N’exigeons pas la résilience de nos équipes, poussons la communication

Quand les choses ne fonctionnent pas, il est parfois plus facile de demander à son équipe et à ses autres collègues d’être résilients que de prendre ses propres responsabilités. Trop souvent les entreprises s’attendent à ce que leurs employés soient résilients. La résilience, bien que très à la mode en ce moment, n’est pas la réponse à tout. En tant que leader vous devez prendre vos responsabilités et encourager la communication au sein de vos équipes. Comme vous pouvez l’imaginer, cet article aborde un sujet qui me tient vraiment à cœur. Je suis, moi-même, une directrice qui prend soin de son équipe et qui tente de leur fournir en tout temps ce dont ils ont besoin pour être heureux et performants au travail. Lorsqu’un membre de mon équipe ressent un inconfort dans son travail suite à un changement, je ne choisis pas la facilité en lui demandant d’être plus résilient, mais je l’encourage à exprimer cet inconfort, et utilise cette discussion pour trouver le trésor sous-jacent. Aucune entreprise n’est pas parfaite, et c’est le propre de toute chose d’être imparfaite. Par contre, je pense que c’est aussi le propre de toute organisation de s’améliorer et de changer. À l’intérieur de l’entreprise, comme à une plus grande échelle, il faut s’entraider et participer à l’évolution du monde de l’entreprise. Prenez vos responsabilités en tant que gestionnaire et développez un monde du travail meilleur. Comme je l’ai déjà mentionné dans un article précédent, il y a une différence entre faute et responsabilités, mais si vous préférez demander à votre équipe d’être résiliente plutôt que de repenser les systèmes qui la font souffrir alors là, il y a, selon moi, un problème. Qu’est-ce que la résilience ? La résilience est la capacité à s’adapter et intégrer le changement plus particulièrement les changements dont vous n’êtes pas l’instigateur. Il peut y avoir de nombreuses sources de changement comme, par exemple la réorganisation de votre entreprise, un nouveau poste, de nouvelles responsabilités suite au départ d’un collègue, l’abolition de votre projet… Les changements font partie intégrante de la vie et sont, la plupart du temps, hors de votre contrôle. Une personne résiliente est en mesure de puiser dans ses ressources intérieures pour aller de l’avant, et intégrer le changement dans sa vie. Cette capacité ne fait pas disparaître le problème, elle nous donne juste la capacité de le surmonter. Mais parfois surmonter implique de discuter avec son patron pour trouver des solutions ensemble surtout dans le cas où la solution n’est pas à 100 % de son ressort. Chacun sa part de responsabilité dans l’équation Avant de demander à votre équipe d’être plus résiliente, commencez par écouter et partager. Chacun possède son point de vue de la situation et à moins de prendre le temps d’écouter tout le monde ce point de vue n’est jamais complet. Ce point de vue peut même, parfois, être si incomplet qu’il nous mène à prendre de mauvaises décisions. Alors en tant que gestionnaire, votre responsabilité est d’écouter vos employés. Ensuite d’adapter vos systèmes et processus en fonction des nouveaux besoins intégrés. Plutôt que de commencer par leur demander d’être résilients comme première solution aux changements survenus. Et même si l’écoute et l’action au niveau de votre équipe sont une bonne chose, il ne faut pas oublier de vérifier si votre entreprise et vos processus sont eux même résilients. Une entreprise résiliente est une entreprise qui s’adapte au changement du marché et évolue en fonction des besoins de ses équipes. Même chose pour les processus. C’est là que l’on voit que chacun de ces aspects a un rôle important dans l’équation. Vous faites partie du processus de résilience complet Par conséquent, si l’un des membres de votre équipe vient vous voir pour vous parler de ses défis face au changement, est-il possible qu’il le fasse parce que, dans son esprit, vous faites partie de la solution pour intégrer ce changement ? Vous faites donc partie de son processus de résilience. Par conséquent, offrir la résilience comme réponse n’est pas une réelle solution car ce dont il a besoin, c’est de votre aide. Savoir que vous avez compris la problématique et que vous pourrez mettre en place les bonnes actions pour faire que l’équipe fonctionne. Il suffit parfois d’un simple changement dans vos processus pour que tout rentre dans l’ordre et que le changement soit intégré et efficace. Vous comprenez que si vous demandez à votre employé d’être résilient face aux changements, sans l’écouter cela peut le pousser à décrocher et à aller chercher son bonheur ailleurs. Sans votre aide, il ne verra pas comment améliorer de la situation actuelle et préférera probablement partir. La solution — travailler ensemble à trouver la nouvelle histoire Bien souvent, le changement est lié à sentiment de perte de contrôle, votre histoire change, ce qui avait du sens avant le changement n’en a peut-être plus. Votre vie fait un saut quantique sans notre consentement et plus rien n’a de sens. Il est important pour se sentir bien que les situations et décisions suivent une certaine logique, il est essentiel d’avoir une histoire par saut quantique. La solution pour garder un bon équilibre est de comprendre l’histoire ensemble. Vous verrez qu’en écrivant l’histoire avec votre équipe vous prendrez naturellement chacun vos responsabilités et vous pourrez donc être résilients ensemble. Cela vous mènera aussi à plus facilement lâcher prise sur ce qui était et à créer ensemble ce qui sera. Exemple Par exemple, après une fusion d’entreprise, les rôles et responsabilités ne sont plus les mêmes. Votre équipe vient vous voir pour vous dire qu’ils sont perdus, peut-être voudrez-vous en profiter pour ajuster le rôle de votre département, la distribution des tâches au sein de votre équipe ou bien encore faire des liens avec les systèmes de l’autre entreprise avec laquelle vous venez de fusionner. L’inconfort de votre équipe provient peut-être du fait qu’elle percevait le changement et pas vous ! Par conséquent, vous persistiez à donner les mêmes responsabilités alors qu’elles avaient changé. Cet inconfort vous permettra peut-être de
L’art de déconnecter

Lorsque l’on est passionné ou surchargé de travail, voire même les deux, il est souvent difficile de déconnecter. Et pourtant, il est important le faire. De nombreux articles ont été rédigés à ce sujet. La recherche montre même qu’il est essentiel de faire des pauses. Vous pourrez constater dans les articles suivants (en anglais seulement) qu’il existe une corrélation entre la longueur de la pause du lunch et l’engagement au travail, que prendre des pauses augmente votre productivité et réduit le risque de dépression et que les pauses sont aussi bonnes pour votre mémoire et pour vous aider à réévaluez vos objectifs. La liste des bénéfices est longue ! Alors pourquoi avez-vous de la difficulté à prendre des pauses et pourquoi n’est-ce pas pour tous une priorité ? Avez-vous déjà réfléchi aux raisons qui font que vous avez de la difficulté à prendre des pauses et déconnecter ? Voici 3 pistes de réflexion pour vous aider à déconnecter. 1. Les activités Avez-vous une liste d’activités qui vous stimulent et vous intéressent en dehors du travail ? Si le travail est la seule chose sur votre « to do list » en dehors de la routine quotidienne, il est normal que vous ayez de la difficulté à déconnecter. Votre esprit a besoin de faire des choses être actif. Tim Ferris le dit bien dans son livre « la semaine de 4 h », on a tous intrinsèquement la peur du vide, la peur de n’avoir rien à faire. (Si vous voulez en savoir un peu plus sur le livre de Tim Ferris, allez lire mon analyse du livre de la semaine de 4 h) Pour avoir un bon équilibre, il est idéal d’avoir plusieurs activités et objectifs pour combler différents vides. Par exemple, les activités possibles seront différentes selon si vous souhaitez occuper votre soirée lorsque votre énergie est au plus bas, ou encore tôt le matin, les weekends, lorsqu’il fait beau ou lorsque la météo ne nous permet pas de sortir, lorsque vous êtes seul à la maison ou avec votre conjoint. Donc, ayez toujours plusieurs types activités disponibles comme par exemple : Activités physiques Sport d’intérieur et d’extérieur, à faire seul ou entre amis (fixez-vous des objectifs personnels comme par exemple faire le poirier, faire un nombre croissant de redressements assis chaque jour, etc.), Aller marcher et découvrir votre quartier, Faire du vélo, Aller courir, lancez-vous des défis de distance ou vitesse. Activités cérébrales Suivre des cours en ligne et acquérir une nouvelle compétence, Apprendre une nouvelle langue, Lire des livres de développement personnel ou des livres sur la science ! (Pour votre info, en ce moment je lis le livre : The book of Why, la science de la causality). Activités créatives Jouer de la musique, Apprendre à danser ou pratiquer la danse sociale, Dessiner (je vous promets que tout le monde peut apprendre à dessiner !), Faire de la couture. Activités de relaxation Pratiquer le Yoga, Méditer, Regarder des films ou des séries télé, Lire des romans, Jouer à des jeux de société avec des amis, Ces activités ne sont que des exemples et il est très important de lier le type d’activité à l’état d’esprit dans lequel vous êtes, car si vous vous lancez dans une activité de relaxation alors que votre cerveau a besoin de défi, il se peut que vous replongiez rapidement dans votre travail ! Un autre aspect délicat de ces activités est qu’il faut avoir la bonne énergie au bon moment pour la pratiquer ce qui n’est pas toujours facile lorsque vous êtes déjà épuisé. 2. Les projets Vous constaterez qu’il est presque toujours possible de reporter les activités comme celles mentionnées plus haut. Vous pouvez vous adonner à ces activités en tout temps, aussi bien aujourd’hui, que dans 6 mois, 1 an ou 10 ans. Ces activités seront toujours disponibles pour vous changer les idées. Vous comprenez donc qu’il faut différencier les activités des projets. Un projet est quelque chose qui possède une durée dans le temps limitée et où l’on respecte des échéanciers. Donc impossible de les reporter à l’infini ! Pour un projet vous êtes obligé d’agir à une période donnée. Il n’existe rien de mieux pour décrocher et déconnecter du travail. Surtout si votre projet engage aussi d’autres personnes. Voici donc quelques exemples de projets : Rénover la maison, Préparer un voyage à venir, Participer à une activité organisée par un groupe dont vous faites partie (chorale, club…), Organiser des événements, repas en famille, festival…, Faire du théâtre, des spectacles, fixer des dates de représentation, Écrire un article pour votre blog chaque semaine. … Finalement, mettez en place des projets qui ont des échéances aussi pour vous-même qu’avec d’autres. Cette limitation dans le temps vous poussera à faire les choses, et donc à vous déconnecter de vos autres engagements professionnels. 3. L’art de la pause N’attendez pas la fin de votre journée de travail pour prendre une pause, prenez-en régulièrement ! C’est un art de prendre des pauses, donc il faut le pratiquer le plus souvent possible afin de : Être de plus en plus efficace, Savoir quand les prendre. Dans le livre « When: The Scientific Secrets of Perfect Timing » de Daniel Pink. Il nous explique que nous avons chacun notre propre un rythme dans la journée et qu’il préférable de le respecter pour être beaucoup plus efficace. Quelques idées pour prendre des pauses : Bougez, allez prendre une marche, allez porter un document à un collègue, allez discuter avec lui à son bureau par exemple au lieu de l’appeler, Relaxez — pratiquez la méditation ou prenez de grandes respirations, Faites du Yoga desk, Hydratez-vous, allez prendre un thé, un café, de l’eau Faites une pause sociale — Parler à un collègue d’autres choses que le boulot, pour ma part, j’aime beaucoup faire un 7min workout avec une collègue, cela me permet de combiner l’activité sociale et physique. Faites une sieste de 10 à 20 min, si vous en êtes capable, faites même un Nappuccino. Cela consiste à prendre un café et à ensuite faire une sieste. La combinaison des deux est parfaite puisque le café prend du temps à faire effet.
Le Mouvement le ‘mind set’ du gagnant

Dans l’article d’aujourd’hui, je vais une fois de plus vous expliquer en quoi la clé, c’est le temps ! La notion de temps est trop souvent négligée dans nos introspections. Dès que vous ajoutez la notion de temps dans votre réflexion, vous voyez apparaître une toute nouvelle dimension, vous atteignez un niveau supérieur. Une fois la notion le temps intégré à votre raisonnement vous accédez au Mouvement et c’est à ce niveau que vous maximisez votre réussite. Sans la notion de temps, votre pensée est assez statique et ne tient compte que de l’instant présent, mais vous conviendrez comme moi que la vie c’est un peu comme lorsque l’on fait du vélo, c’est plus agréable lorsque l’on avance et découvre de nouveaux endroits que lorsque l’on fait du surplace. Si votre pensée est statique, vous pourrez imaginer le potentiel (ce que vous auriez pu voir si vous n’aviez pas fait du surplace avec votre vélo !), alors que si vous pensez en termes de mouvement (en intégrant la notion du temps) vous pourrez vous appuyer sur la réalité du moment pour avancer ! Qu’est-ce que le potentiel ? Le Larousse dit que le potentiel est : L’Ensemble des ressources, dont quelqu’un, une collectivité, un pays peuvent disposer. Ou encore linguistiquement parlant, c’est une forme verbale qui exprime, dans les phrases hypothétiques, l’action qui se réaliserait dans l’avenir si la condition était réalisée. En physique, le mot potentiel est un mot très utilisé, notamment pour le potentiel électrique ou encore pour l’énergie potentielle. Sur l’image ci-dessus vous pouvez voir une balle à 3,5 m du sol. La balle emmagasine une énergie potentielle gravitationnelle (Epg) qui peut être transformée en énergie cinétique. Le potentiel de la balle dépend de sa masse (m), de l’accélération gravitationnelle (g), de sa hauteur (△) et de sa position (y). Le potentiel est donc une estimation de ce qui est possible de faire lors un point fixe dans le temps. C’est très pratique pour évaluer quelle serait la prochaine étape immédiate, mais qu’en est-il de son évaluation dans le temps ? Pour cette raison, l’expression « évaluer le potentiel de quelqu’un » ne fait pas de sens. En fait le potentiel d’une personne le décrit à un moment précis, alors qu’une personne évolue toujours dans le temps aussi bien au niveau de ce qu’elle veut, que de ce qu’elle peut faire. Ce qui est plus intéressant au final est d’évaluer la volonté d’apprendre d’une personne. Qu’est-ce que la quantité de mouvement (Momemtum en anglais)? Momentum est un mot anglais d’origine latine. Notamment employé dans le langage journalistique, ce mot possède en français plusieurs synonymes que vous pouvez lui substituer selon le contexte comme l’élan, l’impulsion, la lancée, la force, l’essor, l’allure, la vitesse, le rythme, le dynamisme, la vigueur, l’énergie, la conjoncture ou les conditions, etc. Ce mot figure souvent dans des expressions telles que profiter du momentum, créer un momentum, avoir le momentum, garder le momentum, qui pourraient être aisément remplacée par d’autres expressions comme profiter de l’impulsion du moment, de circonstances favorables, ou encore créer une dynamique, avoir le vent en poupe, continuer sur sa lancée, garder le rythme, être porté par. On parle également d’un momentum favorable pour dire que le temps, la situation, la conjoncture se prête bien, ou est propice, à une action quelconque. En physique, le Momemtum est, en français, la quantité de mouvement : = la quantité de mouvement (momentum), = masse, = vélocité. La vélocité est le vecteur de vitesse, c’est une vitesse avec une direction. Étant donné que l’élan la quantité de mouvement est une quantité vectorielle, cela signifie qu’il a, à la fois, une amplitude et une direction. Si on veut connaitre une direction, il est nécessaire de regarder une trajectoire. Et pour cela, il faut au moins plus d’un point d’évaluation dans le temps pour l’observer. Par exemple si l’on prend qu’une photo (point fixe dans le temps) d’une vague, il est impossible de connaitre sa direction. Est-ce qu’elle arrivait ou repartait sur cette photo ? Photo by Shawn Coonfare on Unsplash L’avantage d’être dans un état d’esprit en « Mouvement » La différence entre penser en terme de mouvement ou terme de potentiel c’est pour pour le mouvement, il faut toujours analyser la situation en fonction du passé, du présent et du futur. Puisque pour déterminer la direction, il faut être capable d’observer l’évolution tout en restant dans la réalité de la situation. L’avantage ici est qu’il est beaucoup plus motivant d’être ancré dans la réalité et de commencer à voir des résultats que de regarder un objectif lointain difficilement tangible. Pour le développement personnel Lors de votre prochain entretien de développement personnel, pensez à l’équation du Momemtum/la quantité de mouvement Pensez aux paramètres de l’équation, m= la masse étant ce qui vous intéresse ou intéresse votre employé, en clair, ce que vous avez envie de développer, ce qui a de l’importance pour vous. Ensuite pensez au v = la vélocité, comme étant la vitesse à laquelle vous voulez vous développer. Prenez le temps de réfléchir et discuter avec votre gestionnaire de ce qui vous allume, de ce que vous aimez dans votre travail et tentez de créer un mouvement. Des actions dans une direction voulue. Plus vous aurez d’énergie et de temps disponible plus vous pourrez vous développer. Si vous manquez d’énergie, pensez à « recharger vos batteries » et en attendant, ajustez vos attentes. Je vous partage quelques-uns de mes articles pour vous aider à aller plus loin dans votre réflexion. L’énergie — le concept Le podcast de l’énergie et du concept des cuillères Optimiser son énergie Pour le développement d’une équipe Utilisez la pensée du Mouvement pour développer votre équipe. Demandez-vous, en tant qu’équipe, où vous — en êtes ? Qu’êtes-vous capable de faire aujourd’hui ? Quels sont les membres de votre qui souhaitent apprendre et que souhaitent-ils apprendre ? Est-il possible de lier le désir d’évolution des membres de l’équipe avec les objectifs ? Quels sont les systèmes, les compétences à développer pour rendre votre équipe plus heureuse et plus efficace ? En tant que gestionnaires, il est important de prendre le temps de
Avez-vous un bon système d’intelligence dans votre équipe?

Ce n’est pas forcément le meilleur plan qui gagne, mais c’est plutôt d’avoir une équipe intelligente et informée qui mène à la victoire. Est-ce que votre équipe possède un système d’intelligence commun ? Ce système permet aux individus de travailler ensemble intelligemment et donc plus efficacement. Si, vous constatez que pour prendre une décision au sein de votre entreprise, il faut que tout le monde assiste aux meetings, ce n’est pas normal. Et si vous avez l’impression que votre équipe doit vous copier sur tout pour que vous soyez informé et en contrôle. Voyez ceci comme une belle opportunité d’amélioration de votre système d’intelligence. La plupart des entreprises parlent de plans et de l’importance de définir des objectifs clairs, mais cela n’est pas suffisant. Que se passera-t-il si le plan ne fonctionne pas ? Doit-on continuer avec ce même plan ? Évidemment non, mais pour que votre équipe soit capable de modifier le plan en cours de route vous avez besoin d’un système d’intelligence commun. (Si vous êtes un fan de science fiction vous pouvez voir cela comme de transformez votre équipe en un réseau de cyborgs !) Le meilleur plan et les meilleurs objectifs sont ceux qui peuvent évoluer en fonction des nouveaux apprentissages et informations qui peuvent apparaître en cours de route, mais comment changer pour le mieux si vous n’avez pas toute l’information sur ce qu’il se passe. Pour remédier à cette situation, il vous faut créer votre système d’intelligence et c’est ce dernier qui facilitera vos prises de décision et les changements de plan lorsque nécessaire. Mais comment faire ? Comme vous le savez déjà et comme vous allez pouvoir le constater une fois de plus, la clé c’est le temps ! L’important, ici, sera de faire en sorte que votre équipe puisse évoluer dans le temps. Qu’est-ce qu’un système d’intelligence ? Un système d’intelligence est un ensemble de mesures permettant à chacun des individus de votre groupe d’avoir accès à l’information nécessaire à la prise de meilleure décision. Un système d’intelligence est composé de plusieurs éléments. Ces éléments peuvent varier et dépendent de votre équipe, mais voici les notions de base qui vont vous permettre de développer votre propre système par la suite. Dans un bon système, vous devez trouver les outils qui vous permettent de gérer l’information : Passée grâce à un outil qui rassemble le savoir (system of record, knowledge management) Présente grâce à un outil de communication qui permet en temps réel de prendre des décisions Future grâce à un outil qui vous permet de visualiser le futur Un bon leader doit pouvoir voyager dans le temps, il doit donc utiliser des outils qui l’aident à le faire, car votre équipe est constituée de leaders avec des responsabilités. C’est notamment grâce à votre capacité à légèrement anticiper le futur que vous pouvez prendre des décisions. Et au final tous les membres de votre équipe sont aussi des leaders, qu’ils soient plutôt des leaders de projet ou des leaders de processus, tout le monde doit prendre des décisions en temps réel, en fonction des informations disponibles. Si l’information n’est pas disponible et bien la décision est biaisée. Exemple de désinformation ou d’un manque de partage de l’information Lors d’un projet, vous venez de prendre une décision, et votre gestionnaire se plaint qu’un autre leader n’est pas satisfait de votre décision. Vous vous faites réprimander alors que votre gestionnaire ne vous a même pas demandé votre version de l’histoire. Il assume que la version de l’autre leader est complète et que vous avez fait une erreur. Dans cette situation, le risque serait d’assumer que l’information que votre gestionnaire possède est complète et d’accepter l’analyse de l’erreur. Il vaut mieux discuter et partager l’information, car il est toujours possible que votre gestionnaire soit finalement d’accord avec votre décision. Pour éviter d’être le gestionnaire qui accuse, celui qui dénonce ou celui qui est accusé, commencez toujours par aller chercher un maximum d’information. Pour y arriver, il suffit de poser des questions aux personnes concernées et d’utiliser votre système d’intelligence ! Avec les années je me suis rendue compte, que 95 %+ du temps tout est une question d’information et de point de vue. Il est bien rare qu’une personne à pris délibérément une mauvaise décision. Comment développer votre système d’intelligence ? D’abord, sachez qu’il n’y a pas de solution parfaite, et, quel que soit le système, il ne fera qu’améliorer la prise de connaissance et de conscience. Donc, n’attendez pas d’avoir la solution idéale pour commencer. Lancez-vous, tout simplement. Je trouve même qu’il est conseillé de ne pas avoir un système parfait dès le début, car cela pourrait donner l’impression que le système est éternellement parfait et n’encouragera pas l’équipe à contribuer à améliorer le système continuellement. De plus vous risquez de rencontrer une grande résistance si vous tentez d’implémenter un système que l’on pourrait penser trop rigide. Il est donc vraiment important de communiquer dès le début sur le fait que ce système peut s’adapter, évoluer. Lancez-vous dans ce projet de système d’intelligence, faites des tests et tenez compte de la rétroaction de votre équipe pour vous ajuster. Au final, le système d’intelligence de votre équipe doit être vivant et s’adapter aux besoins de l’équipe. Il doit pouvoir évoluer en fonction du temps. Et un dernier point important est que pour permettre à ce système de vivre, d’être intelligent, il faut l’entretenir, et si personne n’est responsable de s’en occuper, l’information ne sera pas tenue à jour et votre système perdra en intelligence et mourra. Si vous voulez que votre équipe soit plus efficace et performante, vous devez vous assurer de maintenir votre système d’intelligence en vie et encourager tous les membres de votre équipe à y participer. 1. Développer l’outil de gestion du savoir — Gardien de l’information passée L’outil de gestion du savoir est souvent appelé en anglais : Knownledment management system. C’est bien souvent une base de données où il est facile d’aller chercher l’information. Il existe plusieurs outils de gestion du savoir sur le marché, et parfois un simple fichier Excel peut
Comment augmenter votre polyvalence ?

La polyvalence est une caractéristique clé du leadership. Les gestionnaires doivent avoir la capacité de comprendre le changement et d’y réagir avec un large éventail de compétences et de comportements. Alors, comment pouvez-vous développer cette capacité ? Comment devenir polyvalent ? D’abord, il faut accepter que la polyvalence ait ses limites, alors que l’ouverture d’esprit et le travail d’équipe sont presque sans limites. Donc, pour être plus polyvalent il faut : Savoir s’entourer des bonnes personnes, Savoir se lancer des défis, Être ouvert d’esprit En d’autres termes, il faut avoir un « growth mind set ». Un état d’esprit qui nous permet de remettre en question le statu quo. Un état d’esprit qui permet d’accepter que l’état initial n’est pas forcément l’état final. 1. La force de son équipe Puisque tout change perpétuellement et que dans tous, la clé c’est le temps. Il est toujours possible, pour s’aider, d’ajouter des cordes à son arc, soit par soi-même, soit par le biais de son équipe. Donc, pour devenir polyvalent commencez par rendre votre équipe polyvalente, vous apprendrez beaucoup grâce à cette façon, Diversifiez les forces des membres qui composent votre équipe, comme par exemple : Les centres d’intérêt professionnels, Les niveaux d’expérience, et assurez-vous que tous gardent une attitude de croissance — « growth mind set ». Cela vous permet ainsi qu’à votre équipe de vous développer tout en stimulant la collaboration et l’entraide. Pour bénéficier de cette force qui augmente votre polyvalence et celle de votre équipe, vous devez permettre et stimuler : la collaboration, l’entraide et l’apprentissage entre les membres de l’équipe. Que faire pour cela fonctionne ? D’abord, ne surchargez pas votre équipe, il faut que tout le monde ait de la place dans son horaire et une certaine flexibilité pour pouvoir s’entraider et collaborer. Prenez le temps de reconnaître lorsque votre équipe aide une autre équipe ou qu’ils collaborent entre eux. Il est important que ce comportement soit valorisé si vous voulez que cela devienne une priorité. Mettez vous-même vos préceptes en pratique, prenez le temps d’apprendre de votre équipe. Si nécessaire, planifiez des rencontres de formation, avec les membres de votre équipe qui maîtrisent des sujets où vous aimeriez évoluer. C’est ce que je fais personnellement depuis des années pour découvrir des technologies ou techniques différentes. Petite histoire pour vous montrer l’importance de garder du temps pour l’entraide. Vous vous rendez à une rencontre importante, vous savez que vous êtes en avance et vous voyez une personne âgée tomber, dans la rue, il y a de fortes chances dans cette situation que vous preniez le temps de l’aider. Changeons ensuite de point de vue. Si vous vous rendez à une rencontre importante alors que vous êtes en retard et que vous voyez une personne âgée tomber dans la rue, il est fort probable que vous ne preniez pas le temps de l’aider. Vous comprenez mieux pourquoi le rapport au temps est important pour stimuler la collaboration et l’entraide. Pour apprendre et se développer, il faut sentir qu’on a le temps de le faire. Si vous avez toujours l’impression d’être en train de courir, il sera difficile de prendre le temps d’apprendre. 2. L’écoute des « trésors » de chacun Pour être polyvalent, il faut être à l’écoute de son équipe et accepter leurs préoccupations comme des trésors. Ces préoccupations représentent quelque chose d’important pour eux et donc potentiellement pour vous et votre équipe. Au moment où le trésor survient, il est bien souvent à l’état brut et rempli d’émotions. Si l’on ne prend pas le temps d’écouter, il est possible de passer à côté d’une source incroyable d’apprentissage. Il est important de savoir qu’à l’étape du trésor, votre collègue n’a pas encore eu le temps d’en faire une analyse pragmatique et complète pour être capable de bien communiquer. C’est justement le bon moment d’écouter pour accélérer le processus d’analyse et développer la confiance et l’écoute au sein de l’équipe. Pendant cette période d’écoute sans jugement, vous verrez que l’on apprend beaucoup sur ce qui est important pour notre équipe. Vous découvrirez bien souvent, ce qu’il manque dans votre organisation pour être plus efficace et mieux distribuer la charge de travail. Cette écoute vous aidera à développer la confiance entre les membres de l’équipe tout en vous permettant de devenir plus efficace. Et plus vous êtes efficace, et plus vous pouvez prendre le temps d’apprendre et devenir polyvalent. Podcast #0009 – Les trésors – Développer et innover en équipe 3. L’ouverture d’esprit Il y a quelques années, j’ai participé à une formation pour devenir exécutive et un des points que j’ai retenu est que la qualité essentielle pour être un excellent exécutif, après l’écoute, était justement d’être influençable. J’ai été agréablement surprise. Donc pour devenir polyvalent et développer son leadership, il est clair que l’ouverture d’esprit est essentielle puisqu’il n’est pas possible d’être influençable si l’on n’est pas ouvert d’esprit. Il faut être vigilant, car la ligne est fine entre être ouvert d’esprit et se laisser manipuler par tout le monde. Être influençable/ouvert d’esprit et non pas manipulable. Devenir une marionnette n’est jamais bon. L’ouverture d’esprit consiste donc à accepter que l’idée présentée soit valable et qu’il faut en tenir compte dans l’analyse. Il peut arriver au final que l’idée soit bonne, mais que son timing ne le soit pas. Être ouvert d’esprit permet d’identifier plusieurs pistes de développement et qui nous permettent de développer votre polyvalence autrement. Donc, pour devenir polyvalent il faut être ouvert à essayer de nouvelles choses et écouter véritablement ce que la situation et les autres ont à nous apprendre. 4. De nouveaux défis pour vous et votre équipe Prenez le temps de découvrir les connaissances que votre équipe aimerait développer. Vous serez surpris de voir à quel point cette information peut vous aider à mieux déléguer les tâches à effectuer. Vous apprendrez parfois qu’un collègue peut être fatigué d’effectuer une tâche en particulier alors qu’un autre collègue aimerait l’apprendre alors jumelez-les et laissez-les faire le transfert de connaissances. Cela augmente leur polyvalence et permet à votre équipe d’être plus heureux donc souvent plus
Quelle est la différence entre la faute et la responsabilité ?

Certaines personnes ne font pas la différence entre la faute et la responsabilité. Lorsque l’on rencontre des problèmes dans un projet, il arrive fréquemment de rejeter la faute sur la personne responsable. Et pourtant, ce n’est pas la solution, car être responsable d’un projet, d’une équipe, d’un processus ou d’un département n’implique pas forcément que vous soyez la source du problème. Par contre, en tant que responsable du projet, votre devoir sera de trouver des solutions, même si ce n’est pas vous qui avez créé le problème. Formulé de cette façon, cela vous parait peut-être évident, mais je peux vous garantir que ça ne l’est pas toujours, pour tout le monde. Il arrive même que certains responsables de projet préfèrent ne pas résoudre le problème puisqu’ils n’en sont pas à la source. Ils vont même jusqu’à cacher la situation. Si cela n’est pas de leur faute alors pourquoi en prendraient-ils la responsabilité ? Et s’ils en prennent la responsabilité, cela insinuerait-il qu’ils ont fait une erreur et que la situation est de leur faute ? Et pourtant même si ce n’est pas leur faute, il sera de leur responsabilité de trouver une solution. Trois exemples entre la faute et la responsabilité 1. Confusion des processus entre les départements Est-ce ma faute si le directeur du département connexe au mien ne m’a pas impliqué dans la mise en place, au sein de son équipe, d’un processus qui ressemble au processus déjà mis en place dans mon département ? Le problème est que ces deux processus parallèles créent de la confusion pour tous les autres départements. Mais honnêtement, aucun des deux directeurs ne pouvait présager la confusion, ou même imaginer que nos départements auraient besoin d’un processus semblable. Peut-on quand même dire que c’est notre faute ? Aurions-nous dû tout savoir sur l’autre département afin d’éviter ce genre de situation ? Est-ce la faute de l’exécutif responsable de ces deux départements ? Aurait-il dû voir la similarité et demander la mise en place un processus plus large? Est-il possible que personne n’ait eu une vue complète de la situation avant de commencer ? Mais maintenant que le problème existe, que l’on peut constater la confusion, est-ce notre responsabilité de régler la situation ? C’est sans équivoque, oui, c’est notre devoir d’arrimer les processus les uns avec les autres lorsqu’il y a interaction. 2. Changements liés à la croissance de l’entreprise Lorsque l’entreprise grandit, les besoins changent. En cours de route, il y a souvent un nombre grandissant de demandes par rapport à la capacité de l’équipe. Lorsque de nouvelles tâches apparaissent, pour bien faire et parce que vous voulez aider, vous prenez la balle au bond. Jusqu’au jour où ces balles deviennent impossibles à gérer avec l’ensemble des tâches initiales dont vous êtes responsables. Vous indiquez alors à votre patron que vous avez besoin d’aide. Est-ce la faute de votre patron de ne pas avoir anticipé cette charge de travail et de ne pas avoir prévu à l’avance le développement de l’entreprise, peut-être ? Est-ce vous, qui en décidant d’aider, avez finalement caché la problématique ? Est-il réaliste de penser qu’une personne puisse à elle seule avoir assez de visibilité et de capacité à lire correctement un futur incertain ? C’est irréaliste ! Par contre, il est clair que c’est à vous de partager les plus d’information avec votre gestionnaire pour qu’il puisse restructurer le groupe afin d’améliorer la situation pour l’équipe. 3. Changements provoqués lors d’un rachat Lors d’un rachat d’entreprise, il se peut que plusieurs postes et départements deviennent redondants. Habituellement les postes et les départements qui semblent semblables sont coupés, mais dans ce processus il arrive qu’une tâche ou une fonction disparaisse. Cela est lié au fait que les rôles et responsabilités n’étaient pas parfaitement définis, même si l’on avait l’impression qu’ils l’étaient. Les deux parties impliquées n’ont pas toujours le même vocabulaire au départ de la fusion ce qui fait que les responsabilités sont partiellement comprises. Mais de qui est-ce la faute si le vocabulaire n’est pas le même ou si la définition des rôles n’est pas claire ? Est-il réaliste de penser que lors de la fusion tout sera parfait et que tout le monde va réussir à s’entendre et communiquer parfaitement ? Je ne pense pas. Par contre, est-ce la responsabilité des managers d’être à l’écoute et d’améliorer constamment la situation, oui ! Faut-il toujours trouver un fautif ? Avant de continuer, j’aimerais prendre le temps de dire qu’il est possible que certaines situations soient, sans doute possible, de votre faute. Par exemple vous oubliez d’envoyer un email important à votre client, alors que vous savez que cette tâche est la vôtre. Dans ce cas vous savez que c’est votre faute et que vous avez la responsabilité d’y remédier. Par contre, lorsque la situation est complexe, que le nombre d’intervenants est important et que la quantité d’information devient impossible à gérer parfaitement, l’origine de la faute devient très difficile à déterminer. Et honnêtement, ce n’est pas important ! Il s’agit dans ces situations d’un ensemble de facteurs parfois impossibles à anticiper, planifier ou organiser. Dans ce genre de situation complexe, le problème, si vous décider de prendre le blâme, est que vous n’aiderez peut-être pas à corriger la situation, car : Vous pourriez empêcher les autres intervenants de penser qu’ils ont une part de responsabilité dans la recherche de solutions avec vous, Vous pourriez penser qu’il vous faut trouver une solution par vous-même alors que le problème nécessite une collaboration pour trouver une solution. De plus, le fardeau de la faute peut : Vous miner et vous coûter cher en énergie. Cette énergie précieuse que vous devriez garder pour trouver une solution. Vous pousser à être en mode défense et peut-être même vous poussez à nier le problème et la situation problématique. Comment dissocier la faute et la responsabilité ? À l’impossible nul n’est tenu, soyez réaliste envisagez l’impossible ! L’expression viendrait d’un adage juridique en latin : ad impossibile nemo tenetur. Personne ne peut avoir l’obligation de réaliser un acte si celui-ci n’est pas réalisable. * Il y a quelques éléments qui peuvent vous permettre
5 étapes essentielles pour gérer efficacement l’incertitude

Je ne vous apprends rien lorsque je dis que tout est incertain. Que vous soyez manager ou simplement collaborateur, la seule certitude que nous pouvons avoir est qu’il n’y en a pas d’absolu et que tout change, même la roche évolue. Il existe toujours une multitude d’options devant vous. C’est ce qui est fantastique avec le futur, c’est qu’il est rempli d’options et d’incertitudes. Autant le passé est immuable, autant le futur est incertain, et plus vous vous projetez dans un futur lointain et plus l’incertitude sera grande, même si vos objectifs vous semblent précis. Comme vous le savez, la clé c’est le temps et pour une ingénieure physicienne le temps est un sujet des plus intéressant. Et si on l’observe bien, il est facile de constater que le temps a une direction et que cela permet d’influencer les probabilités. Les 5 étapes pour gérer l’incertitude proviennent de cette clé. En entreprise et dans la vie de tous les jours, l’incertitude crée de l’instabilité et fait que nos prises de décision sont plus difficiles. Alors que faire ? Étant directrice de recherche et développement depuis des années, je peux vous dire que j’ai dû apprendre à vivre avec l’incertitude, car en R&D, ce que l’on tente de faire n’a jamais été fait. Avec les années, j’ai développé des méthodes pour gérer l’incertitude et avancer avec elle. Je vous partage donc ce que j’ai observé. 1. Apprivoiser l’incertitude en entreprise – identifier la cause Il s’agit ici de prendre le temps de reconnaître le plus pragmatiquement possible la réalité de la situation. Pour y arriver, vous pouvez par exemple vous poser quelques questions comme : Qu’est-ce que qui vous inquiète dans l’incertitude ? Générer de fausses attentes auprès de vos collègues et patrons. La peur de les décevoir, de leur causer des soucis. Bien souvent vos responsabilités peuvent avoir un impact sur d’autres projets et vous avez peur de ne pas livrer ce que vous pensiez livrer. Est-ce que vous apprenez en ce moment où avez-vous besoin d’une formation supplémentaire ? Est-ce que votre incertitude provient du fait que votre niveau de connaissance est limité dans le domaine ? C’est la première fois que vous faites un projet comme celui-ci ? Est-ce que vous doutez de vos capacités dans cette situation ? Si oui, pourquoi ? Est-ce que vous avez le pouvoir d’influencer le résultat opérationnel ? Ne pourriez-vous pas plutôt influencer votre état d’esprit face à l’incertitude ? Comprenez-vous bien la demande ? Peut-être que votre incertitude a pour origine le manque de clarté de la demande?. Bien souvent l’incertitude provient du : fait que l’on ne sait pas d’où l’on vient et où l’on veut aller ou en d’autres termes, l’incertitude provient d’un manque de clarté dans la définition du projet et des objectifs, ou du fait qu’il y a plusieurs options qui s’offrent à vous et que ces options comportent souvent plus d’inconnues que d’informations connues ou encore du manque de connaissance pour résoudre le problème. Dès que l’on identifie la situation actuelle, il est plus facile par la suite de rapprocher l’incertitude au présent et prendre action aujourd’hui. 2. Analyse du niveau d’énergie disponible pour votre leadership Maintenant que vous avez une idée de l’origine de votre incertitude, il faut prendre le temps vérifier votre niveau d’énergie disponible pour régler la situation. Quel est notre niveau d’énergie dernièrement ? Êtes-vous épuisé à la fin d’une journée ? Quelles sont vos priorités ? Retrouver la santé, un équilibre de vie entre le travail et la famille, acquérir une nouvelle compétence… Est-ce que votre incertitude vous semble insurmontable ? Selon votre niveau d’énergie, vous aurez la capacité de gérer un niveau d’incertitude plus ou moins élevé. Si vous vous sentez plein d’énergie, les aléas de la vie vous laisseront indifférents, car vous aurez l’énergie de les gérer les uns après les autres. Donc pour gérer une incertitude plus importante que celle que vous pourriez rencontrer lors d’une journée typique, il est essentiel de prendre soin de votre niveau d’énergie, et d’analyser l’énergie dont vous disposez pour bien vous préparer. À lire : L’énergie un concept fondamental en gestion du temps et Comment optimiser et retrouver son énergie ? 3. Les clés pour se préparer et créer du mouvement Grâce à votre analyse des points 1 et 2 de cet article, vous êtes prêt maintenant à faire face aux incertitudes qui s’annoncent. L’objectif de cette nouvelle étape sera de créer un environnement et des systèmes qui créent du mouvement. Créer des outils et des méthodes vous aidera à trouver des solutions plus rapidement. L’objectif de créer du mouvement est d’avoir le plus d’éléments en place pour faire face aux incertitudes au fur et à mesure. Une équipe, ou une personne, non préparée est une équipe ou une personne qui ne pourra pas faire face à autant d’incertitudes. Comment faire pour vous préparer, vous et votre équipe : Pensez aux compétences, constituez votre équipe en fonction des compétences dont vous pensez avoir besoin. Encouragez votre équipe à avoir un « growth mindset » (état d’esprit de croissance) et à devenir polyvalente. Identifiez les manques dans les compétences de votre équipe et prévoyez du temps de formation pour les combler. Idéalement, en période de grande incertitude, votre équipe devrait être formée depuis longtemps et avoir déjà travaillé ensemble. Une équipe qui se connaît bien sera plus apte à gérer l’incertitude, puisqu’elle n’aura pas besoin d’utiliser une partie de son énergie pour apprendre à se connaître. Si votre équipe est nouvellement formée, donnez-leur des projets avec moins d’incertitudes afin de développer leur cohésion d’équipe. Mettez en place des processus et des méthodes de travail qui stimulent l’apprentissage et la collaboration. Si vous développez une nouvelle technologie, prenez le temps de mettre en place de bonnes pratiques telles que : création de références, création d’hypothèses, mise en place de protocoles, répétition des résultats, partage des apprentissages en équipe, documentations, etc. Lorsque le flou est trop grand, identifiez votre « Étoile polaire » votre « North Star » pour vous guider. Elle vous aidera lors des prises de décisions difficiles. Exemple de systèmes à mettre en place pour augmenter la
Votre chambre d’écho vous retient. Libérez-vous !
Avez-vous déjà entendu parler du concept de la chambre d’écho ? Il s’agit d’une analogie avec la chambre d’écho acoustique. Dans les médias, la chambre d’écho est un terme métaphorique pour une situation dans laquelle les croyances sont amplifiées ou renforcées par la communication et la répétition à l’intérieur d’un système fermé. Avez-vous déjà eu l’impression de créer une chambre écho autour de vous ? En tant que leader, il est important d’en prendre conscience, car la chambre d’écho peut apporter aussi bien du bon que du mauvais. La chambre d’écho dans les médias Avant de faire le parallèle avec le milieu de l’entreprise, prenons le temps de regarder comment se crée une chambre d’écho, cette bulle médiatique autour de nous. Les principales caractéristiques d’une chambre d’écho sont les suivantes. Les idées partagées nous semblent logiques et abondent dans notre sens, le sens de nos propres convictions. Les sources ne sont généralement pas remises en question. Les points de vue opposés sont censurés ou sous-représentés. Sur le web on parle de « filter bubble » ou en français de « bulle de filtre » Une bulle de filtre — un terme inventé par l’activiste Internet Eli Pariser — est un état d’isolement intellectuel qui pourrait résulter de recherches personnalisées lorsqu’un algorithme de site Web devine de manière sélective les informations qu’un utilisateur aimerait voir sur la base d’informations sur l’utilisateur, telles que l’emplacement, le comportement des clics passés et l’historique des recherches. https://fr.wikipedia.org/wiki/Bulle_de_filtres Alors comment crée-t-on ce genre de phénomène en entreprise ? Qu’est-ce qu’une chambre écho en entreprise ? Dans l’entreprise, les chambres d’écho peuvent se créer sous différentes formes et être présentes à tous les niveaux hiérarchiques. Dès que vous arrêtez de vous challenger et de sortir de votre zone de confort, vous pouvez possiblement créer une chambre d’écho. Nous devons tous y être attentifs. Dès que vous êtes convaincu de quelque chose et que vous avez de la difficulté à prendre en considération de nouveaux points de vue, vous risquez d’être victime de votre chambre d’écho. La chambre d’écho commence à exister dès que vous réduisez vos interactions avec un collègue qui a un point de vue différent du vôtre. Ou dès que, dans vos meetings, il devient difficile de discuter des problèmes et de trouver des solutions en équipe. Voici quelques exemples où vous pourriez rencontrer des chambres d’écho : Lors du développement et l’amélioration des méthodes de travail ou des méthodes de gestion, Lors de la définition d’un produit ou d’un service, Durant la mise en place de procédures, Lorsqu’une décision importante se prend en vase clos, ou sans consulter les équipes ou les marchés. Dans la plupart des croyances comme par exemple celle comme quoi télétravail ne serait pas efficace et que les employés ne travaillent pas efficacement lorsqu’ils sont à la maison. Avec un jugement aussi fermé, cela force le point de vue, empêche l’ouverture et la discussion. Si votre première et unique réponse possible face à un problème est qu’il n’y a qu’une seule solution, il faut se méfier. Il est possible que vous ayez la bonne solution, mais prenez le temps de la remettre en question et voir si après mûre réflexion vous maintenez votre position. Mon expérience de chambre d’écho La pire expérience de chambre d’écho de ma carrière a été lorsque l’équipe de direction de l’entreprise où je travaillais a décidé qu’il y avait un marché incroyable pour un produit. Personne n’avait fait de réelle analyse de marché, et pourtant tout le management était d’accord pour investir de grosses sommes d’argent. La direction était si sûre d’elle qu’il était presque impossible de poser des questions sur le sujet, sans qu’ils ne le perçoivent comme étant une remise en question de leur autorité. Poser des questions concernant la source des chiffres et des volumes estimés, ou même demander plus de détail était une mission impossible. Vous savez que pour quelqu’un de technique comme moi il est très important d’avoir des budgets et de pouvoir ensuite tout automatiser ! Au départ j’ai pris part à cette chambre d’écho pendant quelques mois me disant que je devais leur faire confiance. Si la direction et l’équipe développement des affaires de l’organisation disent que les volumes seront là, qui suis-je pour les challenger ? Je n’ai donc pas posé de question puisque cela allait dans le sens que j’imaginais être le bon. C’était la chambre d’écho parfaite : Les idées partagées semblaient logiques et allaient dans mon sens. J’allais, grâce à ce produit miraculeux, avoir des budgets pour monter une ligne de production toute neuve, fantastique ! Les sources ne pouvaient être remises en question. Les points de vue opposés étaient censurés, il était même impossible d’avoir une discussion sur le sujet tellement ils étaient sûrs d’eux. Jusqu’au jour où ce n’était plus possible Cette situation a fonctionné quelques mois jusqu’au jour où l’aspect technique de mon travail a nécessité une réponse plus précise. Je devais savoir si les volumes miraculeux allaient plutôt être de l’ordre de 10 k, 100 k par jour de production. Car la stratégie ne sera pas la même pour développer une ligne de production avec des volumes si différents. Je me souviens parfaitement du nombre de fois où j’ai dû demander les chiffres pour finalement me faire dire qu’il n’était pas important, pour mon travail, de connaitre cette donnée. Après avoir vérifié partout je suis arrivée à la conclusion qu’il n’avait jamais eu d’analyse des volumes effectuée tout ce projet n’était basé que sur une impression de la direction, j’ai réalisé que je devais briser cette chambre d’écho. J’ai pris le temps de discuter en profondeur avec mon boss. Je lui ai notamment demandé pourquoi personne dans notre équipe n’achetait notre produit s’il était si spectaculaire. Il avait quelque chose qui ne fonctionnait pas. Heureusement, il m’a écouté et entendu. Quelques mois plus tard, les plans de grandeur avaient être révisés. C’est aussi depuis ce jour que je me suis promis de ne plus limiter mes responsabilités à l’aspect technique et de me soucier des autres aspects d’un projet afin d’être capable d’aider
Comment choisir son prochain emploi ?

Vous ressentez qu’il est temps de changer de travail? Il peut y avoir plusieurs raisons pour cela. Vous vous apercevez que votre emploi ne vous offre plus ce que vous espériez dans votre cheminement de carrière, vous n’apprenez plus ou vos tâches ont tellement changé que vous ne savez plus pourquoi vous occupez ce poste ou pourquoi vous travaillez dans cette entreprise ? Alors vous avez raison, il est probablement temps de choisir votre prochain poste et choisir votre prochain emploi ! Vous êtes la seule personne qui pouvez prendre cette décision, même si parfois c’est bien difficile. Il s’agit d’une décision très personnelle et voici quelques éléments à prendre en considération avant d’aller de l’avant. 1- De nouvelles aptitudes À chaque nouveau poste, vous apprenez quelque chose de nouveau, il est important de savoir définir les aptitudes que vous avez spécifiquement acquises dans votre dernier poste, comme par exemple : Développer des compétences techniques, Implémenter de nouveaux systèmes, Prendre de nouveaux types de décision, Gérer des équipes, Développer votre style de management, Améliorer vos qualités de gestionnaire, Gérer à un nouveau niveau de détail. Prenez ces nouvelles forces en note, cela vous sera bien utile pour mettre votre CV à jour et aussi lors de votre prochaine entrevue. Qu’est-ce que vous avez le plus aimé ? Dans toute cette liste de nouvelles aptitudes, sachez choisir ce que vous avez le plus aimé. Qu’aimeriez-vous retrouver dans votre prochain travail ? Une autre façon possible de déterminer ce que vous aimez le plus est de vous demander ce qui vous énergise le plus quand vous allez travailler. Car vous vous souvenez que tout est une question de gestion de son énergie. Avec beaucoup d’énergie, vous pourrez accomplir bien plus dans votre vie. L’élément que vous aurez identifié ne se retrouve pas toujours dans une description de poste, et ce sera peut-être lors de l’entrevue que vous pourrez identifier si, le travail auquel vous appliquez vous offre ce que vous aimez le plus. Par exemple, dans mon cas c’est de développer une équipe et de nouveaux systèmes afin de permettre à l’équipe d’être efficace et innovante. 2- Identifiez les critères importants Pensez à tout ce qui constitue votre travail et son environnement : La localisation, le temps de voyagement, La rémunération (salaire, bonus, profit sharing,…), Les vacances et la politique de l’entreprise au sujet des vacances, L’accessibilité à la formation, La culture de l’entreprise, Les responsabilités — et la description du poste, Le pourcentage de voyage d’affaires demandé, Les avantages financiers (voiture, allocation de dépenses, etc), La taille de votre équipe, La qualité des finances de l’entreprise, Le type de produits ou de services que votre nouvelle entreprise offre, La date d’embauche, Les horaires de travail (de jour, de soir, les weekends ?), La flexibilité au niveau des horaires, La possibilité de télétravail, Les clauses de non-compétitions, Si vous êtes un chercheur, est-ce que vos recherches vous appartiennent ? Quelle est la règle au niveau des compensations pour les brevets ? La nourriture et le café offert sur votre lieu de travail, La possibilité d’amener les enfants au travail si besoin, … Quels sont pour vous les éléments minimums, ceux sans lesquels vous refuseriez de prendre le poste ? Faites la liste avant même de recevoir des offres, faites attention de ne pas choisir simplement le plus gros salaire. Même si c’est tentant, ce n’est pas ce qui vous rendra heureux sur le long terme. Pour chacun d’entre vous, il y a un minimum requis pour avoir l’impression d’avoir choisi le bon poste, alors à vous de voir quel est-il ? 3- Quand chercher ? Il y a de meilleures conditions que d’autres pour chercher un emploi, si vous avez encore un emploi ou si vous possédez un bon coussin financier, cela pourra diminuer la pression. Il n’est pas facile de prendre le temps de chercher l’emploi de vos rêves si vous n’avez pas d’argent pour payer le loyer. Donc, le mieux est de chercher lorsque les finances sont relativement stables. Par contre, faites attention au concept de cage doré et au coût d’opportunité, ce n’est pas parce que vous avez le sentiment d’avoir du temps qu’il faut le prendre. Fixez-vous une date limite pour agir, mais si au contraire vous n’avez pas d’emploi en ce moment, faites attention, tout de même, à ne pas prendre une décision trop hâtive. 4- Le CV Prenez le temps de bien faire votre CV, honnêtement, n’hésitez pas à utiliser les services d’un expert si vous en avez les moyens. Je peux vous dire par expérience que ça vaut la peine. C’est leur métier et ils voient des éléments clés que vous même vous ne verrez peut-être pas. 5- Les offres d’emploi Les offres d’emplois sur internet et LinkedIn ne sont pas tout, il y a aussi votre réseau. Utilisez-le ! Allez vers les entreprises qui vous plaisent directement. Participez à des activités de réseautage, participez à des conférences. D’ailleurs, si vous décidez de participer à des conférences, n’oubliez pas de vous créer une carte professionnelle avec vos informations personnelles pour pouvoir les partager facilement avec les personnes que vous rencontrez. Je ne sais pas combien d’offres exactement j’ai reçues pendant des conférences, mais vous pourrez constater que c’est une excellente façon de connaître votre marché et les options qui s’offrent à vous. 6- L’entrevue L’entrevue est une étape très importante du processus de changement de poste, car elle vous aide à connaître votre nouvel employeur. Rappelez-vous les éléments importants de base que je vous ai encouragé à définir plus tôt ? Gardez-la en tête et ayez avec vous une liste de sujets et de questions prêtes. L’avantage, si vous êtes bien préparé pour l’entrevue, c’est que vous n’êtes pas le seul à être évalué, vous évaluerez vous aussi le poste et l’entreprise. Petite anecdote personnelle, il m’est déjà arrivé de partir après 7 min d’entrevue, car mon futur potentiel patron n’était, disons pas très respectueux. Je lui ai dit poliment que par respect pour notre temps à tous les deux, il serait préférable d’arrêter l’entrevue maintenant. Je
7 conseils à tous les gestionnaires pour poser de meilleures questions

Nous sommes à l’ère des dirigeants et gestionnaires qui « empower » leur équipe. Pour être, vous aussi, un gestionnaire de ce type, vous devez maximiser l’utilisation des compétences et de la pensée critique de votre équipe. Une des façons d’y arriver est d’encourager la pensée critique grâce à des questions qui stimulent. Savoir poser les bonnes questions, tout en ayant une bonne écoute aura plusieurs effets positifs. Cela vous aidera à : Avoir une équipe qui ose partager ses idées, Identifier vos « blind spots », Sortir de la chambre d’écho que peuvent créer vos propres idées, et la question peut même aider à trouver des solutions. Il est important d’apprendre à poser les bonnes questions, mais aussi de garder l’esprit ouvert aux réponses, car si vous perdez votre ouverture face aux réponses, vous allez limiter la puissance du dialogue et la force de votre équipe. Le défi de poser les bonnes questions vient principalement du fait que l’on possède une idée préconçue de la situation. Pour poser une bonne question, il faut faire de son mieux pour éviter ce biais. Voici quelques pistes de réflexion. 1. Attention à la redondance des questions Lors de ces sessions, il est important d’être curieux. Il faut donc poser plusieurs questions, mais il faut aussi être attentif à ne pas « empiler » nos questions autrement dit de ne pas poser la même question plusieurs fois, mais de façon de différente. Si vous faites cela, le risque est que vous pourriez orienter déjà le type de réponses que vous allez recevoir. Exemples : « Combien de tests ont été effectués ? », « Avons-nous tous testé pour identifier les bugs ? », « Je pense vraiment qu’il est important de savoir si notre niveau de qualité est adéquat afin de savoir si nous sommes prêts à démarrer. » Pour éviter ce genre de situation, cela demande de bien réfléchir à la question avant de commencer à parler et aussi de résister à l’envie d’intervenir deux secondes après que votre employé ait commencé à répondre. 2. Évitez les questions directives Il arrive à tout le monde de poser une question incriminante, une question qui donne l’impression à l’interlocuteur qu’il a tort ou qu’il a mal faite. Exemple : « Avez-vous pensé aux besoins du client ? » Si vous démarrez avec le jugement et l’incrimination, la discussion sera alors très orientée. Il pourrait même être tentant de se transformer en enseignant et de poser des questions de réflexions les unes à la suite des autres pour « éduquer » votre collègue. Et pourtant vous ne possédez pas encore tous les éléments pour finaliser votre jugement. Si vous partez du principe qu’il y a eu une erreur sans prendre le temps d’analyser la situation, vos questions seront biaisées et vous n’écouterez que très peu les réponses. Il y a de fortes chances que votre interlocuteur ne soit pas dans de bonnes conditions pour vous répondre honnêtement. Pour éviter cette situation, mettez-vous plutôt en mode apprentissage. Posez des questions qui impliquent que c’est votre interlocuteur qui a raison, qu’il est là pour vous expliquer quelque chose que vous ne savez pas. Avant de vous forger une opinion, gardez toujours en tête qu’il vous manque sûrement des éléments. Personnellement, avec les années je me suis rendu compte que mon jugement était toujours faux lorsque je ne prenais pas le temps d’écouter. Vous devez rester neutre et écouter la réponse et cela ne veut pas dire que vous serez forcément d’accord ou que vous appréciez l’action. Mais en gardant l’esprit ouvert, vous pourrez aller chercher de nouveaux éléments. 3. Limitez l’utilisation du « pourquoi » Exemple : « Pourquoi as-tu fait ça comme ça ? » Cette formulation risque fortement de mettre votre interlocuteur sur la défensive et lui donner l’impression que vous pensez que c’est une mauvaise idée. À la place de pourquoi, demandez plutôt « comment » ou « qu’est-ce qui… » Qu’est-ce qui a fait que tu as pris cette décision ? Comment as-tu fait pour prendre ta décision ? 4. Évitez les questions « backstab » Une question « backstab » (en anglais, backstabbing signifier poignarder dans le dos) est une question qui discrédite les capacités de la personne ou qui impose votre méthode. Ce type de question limite l’autonomie sur le long terme. Par exemple : As-tu le courage de leur tenir tête pour … ? Ici, la question sous-entend est que la méthode à utiliser est la confrontation. En utilisant l’expression « tenir tête », au lieu d’une question plus ouverte cela a pour conséquence de biaiser la réponse. Faites attention aux idées préconçues et aux préjugés. 5. Attention aux questions binaires Exemples : « Sommes-nous prêts ? » « Est-ce que ça va marcher ? » Comme vous le savez, les questions binaires n’offrent que deux types de réponses : oui ou non. Elles sont pratiques pour celui qui pose la question, mais pensez-y à deux fois avant de les utiliser, car elles empêchent votre interlocuteur de développer des nuances. À la place, dites : À quel point sommes-nous prêts ? Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? » Qu’est-ce qui nous manque pour débuter ? Commencer une question par « quoi » ou « comment » améliore considérablement la qualité des réponses et donc de l’information provenant de l’équipe. Ce type de question vous aidera aussi à apprécier le travail de vos collègues et les défis qu’ils rencontrent. 6. Le biais des questions affirmatives Exemple : « Nous sommes prêts à démarrer, n’est-ce pas ? » Les questions affirmatives sont souvent des questions binaires avec un biais. Elles forcent l’accord, confortent la personne qui pose la question dans sa décision, mais ne permettent pas de révéler la véritable situation. Essayez plutôt de formuler vos questions de façon à apprendre quelque chose. Par exemple : Aimeriez-vous en savoir plus ? Qu’est-ce qui pourrait se passer mal ? Comment pourrions-nous faire mieux ? Avez-vous des idées ? 7. L’interrogatoire accéléré Exemple : Que penses-tu que nous devrions faire ? Cette question peut être ressentie comme une agression, selon le contexte, car elle peut forcer votre interlocuteur à aller plus rapidement qu’il ne souhaite le faire. Ce type de question, selon le timing, force à faire une évaluation de la situation qui n’a peut-être pas encore été faite par votre interlocuteur. Par exemple, lorsque quelqu’un vous fait part des