3 signes d’incompatibilité avec son gestionnaire

Avez-vous déjà remarqué qu’il y a des personnes avec lesquelles il est facile de travailler alors qu’avec d’autres c’est plus compliqué ? Il arrive cependant que l’on apprécie, ces personnes avec lesquelles c’est plus compliqué, car lorsque vous avez des conversations avec elles sur d’autres sujets que le travail tout se très passe bien. Ces personnes sont super intéressantes et vous sentez même que vous pourriez devenir des amis. Et pourtant, vous n’arrivez pas à travailler avec eux, vous ressentez une incompatibilité.  Pour être capable de bien travailler avec quelqu’un, cela nécessite bien plus qu’une belle personnalité, cela prend une compatibilité au niveau du travail. Vos collègues proches et votre patron sont des personnes avec lesquelles vous devez vous synchroniser sur des éléments particuliers. C’est un peu comme avec votre conjoint, mais sur d’autres aspects de vos vies. Et même si vous rencontrez des personnalités fantastiques, cela ne vous assure que vous pourrez travailler facilement ensemble. Et si la synchronisation est impossible alors vous avez peut-être une incompatibilité. Un peu comme dans une relation de couple, il est possible d’aimer une personne, mais de ne pas être compatible avec elle. Voici les raisons qui peuvent faire que vous êtes incompatible avec votre gestionnaire : 1. Un niveau d’énergie différent Il y a deux situations possibles ici, soit vous avez besoin de beaucoup d’énergie pour guider votre gestionnaire à prendre les bonnes décisions, soit il vous est impossible de brainstormer avec lui au sujet d’un problème sans qu’il ne soit complètement effrayé. Vous avez besoin de beaucoup d’énergie pour influencer votre gestionnaire Vous avez l’impression que votre gestionnaire est incapable de prendre une décision sans avoir une tonne de détails et d’information, vous passez votre temps à faire des analyses. Cela vous prend tellement de temps que lorsque toutes les informations sont collectées la situation a tellement changé qu’il faudrait refaire une analyse, c’est une situation sans fin. J’exagère légèrement, mais vous savez que votre patron est du genre à couper les cheveux en quatre avant de pouvoir avancer. Dans la même catégorie, vous trouvez que votre gestionnaire n’a jamais de temps pour vous.  Vous auriez pourtant besoin de son point de vue pour passer à l’action. Il ne vous accorde souvent que 2 min à l’intérieur desquelles vous devez synthétiser un dossier très important et cela vous demande un effort et une énergie incroyable. Pas moyen d’avoir une vraie conversation pour trouver une solution ensemble. Le déséquilibre peut venir soit du fait que vous n’avez jamais pris le temps de déterminer ensemble les informations qui étaient importantes à ses yeux pour qu’il puisse prendre une décision. Ou encore du fait qu’il ne possède pas assez d’énergie pour vous suivre et vous devez donc en fournir bien plus de votre côté pour rééquilibrer l’équation, Votre gestionnaire possède trop d’énergie par rapport à vous Si votre gestionnaire démarre au quart de tour alors que vous lui expliquez une situation, ou que vous lui faites une mise à jour des dossiers, ou bien encore s’il est impossible de lui donner de l’information sur un sujet sans qu’il ne se sente obligé de prendre des décisions à votre place, il est probable que votre gestionnaire possède plus d’énergie que vous.  L’inconvénient dans cette situation est que cela peut affecter votre niveau d’autorité et votre image. Vous apprenez rapidement à vos dépens que vous ne pouvez pas brainstormer ou informer votre gestionnaire sinon il risque de faire le travail à votre place ce qui n’est habituellement pas votre objectif initial. D’autres signes peuvent vous faire voir que votre patron a plus d’énergie que vous. Par exemple, il pourrait vous pousser à prendre des décisions à un rythme plus rapide que celui avec lequel vous êtes confortable. Il pourrait aussi vous demander des analyses dans des temps déraisonnables selon votre point de vue. En résumé, il ne vous laisse pas le temps d’agir ou de mettre les choses en place. 2. Un rapport au temps différent Un autre aspect qui pourrait mettre en avant votre incompatibilité avec votre gestionnaire est votre rapport au temps. Dans ce cas précis, il y a deux axes à regarder. Le premier axe concerne l’équilibre entre la vie personnelle et la vie professionnelle et le deuxième concerne le point de vue temporel. L’équilibre entre vie personnelle et professionnelle Votre gestionnaire vous envoie des messages le soir et les weekends, voire même la nuit.  (Malheureusement c’est possible !). Il m’est déjà arrivé de recevoir une invitation à 6 h 30 pour une rencontre à 7 h 30. Ce jour-là j’ai bien regretté d’avoir regardé mon agenda à 7 h 12, mais mon patron m’avait habitué à rester sans cesse sur le qui-vive. Évidemment, cela m’épuisait puisque je n’étais pas sur le même rythme que lui. Du coup, nous avions clairement une incompatibilité d’équilibre entre notre vie personnelle et professionnelle. Certains gestionnaires peuvent parfois aussi exiger un nombre d’heures de travail hebdomadaire déraisonnable. Ceci est aussi un signe d’incompatibilité d’équilibre de vie personnelle et professionnelle, L’incompatibilité sur les points de vue temporels Il y a 3 points vue temporels et 2 directions (le futur et le passé). Vous pouvez regarder la ligne du temps soit du point de vue : De l’unicité — Vous choisissez un point fixe et vous regardez le passé et le futur autour de ce point. Du processus — Ce point de vue vous permet d’observer dans le temps les étapes qui vous permettent d’arriver à une solution. Du moment présent que j’appelle également le point de vue ponctuel Si votre gestionnaire se situe plus dans le moment présent, il y a de fortes chances qu’il fasse toujours les choses à la dernière minute, car il ne prend pas le temps de regarder les apprentissages du passé et il ne se projette pas non plus dans le futur pour faire un plan. Cela peut vous plaire si vous aussi vous n’aimez pas faire des plans et vous organiser et que vous avez donc la même préférence temporelle. Si votre gestionnaire ne prend pas le temps de regarder et d’apprendre du passé ou

Pourquoi miser sur ses forces ?

force

Vous entendrez souvent qu’il est important de travailler ses faiblesses mais est-ce vraiment la solution? Le défi avec les faiblesses est qu’il est très difficile de les transformer en force. Au mieux, cette faiblesse ne vous ralentira plus autant avec le temps, mais il est rare qu’elle devienne votre plus grande force, même avec beaucoup de travail. Pour une quantité d’énergie identique, le résultat obtenu selon si vous vous concentrez sur vos qualités ou vos faiblesses sera très différent. C’est pour cette raison qu’il est important de miser sur ses forces.  De plus, il n’est pas possible d’être bon dans tout. Il faut faire des choix. On dit souvent que le leader doit avoir une longue liste de qualité, mais c’est faux. Avez-vous déjà vu un leader être parfait ? Personne ne l’est. Par contre, la bonne nouvelle est que les leaders que l’on suit sont tous « spiky ». Ce qui veut dire qu’ils ont tous un ou quelques éléments qu’ils maîtrisent et les caractérisent. C’est leurs forces, leurs expertises qui nous rassurent et nous donnent envie de les survient.  Alors prenez le temps de trouver ce qui vous passion et devenez « spiky ». Comment devenir « spiky » ? Misez sur vos forces et passions !  Pourquoi plutôt miser sur ses forces? Si ce n’est pas votre premier article sur ce blog vous devez commencez à me connaitre, j’aime utiliser les équations pour expliquer des idées. Ici, il ne s’agit pas d’une équation physique, mais plutôt d’une façon d’illustrer un point de vue. Alors allons faire un peu de mathématiques. Performance = Compétence x Effort et Compétence = Talent x Effort. donc, Performance = Talent x Effort x Effort ce qui fait que Performance = Talent x Effort2 Au final, si votre talent est de 1, même si vous faites beaucoup d’efforts, le résultat sera positif, mais pas autant que si votre talent est de 10, et ceci sans compter que l’énergie nécessaire pour améliorer ses faiblesses est beaucoup plus grande que pour travailler ses forces. Comme je le dis souvent tout est une question d’énergie. Alors, pensez-y avant d’investir votre énergie pour corriger une faiblesse. Cette dernière doit vraiment vous ralentir dans l’atteinte de vos objectifs pour chercher à la corriger. Il sera peut-être plus judicieux de concentrer vos efforts à trouver les personnes qui pourront nous aider plutôt que de chercher à développer un talent que vous n’avez pas vraiment. Note : J’aimerai ajouter une note que le talent est un sujet controversé, car il est difficile de différentier le talent inné du talent appris. D’ailleurs, pour ceux qui ont un « growth mind set » cela a peu d’importance. Dans cet article, pensez au talent comme des éléments qui vous intéressent qui vous font vibrer. Ce qui vous fait lever le matin , ce que vous avez envie de développer pour vous définir. Les faiblesses sont les éléments qui ont moins d’impact sur vous. Ne pas être intéressé par tout est tout à fait normal , il est impossible que tout nous fasse vibrer.  Une autre façon de présenter la chose Dans un précédent article, je vous ai expliqué que nous sommes tous des pianos ou comme des soleils ce sont nos fréquences qui nous caractérisent, tout ce qui nous fait vibrer. Certaines d’entres elles nous font vibrer plus que d’autres, ces éléments avec le temps deviennent nos talents.  Pour ma part, si un ami me propose d’aller voir un film violent,  je vais avoir besoin d’un excellent niveau d’énergie pour accepter, car ce n’est pas quelque chose qui me fait vibrer ou me stimule. Si chacun des éléments de votre vie est représenté par une fréquence, certains éléments seront plus intenses que d’autres, concernant votre stimulation. Et si vous les comparez à la moyenne de la société, vous verrez des éléments qui seront naturellement plus hauts et d’autres plus bas. Par exemple, j’adore faire du mountain bike, du ski, lire des livres de développement personnel, mais j’aime moins regarder le hockey.  Voyez les « peaks » de plus haute intensité comme les éléments qui vous stimulent le plus. Les « peaks » plus bas comme les éléments qui vous stimulent le moins.  Si vous décidez de vous concentrer sur vos faiblesses, que se passe-t-il ? Elle vont légèrement diminuer. N’étant pas stimulé vous allez mettre beaucoup d’énergie, pour avoir un résultat potentiellement minimum.  Par contre, que se passe-t-il si vous travaillez sur vos forces, vos talents, ce qui vous stimulent ? Avec la même quantité d’énergie, votre performance et votre talent seront amplifiés. Ici encore vous pouvez constater la différence d’impact entre travailler ses forces et travailler ses faiblesses! Vous pourrez rapidement constater qu’à force de travailler sur vos forces, vos faiblesses deviendront quantité négligeable dans l’ensemble de votre personnalité. Puisque vos forces prendront tellement de place que les faiblesses deviendront du bruit dans l’ensemble.  Note : Si vous avez un défaut majeur, un pic très grand vers le bas, cela vaut tout de même la peine de ne pas l’oublier. Mais n’y mettez pas trop d’énergie, assurez-vous juste qu’il ne vous gêne pas dans les aspects importants de votre vie. Identifiez vos forces et multipliez-les Il est difficile pour tout le monde d’identifier ses propre forces surtout que la Société nous enseigne qu’il est mauvais de faire l’éloge de nos qualités. Il est préférable que ça soit les autres qui en fassent la publicité. Cette situation accentue la difficulté à identifier nos forces. Comment faire pour identifier soi-même ses forces  ? Lire le livre strengths finder 2.0, Demandez-vous ce qui vous procure le plus de plaisir dans votre vie  (ex: Résoudre des problèmes techniques? Aider vos amis à régler leur problèmes? Faire du sport? Réparer des choses?…), Définir ce qui dans ces actions particulières vous stimule?  En clair, assurez-vous de faire davantage ce que vous aimez et vous constaterez  que vous vous développerez naturellement. Bien entendu, avoir des mentors, des coachs, des amis qui vous aident à aller dans la bonne direction est toujours une bonne chose mais commencez dès maintenant à concentrer votre énergie

Comment travailler avec un patron incompétent ?

Avant de commencer, prenez note que dans cet article, l’utilisation du masculin est faite sans discrimination et uniquement dans le but d’alléger le texte.  Ces dernières années, j’ai eu de nombreuses discussions avec certains de mes lecteurs quant aux différents comportements des patrons. Honnêtement, à chaque fois, cela me fait réfléchir à mon propre comportement en tant que gestionnaire. Je suis souvent surprise de voir à quel point les gestionnaires semblent ne pas connaître leurs responsabilités. J’ai donc commencé à réfléchir à ce qui différenciait un bon patron d’un patron incompétent. Dans mon article de la semaine dernière, je vous partageais les 3 sphères importantes pour être un bon directeur. Le but de mon article est évidemment de vous aider à devenir de bons gestionnaires, mais je ne peux vous cacher que cet article était en réponse aux frustrations que plusieurs d’entre vous vivent à cause de patrons incompétents. Il n’y a pas de recette miracle pour devenir un bon gestionnaire, et le seul contrôle que vous avez est celui que vous avez sur vous-même. Vous comprenez donc qu’il n’est pas évident de changer son patron.  Vous avez beaucoup plus de chance de changer votre point de vue sur la situation. Donc, voici quelques conseils pour vous y aider.  1. Prenez le temps d’identifier les lacunes Vous trouvez que votre patron est incompétent, est-ce une impression générale ? Où vous savez à quel niveau ? Si vous être capable d’identifier ses lacunes, vous avez beaucoup plus de chance de prendre les bonnes actions. Voici quelques exemples de situations : Il est incapable de vous aider à vous développer dans vos compétences ou votre cheminement de carrière, Vous manquez d’autonomie, il est impossible pour vous de prendre des décisions sans lui donner tous les détails. Même les détails pour lesquels vous pensiez être responsable, Il vous demande souvent des tâches sans vous donner le contexte et en urgence, il manque d’organisation, Il semble régulièrement oublier ce qu’il vous a demandé, ou les décisions qu’il a prises, Il ne retient pas les éléments importants dont vous avez besoin pour faire votre travail, Il ne vous supporte pas quand vous avez fait une erreur, ou pris une décision difficile, Il vous demande quelque chose et le lendemain sans raison, il décrète que c’est obsolète et vous revient avec une nouvelle demande, Vous n’arrivez pas, même après un certain temps, à comprendre votre niveau de responsabilité ou même celui de votre patron, Lors de chacune de vos rencontres, vous marchez sur des œufs, ne sachant pas comment il va réagir à vos décisions Vous ne pouvez pas prendre des décisions sans lui en parler d’avance et même en lui en parlant à l’avance il oublie et vous tombe dessus pour ne pas lui en avoir parlé. Il semble dangereux de prendre des initiatives, Vous lui présentez des faits et des observations afin qu’il puisse faire son travail et régler des problèmes, mais il nie le problème ou pire vous demande de le régler, même si vous ne possédez pas le bon niveau d’autorité. Il est important de prendre le temps d’identifier ce qui ne va pas, écrivez des exemples précis. Vous constaterez que comprendre la problématique vous aidera à reprendre le contrôle sur ce qui est en votre pouvoir. Ce simple exercice aide à passer de la réaction à l’action.  2. Les causes de l’incompétence Il y en a plusieurs, il serait impossible de toutes les énumérer, mais voici les principales : Votre gestionnaire manque de confiance en lui-même, ou en vos capacités, Il ne comprend pas son niveau d’autorité et ses responsabilités. Si c’est son cas, votre patron ne pourra pas vous déléguer de tâches par exemple ou être clair avec vous. II n’écoute pas, Il est trop occupé et surchargé, donc il est impossible pour lui de prendre ses responsabilités, il n’a plus d’énergie disponible.  Avez-vous remarqué qu’il n’y a, dans cette liste, aucun point concernant des compétences techniques. Tout est en lien avec la connaissance de ses limites et de son rôle. En d’autres termes pour ceux qui me suivent depuis un moment, la base de l’incompétence, autant pour un patron que pour un collègue, vient du fait qu’il ne maîtrise pas son niveau de détail. Pour contrer cette situation, il faut intégrer les 3 sphères qui font un bon directeur/gestionnaire : L’influence La gestion Le « leadership » 3. Déterminez votre pouvoir Il est impossible de changer les autres, le seul pouvoir que vous avez consiste à essayer d’influencer le changement ou de changer votre point de vue. 3a. Influencer le changement. Étant donné que vous avez identifié ce qui ne va pas, il est possible de passer à l’action et d’essayer d’influencer votre patron. Cette étape n’est jamais facile et demande beaucoup de courage. Voici quelques astuces pour augmenter vos chances de réussite : Influencez en privé, Ne parler jamais en mal de votre patron autour de vous, vous ne savez pas qui sont les personnes qui l’apprécient et cela pourrait se retourner contre vous, Exprimer vos attentes et donner des exemples, Ne posez pas d’ultimatum, mais assurez-vous que votre gestionnaire ait compris l’importance de votre feedback, que c’est très important pour vous. 3 b. Changer votre point de vue Voici quelques questions pour vous aider à regarder la situation dans son ensemble. Est-ce que mes attentes sont réalistes ? Est-ce que je suis trop exigeant ou ma définition de ce qu’est un bon patron  est-elle trop rigide ? Suis-je dans la bonne compagnie ? La culture, le produit me conviennent-ils ? Suis-je fière de mon entreprise ? Puis-je limiter mes interactions avec mon patron ? Y aurait-il un autre département dans l’entreprise qui me plairait ? Puis-je me réseauter à l’intérieur de l’entreprise ?  Est-ce que ce poste m’apporte quelque chose de positif ? Par exemple, d’excellents collègues, de nouveaux apprentissages, un nouveau titre, de nouvelles expériences… si oui, ces avantages valent-ils la peine de travailler pour un patron incompétent ? Le style de gestion de mon patron est-il compatible avec le mien ? Si vous n’aimez ni votre patron ni votre entreprise, changez d’emploi. Parfois simplement changer de

5 secrets pour une motivation constante

Vous avez sûrement déjà croisé des personnes perpétuellement motivées, énergisantes et enthousiastes, ces personnes semblent avoir une source de motivation constante. Elles ne semblent pas avoir de soucis à rester captivées par ce qu’elles font et semblent pouvoir finaliser presque tout ce qu’elles entreprennent. Vous voulez savoir comment font ces personnes pour être constamment motivées. En fait, les personnes très motivées développent des habitudes qui génèrent constamment une nouvelle motivation, donc le secret de la motivation réside dans la mise en place de quelques habitudes. Pour conserver votre motivation, je vous encourage à instaurer dans votre vie les habitudes suivantes : 1. Gérez votre énergie, pas votre temps. La motivation n’est pas un problème de temps. C’est un problème d’énergie.  Vous pouvez avoir à votre disposition tout le temps possible, si vous faites des choses qui vous drainent votre énergie, vous ne vous sentirez pas motivé. Il vous est probablement déjà arrivé de devoir travailler un samedi matin sur un projet qui vous tient à cœur. Vous devant vous tout votre samedi pour le faire, et pourtant vous préférez faire plein d’autres choses moins importantes, vous vous lancez même dans le ménage par exemple. Vous vous demandez pourquoi vous procrastinez ? Il y a plusieurs raisons potentielles, mais souvent, la plus importante est que vous manquez d’énergie. Vous êtes pourtant motivé, mais il vous manque l’énergie pour le faire. Votre semaine vous a drainé et lorsqu’il est temps de se concentrer sur ce projet, vous n’avez plus de jus. Il est donc important d’apprendre à gérer son énergie pour rester motivée et énergisante. D’ailleurs, si vous voulez en apprendre plus sur le concept de l’énergie, je vous invite à aller lire les deux articles suivants :  Ce premier article vous propose un concept visuel pour vous aider à gérer votre énergie L’énergie un concept fondamental en gestion du temps et ce deuxième article vous explique comment optimiser et retrouver son énergie. Comment optimiser et retrouver son énergie ? En résumé, il ne suffit pas d’avoir le temps de faire les choses, il faut aussi savoir gérer son énergie. Vous remarquerez aussi que lorsque vous faites des choses importantes pour vous, vous avez plus d’énergie sur le long terme. Comment développer cette habitude de gestion de l’énergie ? Personnellement, depuis quelque temps, j’ai trop souvent oublié de me concentrer sur des actions qui m’énergisent. Faire des compromis, sur une semaine c’est vivable, mais sur des mois ce n’est pas bon. Je peux vous dire que je suis épuisée et que je manque cruellement de motivation. C’est sans compter le niveau de stress dans mon corps et mon esprit qui est monté en flèche. J’ai cessé cette bonne habitude qui consiste à gérer mon énergie et les conséquences sur ma motivation sont désastreuses.  Il est grand temps que je réinstaure pour moi-même les bons conseils que je vous partage. Donc, pour reprendre le contrôle de son énergie, il faut : Ralentir, prendre une pause afin de pouvoir prendre le temps de faire ressortir ce qui est essentiel pour vous, Dire non, à ce qui n’est pas essentiel et qui ne contribue pas à augmenter votre niveau d’énergie, Déléguer ce qui vous draine votre énergie le plus que possible, S’assurer d’avoir une bonne hygiène de vie, bien dormir, bien manger, relaxer et faire de l’exercice, Pensez par ralentir, il n’y a vraiment que ça qui vous aidera à faire ressortir ce qui compte et à retrouver l’énergie et la motivation.  2. Entourez-vous de modèles Si vous voulez vous sentir plus motivé et énergisé dans votre vie, entourez-vous de personnes énergisantes, en fait qui vous donne de l’énergie. Vous êtes la moyenne des cinq personnes avec lesquelles vous passez le plus de temps.– Jim Rohn Citation de Jim Rohn qui est un conférencier célèbre pour ses interventions en développement personnel. En clair, si vous vous sentez épuisé après avoir discuté avec quelqu’un c’est sûrement que cette personne n’est pas une personne à garder dans votre entourage. Les amis qui vous stimulent sont souvent les amis qui : Sont inspirants par leur façon d’être, ils deviennent facilement des modèles à suivre, Possèdent des points de vue différents, et lorsqu’ils vous les partagent vous vous sentez grandit et non diminué. Il ne s’agit  pas de faire un concours de points de vue, mais bien de les partager, Vous incluent dans leurs projets ou aventures (Ex. : weekend de camping, voyage, conférence, spectacle…) Vous aident à prendre soin de vous, ils vous encouragent à faire du sport, de la méditation, du yoga, à aller au spa… Vous écoutent quand ça ne va pas, sans vous juger .. Comment savoir s’entourer de modèles qui vont vous motiver ? Faites la liste des personnes que vous côtoyez le plus et répertoriez ce qu’ils apportent à votre vie. Manque-t-il quelque chose sur votre liste ? Du sport, de la détente, de la stimulation intellectuelle …  Une fois ces manques définis, regardez si vous avez une personne dans votre entourage qui pourrait vous encourager à faire plus de ce qu’il vous manque. Et pour avoir une idée claire de ce qui manque, n’oubliez pas aussi de vous projeter dans le futur. Qui aimeriez-vous être dans quelques années ? Pour le savoir, prenez le temps de voyager dans le futur et voici un article qui vous aidera à le faire. Notre corps est une machine à voyager dans le temps   3. Célébrez vos succès Il ne faut jamais négliger l’impact que la pensée peut avoir sur vous. Naturellement l’humain réfléchit en priorité à ce qui est à améliorer. Mais il ne faut pas négliger de célébrer nos succès. La tendance naturelle est de se concentrer sur ce qui ne va pas bien, ce comportement a un impact incroyablement négatif sur la motivation. Selon le chercheur en relations John Gottman, le rapport magique est de 5 à 1. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que pour chaque sentiment ou interaction négative, il doit y avoir cinq sentiments ou interactions positifs pour rééquilibrer.  Vous savez aussi qu’en psychologie humaine, les comportements suivis d’une

Comment devenir un excellent directeur ?

Quelle est, selon vous, la définition d’un excellent directeur/manager ? Chacun peut avoir sa propre description et avoir ses préférences quant au style de gestion. Mais selon moi, les excellents directeurs sont des personnes qui ont la capacité de prendre des décisions importantes rapidement tout en gardant le cap sur la stratégie de l’entreprise. Alors, si vous aussi vous souhaitez pouvoir prendre des décisions rapidement tout en gardant le cap, il faudra vous assurer de bien balancer les 3 sphères suivantes de votre métier : L’influence La gestion Le « leadership » La sphère de l’influence Pour être un bon directeur, il faut avoir de l’influence et savoir en user efficacement sur ses supérieurs hiérarchiques, sur d’autres directeurs/managers et sur les équipes de son organisation. Le directeur a souvent besoin d’amener d’autres directeurs à le soutenir dans ses plans d’organisation, étant donné qu’il y a souvent des interactions entre les groupes. Grâce à son influence, un bon directeur peut les amener à suivre les processus et les systèmes d’interconnections avec les autres départements par exemple. Il arrive aussi parfois que le directeur ne puisse pas prendre seul certaines décisions, il aura alors besoin de l’appui des autres directeurs ou de son patron. L’important ici est de prendre des décisions alignées qui donnent aux équipes des instructions claires pour qu’elles puissent avancer ensemble. Si les décisions sont contradictoires ou mal synchronisées, les équipes ressentiront un manque d’alignement du management et perdront confiance en votre capacité à diriger. L’importance des relations dans la sphère de l’influence Le directeur doit aussi pousser son équipe à suivre la culture de l’entreprise, il doit motiver les  membres de son équipe à contribuer à la mission et la vision de l’entreprise. Il arrive de penser, à tort selon moi, que le plus important est d’influencer ses supérieurs, mais en réalité, il faut savoir influencer dans toutes les directions. Pour développer son influence, il faut développer ses relations avec les autres et il faut être à l’affût des enjeux du marché et de l’entreprise. Il n’y a rien de pire que d’influencer sans maîtriser le contexte entourant l’entreprise. Savoir utiliser son influence aide à mobiliser et stimuler l’organisation au bon rythme. Une fois cette capacité à influencer maîtrisée, il faut savoir aussi établir des objectifs ambitieux, mais réalistes, savoir mettre en place des structures opérationnelles hautement efficaces et s’entourer d’équipes fortes.  Ce qui nous mène à la deuxième sphère à travailler pour être un bon directeur. La sphère de la gestion Savoir influencer ne suffit pas à faire naître les idées et les décisions. Savoir aussi opérationnaliser la vision et la stratégie de l’entreprise est important. En tant que directeur, vous avez la responsabilité de gérer, organiser et mettre en place les systèmes. Bien sûr que vous pouvez déléguer et je vous y encourage, par contre, vous êtes celui qui gère la vue globale de l’ensemble des éléments à mettre en place pour prendre les décisions stratégiques.  Par conséquent, pour être un bon directeur vous devrez savoir identifier, améliorer et suivre les processus et systèmes qui vous permettront d’accomplir la vision de l’entreprise. Vous devrez être capables d’identifier les méthodes à mettre en place. Le but étant de permettre à votre équipe de bien s’organiser et d’interagir efficacement avec les autres. Voici la liste des aspects de la gestion dont le directeur est responsable : L’élaboration et la création des procédures, processus et systèmes (penser aux interconnexions intra et extra départementales), Développer les compétences de son équipe, La mise en place des outils de travail, Le tissage des liens avec les autres équipes, Le développement de canaux de communication efficaces En développant les outils et les processus, cela permet de réagir rapidement aux changements et cela aide à maintenir l’efficacité de l’équipe à court et long terme. Identifier les personnes responsables de ces processus et systèmes est primordial pour permettre une amélioration continue et le partage de l’autorité. J’ai déjà travaillé dans une entreprise où le processus d’achat était tellement compliqué que personne ne savait qui avait le pouvoir de le changer. Dans ce cas-ci, le manque de leadership sur le système expliquait sa lenteur. La mise en place des bons outils et processus ne suffit pas complètement, un bon directeur et un bon gestionnaire doivent : S’assurer que tout le  monde soit formé à les suivre, Être capable d’expliquer l’ensemble des processus et méthodes de travail qui touchent son équipe, Expliquer pourquoi ces outils et processus existent, Renforcer ces outils et processus en encourageant l’équipe à les utiliser. Il n’y a rien de pire que de présenter de bons processus et une belle structure opérationnelle sur PowerPoint et de se rendre compte que personne ne connait cette structure ou ne suit ces processus. C’est là que vous comprenez l’importance de notre dernière sphère. La sphère du « leadership » Savoir influencer et être bon en gestion ne suffit pas, il faut aussi savoir mener des projets stratégiques, guider son équipe à travers le changement, savoir créer et former des équipes…, en conclusion, il faut savoir mener, avoir du « leadership ». Par exemple, vous pourriez avoir à diriger des sous-groupes de gestionnaires, avoir à former d’autres directeurs à mettre en place des processus et systèmes entre les départements. Si vous ne l’avez jamais fait, vous passez à côté d’une énorme opportunité d’optimisation de votre entreprise. Être un « leader » implique aussi d’avoir la capacité à maintenir en tout temps une vision à long terme, axée sur l’avenir de l’entreprise, tout en réagissant rapidement aux changements qui se présentent à court et à moyen terme. Un « leader » prend le temps de réfléchir à l’impact d’une nouvelle information sur les plans initiaux. Il s’assure de communiquer les raisons du changement et d’expliquer comment ce changement sera déployé. Une fois ce changement déployé, ce sera votre talent de gestionnaire qui aidera au maintien en place de ces nouvelles règles jusqu’au prochain changement. Mais attention à chaque changement mis en place vous devrez conter l’histoire qui explique ce changement afin d’aider votre équipe à l’accepter, vous aurez alors besoin de votre

Comment mieux communiquer avec son équipe?

Je ne sais pas pour vous, mais j’entends souvent les managers et les leaders dire qu’il faut plus communiquer et mieux, mais sans préciser comment. Par conséquent, la communication n’évolue pas et rien ne change. Pour faire changer cela, je vais vous partager dans cet article des techniques qui vont vous aider à communiquer mieux et plus avec votre équipe. D’abord, il faut reconnaître que la communication est essentielle pour le travail en équipe. Si vous êtes seul à faire quelque chose, il n’est pas nécessaire de communiquer avec les autres. À partir du moment où vous travaillez en équipe, alors là c’est une autre histoire. Le propre de la communication est par définition d’interagir avec les personnes qui nous entourent. Dès lors que vous travaillez en équipe et que vous avez un objectif commun, alors la communication devient cruciale. Le niveau de détails dans la communication avec son équipe En fonction de l’équipe avec laquelle vous travaillez, vous remarquerez qu’il est parfois important de partager plus de détails. Ces détails peuvent être relatifs : Aux rôles et responsabilités de chacun, Aux méthodes de documentation, Aux canaux de communication, Au type d’information qu’il faut communiquer sur une base régulière, … Il faut donc comprendre qu’il y a quelques paramètres à considérer pour déterminer le niveau de détails et le rythme de communication qu’il faudra mettre en place avec votre équipe. Ces exemples de questions peuvent vous y aider : Est-ce vous travaillez avec une nouvelle équipe ? Les objectifs de votre équipe sont-ils clairs ? Avez-vous des ressources infinies ? Connaissez-vous les préférences et compétences des membres de votre équipe ? Connaissez-vous votre rôle et votre responsabilité dans votre équipe ? … Il faut savoir que plus l’équipe est nouvellement formée plus vous devez communiquer à propos des éléments comme les objectifs, les ressources, des milestones, les timelines, les méthodes de travail, les compétences et les intérêts de chacun… De plus, n’oubliez pas, il est reconnu qu’il faut entendre au moins 10 fois quelque chose pour que ça soit intégré. Donc, assurez-vous de revenir régulièrement sur ces différents points. Vous ne saurez pas forcément quoi communiquer à votre équipe au départ, commencez simplement en offrant de développer ensemble votre plan de communication. Ne vous inquiétez pas, vous allez pouvoir l’adapter par la suite. Si vous suivez les 5 règles que je vous partage dans cet article, vous pourrez vous vanter d’avoir une excellente communication au sein de votre équipe Règle #1 : Clarifier les différents éléments du projet Pour une meilleure communication, prenez le temps d’éclaircir l’ensemble des éléments qui composent un projet (Qualité, Ressource et Timeline) Notes sur vos responsabilités : Si vous êtes le leader ou même un simple membre de l’équipe, vous avez la responsabilité de communiquer qu’il vous manque de l’information, afin d’aider à accélérer la bonne communication. Si vous êtes le leader, vous devez initier les conversations pendant les meetings avec votre équipe à propos de ces sujets d’organisation. Le plan de communication avec votre équipe En gestion de projet, on parle souvent de plan de communication. C’est dans ce plan que l’on détermine le rythme de synchronisation minimum. C’est celui-ci qui jettera les fondations de la communication de votre équipe. Pour certains des objectifs que vous avez définis, il faut se rencontrer tous les jours, pour d’autres objectifs il faut se voir toutes les semaines, pour d’autre tous les mois, tous les semestres ou encore une fois par année. Tout dépend de la vitesse du projet et de son niveau de détail. Si vous gérez un projet avec beaucoup de détails et qui doit être fait en une semaine, se rencontrer tous les jours sera essentiel. Ensuite, après avoir fixé la fréquence il faut décider les sujets qui seront abordés pendant ces rencontres. C’est souvent ce qui manque dans la communication au seind « une équipe, l’objectif de la synchronisation. Règle #2 : Préparez vos meetings Astuce : Prenez votre plan de communication au sérieux et préparez vos meetings. Créez-vous un document fourre-tout pour votre prochaine rencontre. Dès qu’un élément qui pourrait intéresser votre équipe apparait, identifiez-le. Mon truc personnel est de créer une note privée dans mon agenda au même moment que le meeting. (voir ci-dessous) Utilisez les exemples suivants pour préparer vos rencontres : Une nouvelle information qui change les plans de l’équipe, Des changements survenus dans d’autres projets qui pourraient les affecter. Par exemple des nouvelles méthodes de travail à l’échelle de l’entreprise. Expliquez en quoi ces nouvelles méthodes influencent votre travail, Un nouveau membre d’équipe, Donnez des updates sur vos communications avec le management, Une surprise est survenue … Les surprises et la communication Le travail en équipe a pour objectif d’atteindre un objectif commun en un temps déterminé, à un niveau de qualité particulier, et ce avec des ressources relativement précises. Ce qui est fantastique en gestion de projet et dans la vie, c’est qu’au point de départ nous ne connaissons pas tous les éléments qui influeront sur le projet. La magie du futur est qu’il renferme des surprises. Pour un projet de construction, les intempéries ont une influence. Pour un projet d’innovation nous ne savons pas si la technologie sera capable d’atteindre les résultats attendus, pour un projet d’entreprise nous ne connaissons pas la compétition à venir, la fluctuation des marchés.  Toutes ces variables font que les paramètres évoluent constamment. Il est donc impossible de faire un plan qui ne sera pas réajusté. Étant donné que rien n’est à 100 % stable, il faut accepter le besoin de synchronisation. Règle# 3:  Refaire une mise au point dès qu’il y a un changement de plan. Que cela soit par email, chat, meeting, si vous êtes le leader d’un projet, vous êtes le gardien de l’histoire de votre projet. Tous les changements et les modifications du plan doivent être évalués et à vous ensuite de décider si cette information doit être partagée à l’ensemble de l’équipe ou à une partie. Donc, si vous apprenez que votre collègue a dû faire une modification au plan, vous êtes responsable de vous assurer que ce collège partage cette information à

Comment mieux vivre le changement ?

Il y a une chose dont on peut être certain,  c’est que rien n’est permanent dans la vie, le changement est constant et suit des rythmes variés. D’ailleurs sans en être toujours conscient, nous-mêmes nous changeons, il suffit de regarder la couleur de nos cheveux ou le vieillissement de notre peau pour le constater.  Que l’on monte une entreprise ou une équipe de travail, personne n’est à l’abri du changement. Des choses hors de notre contrôle peuvent arriver et déstabiliser tout ce qui a été bâti. Les décisions, les plans, les habitudes peuvent être chamboulés. Des événements comme les déménagements, les changements de patron ou de poste sont des changements majeurs pour lesquels il n’y a rien d’autre à faire que d’accepter et s’adapter à la nouvelle réalité. Mais qu’en est-il lorsque le changement est subtil ? Que se passe-t-il lorsque l’on passe d’un état à un autre sans trop s’en rendre compte ? Le changement d’état c’est par exemple de :  Passer d’une routine à une autre, Passer d’une méthode de travail à une autre, Travailler avec un nouveau groupe, Changer de travail, Tomber malade, Passer de l’état de célibataire, à être en couple. Type de changements Il existe deux types de changements, Le changement disruptif, Le changement incrémental Le changement disruptif Le changement disruptif est clair et net, c’est le type que vous pouvez percevoir facilement. Par exemple, c’est lorsque vous devenez parent, que vous changez d’emploi, de conjoint, de maison, que vous devenez patron, que vous démarrez une nouvelle entreprise, ou que vous entrez sur le marché du travail pour la première fois… Ce type de changement apporte son lot de défis. Il faut prendre le temps de reconstruire ses routines et trouver ses nouveaux repères. Pendant cette période, il est évident que l’on a besoin de plus d’énergie pour s’adapter. Vous pouvez vous permettre de prendre votre temps pour retrouver vos repères. Certains définissent cela comme de l’empathie envers soi-même, il est facile d’oublier de le faire, mais vous remarquerez qu’il y a souvent un ami pas trop loin pour vous rappeler de ne pas être trop exigeant envers vous-même. Le changement incrémental  « L’adjectif incrémental est généralement utilisé par les informaticiens pour décrire un ajout par palier, petit à petit, afin d’être certain que chaque valeur ajoutée apporte une amélioration sans créer de dysfonctionnement » définition trouvée sur le site linternaute.fr Le changement incrémental est ce changement d’état qu’il est difficile de percevoir. C’est un changement que l’on vit tous les jours. Lorsque vous apprenez à vivre avec votre conjoint, ou à travailler avec votre patron et vos collègues, ou même tout simplement lorsque vous faites votre métier, tous les jours. Sans vous en rendre compte, vous évoluez petit à petit. Le défi de ce type de changement est qu’il vient avec peu de visibilité. Et pourtant il est là dans toutes les sphères de votre vie. Il est encore plus facile de l’oublier et pourtant le changement continu demande aussi de l’énergie. Comment reconnaître le changement continu ? D’abord, pourquoi est-il important de reconnaître le changement subtil et continu ? Parce que cela vous permet de mettre en place des actions pour y faire face. L’élément qui peut vous permettre de détecter ce changement continu et subtil se traduit par un malaise inexpliqué. Vous avez, par exemple, de la difficulté à prendre des décisions sur un sujet alors que vous le faisiez avant. Il se peut aussi qu’il y a encore quelque temps vous arriviez à assister à un meeting sans rien dire, mais maintenant, vous êtes incapable de vous empêcher de participer et vos commentaires ne sont pas toujours aussi clairs que vous le souhaitiez. Vous travaillez avec de nouvelles personnes et vous ne savez plus trop comment agir. Vous vous sentez inconfortable. Et bien cet inconfort vient du fait que l’on est en train de subtilement évoluer. Cela pourrait même créer chez vous un sentiment d’incompétence et vous faire douter de vous-même… Par exemple, votre patron vient de prendre sa retraite, en soit votre travail ne change pas, vous changez simplement de patron. Il s’agit d’un directeur que vous connaissez déjà un peu. Votre approche de vos tâches ne change pas et pourtant au meeting de suivi avec votre nouveau patron, il semble ne pas avoir toutes les informations qui l’intéressent. Vous avez pourtant fourni la même information demandée par votre ancien patron, cela devrait être complet, et pourtant, la rencontre est inconfortable. C’est comme cela que vous réalisez que les détails (les fréquences) qui intéressaient votre patron #1 n’intéressent plus votre patron #2.    En physique, il existe un terme que j’adore pour expliquer ce qui arrive lorsque 2 signaux proches en fréquence se superposent c’est le battement. Le battement — le bruit En physique, le battement est une modulation périodique d’un signal constitué de la superposition de deux signaux de fréquences proches. « Le terme est issu de l’acoustique ; en acoustique musicale, le battement est audible lorsque deux cordes ou tuyaux vibrent à des fréquences dont la différence est entre 0,5 et 5 hertz environ. Les battements peuvent être perçus facilement en accordant un instrument capable de notes tenues. Accorder deux notes à l’unisson produit un effet particulier : tant que les deux notes ont des hauteurs voisines, mais pas identiques, la différence des fréquences produit un battement ; la note résultante est modulée par un trémolo pendant que les sons interfèrent alternativement de manière constructive puis destructive. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Battement_ (acoustique) Après la 3e minute, vous pourrez entendre des exemples de battement. Le bruit dans la vie de tous les jours Pour faire le parallèle entre la physique et la vie de tous les jours, imaginez que vous avez une habitude ou une méthode de travail et que vous voulez la changer, comme par exemple lorsque : Vous êtes passé de la version papier à la version numérique pour votre agenda ou l’écriture de votre journal intime, Vous avez décidé de faire vos to do list sur une application plutôt que sur des Post-it,  Vous avez choisi de vivre seul à nouveau ou

Comment développer la culture de son département?

On me demande de plus en plus, comment je fais pour générer une culture dans mon département. Une culture qui inspire le travail d’équipe et l’innovation, mais surtout qui permet d’en faire plus. Je dois avouer que ce n’est pas une question facile. Puisque c’est une question qui revient souvent, j’ai pensé que vous aimeriez avoir des conseils pour le faire vous-mêmes à votre façon et votre style. Winston Churchill disait : « Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » 1. Être à la fois Manager et Leader  Pour permettre à notre équipe d’innover, il faut nous-mêmes être prêt à innover. En tant que manager nous n’avons pas toujours de projet officiel à gérer, il faut donc voir la gestion de notre équipe comme un projet d’optimisation. Cela stimulera la culture de la responsabilisation et vous pourrez devenir un exemple de création collaborative.  Votre but en tant que leader/manager est d’optimiser : Le bien-être de l’équipe, en alignant les centres d’intérêt avec les tâches et responsabilités à faire, dans la mesure du possible. L’efficacité de l’équipe, en développant les systèmes pour l’organisation de l’équipe et son interaction avec les autres groupes. Il faut voir notre groupe comme un système faisant partie d’un plus gros système, celui que constitue l’entreprise et puis il faut comprendre comment tout s’imbrique. Ensuite il est de notre responsabilité de développer les systèmes et réseaux et de les partager avec notre équipe. Exemple de système Prenons comme exemple de système le corps humain, votre département est responsable de la marche. Il est constitué principalement des jambes, des pieds et du corps, mais pour être capable de marcher, il faut aussi utiliser les muscles, les os, le sang et le centre de contrôle (le cerveau)… Tous ces composants pourraient faire partie de votre équipe ou être inclus dans d’autres départements.  Votre département n’est pas seul et il a des interactions avec les autres c’est pourquoi il est essentiel d’identifier quelles sont vos responsabilités propres et les responsabilités que vous partagez avec les autres départements. Et comme la structure organisationnelle d’aujourd’hui ne sera pas forcément la structure de demain vous aurez constamment à vous ajuster. C’est une responsabilité de tous les jours, votre travail d’adaptation sera constant puisque toutes les organisations sont organiques et vivantes.  Soyez un leader plutôt qu’un simple manager. Poussez votre équipe à participer au développement de vos systèmes et encouragez-les à les utiliser. Pour plus de détails, sur comment monter un département, allez lire un de mes articles phares. Comment améliorer son département grâce au management d’équipe ?   2. Être discipliné Il faut toujours faire attention de faire ce que vous vous êtes engagé à faire, de mettre en place que ce vous avez décidé en équipe. Respectez vos décisions en équipe, soyez disciplinés. Et si vous devez changer le plan, dites pourquoi (Cf. le point 3. de cet article)  Une fois que vos systèmes et réseaux seront développés (j’entends par systèmes et réseaux, les processus, les outils de travail, les liens avec les autres départements, la documentation…), il faut être discipliné et les maintenir à jour. Vous avez travaillé fort avec votre équipe pour les mettre en place, vous avez la responsabilité en tant que leader de faire les suivis et encourager les suivre ces procédures et méthodes par votre équipe. La clé ici est de répéter l’importance de ces systèmes et les méthodes à suivre!!  Cette rigueur aide à devenir efficace et permet à tous de ce fier les uns aux autres et par conséquent, cela va générer une culture du respect et du travail d’équipe, dans laquelle ce que l’on fait est important.  « What we do must matter », ce que l’on fait doit avoir de l’importance  Il est important de ne pas demander à votre équipe de faire une mise à jour ou un rapport si vous n’allez pas l’utiliser, mais il peut être important de lui demander de mettre à jour des bases de données si elles aident, par la suite, à prendre des décisions éclairées, ou permettent de ne pas refaire 2 fois la même chose. N’oubliez pas la discipline de l’amélioration continue  Ensuite, il faut identifier lorsque la méthode ou le système mis en place doit être amélioré. Il faut oser parler des mauvais côtés des méthodes mises en place afin de comprendre comment vous pouvez les améliorer. Par expérience, une équipe qui sait que l’on peut changer ses méthodes et systèmes et qu’il y a une personne responsable de ces systèmes fait que son adaptation aux changements devient extrêmement facile. L’équipe saura que si ça ne marche pas, il sera toujours possible de faire des changements. Les problèmes sur ce point peuvent apparaître si le leadership et l’autorité au niveau des responsabilités ne sont pas clairs. Soyez néanmoins vigilant de ne pas faire des changements trop souvent, car, généralement il faut un peu de temps pour qu’une équipe et les systèmes entre les équipes fonctionnent bien, idéalement allez-y par paliers. 3. Être courageux et transparent, soyez vous-même Un véritable leader doit être lui-même avec ses défauts et ses qualités. Il doit être bien dans sa peau et ne pas avoir peur de s’exprimer et de proposer ses idées, sa vision. Lorsqu’une équipe voit son manager être courageux, cela forge le respect et incite l’équipe à vouloir faire la même chose. Vous allez insuffler une culture dans laquelle être soi-même sera valorisé. Vous entendez souvent parler du pouvoir de la diversité, mais c’est simplement en commençant par accepter sa propre diversité que l’on commence toucher à ce réel pouvoir.  En étant authentique, honnête et transparent, vous inspirerez votre équipe à faire la même chose. Par conséquent, l’équipe sera plus rapide, car elle aura confiance, elle saura que les difficultés de chacun seront respectées et surtout bien accueillies.   Expliquez toujours vos décisions, c’est ça être transparent. Même si les membres de votre équipe ne sont pas d’accord, ce n’est pas grave, au moins ils comprendront mieux le contexte et pourront vous aider à leur façon à apprendre et

Comment gérer son équipe à distance ?

Il existe plusieurs façons de gérer des équipes et selon votre type de management et les objectifs établis, vous aurez sûrement des méthodes différentes surtout si vous devez les gérer à distance. Il n’existe pas qu’une seule recette, mais pour déterminer celle qui vous permettra de faire de vous un bon gestionnaire, il y a quelques points à déterminer. D’abord vérifier quelles sont vos responsabilités en tant que gestionnaire. En voici quelques exemples : Créer et maintenir une culture solide, Maximiser les résultats de l’équipe tout en respectant les limites de chacun, Motiver l’équipe à atteindre un but commun, Améliorer constamment les méthodes de travail pour rendre son équipe plus efficace que cela soit au niveau de la vitesse d’exécution et/ou de la qualité du travail, Diviser le travail en fonction des capacités et intérêts de chaque membre de son équipe, Garder son équipe engagée, … Dès que vous pouvez définir clairement vos responsabilités en tant que gestionnaire, il est alors possible de mettre des actions en place, et ce, que vos équipes soient à distance ou non. La différence avec des équipes à distance sera qu’il faut être plus délibéré et intentionnel dans vos actions. Travailler dans le même environnement permet parfois d’atteindre ses objectifs sans vraiment en prendre pleinement conscience. Il peut donc être particulièrement difficile d’atteindre vos objectifs s’ils ne sont pas clairs et si les moments passés avec votre équipe ne sont pas optimisés pour être des conversations avec un impact fort. Pour optimiser vos conversations, il faut : Avoir la bonne attitude, Poser les bonnes questions,  Devoir gérer à distance va vous obliger à réfléchir à votre mode de communication et à devenir un gestionnaire pleinement conscient. 1. La bonne attitude pour gérer à distance La confiance Une des questions qu’un gestionnaire responsable d’une équipe délocalisée se pose est de savoir comment mesurer la productivité. Il est évidemment plus difficile de le faire en regardant du coin de l’œil. Même si vous ne pouvez peut-être pas voir ce que font les membres de votre équipe, vous pouvez toujours : Fournir les informations dont ils ont besoin, Assigner des tâches, Et vérifier la réalisation de ces tâches comme vous l’avez toujours fait. Comme vous n’êtes pas sur place pour vérifier le processus de la même façon, votre évaluation devra être basée sur les résultats. L’ingrédient clé dans cette situation est la confiance, la confiance est encore plus importante lorsque l’on gère une équipe à distance. Il n’y a aucune raison de croire que, dans cet environnement à distance, les gens ne font pas le travail qui leur a été assigné. Le travail à distance existe depuis très longtemps et la technologie actuelle permet à chacun de faire son travail correctement et aussi de collaborer avec succès. « La meilleure façon de savoir si vous pouvez faire confiance à quelqu’un est de lui faire confiance. » Ernest Hemingway Le bon ton Lors de tous vos meetings, (1:1, meetings d’équipe, meetings de gouvernance, meetings de gestion de projet…) n’oubliez pas d’afficher un sourire chaleureux, de rire de temps en temps et de conserver un ton amical et engageant. Lors de réunions informelles, vous pouvez même créer une connexion un peu plus personnelle en tournant la caméra sur votre chien couché à vos pieds par exemple. Dans des contextes plus formels, vous pouvez commencer la réunion avec une histoire personnelle ou demander aux gens de partager d’où ils appellent pour créer un sentiment de connexion et une ambiance plus chaleureuse. Le soutien Si votre équipe vient de passer brusquement à une situation de travail à distance (confinement Covid-19 par exemple !), il est important d’offrir des encouragements et un soutien émotionnel. Reconnaissez la pression que tout le monde subit, écoutez les angoisses et les préoccupations de chacun et compatissez avec eux lorsqu’ils traversent des situations plus difficiles. L’empathie et l’écoute dans ces situations sont les éléments clés pour donner du soutien. Adoptez une approche à deux volets : reconnaissez le stress et l’anxiété que les gens peuvent vivre et affirmez également votre confiance en l’équipe. 2. Les bonnes questions Il n’est jamais facile de parler des vrais problèmes et c’est encore plus ardu lorsque les personnes avec qui nous devons aborder ces sujets sont à distance. D’abord, il faut avoir confiance et ensuite il faut avoir l’énergie et le courage d’être vulnérable. Pour générer des conversations profondes, il y a quelques questions qui permettent d’y arriver sans pour autant donner l’impression de se plaindre. Personne n’aime se plaindre, mais si votre employé apprécie et accueille la discussion comme un guide dans son travail et bien la situation se transforme en collaboration et travail d’équipe, et donc en trésor. Objectifs des questions Les questions que je vais vous proposer plus bas vont vous permettre de : Développer votre relation de travail en comprenant les préférences  de vos employés, de découvrir ce qui les stimule et comment ils aiment gérer leur temps (fréquence et vitesse), Trouver des pépites pour améliorer votre communication et vos processus, Identifier l’état d’esprit et la motivation de vos collègues.  Le but est de stimuler la conversation et aller chercher des signaux qui vous permettront de savoir si vous allez dans la bonne direction ou si vous devez vous ajuster pour atteindre vos objectifs de gestionnaire définis plus haut. Structure des questions Les questions sont structurées par thèmes et sont là, davantage pour vous inspirer, il n’est pas nécessaire de toutes les poser. Et, comme vous le savez maintenant, la clé c’est le temps, je les ai donc, dans un premier temps regroupées en trois groupes,  l’analyse du passé, du présent et du futur. Cela permet de comprendre l’évolution dans le temps. Et ensuite, j’ai crée 3 sous-catégories : Objectif, Communication et Énergie car avoir des questions concernant les objectifs aident à identifier s’ils sont clairs ou si vous avez des ajustements à faire pour les atteindre. Les questions concernant la communication permettent d’apprendre si l’on doit s’ajuster dans notre façon de communiquer. Et les questions concernant l’énergie aident à comprendre le niveau de motivation et de

Comment booster son leadership et sa carrière ?

Il ne faut pas forcement être carriériste pour avoir envie de développer son leadership et « booster » sa carrière. Il suffit juste d’être humain. Développer sa carrière et son leadership ne veut pas forcément dire monter en hiérarchie, ou augmenter son salaire, cela veut aussi dire faire continuellement ce qui nous plaît. Et honnêtement, tout le monde est toujours partant pour un peu de changement, alors voici comment se stimuler continuellement ! La destination et la procrastination Il est toujours bon de réfléchir à la direction que vous souhaitez donner à votre carrière et à son importance, mais vous pouvez dès maintenant « booster » votre carrière sans savoir où vous allez. Plus besoin de procrastiner et vous dire : « Je ne peux pas développer ma carrière, car je ne sais pas ce que je veux faire ». C’est peut-être difficile à croire, mais dès que vous serez dans le bon état d’esprit (ce que je vais vous aider à mettre en place avec quelques astuces), vous allez automatiquement avancer et développer votre carrière, avec ou sans destination en tête. L’avantage d’avoir votre esprit en mode développement c’est qu’il vous permet de voir de nouvelles choses et d’apprendre ce qui vous plaît en chemin. Un peu comme si vous partiez en voyage, et que pendant ce dernier, vous découvriez et appreniez ce que vous aimez. Donc pas besoin d’une destination précise, juste besoin d’avancer et d’apprendre en chemin. Cette attitude vous permettra d’être à l’écoute. Si vous avez néanmoins déjà une « destination » en tête, c’est très bien, car cela vous facilitera probablement la tâche au moment de faire des choix. Les astuces que je vais vous présenter dans cet article seront aussi intéressantes pour vous, mais faites attention de rester à l’écoute pendant le processus, car il est possible que la destination finale ne soit pas la bonne. Un exemple concret À 7 ans, je voulais être astronaute,  je savais que je voulais aller dans l’espace, rien d’original me direz vous, car beaucoup d’enfants rêvent de devenir astronaute. Mais dans mon cas, c’était vraiment sérieux. J’ai même demandé à un voisin qui étudiait en philosophie à l’université, ce qu’il fallait faire pour être astronaute, il m’a expliqué l’importance des études, mais aussi celle des activités à faire en parallèle. J’ai appliqué tous les conseils qu’il m’avait donnés pour y arriver : l’apprentissage de la musique, des langues, la pratique intensive de sports, les études en aéronautique, j’ai même fait partie des cadets de l’air, et suivi des cours de leadership… mais un jour j’ai découvert que j’avais besoin de lunettes et ce fût la fin de mon rêve. Par contre, tout ce que j’avais acquis m’a servi et m’a mené à faire des études en génie physique… J’ai transformé mon rêve d’être astronaute en rêve de développement de technologies et grâce à ce parcours, j’ai eu la chance de fabriquer des avions, de développer la play station 3, de créer une pile à combustible planaire… Rebondissement dans ma carrière Mais un jour, mon frère m’informe que je pourrais appliquer de nouveau. Il y avait lu qu’il y avait des postes ouverts au Canada et qu’ils acceptaient les gens qui avaient subi une opération au laser pour corriger leur vue et qui donc ne portaient plus de lunettes. J’ai eu une boule au ventre, wow ! ma destination initiale était de retour. Les bonnes habitudes que j’avais prises durant ma jeunesse étaient restées et mes choix de carrière étaient 100 % compatibles avec mon désir de devenir astronaute. J’ai donc appliqué. Il m’a fallu 8 heures pour répondre aux questions du dossier d’application et envoyer mon CV. J’ai pu franchir la première étape et passer les premiers tests. Mon CV était exemplaire, car sans le savoir et sans le faire consciemment, mes choix de vie et de carrière étaient en adéquation avec les profils recherchés pour les postes d’astronaute. Par exemple, le simple fait d’avoir vécu à l’étranger, d’avoir pratiqué des sports comme l’escalade, d’avoir fait du théâtre et dirigé des équipes de recherche en milieu manufacturier était des atouts considérables pour mon profil. Mais malgré ma réussite des tests et mon expérience, j’ai été refusée pour raisons médicales. Au moins j’étais allée au bout de mon rêve. Qui aurait cru que j’irais si loin?  En tout cas, pas moi à 17 ans, car je pensais vraiment avoir perdu mon rêve à cause de mes lunettes. Déception ou pas ? Suis-je malheureuse ? Non pas du tout, la destination m’a aidé à prendre des décisions et m’a influencé. Même si pendant un moment, je n’avais plus de destination, j’ai toujours adoré ce que je faisais. Aujourd’hui, je suis directrice de recherche appliquée en intelligence artificielle, c’est tellement intéressant. Alors destination ou pas, l’état d’esprit est le concept clé ! Arrêtons de procrastiner pour avancer et qui sait où notre vie nous guidera. Quel est le bon état d’esprit pour booster sa carrière ? Si vous avez déjà lu d’autres articles sur le sujet, vous avez sûrement appris qu’il faut: Avoir la bonne attitude, une attitude positive par exemple Être curieux, Se développer au niveau personnel, Aller chercher de nouvelles compétences et connaissances, Oser prendre des risques, Travailler dans une entreprise qui a les mêmes valeurs que vous, Se rappeler que vous êtes responsables de votre carrière et non votre patron … Tout cela donne un état d’esprit qui encourage le développement, le déplacement, mais rien d’autre. Ce sont des caractéristiques qui vous permettront d’évoluer dans le temps tout simplement. Avoir le bon état d’esprit, c’est avoir un esprit qui a envie de constamment évoluer.  Mais comment fait-on pour évoluer un peu tous les jours ? Pour cela, il faut comprendre quelques concepts simples et ce sont ces concepts qui, au fil du temps, vous feront tendre vers de bonnes habitudes. Avec ces bonnes habitudes, vous pourrez faire ce qu’il faut pour booster votre carrière. Mettre en place les bonnes habitudes 4 concepts Concept 1 : Nous sommes tous des pianos  Constamment ajouter des fréquences Il y a quelques mois, je vous ai partagé un article qui explique que