctionner correctement sans eux, mais ne peut pas créer et gérer ces autres systèmes sans s’interconnecter. Éviter les angles morts du leader Si nous voulons poursuivre avec l’analogie du corps humain, il est facile de reconnaitre que le corps est un organisme dont on comprend le fonctionnement, mais imaginez maintenant que vous souhaitiez créer une nouvelle espèce, donc un nouveau corps. Il y a de fortes chances que vous n’ayez aucune idée des systèmes nécessaires au fonctionnement de cette nouvelle espèce. Si vous n’avez pas une vue d’ensemble, il est facile de penser qu’un système nous est

Créez un espace commun qui fonctionne !

Il n’est pas toujours facile de vivre en communauté et de partager un espace commun. En termes d’espace, nous avons tous nos préférences et nos besoins, c’est pourquoi des compromis sont souvent nécessaires. Comment faire pour créer un espace agréable et pratique pour tous les membres de votre équipe alors les besoins évoluent constamment? Faire un gros ménage de temps en temps est bien, mais pas suffisant, il faut mettre en place un système qui permet les ajustements et les améliorations sur une base continue. Car n’oubliez pas, la clé c’est le temps! Les besoins d’aujourd’hui ne seront pas nécessairement les mêmes que ceux de demain, il faut donc toujours être à l’écoute et savoir s’ajuster. Créer un espace commun adéquat pour son équipe est une des responsabilités du manager et un excellent défi. Voici donc quelques conseils pour vous aider à relever ce défi. Une des responsabilités du manager En matière d’organisation de l’espace commun (qu’il soit physique ou virtuel), trouver un point de départ agréable pour tous est loin d’être évident.  Si vous arrivez dans une équipe déjà formée, cette étape aura probablement déjà été amorcée par votre prédécesseur. Par contre, si vous venez de vivre une réorganisation ou si votre département vient d’être créé, vous devrez initier cette étape et créer un espace commun pour tous. Dans ce cas vous commencerez par une version imparfaite avant de trouver la version idéale pour votre équipe. Si cela vous semble difficile, vous pourriez aussi penser déléguer cette tâche à un membre de votre équipe, mais attention avant de procéder. Déléguer à la bonne personne Il faut êre vigilant avant de déléguer cette responsabilité, car pour mettre en place un système efficace, la personne qui sera en charge doit posséder : Une vue d’ensemble des besoins, L’autorité hiérarchique suffisante pour prendre des décisions rapidement, L’intérêt constant d’investir du temps et des ressources sur ce sujet. Il faut donc être vraiment attentif avant de déléguer ce genre de responsabilités. Il est préférable, par exemple, d’éviter de déléguer cette tâche à un gestionnaire de projet qui aurait de l’influence, mais aucune autorité officielle hiérarchique pour mettre en place les bonnes pratiques. Si l’organisation n’est pas votre force, ne vous inquiétez pas, travaillez en équipe, associez-vous avec quelqu’un qui possède ce talent, et soyez là pour supporter cette personne et renforcer le système que vous avez décidé de mettre en place. Gardez bien en tête que d’organiser l’équipe, et notamment organiser les espaces communs physiques et virtuels fait partie des responsabilités de gestion du manager. Organisation de l’espace commun – la Méthode « 5s » Cette méthode est très utilisée de nos jours dans le monde industriel pour organiser les postes de travail, surtout lorsque ces postes de travail sont partagés par plusieurs personnes. Personnellement, j’aime aussi utiliser cette méthode pour l’organisation de mon appartement. J’aime dire qu’il est « 5S ». D’ailleurs, je ne fais pas du ménage, je fais mes « 5 S » c’est plus motivant. Originaire du Japon, cette méthode est une technique de gestion japonaise visant à l’amélioration continue des tâches. Elle tire son nom de la première lettre de chacune des cinq opérations constituant autant de principes simples. Chaque étape de la méthode possède en fait un objectif propre. Ce qui est utile avec cette méthode c’est qu’elle donne une certaine structure tout en permettant de l’adapter à différents niveaux selon vos besoins. Il est possible d’être extrêmement organisé sur le moindre détail, mais il est aussi possible d’être organisé par catégorie et sujets généraux si besoin. Par exemple, habituellement vos couverts (ustensiles pour les Québécois) sont classés par type de couvert : cuillères, fourchettes et couteaux, mais vous pouvez aussi décider de tous les mettre dans un même contenant si cela est plus efficace pour vous. 1. La méthode « 5S » Seiri (整理, ranger) : supprimer l’inutile ; éliminer ce qui n’est pas utile ou le placer plus loin de la zone de travail. Seiton (整頓, ordre) : situer les choses ; chaque chose doit avoir une place et doit toujours se retrouver à cet endroit après son utilisation. Plus un outil est fréquemment utilisé plus vous le placez près de vous. Seiso (清掃, nettoyage) : (faire) scintiller ; il faut prendre soin des outils et de notre lieu de travail, il faut donc prendre le temps de nettoyer. Seiketsu (清潔, propre) : standardiser les règles ; il est nécessaire d’identifier les règles que l’on a en commun, comme par exemple procéder au rangement immédiatement après utilisation et non le lendemain ou l’identification de tout travail en cours identifié, car sans note visible sur un poste de travail ce dernier pourrait être rangé et nettoyé sans préavis. Shitsuke (躾, éducation) : suivre et progresser. Assurez-vous de suivre les règles mises en place et mettez continuellement à jour le système en fonction des besoins évolutifs de l’espace commun. 2. Quelques astuces pour faciliter la mise en place la méthode « 5S » Choisissez une période où toute votre équipe est disponible. Déterminez une zone ou un endroit qui a besoin d’une attention particulière. Par exemple, la cuisine commune du bureau. Si vous êtes à la tête d’une grande équipe, identifiez plusieurs zones qui ont besoin d’être améliorées, ce qui vous permettra de diviser les séances d’organisation en petits groupes. Si vous n’avez pas encore accès à l’endroit qui va bénéficier de cette séance d’organisation, munissez-vous d’un dessin ou d’un modèle 2D ou 3D, cela aide grandement la visualisation. Au début de la séance, expliquez à votre équipe l’importance de s’organiser, le tout avec une attitude positive et assertive. Impliquez votre équipe, demandez-lui pourquoi il est aussi important, pour eux, de s’organiser. Vous apprendrez beaucoup de leurs réponses. Présenter la méthode des « 5 S ». Appliquer cette méthode en équipe, faites-le immédiatement après la présentation de la méthode. C’est un excellent moyen de rallier l’équipe. Note : S’il s’agit d’un nouveau poste de travail, focalisez-vous davantage sur le 2e S. (identifier et situer les choses). Pensez aux étapes importantes et nécessaires à ce poste de travail. L’objectif est de visualiser pour identifier

Connaître les lois de gestion du temps, cela vous tente ?

Pourriez-vous dire que vous connaissez-vous toutes les lois liées à la gestion du temps? Savez-vous même déjà en quoi consiste une loi de la gestion du temps? Il en existe plusieurs et je vais profiter de cet article pour vous décrire les principales. Il est toujours intéressant de découvrir le résultat de la réflexion des penseurs qui cherchent à améliorer notre efficacité et plus particulièrement notre gestion du temps. La loi de Carlson La loi de Carlson se concentre sur l’élimination des interruptions, car elles sont, selon Sune Carlson (économiste suédois et père de cette loi), le pire ennemi de la productivité.  Cette règle est parfois aussi appelée, loi des séquences homogènes. C’est dans son livre Executive behaviour que Carlson met en avant le fait que : « un travail réalisé en continu prend moins de temps et d’énergie que lorsqu’il est réalisé en plusieurs fois ». Les astuces que vous pouvez mettre en place: Enlevez les notifications de vos appareils électroniques, Isolez-vous, signalez à votre entourage que vous êtes devez effectuer un travail qui vous demande de vous concentrer, Planifiez l’heure à laquelle vous allez lire vos emails, faites-le à heures fixes par exemple. Régler rapidement un problème que vous l’on vous soumet par email peut être tentant,  car cela devient une gratification instantanée (loi de Laborit), mais attention bien choisir vos priorités, Combinez les petites tâches de même nature, Évitez de faire plusieurs choses en même temps. La loi de Illich Cette loi a été pensée par l’Autrichien et ex-prêtre: Ivan Illich. Elle se base sur la théorie du rendement décroissant autrement dit, après un certain temps de travail (90 minutes en moyenne), l’efficacité humaine décroît, voire devient négative. Les astuces à mettre en place pour éviter cette situation : Mettez en place des cycles de travail, par exemple utilisez la technique Pomodoro (25 minutes de travail/5 minutes de repos), Planifiez un horaire où vous insérez des tâches de différentes natures. Par exemple, 90 min de travail intellectuel/aller marcher ou faire la lecture de vos emails pendant 30min, ou encore faire un 7min workout, Pensez à prendre des pauses, faites-en même un art – L’art de déconnecter Combinez la loi de Illich avec la loi de Carlson (voir plus haut) La loi de Laborit Henri Laborit, chirurgien et neurobiologiste français et à qui nous devons cette loi, nous explique que l’humain a tendance à vouloir faire ce qui lui fait plaisir en premier. Cette nature profonde fait qu’au travail, vous aurez davantage tendance à « chercher la satisfaction immédiate » et à « fuir le stress ». Cette loi est aussi connue sous le nom de la loi du moindre effort. Les astuces que vous pouvez mettre en place: Commencez la journée par les tâches les plus difficiles, tout en prenant des pauses (voir loi de Illich plus haut). Planifiez stratégiquement l’organisation de votre agenda. Ne mettez pas toutes les choses difficiles la même journée/même semaine/même mois. Apprenez à gérer votre énergie – Comment optimiser et retrouver son énergie ? La loi de Parkinson La loi de Parkinson a été développée par l’historien britannique Cyril Northcote Parkinson. Selon lui, plus le délai que vous avez pour faire une chose est grand, plus vous prendrez du temps pour la faire, vous étalerez votre travail de façon à occuper tout le temps disponible. C’est un peu comme la loi des gaz, mais appliquée au travail. Les astuces que vous pouvez mettre en place: Organisez vos projets par phases et itérations rapides (AGILE), évitez de voir le projet comme un long projet et découpez-le en une série de petits objectifs, Fixez des délais réalistes, mais stimulants. Faites attention de ne pas créer trop d’urgences. Si vous vous sentez pressé par le temps, il vous sera plus difficile d’innover, de collaborer et de répondre aux « surprises » que vous apportera la loi de Murphy (voir ci-dessous) puisqu’il est impossible de tout prévoir. (Vous remarquerez que de jouer avec le temps permet de stimuler l’innovation et si le sujet vous intéresse, je vous invite à aller lire l’article suivant : Comment écrire un objectif qui stimule l’innovation ?), Faites régulièrement le point sur l’avancement des projets. La loi de Murphy La loi de Murphy est plus connue en France sous le nom de “la loi des emmerdements maximums”. Elle a été pensée par Edward Aloysius Murphy Jr, ingénieur aérospatial. Elle démontre que rien dans la vie ne se déroule jamais comme prévu. Par conséquent, vous devez toujours garder du temps pour ces imprévus et être capable d’adapter votre plan initial. Les astuces que vous pouvez mettre en place Suivez le , et portez une attention particulière au concept des surprises. Planifier votre travail en équipe, surtout si vous n’êtes pas seul sur le projet. Utilisez pour vos projets les méthodes de travail Agile ou Lean, Acceptez les aléas de la vie. La loi de Pareto Vilfredo Pareto, sociologue et économiste italien, a démontré que 80% des résultats proviennent de 20% du travail réalisé, par conséquent 80% du temps utilisé donnera 20% des résultats. Vous pouvez comprendre maintenant qu’atteindre la perfection prend du temps, et comme la plupart du temps cette perfection n’est pas nécessaire, cela finit par vous rendre contre-productifs. Cette loi est l’une des lois qui peuvent s’appliquer à tous les domaines, pas seulement dans la gestion du temps. En développement de produit, elle aide à identifier les priorités des projets de développement qui permettent d’obtenir un maximum de résultat. Apprenez-en un peu plus sur le sujet grâce à l’article : La relativité, et la méthode Pareto améliorée.  Les astuces que vous pouvez mettre en place: Identifier vos priorités – l’urgence n’est pas nécessairement importante (matrice d’Eisenhower), Développez l’art de dire non, Déléguer les tâches non indispensables – Savoir déléguer, mais surtout quand Prenez le temps de mesurer et visualiser ce qui vous prend du temps, faites une réelle analyse de la situation pour optimiser et mettre l’effort sur le 20% qui vous apportera 80% des résultats. Par exemple, prenez la liste

La santé mentale au travail, on peut tous faire notre part !

Nous sommes tous différents et c’est ce qui fait la magie des équipes. Apprendre à vivre et accepter la différence est l’un des plus grands pouvoirs qu’une équipe peut se donner. Et en tant que leader nous avons la responsabilité de créer des environnements de travail adapté à tous, par conséquent, nous avons la responsabilité d’aider nos collègues et employés affectés par un problème de santé mentale à se sentir bien. Malheureusement, peu de personnes savent comment réagir et quoi faire. Cet article est une commande faite à un collègue qui m’a aidé à cheminer en tant que leader. Je lui ai donc demandé de partager ses idées et astuces sur le sujet. Merci Benoit d’avoir pris le temps de partager ta vision sur le sujet. Texte de Benoit Hamelin Mieux vivre les aléas de la santé mentale au travail Plusieurs des meilleurs professionnels de mon réseau souffrent, comme moi, de problèmes de santé mentale. Il s’agit d’un état normal des choses: les gens qui vivent avec de telles affections s’investissent dans leur carrière et leur travail malgré cette souffrance. Ils sont aussi motivés à atteindre leurs objectifs professionnels que les autres. Cependant, certains environnements et certaines pratiques peuvent minimiser cette souffrance et son impact sur notre performance. J’aimerais discuter ici de mon expérience de la maladie mentale en milieu de travail, afin de faciliter l’intégration de mes semblables dans vos propres équipes. Comprendre la souffrance mentale Une souffrance physique Je connais malheureusement très peu de gens qui n’ont jamais fait l’expérience d’une douleur immense, paralysante — quelle chance ça doit être! Il y a quelque temps, mon meilleur ami a souffert d’une hernie discale aiguë. La gravité de sa situation a augmenté rapidement: en quelques jours, il est passé de la posture courbée, à cloué au lit, puis à incapable de ne pas gémir à chaque respiration. Se lever était, pour lui, hors de question; tout comme dormir, par ailleurs. Il a perdu toute concentration, puis il s’est mis à avoir de la peine à suivre une conversation — pas qu’il avait grand-chose à dire de toute façon. Il a été admis à l’hôpital quelques jours plus tard, enfin placé sous sédation, puis opéré. Cette chirurgie a marqué le début d’un long processus de guérison: physiothérapie, rééducation, retrait progressif de la sédation… Mon ami n’a commencé à réintégrer son activité professionnelle qu’après 4 mois, à temps partiel. Il a fallu 8 mois en tout pour que les choses reviennent à la normale et qu’il soit en mesure de faire face aux mêmes responsabilités; et 12 mois pour qu’il les accomplisse au même niveau de performance. Une souffrance mentale J’ai une autre amie qui a sombré dans une profonde dépression. La gravité de sa situation a évolué rapidement: en quelques jours, elle est passée de constamment triste, à une perte totale d’appétit, pour finir par ne plus savoir comment ou pourquoi quitter son lit. J’aimerais pouvoir continuer le parallèle avec l’histoire de mon ami terrassé par cette hernie discale, mais malheureusement l’analogie s’arrête ici, car en appelant au bureau pour informer qu’elle était incapable de se présenter au travail, l’assistante de son patron lui a suggéré de se botter les fesses et de sortir du lit, elle lui a dit qu’elle avait probablement plus d’énergie qu’elle ne le pensait. Le pire, c’est que mon amie a cédé, elle a sauté du lit, ravalé un sanglot, s’est habillée, s’est maquillée, et s’est rendue au travail. Elle n’a pris aucun congé. Elle en a été félicitée! Cette amie a en par chance reçu les soins psychiatriques nécessaires, mais pouvez-vous imaginer sa souffrance? Vous pouvez aussi imaginer qu’elle n’était pas au meilleur de sa carrière. La peur du jugement l’a gardée sur les rails, mais au détriment de sa vie personnelle et de ses aspirations envers l’entreprise qui l’employait alors. Deux poids, deux mesures Naturellement, ces deux histoires, bien que réelles, mettent en contraste des expériences extrêmes. Mon but ici est d’illustrer comment la maladie physique et la maladie mentale ne sont pas considérées de la même façon par les collègues  et les supérieurs d’une personne qui en souffre. Encore aujourd’hui, en 2020, on n’accorde pas à la souffrance mentale la même importance qu’à une douleur physique équivalente. Au contraire, cette souffrance est évacuée, ignorée négligée, émoussée par divers abus; rarement traitée et mitigée. Pourtant, cette souffrance n’en demeure pas moins réelle. Elle réduit les capacités physiques et cognitives d’une personne de la même façon. Les gens souffrant de problèmes de santé mentale, qu’ils soient traités ou non, adhèrent fréquemment à un style de vie et un rythme de travail normatif. Le syndrome de ces gens est dit de « high functioning ». La douleur est contrôlée ou masquée par des moyens sains ou malsains. La personne dans cette situation n’a plus l’énergie nécessaire pour faire face à cette mascarade, elle doit donc prioriser et éliminer diverses activités de son quotidien. C’est la théorie des cuillères: l’énergie d’une journée est limitée, l’endurance à la douleur consomme une part fixe et souvent importante, il faut alors emprunter sur l’énergie du lendemain à un taux d’intérêt démesuré. La clé c’est la confiance – Comment aborder le sujet ? L’intégration en milieu de travail d’une personne souffrant d’un problème de santé mentale est une question délicate. Tout d’abord, il faut garder en tête que ces problèmes sont toujours perçus comme des stigmates. Plusieurs personnes qui souffrent de tels problèmes ne le savent même  pas, ou nient la situation; la plupart de ceux qui en sont conscients préfèrent garder le secret. Prendre le temps de développer une relation En effet, l’impact que peut avoir la révélation de cette situation peut être néfaste sur les perspectives de carrière d’une personne. Le partage un tel secret ne peut donc se faire que dans le cadre d’une relation de confiance authentique. Ce genre de relation ne peut être mise en place qu’après un certain temps. Il est donc possible de devoir attendre avant de pouvoir vraiment soutenir une personne qui souffre. Selon

Traversez la Vallée de la Mort avec votre startup

Les entrepreneurs et les entreprises d’aujourd’hui sont confrontés à des défis de taille dans leur quête de produits et services. La consommation et la demande de produits et de services ne montrent aucun signe de ralentissement. La pression est constante pour faire progresser l’industrie et développer des technologies qui déboucheront vers de nouveaux produits et l’amélioration de ceux qui existent déjà. Comment développer de nouveaux marchés ou élargir ceux déjà existants? Sur quoi se lancer, comment identifier les opportunités et sur lesquelles investir ? Tous les entrepreneurs se posent ces questions régulièrement. Passer d’un concept de base à un produit disponible sur le marché est très gratifiant, je parle d’expérience, mais ce passage peut être un voyage qui demande plusieurs années d’investissement, en plus d’être complexe et parsemé d’obstacles. Nombreux sont ceux qui ne parviennent pas à dépasser le stade du développement, qu’on appelle, avec raison, la vallée de la mort. J’ai eu la chance de toucher à presque toutes les étapes du développement, de la recherche au lancement de produit, et ce dans plusieurs domaines. Avec les années, j’ai compris qu’il s’agit d’une expertise peu enseignée. Reconnaître, comprendre les étapes clés et être capable d’identifier les bons mécanismes pour passer à travers la vallée de la mort peut faire la différence entre le succès ou l’échec. L’objectif de cet article est de vous partager mes apprentissages afin d’augmenter vos chances de succès. Qu’est-ce que la vallée de la mort ? Afin de bien comprendre la vallée de la mort, il est important de comprendre quelques concepts. Premier concept, il existe une échelle qui aide à évaluer le niveau de maturité d’une technologie. Elle s’appelle l’échelle des TRL (technology readiness level). Toutes nouvelles technologies traversent des étapes de développement avant de devenir matures pour le marché et cette échelle tente d’illustrer ces étapes. C’est la NASA et le département de défense (DoD) qui ont développé ce système largement employé dans l’industrie. Par exemple, une technologie à bas niveau de maturité ne serait pas déployée dans une mission militaire critique ni utilisée pour un système critique à bord d’une fusée. Par contre, il est possible d’utiliser une technologie à bas niveau de TRL (technology readiness level) pour effectuer des tests, des démonstrations et pour évaluer la réceptivité du marché. Deuxième concept, l’émergence des technologies provient souvent du milieu académique ou des centres de recherche. Ensuite, les innovations de l’industrie utilisant des technologies matures sont évidemment financées par les entreprises. Il existe donc un gap entre le milieu académique et l’industrie. La période difficile à traverser est lorsqu’une technologie n’est pas encore assez mature pour l’industrie, mais qu’elle est déjà trop appliquée pour être académique. Cette transition est nommée la vallée de la mort. C’est pendant cette période qu’il faut oser investir sans être certain à 100% que le marché sera au rendez-vous, et ce sans avoir perçu les premiers revenus de vente du produit. Bien souvent au cours de cette période aucun revenu n’est généré, seulement les dépenses, mais c’est aussi à ce moment que la courbe du progrès et des apprentissages croît le plus rapidement. Le temps passé dans la vallée sera plus ou moins long selon le niveau de maturité du marché et de l’industrie. Si vous tentez de démarrer une nouvelle industrie comme l’industrie des piles à hydrogène, cette période sera bien plus longue que si vous lancez une nouvelle version de télévision. Elle sera aussi affectée par le niveau d’investissement nécessaire pour lancer le produit minimum viable. 3 astuces pour passer au travers de la vallée? Comme la réalité de chaque industrie est différente, une compagnie ne pourra pas utiliser de recette magique pour développer avec succès de nouvelles technologies tout en assurant sa pérennité. Par exemple, les compagnies de software et de hardware ne rencontrent pas les mêmes difficultés. La première va devoir impérativement investir une somme colossale dans des équipements de pointe; la seconde va devoir miser sur un apport exceptionnel de talents. Malgré ces différences, les grandes étapes et les éléments clés pour réussir à traverser la vallée sont les mêmes. Il faut d’abord bien évaluer l’opportunité; ensuite il ne faut pas omettre de contribuer au développement de l’écosystème de notre opportunité; et pour finir, il est essentiel d’investir dans le développement de l’équipe. 1. Évaluer l’opportunité Afin de bien évaluer une opportunité technologique, il est nécessaire d’évaluer sérieusement le potentiel économique à long terme, mais aussi d’évaluer le niveau de maturité des technologies à développer. Une application audacieuse ayant un grand impact est celle qui va au-delà des tendances actuelles. Ce genre d’application est très inspirant, mais il faut faire attention de bien les évaluer avant de se lancer. En effet, plus le niveau de TRL (technology readiness level) est bas et plus le risque technologique est élevé et plus l’incertitude du marché sera grande. Le chemin sera beaucoup plus long avant d’obtenir des revenus. De plus, une bonne évaluation aidera à identifier les alliances synergiques appropriées. Un autre concept à considérer dans l’évaluation est celui de « Technology Push », en contraste avec “Market Pull”. Le concept de « Technology Push » est lorsqu’une gamme de produits ou d’applications émergent d’une capacité technologique ou d’une expertise technique développée. Il est toutefois important de noter que cette expertise technique bien que novatrice ne répond pas nécessairement à de nouveaux besoins. Le concept de “Market Pull” est lorsqu’une nouvelle capacité technologique est élaborée et mise en place afin de proposer une gamme de produits ou d’applications qui répondent directement à un besoin. Cette dernière stratégie comporte beaucoup moins de risques, mais elle est plus difficile à identifier/définir/…. Il est donc crucial d’évaluer les besoins et le marché le plus rapidement possible avant de trop investir dans la recherche et le développement de cette nouvelle application. Par conséquent, il est fortement recommandé de faire des maquettes et de tester la réceptivité du marché afin de mieux définir le produit minimum viable. La quête d’équilibre entre le besoin et l’innovation est cruciale, même si cet équilibre est parfois difficile

Comment booster sa productivité ?

productivité

Vous vous êtes tous probablement demandé un jour comment « booster » votre productivité. Souvent parce que vous avez le sentiment de manquer de temps, vous avez trop de choses à faire en trop peu de temps. Vous voulez aller plus vite, effectuer vos tâches récurrentes plus rapidement. Pourtant, être productif ne veut pas forcément dire aller vite, la productivité est plutôt en lien avec les résultats. Au final, si vous êtes productif, vous accomplissez plus de choses qui ont de la valeur pour vous. Derrière la notion de productivité, il y a une promesse, celle d’atteindre vos objectifs plus rapidement en effet, mais pas n’importe quels objectifs, ceux qui comptent pour vous. Alors, vous aimeriez savoir comment augmenter votre productivité. Voici quelques astuces pour y arriver: 1. Réviser votre point de vue sur la productivité Le mot productivité possède la même étymologie que le mot produire, et la première définition du Larousse pour le mot produire est : « Assurer les actions diverses (culture, fabrication, etc.) qui concourent à fournir sur le marché commercial certains biens ou services » . Donc, la productivité consiste à être plus efficace dans vos actions pour créer de la valeur. Dans cette définition, les mots clés sont : ACTION et VALEUR. Alors pourquoi le réflexe naturel de tout un chacun est d’augmenter la vitesse pour accroitre la productivité? Bien sûr la vitesse a de l’importance, mais faire rapidement quelque chose qui n’a pas d’importance n’ajoutera aucune valeur et n’aura donc que peu d’impact sur votre sentiment de productivité. Par conséquent, pour « booster » votre productivité la vitesse n’est pas l’élément le plus important, il faut d’abord trouver comment vos actions peuvent ajouter de la valeur pour vous et pour ceux qui vous entourent. Pour ceux qui me suivent depuis un petit moment, pensez aux paramètres de la longueur d’onde, la fréquence et la vitesse. Pour vous sentir productif, il vous faudra aussi résonner, vibrer, vous sentir productif avec vous-mêmes. Objectifs : Identifiez les actions ce que vous faites, dans une journée, qui n’ajoutent, pour vous ou vos proches que peut ou pas de valeur. Faites un test, arrêtez de les faire et voyez ce qu’il se passe.  Si personne ne réagit, c’est que ces actions n’ajoutent aucune valeur. Si quelqu’un se plaint, vous confirmez que cette action est importante, que vous devez la garder et peut-être pourrez alors trouver une solution pour la simplifier. 2. Optimiser votre énergie Pour être plus productif, il faut savoir gérer ses batteries. Par conséquent, il faut être attentif à ne pas cumuler dans une même journée trop d’éléments qui grugent toute votre énergie.  Il faut répartir la charge. Rien de pire pour la productivité que de travailler sans énergie, vous allez tourner en rond, il est donc important de: Faire des pauses (quelques exemples dans cet article — l’art de déconnecter) Apprendre à vous connaître, le but ici est, pour vous, de savoir ce que vous pouvez accomplir dans une journée typique sans vous en mettre trop sur les épaules. Pour ce faire, identifiez les éléments de votre vie qui vous demandent beaucoup d’énergie. Choisir le bon moment pour chaque chose. Trouvez le moment de la journée plus propice pour accomplir certaines tâches. La clé c’est le temps.  Si cela vous intéresse allez lire le livre Le bon moment: La science du parfait timing, écrit par Daniel H. Pink. L’auteur a pris le temps de décortiquer pour vous quoi faire et quand. Faire des rotations au niveau des projets et des tâches à faire au cours de la journée. Par exemple, alternez entre des tâches physiques et cérébrales. Ne pas emprunter trop d’énergie à vos journées futures.  Apprenez à vous arrêter avant que cela ait un impact négatif sur votre journée du lendemain. Développer des stratégies pour vous aider à retrouver de l’énergie, Si vous n’êtes pas sûr de savoir comment faire, allez lire cet article :  Comment optimiser et retrouver son énergie ? 3. Travailler en profondeur Le meilleur moyen pour créer de la valeur est de travailler en profondeur. Concentrez-vous tous les jours, ou pendant une période définie, à créer quelque chose qui a de la valeur. Par exemple, prenez une semaine ou un mois et isolez-vous à la campagne pour réaliser quelque chose qui vous tient à cœur comme réfléchir à votre nouveau produit, apprendre une nouvelle expertise, mettre sur papier une nouvelle méthode, apprendre un logiciel, écrire un papier scientifique, un livre … Investissez en vous et en ce qui vous anime. Le professeur américain Cal Newport dans son livre Deep work : retrouver la concentration dans un monde de distractions met en avant le fait qu’il est important de développer des compétences qui ajoutent de la valeur. Ce n’est pas facile et pour y arriver il faut être capable de faire du travail en profondeur — Deep Work. Que faire pour être capable de travailler en profondeur? D’abord, il faut s’entrainer, éviter les distractions et conserver du temps pour ce genre de travail. Les astuces importantes à retenir sont donc: Évitez les distractions (enlever les notifications de vos appareils électroniques, si possible couper l’internet, isolez-vous) Apprenez à votre entourage à accepter qu’à certaines périodes vous ne soyez pas disponible pour répondre aux questions. Par contre, identifiez les périodes où vous le serez. Faite de la méditation productive, l’idée ici est de faire comme pour la méditation classique à la différence qu’il faut focaliser sur un problème, et un seul à la fois.  Par exemple, allez marcher et concentrez-vous sur une seule situation que vous souhaitez régler. Si votre esprit s’éloigne, revenez sur l’objectif initial. 4. S’engager auprès de quelqu’un Cette astuce que tout le monde la connait est très efficace. Pour être certain d’être productif parlez de vos objectifs à vos amis, votre famille et engagez-vous à livrer votre résultat à une date précise. Cette stratégie vous aidera à prioriser et à vous concentrer sur les objectifs qui sont importants pour vous. Vous pouvez même faire des promesses telles que : si je ne fais pas cette