Comment travailler avec un patron incompétent ?

Avant de commencer, prenez note que dans cet article, l’utilisation du masculin est faite sans discrimination et uniquement dans le but d’alléger le texte. Ces dernières années, j’ai eu de nombreuses discussions avec certains de mes lecteurs quant aux différents comportements des patrons. Honnêtement, à chaque fois, cela me fait réfléchir à mon propre comportement en tant que gestionnaire. Je suis souvent surprise de voir à quel point les gestionnaires semblent ne pas connaître leurs responsabilités. J’ai donc commencé à réfléchir à ce qui différenciait un bon patron d’un patron incompétent. Dans mon article de la semaine dernière, je vous partageais les 3 sphères importantes pour être un bon directeur. Le but de mon article est évidemment de vous aider à devenir de bons gestionnaires, mais je ne peux vous cacher que cet article était en réponse aux frustrations que plusieurs d’entre vous vivent à cause de patrons incompétents. Il n’y a pas de recette miracle pour devenir un bon gestionnaire, et le seul contrôle que vous avez est celui que vous avez sur vous-même. Vous comprenez donc qu’il n’est pas évident de changer son patron. Vous avez beaucoup plus de chance de changer votre point de vue sur la situation. Donc, voici quelques conseils pour vous y aider. 1. Prenez le temps d’identifier les lacunes Vous trouvez que votre patron est incompétent, est-ce une impression générale ? Où vous savez à quel niveau ? Si vous être capable d’identifier ses lacunes, vous avez beaucoup plus de chance de prendre les bonnes actions. Voici quelques exemples de situations : Il est incapable de vous aider à vous développer dans vos compétences ou votre cheminement de carrière, Vous manquez d’autonomie, il est impossible pour vous de prendre des décisions sans lui donner tous les détails. Même les détails pour lesquels vous pensiez être responsable, Il vous demande souvent des tâches sans vous donner le contexte et en urgence, il manque d’organisation, Il semble régulièrement oublier ce qu’il vous a demandé, ou les décisions qu’il a prises, Il ne retient pas les éléments importants dont vous avez besoin pour faire votre travail, Il ne vous supporte pas quand vous avez fait une erreur, ou pris une décision difficile, Il vous demande quelque chose et le lendemain sans raison, il décrète que c’est obsolète et vous revient avec une nouvelle demande, Vous n’arrivez pas, même après un certain temps, à comprendre votre niveau de responsabilité ou même celui de votre patron, Lors de chacune de vos rencontres, vous marchez sur des œufs, ne sachant pas comment il va réagir à vos décisions Vous ne pouvez pas prendre des décisions sans lui en parler d’avance et même en lui en parlant à l’avance il oublie et vous tombe dessus pour ne pas lui en avoir parlé. Il semble dangereux de prendre des initiatives, Vous lui présentez des faits et des observations afin qu’il puisse faire son travail et régler des problèmes, mais il nie le problème ou pire vous demande de le régler, même si vous ne possédez pas le bon niveau d’autorité. Il est important de prendre le temps d’identifier ce qui ne va pas, écrivez des exemples précis. Vous constaterez que comprendre la problématique vous aidera à reprendre le contrôle sur ce qui est en votre pouvoir. Ce simple exercice aide à passer de la réaction à l’action. 2. Les causes de l’incompétence Il y en a plusieurs, il serait impossible de toutes les énumérer, mais voici les principales : Votre gestionnaire manque de confiance en lui-même, ou en vos capacités, Il ne comprend pas son niveau d’autorité et ses responsabilités. Si c’est son cas, votre patron ne pourra pas vous déléguer de tâches par exemple ou être clair avec vous. II n’écoute pas, Il est trop occupé et surchargé, donc il est impossible pour lui de prendre ses responsabilités, il n’a plus d’énergie disponible. Avez-vous remarqué qu’il n’y a, dans cette liste, aucun point concernant des compétences techniques. Tout est en lien avec la connaissance de ses limites et de son rôle. En d’autres termes pour ceux qui me suivent depuis un moment, la base de l’incompétence, autant pour un patron que pour un collègue, vient du fait qu’il ne maîtrise pas son niveau de détail. Pour contrer cette situation, il faut intégrer les 3 sphères qui font un bon directeur/gestionnaire : L’influence La gestion Le « leadership » 3. Déterminez votre pouvoir Il est impossible de changer les autres, le seul pouvoir que vous avez consiste à essayer d’influencer le changement ou de changer votre point de vue. 3a. Influencer le changement. Étant donné que vous avez identifié ce qui ne va pas, il est possible de passer à l’action et d’essayer d’influencer votre patron. Cette étape n’est jamais facile et demande beaucoup de courage. Voici quelques astuces pour augmenter vos chances de réussite : Influencez en privé, Ne parler jamais en mal de votre patron autour de vous, vous ne savez pas qui sont les personnes qui l’apprécient et cela pourrait se retourner contre vous, Exprimer vos attentes et donner des exemples, Ne posez pas d’ultimatum, mais assurez-vous que votre gestionnaire ait compris l’importance de votre feedback, que c’est très important pour vous. 3 b. Changer votre point de vue Voici quelques questions pour vous aider à regarder la situation dans son ensemble. Est-ce que mes attentes sont réalistes ? Est-ce que je suis trop exigeant ou ma définition de ce qu’est un bon patron est-elle trop rigide ? Suis-je dans la bonne compagnie ? La culture, le produit me conviennent-ils ? Suis-je fière de mon entreprise ? Puis-je limiter mes interactions avec mon patron ? Y aurait-il un autre département dans l’entreprise qui me plairait ? Puis-je me réseauter à l’intérieur de l’entreprise ? Est-ce que ce poste m’apporte quelque chose de positif ? Par exemple, d’excellents collègues, de nouveaux apprentissages, un nouveau titre, de nouvelles expériences… si oui, ces avantages valent-ils la peine de travailler pour un patron incompétent ? Le style de gestion de mon patron est-il compatible avec le mien ? Si vous n’aimez ni votre patron ni votre entreprise, changez d’emploi. Parfois simplement changer de
5 secrets pour une motivation constante

Vous avez sûrement déjà croisé des personnes perpétuellement motivées, énergisantes et enthousiastes, ces personnes semblent avoir une source de motivation constante. Elles ne semblent pas avoir de soucis à rester captivées par ce qu’elles font et semblent pouvoir finaliser presque tout ce qu’elles entreprennent. Vous voulez savoir comment font ces personnes pour être constamment motivées. En fait, les personnes très motivées développent des habitudes qui génèrent constamment une nouvelle motivation, donc le secret de la motivation réside dans la mise en place de quelques habitudes. Pour conserver votre motivation, je vous encourage à instaurer dans votre vie les habitudes suivantes : 1. Gérez votre énergie, pas votre temps. La motivation n’est pas un problème de temps. C’est un problème d’énergie. Vous pouvez avoir à votre disposition tout le temps possible, si vous faites des choses qui vous drainent votre énergie, vous ne vous sentirez pas motivé. Il vous est probablement déjà arrivé de devoir travailler un samedi matin sur un projet qui vous tient à cœur. Vous devant vous tout votre samedi pour le faire, et pourtant vous préférez faire plein d’autres choses moins importantes, vous vous lancez même dans le ménage par exemple. Vous vous demandez pourquoi vous procrastinez ? Il y a plusieurs raisons potentielles, mais souvent, la plus importante est que vous manquez d’énergie. Vous êtes pourtant motivé, mais il vous manque l’énergie pour le faire. Votre semaine vous a drainé et lorsqu’il est temps de se concentrer sur ce projet, vous n’avez plus de jus. Il est donc important d’apprendre à gérer son énergie pour rester motivée et énergisante. D’ailleurs, si vous voulez en apprendre plus sur le concept de l’énergie, je vous invite à aller lire les deux articles suivants : Ce premier article vous propose un concept visuel pour vous aider à gérer votre énergie L’énergie un concept fondamental en gestion du temps et ce deuxième article vous explique comment optimiser et retrouver son énergie. Comment optimiser et retrouver son énergie ? En résumé, il ne suffit pas d’avoir le temps de faire les choses, il faut aussi savoir gérer son énergie. Vous remarquerez aussi que lorsque vous faites des choses importantes pour vous, vous avez plus d’énergie sur le long terme. Comment développer cette habitude de gestion de l’énergie ? Personnellement, depuis quelque temps, j’ai trop souvent oublié de me concentrer sur des actions qui m’énergisent. Faire des compromis, sur une semaine c’est vivable, mais sur des mois ce n’est pas bon. Je peux vous dire que je suis épuisée et que je manque cruellement de motivation. C’est sans compter le niveau de stress dans mon corps et mon esprit qui est monté en flèche. J’ai cessé cette bonne habitude qui consiste à gérer mon énergie et les conséquences sur ma motivation sont désastreuses. Il est grand temps que je réinstaure pour moi-même les bons conseils que je vous partage. Donc, pour reprendre le contrôle de son énergie, il faut : Ralentir, prendre une pause afin de pouvoir prendre le temps de faire ressortir ce qui est essentiel pour vous, Dire non, à ce qui n’est pas essentiel et qui ne contribue pas à augmenter votre niveau d’énergie, Déléguer ce qui vous draine votre énergie le plus que possible, S’assurer d’avoir une bonne hygiène de vie, bien dormir, bien manger, relaxer et faire de l’exercice, Pensez par ralentir, il n’y a vraiment que ça qui vous aidera à faire ressortir ce qui compte et à retrouver l’énergie et la motivation. 2. Entourez-vous de modèles Si vous voulez vous sentir plus motivé et énergisé dans votre vie, entourez-vous de personnes énergisantes, en fait qui vous donne de l’énergie. Vous êtes la moyenne des cinq personnes avec lesquelles vous passez le plus de temps.– Jim Rohn Citation de Jim Rohn qui est un conférencier célèbre pour ses interventions en développement personnel. En clair, si vous vous sentez épuisé après avoir discuté avec quelqu’un c’est sûrement que cette personne n’est pas une personne à garder dans votre entourage. Les amis qui vous stimulent sont souvent les amis qui : Sont inspirants par leur façon d’être, ils deviennent facilement des modèles à suivre, Possèdent des points de vue différents, et lorsqu’ils vous les partagent vous vous sentez grandit et non diminué. Il ne s’agit pas de faire un concours de points de vue, mais bien de les partager, Vous incluent dans leurs projets ou aventures (Ex. : weekend de camping, voyage, conférence, spectacle…) Vous aident à prendre soin de vous, ils vous encouragent à faire du sport, de la méditation, du yoga, à aller au spa… Vous écoutent quand ça ne va pas, sans vous juger .. Comment savoir s’entourer de modèles qui vont vous motiver ? Faites la liste des personnes que vous côtoyez le plus et répertoriez ce qu’ils apportent à votre vie. Manque-t-il quelque chose sur votre liste ? Du sport, de la détente, de la stimulation intellectuelle … Une fois ces manques définis, regardez si vous avez une personne dans votre entourage qui pourrait vous encourager à faire plus de ce qu’il vous manque. Et pour avoir une idée claire de ce qui manque, n’oubliez pas aussi de vous projeter dans le futur. Qui aimeriez-vous être dans quelques années ? Pour le savoir, prenez le temps de voyager dans le futur et voici un article qui vous aidera à le faire. Notre corps est une machine à voyager dans le temps 3. Célébrez vos succès Il ne faut jamais négliger l’impact que la pensée peut avoir sur vous. Naturellement l’humain réfléchit en priorité à ce qui est à améliorer. Mais il ne faut pas négliger de célébrer nos succès. La tendance naturelle est de se concentrer sur ce qui ne va pas bien, ce comportement a un impact incroyablement négatif sur la motivation. Selon le chercheur en relations John Gottman, le rapport magique est de 5 à 1. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que pour chaque sentiment ou interaction négative, il doit y avoir cinq sentiments ou interactions positifs pour rééquilibrer. Vous savez aussi qu’en psychologie humaine, les comportements suivis d’une
Comment devenir un excellent directeur ?

Quelle est, selon vous, la définition d’un excellent directeur/manager ? Chacun peut avoir sa propre description et avoir ses préférences quant au style de gestion. Mais selon moi, les excellents directeurs sont des personnes qui ont la capacité de prendre des décisions importantes rapidement tout en gardant le cap sur la stratégie de l’entreprise. Alors, si vous aussi vous souhaitez pouvoir prendre des décisions rapidement tout en gardant le cap, il faudra vous assurer de bien balancer les 3 sphères suivantes de votre métier : L’influence La gestion Le « leadership » La sphère de l’influence Pour être un bon directeur, il faut avoir de l’influence et savoir en user efficacement sur ses supérieurs hiérarchiques, sur d’autres directeurs/managers et sur les équipes de son organisation. Le directeur a souvent besoin d’amener d’autres directeurs à le soutenir dans ses plans d’organisation, étant donné qu’il y a souvent des interactions entre les groupes. Grâce à son influence, un bon directeur peut les amener à suivre les processus et les systèmes d’interconnections avec les autres départements par exemple. Il arrive aussi parfois que le directeur ne puisse pas prendre seul certaines décisions, il aura alors besoin de l’appui des autres directeurs ou de son patron. L’important ici est de prendre des décisions alignées qui donnent aux équipes des instructions claires pour qu’elles puissent avancer ensemble. Si les décisions sont contradictoires ou mal synchronisées, les équipes ressentiront un manque d’alignement du management et perdront confiance en votre capacité à diriger. L’importance des relations dans la sphère de l’influence Le directeur doit aussi pousser son équipe à suivre la culture de l’entreprise, il doit motiver les membres de son équipe à contribuer à la mission et la vision de l’entreprise. Il arrive de penser, à tort selon moi, que le plus important est d’influencer ses supérieurs, mais en réalité, il faut savoir influencer dans toutes les directions. Pour développer son influence, il faut développer ses relations avec les autres et il faut être à l’affût des enjeux du marché et de l’entreprise. Il n’y a rien de pire que d’influencer sans maîtriser le contexte entourant l’entreprise. Savoir utiliser son influence aide à mobiliser et stimuler l’organisation au bon rythme. Une fois cette capacité à influencer maîtrisée, il faut savoir aussi établir des objectifs ambitieux, mais réalistes, savoir mettre en place des structures opérationnelles hautement efficaces et s’entourer d’équipes fortes. Ce qui nous mène à la deuxième sphère à travailler pour être un bon directeur. La sphère de la gestion Savoir influencer ne suffit pas à faire naître les idées et les décisions. Savoir aussi opérationnaliser la vision et la stratégie de l’entreprise est important. En tant que directeur, vous avez la responsabilité de gérer, organiser et mettre en place les systèmes. Bien sûr que vous pouvez déléguer et je vous y encourage, par contre, vous êtes celui qui gère la vue globale de l’ensemble des éléments à mettre en place pour prendre les décisions stratégiques. Par conséquent, pour être un bon directeur vous devrez savoir identifier, améliorer et suivre les processus et systèmes qui vous permettront d’accomplir la vision de l’entreprise. Vous devrez être capables d’identifier les méthodes à mettre en place. Le but étant de permettre à votre équipe de bien s’organiser et d’interagir efficacement avec les autres. Voici la liste des aspects de la gestion dont le directeur est responsable : L’élaboration et la création des procédures, processus et systèmes (penser aux interconnexions intra et extra départementales), Développer les compétences de son équipe, La mise en place des outils de travail, Le tissage des liens avec les autres équipes, Le développement de canaux de communication efficaces En développant les outils et les processus, cela permet de réagir rapidement aux changements et cela aide à maintenir l’efficacité de l’équipe à court et long terme. Identifier les personnes responsables de ces processus et systèmes est primordial pour permettre une amélioration continue et le partage de l’autorité. J’ai déjà travaillé dans une entreprise où le processus d’achat était tellement compliqué que personne ne savait qui avait le pouvoir de le changer. Dans ce cas-ci, le manque de leadership sur le système expliquait sa lenteur. La mise en place des bons outils et processus ne suffit pas complètement, un bon directeur et un bon gestionnaire doivent : S’assurer que tout le monde soit formé à les suivre, Être capable d’expliquer l’ensemble des processus et méthodes de travail qui touchent son équipe, Expliquer pourquoi ces outils et processus existent, Renforcer ces outils et processus en encourageant l’équipe à les utiliser. Il n’y a rien de pire que de présenter de bons processus et une belle structure opérationnelle sur PowerPoint et de se rendre compte que personne ne connait cette structure ou ne suit ces processus. C’est là que vous comprenez l’importance de notre dernière sphère. La sphère du « leadership » Savoir influencer et être bon en gestion ne suffit pas, il faut aussi savoir mener des projets stratégiques, guider son équipe à travers le changement, savoir créer et former des équipes…, en conclusion, il faut savoir mener, avoir du « leadership ». Par exemple, vous pourriez avoir à diriger des sous-groupes de gestionnaires, avoir à former d’autres directeurs à mettre en place des processus et systèmes entre les départements. Si vous ne l’avez jamais fait, vous passez à côté d’une énorme opportunité d’optimisation de votre entreprise. Être un « leader » implique aussi d’avoir la capacité à maintenir en tout temps une vision à long terme, axée sur l’avenir de l’entreprise, tout en réagissant rapidement aux changements qui se présentent à court et à moyen terme. Un « leader » prend le temps de réfléchir à l’impact d’une nouvelle information sur les plans initiaux. Il s’assure de communiquer les raisons du changement et d’expliquer comment ce changement sera déployé. Une fois ce changement déployé, ce sera votre talent de gestionnaire qui aidera au maintien en place de ces nouvelles règles jusqu’au prochain changement. Mais attention à chaque changement mis en place vous devrez conter l’histoire qui explique ce changement afin d’aider votre équipe à l’accepter, vous aurez alors besoin de votre
Comment mieux communiquer avec son équipe?

Je ne sais pas pour vous, mais j’entends souvent les managers et les leaders dire qu’il faut plus communiquer et mieux, mais sans préciser comment. Par conséquent, la communication n’évolue pas et rien ne change. Pour faire changer cela, je vais vous partager dans cet article des techniques qui vont vous aider à communiquer mieux et plus avec votre équipe. D’abord, il faut reconnaître que la communication est essentielle pour le travail en équipe. Si vous êtes seul à faire quelque chose, il n’est pas nécessaire de communiquer avec les autres. À partir du moment où vous travaillez en équipe, alors là c’est une autre histoire. Le propre de la communication est par définition d’interagir avec les personnes qui nous entourent. Dès lors que vous travaillez en équipe et que vous avez un objectif commun, alors la communication devient cruciale. Le niveau de détails dans la communication avec son équipe En fonction de l’équipe avec laquelle vous travaillez, vous remarquerez qu’il est parfois important de partager plus de détails. Ces détails peuvent être relatifs : Aux rôles et responsabilités de chacun, Aux méthodes de documentation, Aux canaux de communication, Au type d’information qu’il faut communiquer sur une base régulière, … Il faut donc comprendre qu’il y a quelques paramètres à considérer pour déterminer le niveau de détails et le rythme de communication qu’il faudra mettre en place avec votre équipe. Ces exemples de questions peuvent vous y aider : Est-ce vous travaillez avec une nouvelle équipe ? Les objectifs de votre équipe sont-ils clairs ? Avez-vous des ressources infinies ? Connaissez-vous les préférences et compétences des membres de votre équipe ? Connaissez-vous votre rôle et votre responsabilité dans votre équipe ? … Il faut savoir que plus l’équipe est nouvellement formée plus vous devez communiquer à propos des éléments comme les objectifs, les ressources, des milestones, les timelines, les méthodes de travail, les compétences et les intérêts de chacun… De plus, n’oubliez pas, il est reconnu qu’il faut entendre au moins 10 fois quelque chose pour que ça soit intégré. Donc, assurez-vous de revenir régulièrement sur ces différents points. Vous ne saurez pas forcément quoi communiquer à votre équipe au départ, commencez simplement en offrant de développer ensemble votre plan de communication. Ne vous inquiétez pas, vous allez pouvoir l’adapter par la suite. Si vous suivez les 5 règles que je vous partage dans cet article, vous pourrez vous vanter d’avoir une excellente communication au sein de votre équipe Règle #1 : Clarifier les différents éléments du projet Pour une meilleure communication, prenez le temps d’éclaircir l’ensemble des éléments qui composent un projet (Qualité, Ressource et Timeline) Notes sur vos responsabilités : Si vous êtes le leader ou même un simple membre de l’équipe, vous avez la responsabilité de communiquer qu’il vous manque de l’information, afin d’aider à accélérer la bonne communication. Si vous êtes le leader, vous devez initier les conversations pendant les meetings avec votre équipe à propos de ces sujets d’organisation. Le plan de communication avec votre équipe En gestion de projet, on parle souvent de plan de communication. C’est dans ce plan que l’on détermine le rythme de synchronisation minimum. C’est celui-ci qui jettera les fondations de la communication de votre équipe. Pour certains des objectifs que vous avez définis, il faut se rencontrer tous les jours, pour d’autres objectifs il faut se voir toutes les semaines, pour d’autre tous les mois, tous les semestres ou encore une fois par année. Tout dépend de la vitesse du projet et de son niveau de détail. Si vous gérez un projet avec beaucoup de détails et qui doit être fait en une semaine, se rencontrer tous les jours sera essentiel. Ensuite, après avoir fixé la fréquence il faut décider les sujets qui seront abordés pendant ces rencontres. C’est souvent ce qui manque dans la communication au seind « une équipe, l’objectif de la synchronisation. Règle #2 : Préparez vos meetings Astuce : Prenez votre plan de communication au sérieux et préparez vos meetings. Créez-vous un document fourre-tout pour votre prochaine rencontre. Dès qu’un élément qui pourrait intéresser votre équipe apparait, identifiez-le. Mon truc personnel est de créer une note privée dans mon agenda au même moment que le meeting. (voir ci-dessous) Utilisez les exemples suivants pour préparer vos rencontres : Une nouvelle information qui change les plans de l’équipe, Des changements survenus dans d’autres projets qui pourraient les affecter. Par exemple des nouvelles méthodes de travail à l’échelle de l’entreprise. Expliquez en quoi ces nouvelles méthodes influencent votre travail, Un nouveau membre d’équipe, Donnez des updates sur vos communications avec le management, Une surprise est survenue … Les surprises et la communication Le travail en équipe a pour objectif d’atteindre un objectif commun en un temps déterminé, à un niveau de qualité particulier, et ce avec des ressources relativement précises. Ce qui est fantastique en gestion de projet et dans la vie, c’est qu’au point de départ nous ne connaissons pas tous les éléments qui influeront sur le projet. La magie du futur est qu’il renferme des surprises. Pour un projet de construction, les intempéries ont une influence. Pour un projet d’innovation nous ne savons pas si la technologie sera capable d’atteindre les résultats attendus, pour un projet d’entreprise nous ne connaissons pas la compétition à venir, la fluctuation des marchés. Toutes ces variables font que les paramètres évoluent constamment. Il est donc impossible de faire un plan qui ne sera pas réajusté. Étant donné que rien n’est à 100 % stable, il faut accepter le besoin de synchronisation. Règle# 3: Refaire une mise au point dès qu’il y a un changement de plan. Que cela soit par email, chat, meeting, si vous êtes le leader d’un projet, vous êtes le gardien de l’histoire de votre projet. Tous les changements et les modifications du plan doivent être évalués et à vous ensuite de décider si cette information doit être partagée à l’ensemble de l’équipe ou à une partie. Donc, si vous apprenez que votre collègue a dû faire une modification au plan, vous êtes responsable de vous assurer que ce collège partage cette information à
Comment mieux vivre le changement ?

Il y a une chose dont on peut être certain, c’est que rien n’est permanent dans la vie, le changement est constant et suit des rythmes variés. D’ailleurs sans en être toujours conscient, nous-mêmes nous changeons, il suffit de regarder la couleur de nos cheveux ou le vieillissement de notre peau pour le constater. Que l’on monte une entreprise ou une équipe de travail, personne n’est à l’abri du changement. Des choses hors de notre contrôle peuvent arriver et déstabiliser tout ce qui a été bâti. Les décisions, les plans, les habitudes peuvent être chamboulés. Des événements comme les déménagements, les changements de patron ou de poste sont des changements majeurs pour lesquels il n’y a rien d’autre à faire que d’accepter et s’adapter à la nouvelle réalité. Mais qu’en est-il lorsque le changement est subtil ? Que se passe-t-il lorsque l’on passe d’un état à un autre sans trop s’en rendre compte ? Le changement d’état c’est par exemple de : Passer d’une routine à une autre, Passer d’une méthode de travail à une autre, Travailler avec un nouveau groupe, Changer de travail, Tomber malade, Passer de l’état de célibataire, à être en couple. Type de changements Il existe deux types de changements, Le changement disruptif, Le changement incrémental Le changement disruptif Le changement disruptif est clair et net, c’est le type que vous pouvez percevoir facilement. Par exemple, c’est lorsque vous devenez parent, que vous changez d’emploi, de conjoint, de maison, que vous devenez patron, que vous démarrez une nouvelle entreprise, ou que vous entrez sur le marché du travail pour la première fois… Ce type de changement apporte son lot de défis. Il faut prendre le temps de reconstruire ses routines et trouver ses nouveaux repères. Pendant cette période, il est évident que l’on a besoin de plus d’énergie pour s’adapter. Vous pouvez vous permettre de prendre votre temps pour retrouver vos repères. Certains définissent cela comme de l’empathie envers soi-même, il est facile d’oublier de le faire, mais vous remarquerez qu’il y a souvent un ami pas trop loin pour vous rappeler de ne pas être trop exigeant envers vous-même. Le changement incrémental « L’adjectif incrémental est généralement utilisé par les informaticiens pour décrire un ajout par palier, petit à petit, afin d’être certain que chaque valeur ajoutée apporte une amélioration sans créer de dysfonctionnement » définition trouvée sur le site linternaute.fr Le changement incrémental est ce changement d’état qu’il est difficile de percevoir. C’est un changement que l’on vit tous les jours. Lorsque vous apprenez à vivre avec votre conjoint, ou à travailler avec votre patron et vos collègues, ou même tout simplement lorsque vous faites votre métier, tous les jours. Sans vous en rendre compte, vous évoluez petit à petit. Le défi de ce type de changement est qu’il vient avec peu de visibilité. Et pourtant il est là dans toutes les sphères de votre vie. Il est encore plus facile de l’oublier et pourtant le changement continu demande aussi de l’énergie. Comment reconnaître le changement continu ? D’abord, pourquoi est-il important de reconnaître le changement subtil et continu ? Parce que cela vous permet de mettre en place des actions pour y faire face. L’élément qui peut vous permettre de détecter ce changement continu et subtil se traduit par un malaise inexpliqué. Vous avez, par exemple, de la difficulté à prendre des décisions sur un sujet alors que vous le faisiez avant. Il se peut aussi qu’il y a encore quelque temps vous arriviez à assister à un meeting sans rien dire, mais maintenant, vous êtes incapable de vous empêcher de participer et vos commentaires ne sont pas toujours aussi clairs que vous le souhaitiez. Vous travaillez avec de nouvelles personnes et vous ne savez plus trop comment agir. Vous vous sentez inconfortable. Et bien cet inconfort vient du fait que l’on est en train de subtilement évoluer. Cela pourrait même créer chez vous un sentiment d’incompétence et vous faire douter de vous-même… Par exemple, votre patron vient de prendre sa retraite, en soit votre travail ne change pas, vous changez simplement de patron. Il s’agit d’un directeur que vous connaissez déjà un peu. Votre approche de vos tâches ne change pas et pourtant au meeting de suivi avec votre nouveau patron, il semble ne pas avoir toutes les informations qui l’intéressent. Vous avez pourtant fourni la même information demandée par votre ancien patron, cela devrait être complet, et pourtant, la rencontre est inconfortable. C’est comme cela que vous réalisez que les détails (les fréquences) qui intéressaient votre patron #1 n’intéressent plus votre patron #2. En physique, il existe un terme que j’adore pour expliquer ce qui arrive lorsque 2 signaux proches en fréquence se superposent c’est le battement. Le battement — le bruit En physique, le battement est une modulation périodique d’un signal constitué de la superposition de deux signaux de fréquences proches. « Le terme est issu de l’acoustique ; en acoustique musicale, le battement est audible lorsque deux cordes ou tuyaux vibrent à des fréquences dont la différence est entre 0,5 et 5 hertz environ. Les battements peuvent être perçus facilement en accordant un instrument capable de notes tenues. Accorder deux notes à l’unisson produit un effet particulier : tant que les deux notes ont des hauteurs voisines, mais pas identiques, la différence des fréquences produit un battement ; la note résultante est modulée par un trémolo pendant que les sons interfèrent alternativement de manière constructive puis destructive. » https://fr.wikipedia.org/wiki/Battement_ (acoustique) Après la 3e minute, vous pourrez entendre des exemples de battement. Le bruit dans la vie de tous les jours Pour faire le parallèle entre la physique et la vie de tous les jours, imaginez que vous avez une habitude ou une méthode de travail et que vous voulez la changer, comme par exemple lorsque : Vous êtes passé de la version papier à la version numérique pour votre agenda ou l’écriture de votre journal intime, Vous avez décidé de faire vos to do list sur une application plutôt que sur des Post-it, Vous avez choisi de vivre seul à nouveau ou
Comment développer la culture de son département?

On me demande de plus en plus, comment je fais pour générer une culture dans mon département. Une culture qui inspire le travail d’équipe et l’innovation, mais surtout qui permet d’en faire plus. Je dois avouer que ce n’est pas une question facile. Puisque c’est une question qui revient souvent, j’ai pensé que vous aimeriez avoir des conseils pour le faire vous-mêmes à votre façon et votre style. Winston Churchill disait : « Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » 1. Être à la fois Manager et Leader Pour permettre à notre équipe d’innover, il faut nous-mêmes être prêt à innover. En tant que manager nous n’avons pas toujours de projet officiel à gérer, il faut donc voir la gestion de notre équipe comme un projet d’optimisation. Cela stimulera la culture de la responsabilisation et vous pourrez devenir un exemple de création collaborative. Votre but en tant que leader/manager est d’optimiser : Le bien-être de l’équipe, en alignant les centres d’intérêt avec les tâches et responsabilités à faire, dans la mesure du possible. L’efficacité de l’équipe, en développant les systèmes pour l’organisation de l’équipe et son interaction avec les autres groupes. Il faut voir notre groupe comme un système faisant partie d’un plus gros système, celui que constitue l’entreprise et puis il faut comprendre comment tout s’imbrique. Ensuite il est de notre responsabilité de développer les systèmes et réseaux et de les partager avec notre équipe. Exemple de système Prenons comme exemple de système le corps humain, votre département est responsable de la marche. Il est constitué principalement des jambes, des pieds et du corps, mais pour être capable de marcher, il faut aussi utiliser les muscles, les os, le sang et le centre de contrôle (le cerveau)… Tous ces composants pourraient faire partie de votre équipe ou être inclus dans d’autres départements. Votre département n’est pas seul et il a des interactions avec les autres c’est pourquoi il est essentiel d’identifier quelles sont vos responsabilités propres et les responsabilités que vous partagez avec les autres départements. Et comme la structure organisationnelle d’aujourd’hui ne sera pas forcément la structure de demain vous aurez constamment à vous ajuster. C’est une responsabilité de tous les jours, votre travail d’adaptation sera constant puisque toutes les organisations sont organiques et vivantes. Soyez un leader plutôt qu’un simple manager. Poussez votre équipe à participer au développement de vos systèmes et encouragez-les à les utiliser. Pour plus de détails, sur comment monter un département, allez lire un de mes articles phares. Comment améliorer son département grâce au management d’équipe ? 2. Être discipliné Il faut toujours faire attention de faire ce que vous vous êtes engagé à faire, de mettre en place que ce vous avez décidé en équipe. Respectez vos décisions en équipe, soyez disciplinés. Et si vous devez changer le plan, dites pourquoi (Cf. le point 3. de cet article) Une fois que vos systèmes et réseaux seront développés (j’entends par systèmes et réseaux, les processus, les outils de travail, les liens avec les autres départements, la documentation…), il faut être discipliné et les maintenir à jour. Vous avez travaillé fort avec votre équipe pour les mettre en place, vous avez la responsabilité en tant que leader de faire les suivis et encourager les suivre ces procédures et méthodes par votre équipe. La clé ici est de répéter l’importance de ces systèmes et les méthodes à suivre!! Cette rigueur aide à devenir efficace et permet à tous de ce fier les uns aux autres et par conséquent, cela va générer une culture du respect et du travail d’équipe, dans laquelle ce que l’on fait est important. « What we do must matter », ce que l’on fait doit avoir de l’importance Il est important de ne pas demander à votre équipe de faire une mise à jour ou un rapport si vous n’allez pas l’utiliser, mais il peut être important de lui demander de mettre à jour des bases de données si elles aident, par la suite, à prendre des décisions éclairées, ou permettent de ne pas refaire 2 fois la même chose. N’oubliez pas la discipline de l’amélioration continue Ensuite, il faut identifier lorsque la méthode ou le système mis en place doit être amélioré. Il faut oser parler des mauvais côtés des méthodes mises en place afin de comprendre comment vous pouvez les améliorer. Par expérience, une équipe qui sait que l’on peut changer ses méthodes et systèmes et qu’il y a une personne responsable de ces systèmes fait que son adaptation aux changements devient extrêmement facile. L’équipe saura que si ça ne marche pas, il sera toujours possible de faire des changements. Les problèmes sur ce point peuvent apparaître si le leadership et l’autorité au niveau des responsabilités ne sont pas clairs. Soyez néanmoins vigilant de ne pas faire des changements trop souvent, car, généralement il faut un peu de temps pour qu’une équipe et les systèmes entre les équipes fonctionnent bien, idéalement allez-y par paliers. 3. Être courageux et transparent, soyez vous-même Un véritable leader doit être lui-même avec ses défauts et ses qualités. Il doit être bien dans sa peau et ne pas avoir peur de s’exprimer et de proposer ses idées, sa vision. Lorsqu’une équipe voit son manager être courageux, cela forge le respect et incite l’équipe à vouloir faire la même chose. Vous allez insuffler une culture dans laquelle être soi-même sera valorisé. Vous entendez souvent parler du pouvoir de la diversité, mais c’est simplement en commençant par accepter sa propre diversité que l’on commence toucher à ce réel pouvoir. En étant authentique, honnête et transparent, vous inspirerez votre équipe à faire la même chose. Par conséquent, l’équipe sera plus rapide, car elle aura confiance, elle saura que les difficultés de chacun seront respectées et surtout bien accueillies. Expliquez toujours vos décisions, c’est ça être transparent. Même si les membres de votre équipe ne sont pas d’accord, ce n’est pas grave, au moins ils comprendront mieux le contexte et pourront vous aider à leur façon à apprendre et
Comment gérer son équipe à distance ?

Il existe plusieurs façons de gérer des équipes et selon votre type de management et les objectifs établis, vous aurez sûrement des méthodes différentes surtout si vous devez les gérer à distance. Il n’existe pas qu’une seule recette, mais pour déterminer celle qui vous permettra de faire de vous un bon gestionnaire, il y a quelques points à déterminer. D’abord vérifier quelles sont vos responsabilités en tant que gestionnaire. En voici quelques exemples : Créer et maintenir une culture solide, Maximiser les résultats de l’équipe tout en respectant les limites de chacun, Motiver l’équipe à atteindre un but commun, Améliorer constamment les méthodes de travail pour rendre son équipe plus efficace que cela soit au niveau de la vitesse d’exécution et/ou de la qualité du travail, Diviser le travail en fonction des capacités et intérêts de chaque membre de son équipe, Garder son équipe engagée, … Dès que vous pouvez définir clairement vos responsabilités en tant que gestionnaire, il est alors possible de mettre des actions en place, et ce, que vos équipes soient à distance ou non. La différence avec des équipes à distance sera qu’il faut être plus délibéré et intentionnel dans vos actions. Travailler dans le même environnement permet parfois d’atteindre ses objectifs sans vraiment en prendre pleinement conscience. Il peut donc être particulièrement difficile d’atteindre vos objectifs s’ils ne sont pas clairs et si les moments passés avec votre équipe ne sont pas optimisés pour être des conversations avec un impact fort. Pour optimiser vos conversations, il faut : Avoir la bonne attitude, Poser les bonnes questions, Devoir gérer à distance va vous obliger à réfléchir à votre mode de communication et à devenir un gestionnaire pleinement conscient. 1. La bonne attitude pour gérer à distance La confiance Une des questions qu’un gestionnaire responsable d’une équipe délocalisée se pose est de savoir comment mesurer la productivité. Il est évidemment plus difficile de le faire en regardant du coin de l’œil. Même si vous ne pouvez peut-être pas voir ce que font les membres de votre équipe, vous pouvez toujours : Fournir les informations dont ils ont besoin, Assigner des tâches, Et vérifier la réalisation de ces tâches comme vous l’avez toujours fait. Comme vous n’êtes pas sur place pour vérifier le processus de la même façon, votre évaluation devra être basée sur les résultats. L’ingrédient clé dans cette situation est la confiance, la confiance est encore plus importante lorsque l’on gère une équipe à distance. Il n’y a aucune raison de croire que, dans cet environnement à distance, les gens ne font pas le travail qui leur a été assigné. Le travail à distance existe depuis très longtemps et la technologie actuelle permet à chacun de faire son travail correctement et aussi de collaborer avec succès. « La meilleure façon de savoir si vous pouvez faire confiance à quelqu’un est de lui faire confiance. » Ernest Hemingway Le bon ton Lors de tous vos meetings, (1:1, meetings d’équipe, meetings de gouvernance, meetings de gestion de projet…) n’oubliez pas d’afficher un sourire chaleureux, de rire de temps en temps et de conserver un ton amical et engageant. Lors de réunions informelles, vous pouvez même créer une connexion un peu plus personnelle en tournant la caméra sur votre chien couché à vos pieds par exemple. Dans des contextes plus formels, vous pouvez commencer la réunion avec une histoire personnelle ou demander aux gens de partager d’où ils appellent pour créer un sentiment de connexion et une ambiance plus chaleureuse. Le soutien Si votre équipe vient de passer brusquement à une situation de travail à distance (confinement Covid-19 par exemple !), il est important d’offrir des encouragements et un soutien émotionnel. Reconnaissez la pression que tout le monde subit, écoutez les angoisses et les préoccupations de chacun et compatissez avec eux lorsqu’ils traversent des situations plus difficiles. L’empathie et l’écoute dans ces situations sont les éléments clés pour donner du soutien. Adoptez une approche à deux volets : reconnaissez le stress et l’anxiété que les gens peuvent vivre et affirmez également votre confiance en l’équipe. 2. Les bonnes questions Il n’est jamais facile de parler des vrais problèmes et c’est encore plus ardu lorsque les personnes avec qui nous devons aborder ces sujets sont à distance. D’abord, il faut avoir confiance et ensuite il faut avoir l’énergie et le courage d’être vulnérable. Pour générer des conversations profondes, il y a quelques questions qui permettent d’y arriver sans pour autant donner l’impression de se plaindre. Personne n’aime se plaindre, mais si votre employé apprécie et accueille la discussion comme un guide dans son travail et bien la situation se transforme en collaboration et travail d’équipe, et donc en trésor. Objectifs des questions Les questions que je vais vous proposer plus bas vont vous permettre de : Développer votre relation de travail en comprenant les préférences de vos employés, de découvrir ce qui les stimule et comment ils aiment gérer leur temps (fréquence et vitesse), Trouver des pépites pour améliorer votre communication et vos processus, Identifier l’état d’esprit et la motivation de vos collègues. Le but est de stimuler la conversation et aller chercher des signaux qui vous permettront de savoir si vous allez dans la bonne direction ou si vous devez vous ajuster pour atteindre vos objectifs de gestionnaire définis plus haut. Structure des questions Les questions sont structurées par thèmes et sont là, davantage pour vous inspirer, il n’est pas nécessaire de toutes les poser. Et, comme vous le savez maintenant, la clé c’est le temps, je les ai donc, dans un premier temps regroupées en trois groupes, l’analyse du passé, du présent et du futur. Cela permet de comprendre l’évolution dans le temps. Et ensuite, j’ai crée 3 sous-catégories : Objectif, Communication et Énergie car avoir des questions concernant les objectifs aident à identifier s’ils sont clairs ou si vous avez des ajustements à faire pour les atteindre. Les questions concernant la communication permettent d’apprendre si l’on doit s’ajuster dans notre façon de communiquer. Et les questions concernant l’énergie aident à comprendre le niveau de motivation et de
Comment booster son leadership et sa carrière ?

Il ne faut pas forcement être carriériste pour avoir envie de développer son leadership et « booster » sa carrière. Il suffit juste d’être humain. Développer sa carrière et son leadership ne veut pas forcément dire monter en hiérarchie, ou augmenter son salaire, cela veut aussi dire faire continuellement ce qui nous plaît. Et honnêtement, tout le monde est toujours partant pour un peu de changement, alors voici comment se stimuler continuellement ! La destination et la procrastination Il est toujours bon de réfléchir à la direction que vous souhaitez donner à votre carrière et à son importance, mais vous pouvez dès maintenant « booster » votre carrière sans savoir où vous allez. Plus besoin de procrastiner et vous dire : « Je ne peux pas développer ma carrière, car je ne sais pas ce que je veux faire ». C’est peut-être difficile à croire, mais dès que vous serez dans le bon état d’esprit (ce que je vais vous aider à mettre en place avec quelques astuces), vous allez automatiquement avancer et développer votre carrière, avec ou sans destination en tête. L’avantage d’avoir votre esprit en mode développement c’est qu’il vous permet de voir de nouvelles choses et d’apprendre ce qui vous plaît en chemin. Un peu comme si vous partiez en voyage, et que pendant ce dernier, vous découvriez et appreniez ce que vous aimez. Donc pas besoin d’une destination précise, juste besoin d’avancer et d’apprendre en chemin. Cette attitude vous permettra d’être à l’écoute. Si vous avez néanmoins déjà une « destination » en tête, c’est très bien, car cela vous facilitera probablement la tâche au moment de faire des choix. Les astuces que je vais vous présenter dans cet article seront aussi intéressantes pour vous, mais faites attention de rester à l’écoute pendant le processus, car il est possible que la destination finale ne soit pas la bonne. Un exemple concret À 7 ans, je voulais être astronaute, je savais que je voulais aller dans l’espace, rien d’original me direz vous, car beaucoup d’enfants rêvent de devenir astronaute. Mais dans mon cas, c’était vraiment sérieux. J’ai même demandé à un voisin qui étudiait en philosophie à l’université, ce qu’il fallait faire pour être astronaute, il m’a expliqué l’importance des études, mais aussi celle des activités à faire en parallèle. J’ai appliqué tous les conseils qu’il m’avait donnés pour y arriver : l’apprentissage de la musique, des langues, la pratique intensive de sports, les études en aéronautique, j’ai même fait partie des cadets de l’air, et suivi des cours de leadership… mais un jour j’ai découvert que j’avais besoin de lunettes et ce fût la fin de mon rêve. Par contre, tout ce que j’avais acquis m’a servi et m’a mené à faire des études en génie physique… J’ai transformé mon rêve d’être astronaute en rêve de développement de technologies et grâce à ce parcours, j’ai eu la chance de fabriquer des avions, de développer la play station 3, de créer une pile à combustible planaire… Rebondissement dans ma carrière Mais un jour, mon frère m’informe que je pourrais appliquer de nouveau. Il y avait lu qu’il y avait des postes ouverts au Canada et qu’ils acceptaient les gens qui avaient subi une opération au laser pour corriger leur vue et qui donc ne portaient plus de lunettes. J’ai eu une boule au ventre, wow ! ma destination initiale était de retour. Les bonnes habitudes que j’avais prises durant ma jeunesse étaient restées et mes choix de carrière étaient 100 % compatibles avec mon désir de devenir astronaute. J’ai donc appliqué. Il m’a fallu 8 heures pour répondre aux questions du dossier d’application et envoyer mon CV. J’ai pu franchir la première étape et passer les premiers tests. Mon CV était exemplaire, car sans le savoir et sans le faire consciemment, mes choix de vie et de carrière étaient en adéquation avec les profils recherchés pour les postes d’astronaute. Par exemple, le simple fait d’avoir vécu à l’étranger, d’avoir pratiqué des sports comme l’escalade, d’avoir fait du théâtre et dirigé des équipes de recherche en milieu manufacturier était des atouts considérables pour mon profil. Mais malgré ma réussite des tests et mon expérience, j’ai été refusée pour raisons médicales. Au moins j’étais allée au bout de mon rêve. Qui aurait cru que j’irais si loin? En tout cas, pas moi à 17 ans, car je pensais vraiment avoir perdu mon rêve à cause de mes lunettes. Déception ou pas ? Suis-je malheureuse ? Non pas du tout, la destination m’a aidé à prendre des décisions et m’a influencé. Même si pendant un moment, je n’avais plus de destination, j’ai toujours adoré ce que je faisais. Aujourd’hui, je suis directrice de recherche appliquée en intelligence artificielle, c’est tellement intéressant. Alors destination ou pas, l’état d’esprit est le concept clé ! Arrêtons de procrastiner pour avancer et qui sait où notre vie nous guidera. Quel est le bon état d’esprit pour booster sa carrière ? Si vous avez déjà lu d’autres articles sur le sujet, vous avez sûrement appris qu’il faut: Avoir la bonne attitude, une attitude positive par exemple Être curieux, Se développer au niveau personnel, Aller chercher de nouvelles compétences et connaissances, Oser prendre des risques, Travailler dans une entreprise qui a les mêmes valeurs que vous, Se rappeler que vous êtes responsables de votre carrière et non votre patron … Tout cela donne un état d’esprit qui encourage le développement, le déplacement, mais rien d’autre. Ce sont des caractéristiques qui vous permettront d’évoluer dans le temps tout simplement. Avoir le bon état d’esprit, c’est avoir un esprit qui a envie de constamment évoluer. Mais comment fait-on pour évoluer un peu tous les jours ? Pour cela, il faut comprendre quelques concepts simples et ce sont ces concepts qui, au fil du temps, vous feront tendre vers de bonnes habitudes. Avec ces bonnes habitudes, vous pourrez faire ce qu’il faut pour booster votre carrière. Mettre en place les bonnes habitudes 4 concepts Concept 1 : Nous sommes tous des pianos Constamment ajouter des fréquences Il y a quelques mois, je vous ai partagé un article qui explique que
Comment développer sa relation avec ses patrons ?

Bien que vous n’en soyez pas forcément conscient, vous avez plusieurs superviseurs. Votre supérieur immédiat est évident, mais d’autres figures autoritaires indirectes existent aussi, comme les collègues de votre patron, les patrons de vos patrons et parfois même vos propres collègues. Il y a un organigramme officiel, et puis il y a la réalité. Quel que soit votre nombre de « patrons », entretenir ces relations est crucial pour votre performance et le développement de votre carrière. Cet article ne se contente pas de vous aider à améliorer votre relation avec votre supérieur direct, il vise à enrichir toutes vos relations professionnelles, car toutes sont importantes. Pourquoi est-il essentiel de développer ses relations ? Au travail, cultiver ses relations est primordial car on ne sait jamais quand une conversation décisive sera nécessaire pour faire progresser un projet. Pour former une équipe efficace, il est essentiel d’instaurer la confiance, de faire confiance et de ne pas craindre la vulnérabilité. Cela peut être un défi si vous ne connaissez pas bien votre interlocuteur. Par conséquent, prendre le temps de construire des relations dans des situations simples vous permet d’établir cette confiance et vous prépare à affronter les difficultés quand elles surviennent. Développer des relations est crucial, pas seulement avec nos patrons, mais avec toute personne avec qui nous devons interagir pour atteindre un objectif commun. 5 éléments clés pour développer ses relations La fréquence : Comprendre les sujets qui intéressent vos patrons. Cela peut se résumer à comprendre les méthodes de travail à utiliser, le choix des mots, les priorités et les sujets de conversation. Il faut tester différents approches pour s’ajuster. Le niveau de détail : Trouvez le niveau de détail qui rend votre interlocuteur le plus à l’aise, sans vous mettre mal à l’aise. Un niveau de détail mal adapté peut créer une impression de micromanagement. La synchronisation – la vitesse : Il est essentiel de s’aligner sur la vitesse de communication. Il peut être nécessaire de déterminer s’il faut communiquer tous les mois, toutes les semaines ou tous les jours. Le style de management de votre patron : Identifiez le style de management de votre patron et déterminez votre position par rapport à lui. Ajustez-vous en fonction de ce que vous découvrez. L’énergie : Assurez-vous de synchroniser votre niveau d’énergie avec celui de vos patrons. Nous avons tous des variations d’énergie en fonction du temps, du stress et d’autres variables. 1. Être sur la même longueur d’onde Le concept de l’harmonisation des ondes, c’est-à-dire se mettre sur la même longueur d’onde, est un pilier fondamental de l’interaction humaine et de la performance collective. Pensez à l’équation de la longueur d’onde : « λ = v/f » λ = longueur d’onde, v= vitesse, f = fréquence Lorsqu’on cherche à harmoniser nos ondes avec celles d’une autre personne, cela implique que nous cherchons à : Aligner nos fréquences : correspondre nos rythmes de communication et de travail, établir une cadence commune pour nos interactions. Ajuster notre niveau de détail : atteindre une précision qui convient à la fois à nous et à notre interlocuteur, pour une communication efficace et sans superflu. Synchroniser nos vitesses : harmoniser nos rythmes de prise de décision, d’apprentissage, et d’exécution des tâches, pour un travail d’équipe fluide et sans heurt. Ces éléments sont les clés pour vous aider à comprendre et à ajuster votre approche afin de vous harmoniser avec les autres. Lorsque vous êtes sur la même longueur d’onde, l’échange d’idées, la prise de décisions et l’exécution de projets se font de manière plus efficace et harmonieuse. Harmoniser nos fréquences Pour s’accorder sur la même fréquence, il faut comprendre et répondre aux intérêts et préférences de vos supérieurs. Cela peut impliquer de prendre en compte : Les méthodes de travail favorisées Le choix des mots et expressions utilisés Les priorités établies Les sujets de conversation privilégiés Comment faire pour s’ajuster ? C’est un processus d’essai et d’erreur. Vous pouvez commencer par utiliser les expressions ou les termes préférés de votre supérieur dans divers contextes et observer sa réaction. Tentez d’aborder des sujets à partir d’un nouvel angle, en modifiant vos méthodes de travail ou les moyens de communication que vous utilisez habituellement. Parfois, la flexibilité est nécessaire. Par exemple, j’ai déjà eu un supérieur qui avait une répugnance pour les ordinateurs. Pour lui, le téléphone était le seul moyen de communication acceptable : pas de SMS, uniquement des appels. J’ai dû m’adapter à son style. Un autre aspect essentiel dans les relations professionnelles est de ne pas oublier de partager l’information essentielle pour accomplir votre travail. Il est possible que votre supérieur n’y pense pas automatiquement. L’adaptation est un jeu à deux. Ne présupposez pas que votre supérieur peut lire dans vos pensées ou prévoir vos besoins. Comme nous sommes tous uniques, il a également besoin d’apprendre à vous comprendre. Par exemple, j’ai eu un membre de mon équipe qui était un opérateur de machine, mais qui appréciait avoir une vision globale du business, ce qui est atypique pour ce type de profil. Restez conscient des « angles morts » : Soyez conscient des « angles morts » que vous et votre supérieur pourriez avoir. Il est fort probable que vous n’utilisiez pas le même langage ou que vous n’ayez pas les mêmes méthodes de travail. Soyez vigilant, car cette nouvelle relation vous permettra inévitablement d’explorer de nouveaux horizons et de découvrir de nouvelles façons de faire. 2. Le niveau de détail – la précision optimale Dans votre quête pour déterminer les préférences de l’autre (fréquence), il est essentiel d’ajuster votre niveau de précision afin qu’il corresponde au mieux à celui de votre interlocuteur. Commencez par donner le strict minimum de détails et intensifiez-les progressivement, en expérimentant pour voir ce qui convient le mieux. Visez le degré de précision qui permet à votre interlocuteur de se sentir à l’aise, tout en vous évitant un malaise. L’importance du niveau de détail lors de la communication avec votre supérieur : Pertinence de l’information : Le niveau de détail correct garantit que l’information partagée est
Comment définir un objectif et être SMART+ ?

On entend souvent qu’il faut que notre objectif soit clair pour être certain de l’atteindre. Mais est-ce que tous les objectifs se valent? Doivent-ils tous être aussi précis? SMART? Qui peut dire qu’il savait exactement il y a 2 ans, 1 an ou même 6 mois où il serait aujourd’hui? Si l’on ne le savait pas, est-ce à cause d’objectifs pas clairs? Vénère-t-on un peu trop l’importance des objectifs dans notre société? Je suis pas mal certaine qu’initialement, Elon Musk ne connaissait pas le design final de sa navette, ni même exactement quand elle serait prête, et pourtant il avait un objectif. Et si, à cause d’un manque d’information, l’objectif n’est pas le bon à la base, cela veut-il dire que l’on a perdu du temps à y penser? Et, est-ce essentiel d’avoir des objectifs pour tout? En tout cas je veux vous rassurer, personnellement, je ne connais personne qui soit parfaitement clair sur tous ses objectifs. Étant directrice de recherche en développement de nouvelles technologies, je me suis longtemps penchée sur la question. Comment écrire des objectifs clairs pour mon équipe sans avoir à les changer tous les 2 mois à cause d’une nouvelle information ? Grâce à ces réflexions, je suis arrivée à la conclusion qu’il y a plusieurs types d’objectifs, pour plusieurs situations. Je vais vous en donner quelques exemples, mais avant tout, il y a une première question à se poser. Pourquoi les objectifs sont importants ? Les objectifs individuels/personnels D’abord pourquoi définir un objectif individuel? Pour s’aider à prendre des décisions en cours de route, Pour utiliser le pouvoir de la visualisation. Il est prouvé que pour les athlètes, une séance de visualisation est excellente et aide à gagner une compétition. Donc, pourquoi pas ne pas utiliser cette technique pour nos propres « compétitions » personnelles. Voici deux méthodes bien différentes pour vous aider à définir et atteindre ses objectifs individuels. L’article ci-dessous vous aidera à identifier des objectifs personnels afin de tendre vers une meilleure version de vous-même. Notre corps est une machine à voyager dans le temps. et cet autre article vous aidera à développer des routines complètes pour atteindre des objectifs, plus ou moins clairs, dans le temps. Comment planifier sans planifier ? Les objectifs de groupe Pourquoi faut-il définir un objectif de groupe? Pour permettre à l’équipe d’ajuster sa longueur d’onde. Travailler en groupe, veut dire travailler sur la même chose, au bon niveau de détail (fréquence), en allant à la même vitesse. La fréquence et la vitesse étant, comme vous le savez, les deux paramètres essentiels pour ajuster sa longueur d’onde. Pour définir de bons objectifs d’équipe n’hésitez pas aller lire (ou relire) l’article ci-dessous qui vous aidera dans cette mission. Cet article vous permet aussi de comprendre pourquoi, il est important de prendre en compte les paramètres de la longueur d’onde pour définir ces objectifs d’équipe. Zoom sur le plan en équipe Évidemment, si l’on comprend pourquoi il faut définir un objectif, il devient plus facile de bien le faire et d’utiliser les bonnes méthodes. Un bon objectif doit vous guider et vous aider à travailler en équipe. Tout simplement, rien de plus, donc, si l’objectif que vous avez défini ne remplit pas ce rôle, changez-le ! Des objectifs en fonction du temps 1. SMART – Objectifs à court et moyen terme Je vous le dis souvent, la clé c’est le temps. Et effectivement, pour définir un objectif qui stimulera la bonne intention, le temps est un paramètre déterminant. Plus l’objectif que l’on veut atteindre est court terme, et plus il est facile d’être précis dans les détails de l’objectif. Une excellente méthode pour écrire un objectif est la méthode SMART. La méthode consiste à prendre le temps de réfléchir aux aspects importants d’un objectif. Dans cette méthode, l’objectif doit être: Spécifique, dois être en lien direct avec le travail Mesurable, la définition d’un seuil de succès est nécessaire Ambitieux, il doit représenter un défi pour être stimulant Réaliste,être à la limite à l’ambition sinon l’objectif sera abandonné Temporellement défini, il a besoin d’une date limite, ce qui aide à déterminer la vitesse et le niveau d’effort pour l’atteindre. Pour plus de détails, allez lire l’article sur Wikipédia qu’explique très bien cette méthode. Vous allez remarquer la première fois qu’écrire un objectif SMART n’est pas toujours facile. Vous aurez sûrement le sentiment d’écrire n’importe quoi pour répondre aux critères. Avec la pratique, vous allez voir que c’est plus facile. Par la suite, il vous arrivera souvent, en cours de chemin, d’oublier ce que vous avez écrit. Il faut donc garder en tête l’exercice qui a été fait et continuellement vérifier si cet objectif a toujours du sens et vous aide encore à avancer. Note : Poussé à l’extrême un objectif court court terme serait les to do list par exemple . Quelques astuces pour qu’un objectif SMART soit utile Il faut en fait réaliser que les objectifs SMART sont bons lorsque l’on a déjà une bonne compréhension de la situation et de nos capacités. Les paramètres de mesure de succès sont alors connus et il est possible d’atteindre l’objectif dans une période de temps déterminée. Si vous n’avez qu’une vision et une sensation de direction, faire l’exercice d’écrire un objectif SMART peut être paralysant, car il vous manque des informations. Parfois, il est facile de trouver l’information avec un peu d’effort, mais parfois l’information et l’expérience n’existent pas encore. Si vous n’arrivez pas à écrire un objectif SMART, c’est probablement que ce n’est pas la bonne approche pour le moment. Le but d’écrire un objectif est de nous stimuler à l’atteindre, mais aussi de nous aider à prendre les bonnes décisions pendant le projet, donc n’écrivez pas n’importe quoi pour dire que vous avez écrit un objectif SMART. Il faut accepter que l’on ne soit peut-être pas encore en mesure d’écrire un objectif SMART et qu’un autre type d’objectif soit plus approprié. Soyez vigilant également à ce que les mesures de votre objectif SMART ne deviennent pas votre objectif, car cela ne