Suis-je un bon manager ? Astuces pour continuer d’être au top du leadership !
Comment être un manager efficace pour son équipe ? Il est bon de se demander régulièrement si l’on fait du bon travail, que l’on soit manager ou responsable d’une équipe multifonctionnelle. En effet, dans tous les cas, nous avons toujours à réfléchir sur notre action et notre responsabilité vis-à-vis des collaborateurs. J’ai remarqué, pendant ma carrière, que plusieurs gestionnaires s’en tiennent uniquement à ce qui leur est demandé. Je pense que la raison est que les conditions du marché changent rapidement, ce qui a pour conséquence d’affecter la vitesse et de renforcer l’incertitude, la complexité de la gestion quotidienne et l’ambiguïté du travail à accomplir. Cet environnement rapide et multiple a souvent pour effet de créer beaucoup de tâches annexes afin de régler les problèmes immédiats. Le problème des urgences dans la fonction du manager Malheureusement, par la suite, il ne reste plus de temps ni d’énergie pour effectuer le vrai travail de gestionnaire qui est, en priorité, de guider son équipe de manière efficace pour augmenter sa performance. C’est donc assez souvent que le manager n’arrive pas à se poser des questions importantes comme : Comment se préparer pour les défis du futur et développer son management ? Est-il possible de mieux s’organiser pour être encore plus efficace ? Savoir créer les outils et partager la culture pour son équipe dans le but de surmonter les défis du marché changeant. Je le dis souvent, le manager est un voyageur du temps. Et s’il est uniquement plongé dans le présent, en passant son temps à répondre aux urgences, il ne pourra pas : Prendre du temps avec son équipe pour tirer des leçons du passé. Être à l’écoute dans le moment présent pour prendre les meilleures décisions et guider son équipe. Visualiser et réfléchir au futur pour guider son équipe et la préparer pour les défis à venir. Donc, si vous avez envie de faire un excellent travail en tant que manager de votre équipe, il est important que vous dépassiez le stade de la réactivité aux urgences pour redevenir proactif ! Comment faire pour sortir du monde « urgence » ? 1. Faire la différence entre l’urgence importante et l’urgence non-importante Vous avez sûrement entendu parler de la matrice d’Eisenhower. Si ce n’est pas le cas, je vous invite tout d’abord à aller lire mon article « l’urgence n’est pas nécessairement importante ». En gros, il faut être conscient que ce n’est pas parce que quelqu’un vous demande de faire quelque chose que c’est systématiquement une urgence importante. Ensuite, remarquez les modèles (pattern) autour de vous. Est-ce que les urgences proviennent toujours ? Au même moment ou à la même période Par exemple : les lundis, jeudi matin, fin du mois, fin du quart… Ou par le même canal Par exemple : les mêmes personnes, les mêmes départements, les mêmes problèmes, les mêmes clients… Pour vous aider à mieux les gérer et passer en mode proactif au lieu de réactif et devenir un « maître » du temps, réservez par exemple une période, le jeudi matin, pour les urgences à régler. 2. Gardez une période pour la réflexion autour des ressources à développer Ici, l’idée est que pour passer en mode proactif, il faut prendre du temps pour réfléchir. Mais si on ne l’a jamais fait, il est possible qu’arrivé à la période réservée pour ce temps d’analyse et de réflexion, vous ne sachiez pas trop quoi faire. Voici une liste de questions à vous poser pour vous aider à rendre productive votre période de réflexion. Apprendre du passé Qu’ai-je réalisé de concret cette semaine ? Si vous n’arrivez pas à donner quelques éléments, c’est peut-être que vous vous permettez un peu trop d’improvisation (lire l’article qui vous aide à trouver l’équilibre entre l’improvisation et l’organisation) Quelle est la liste de ce qui vous gêne au travail et la liste des éléments qui bloquent votre équipe ? Créez-vous une liste de « trésors » à solutionner Identifiez la liste des éléments que vous avez appris cette semaine. Que devriez-vous partager à votre équipe, pour les aider à comprendre ce qui se passe dans l’entreprise ? Par exemple, une personne d’un autre département est partie et son remplaçant est… Une nouvelle méthode a été mise en place, un nouveau projet/produit est lancé, ou encore, un message que la direction a partagé et que vous devez diffuser. Commencez à créer un agenda pour votre équipe Le moment présent Quel est le bon travail qui a été fait cette semaine par l’équipe ? Avec qui devriez-vous partager du feedback ? Quelles sont les 3 actions les plus importantes que vous devez faire cette semaine ? Visualiser le futur Au départ, il peut être difficile de faire une visualisation professionnelle du futur. Le plus facile est de commencer par la création du calendrier annuel des activités de votre équipe. Pour ce faire, allez tout d’abord lire mon article « créer le calendrier de votre équipe ». Je vous encourage fortement à présenter le premier jet à votre équipe lors de la prochaine rencontre : vous verrez qu’il sera apprécié de tous et il aidera grandement à voir la charge de travail à venir. Ensuite, assurez-vous que vous avez une direction claire. Regardez la prochaine section et posez-vous les questions suivantes : Quelles sont les compétences que je dois développer dans mon équipe ? Quel aspect de la culture de l’équipe doit être changé si l’on veut être plus efficace ? Manque-t-il des processus ? Que doit-on mettre en place ? Est-ce que les façons de faire sont trop compliquées, ce qui fait que personne ne les suit ? À la fin de votre réflexion, identifiez quelques actions à mettre en place cette semaine pour avancer les dossiers que vous avez identifiés comme importants. Et réservez-vous du temps dans votre agenda pour les faire ! Si vous voulez aller encore plus loin, mon livre « Le manager est un voyageur du temps » vous aidera pas à pas à devenir un gestionnaire zen et proactif. Vous saurez ainsi apprendre du passé, écouter au présent et visualiser le futur ! 3. Créer une orientation claire Tout d’abord, il faut connaitre l’ensemble des éléments nécessaires pour donner à votre équipe une direction claire de
Comment lâcher prise au travail ?
Ça fait 10 fois que vous expliquez différemment le problème à votre équipe, vos collègues ou peut-être même à vos patrons et que rien ne bouge. Rien n’évolue et vous finissez par tourner en rond. D’ailleurs, si vous êtes manager, il se peut que votre équipe revienne continuellement vers vous pour vous demander de trouver une solution face à une situation compliquée. Mais rien à faire, tout ce que vous avez essayé n’a pas fonctionné… Vous commencez même à « sonner » comme un vieux disque rayé auprès de vos collègues. C’est tellement pénible que si vous continuez comme cela, vous allez être rangé dans la catégorie des « chialeux » (terme employé au Québec pour qualifier une personne qui se plaint), c’est-à-dire le pleurnichard de service. Pire encore, si le problème arrive dans 6 mois, vous pourriez même vouloir rappeler aux autres que vous en aviez déjà parlé. Mais attention, cela pourrait se retourner contre vous, car on pourrait vous répondre : « si tu connaissais le problème, pourquoi ne l’as-tu pas résolu ? » Par conséquent, il est nécessaire d’apprendre à lâcher prise au travail, d’accepter qu’on n’ait pas la capacité de tout changer. Parfois c’est à cause de notre approche, parfois cela provient de la réceptivité des autres, parfois encore, c’est la situation en elle-même ou l’incapacité de votre équipe à apercevoir la réalité du problème… Il y a tellement de raisons qu’il est important d’apprendre à « lâcher prise » et d’accepter qu’il existe des paramètres hors de notre contrôle. Quelques astuces pour savoir qu’il est temps de « lâcher prise » Vous commencez à manquer de patience quand vous parlez du problème. Vous avez fait au moins 3 tentatives réelles et valides de changer la situation. Toutes les opportunités sont bonnes pour relancer le même sujet avec vos patrons et collègues. Dès que vous vivez une situation qui pourrait pointer vers la problématique, vous revenez sur le sujet en pensant que cela aidera à vous faire mieux comprendre. Vos collègues commencent à ne plus vous écouter ou à perdre patience lorsque vous parlez du sujet. Lorsque vous remarquez 1 ou plusieurs de ces signes il est temps de passer à l’action et de lâcher prise. Mais comment faire pour « lâcher prise » ? 1. Répétez-vous les phrases suivantes : Je ne suis pas responsable des décisions des autres. On ne peut jamais aller plus rapidement que la vitesse du plus lent dans une équipe. Parfois, il est important de faire des erreurs en équipe pour apprendre et trouver des solutions. On ne peut pas forcer quelqu’un à faire quelque chose s’il ne le veut pas, sous peine d’effets secondaires négatifs sur la relation. Il est possible que les personnes à qui je m’adresse aient des « angles morts ». Il est possible que les personnes à qui je m’adresse n’aient pas l’énergie de trouver une solution, même s’ils reconnaissent la problématique. Il est possible que ce qui est important pour moi et/ou mon équipe ne le soit pas pour les autres, ou encore, que ce ne soit pas une priorité. 2. Faites des méditations et des pauses Quand la problématique survient, prenez une bonne respiration. Passez en mode « solution ». Si ce n’est pas possible immédiatement, faites une pause et revenez à la charge ultérieurement. Si la problématique est sur le moment inévitable, il faut apprendre à accepter la situation et à la voir autant que possible comme une opportunité. Astuce : nommez la problématique en lui donnant un petit nom, ça aide à changer de point de vue et à redonner de l’énergie positive. 3. Dites-le à votre équipe, communiquez votre limite… Si votre équipe revient constamment vous demander de faire quelque chose après avoir « lâché prise », signalez-leur. Dites ce que vous avez fait et quel est le constat de la situation. Montrez que la situation vous dépasse et qu’il semblerait que vous n’ayez pas l’autorité ou l’influence pour changer les choses. Expliquez comment on peut vivre avec la situation en s’adaptant le mieux possible. Cette étape n’est pas facile à faire, car on n’aime pas abandonner et s’avouer vaincu. Par contre, passer à autre chose et agir dans le périmètre qui vous appartient aura beaucoup plus d’impact. 4. Soyez à l’écoute Il se peut qu’un jour, une autre personne voie enfin le problème. À ce moment-là, vous pourrez décider de changer les choses en proposant à nouveau vos solutions. Conclusion « Lâcher prise » est une solution et une décision que l’on doit parfois prendre pour garder son équilibre personnel. Tester cette solution est peut-être la meilleure option en ce moment. Encore une fois, la clé c’est le temps : lâcher prise c’est le fait d’accepter que maintenant, la situation ne peut pas être changée. Photo by Brett Jordan on Unsplash
Pour progresser sa carrière, arrêtez la menace de quitter
Vous êtes insatisfait par votre travail, vous aimeriez une augmentation, un nouveau poste, vous en avez trop à faire et vous êtes constamment débordé… Il est impossible de concilier travail et vie personnelle ou tout simplement, vous êtes fatigué de faire ce que vous faites car c’est redondant et vous n’apprenez plus rien. Vous avez peut-être même pris la peine d’en parler avec votre manager mais rien ne semble bouger. Vous commencez à penser qu’il faudrait partir, peut-être même que vous avez envie d’utiliser la tactique de la menace de quitter. Et vous vous dites peut-être que si j’en parle à mon responsable, il va bouger… Cette option est à double tranchant car peut-être que vous obtiendrez ce que vous voulez mais quel sera le prix à payer ? Dans tous les cas, prenez votre temps avant de passer à l’action et évitez de créer un choc et précisez où vous en êtes étapes par étapes. 1) Est-ce que vous avez déjà parlé à votre patron de façon positive de votre situation actuelle ? Débordé : Avez-vous travaillé sur vos priorités avec votre supérieur ? Avez-vous demandé un temps de repos ? Ou encore, avez-vous songé à repousser un échéancier ? Toutes ces discussions avec votre patron l’aideront à mieux comprendre la situation et peut-être à prendre des décisions pour vous aider. Pour dire à votre patron que vous êtes débordé, vous pouvez dire quelque chose du genre : « Dernièrement, j’ai vu mon nombre d’heures supplémentaires augmenter. Rien de trop sévère pour le moment. Par contre, il faudra garder un oeil sur la situation ABC en cours, car j’ai l’impression qu’elle pourrait nous réserver des surprises et nous empêcher d’atteindre XYZ objectifs. Une solution pourrait être de … » Cette première étape de discussion est importante car elle évitera un choc à votre gestionnaire si vous décidez, même après avoir lu cet article, de lancer un ultimatum de départ. Ennui et manque de défis : Avez-vous réfléchi à prendre des initiatives qui pourraient vous stimuler au sein de l’entreprise ? Avez-vous proposé vos services à votre patron et à vos collègues ? Et avez-vous des compétences à développer ? Ne vous limitez pas aux demandes, prenez des initiatives et identifiez les trous dans les processus de l’organisation. Trouvez-vous un poste où votre leadership peut s’exprimer. Avez-vous postulé ailleurs dans l’entreprise ? Avez-vous discuté des éléments qui vous passionnent avec votre patron et vos collègues ? Tous ces échanges donneront des idées à votre manager de ce qu’il pourrait vous déléguer. Encore une fois cette étape est importante, elle évitera un choc à votre gestionnaire si vous décidez de partir… Votre salaire vous semble trop bas : Vous parlez à vos amis et vos collègues et vous vous rendez compte que tout le monde a un salaire 20% plus haut que vous. Ou encore, vous regardez les postes affichés ailleurs et vous constatez que les salaires sont plus élevés. Ou tout simplement vous avez de nouveaux projets personnels qui vous demandent plus de d’argent… Vous considérez alors que votre salaire ne vous va plus. Avant d’aller en parler avec votre d’ailleurs, allez-y par étape et surtout, analysez votre situation au sein de l’entreprise. Avez-vous atteint tous vos objectifs ? Allez-vous régulièrement au-delà des attentes ? Le mieux est de demander à votre patron son point de vue : parfois on peut être surpris par le décalage de ce qu’on pense et de ce que votre patron et collègues perçoivent. Avant toute demande, validez que vous êtes dans une bonne position. Ensuite, cela fait combien de temps que vous êtes dans l’entreprise ? Si vous venez d’arriver, ce ne sera pas la même approche. La première conversation avec votre responsable sur le niveau de votre salaire devrait donc être orienté sur des sujets qui touchent la rémunération en général et non sur le fait que vous voulez une augmentation. Posez des questions telles que : Quel est le processus pour augmenter son salaire ? Demandez-lui ce que vous pourriez faire pour l’aider à obtenir une augmentation ? Ou encore, interrogez-le sur votre positionnement par rapport à l’échelle salariale. Toutes ces questions le feront lui-même réfléchir sur votre situation et il pourrait peut-être par lui-même, prendre l’initiative de trouver une solution pour vous augmenter. L’objectif, dans toute situation indésirable, est d’en parler d’abord positivement pour aider à faire avancer la réflexion. Vous devez ensuite laisser la place à votre patron pour prendre des initiatives. N’imposez rien, indiquez juste la direction qui vous intéresse… 2) Laissez un peu de temps passer… La clé, c’est le temps ! Maintenant que vous avez parlé positivement à votre patron de la réalité de ce que vous vivez, donnez lui et donnez vous du temps. Donnez une chance aux idées et aux suggestions de prendre place. Si vous voyez que rien ne bouge après 1 mois, vous pouvez relancer. Vous pourriez alors être tenté de passer à l’étape « ultimatum » si vous constatez qu’il n’y a aucun changement. Et dire à votre patron que vous pensez à quitter car vous êtes malheureux ! Attention car il est impossible de revenir en arrière après ce genre d’ultimatum. Vous allez signaler à votre patron votre instabilité et s’il est en train de mettre en place des actions pour changer la situation, peut-être que cela pourrait le refroidir en pensant que votre décision est déjà prise. Et que malgré ce qu’il proposera, rien ne changera votre état d’esprit car vous êtes déjà sur le départ… 3) Vous n’avez plus de patience ! Vous n’avez qu’un chose en tête vous voulez quitter. La patience vous fait défaut. Vous avez parlé à votre patron de la situation, vous avez laissé du temps, vous avez relancé positivement, mais vous n’avez plus la patience d’attendre. Pour vous, la prochaine étape sera de commencer à chercher un autre travail. Un des avantages de chercher un autre emploi est de mieux connaître la réalité du marché. Vous serez alors plus convaincu qu’il est possible de trouver mieux ailleurs… ou pas
Les erreurs à ne pas faire pour vendre vos idées au travail !
Vous est-il déjà arrivé d’avoir une bonne idée et que personne ne semble vouloir la suivre ? Pire encore, une autre personne la présente et tout d’un coup, c’est bon ? Serait-il possible que vous n’ayez pas utilisé la bonne approche ? Car vendre ses idées au travail est un réel art et une compétence essentielle pour être un excellent gestionnaire. Voici donc quelques éléments que j’ai notés pendant ma carrière qu’il faut éviter de faire pour vendre au mieux vos idées. 1. Présenter le problème au lieu de l’opportunité d’amélioration Chaque fois que vous avez une idée, vous commencez par expliquer le problème, vous mettez de l’attention dessus et vous prenez tout le temps et l’énergie de vos collègues pour leur en parler. Mais écouter une personne qui se concentre continuellement sur les problématiques, c’est pénible avec le temps ! Une idée devrait toujours venir accompagnée d’une opportunité d’amélioration. Et idéalement, avec peu d’effort pour l’implémenter tout en obtenant un maximum d’impact. Par exemple, au lieu de dire : Hier encore, on a eu un problème (ou un tel a fait…). On dirait que c’est récurrent. On fait toujours la même erreur en équipe. On devrait mettre ce processus en place pour éviter ça. Hier, j’ai eu une idée suite à un événement : si on ajoute cette simple étape en équipe, on pourrait améliorer notre temps de réponse d’au moins 1 journée et gagner en fluidité. Qu’en dites-vous ? La première version = on n’est pas bon et on fait toujours des erreurs : on est obligé de s’améliorer. La deuxième version = j’ai trouvé une opportunité d’amélioration, et il s’agit d’une suggestion et non d’une action forcée. 2. Vous plaindre constamment En fait, l’idée ici est comme l’histoire où l’on crie « au loup ». Si chaque fois que vous avez envie qu’un élément change au travail et que vous commencez par vous plaindre, vos collègues ne verront qu’en vous une personne pénible et non la personne qui cherche à améliorer les choses. Étant donné que vous avez créé l’image d’une personne qui se plaint continuellement, quand vous allez présenter une idée, cela sera plus difficile. À noter que si vous êtes ce type de personne, je vous conseille d’aller lire cet article : Comment transformer vos frustrations en super pouvoir ? 3. Répéter la même idée trop souvent Vous pensez que vous avez mal expliqué votre idée la première fois ? Et vous revenez dessus par la suite deux, trois ou quatre fois ? Je peux vous garantir que cette habitude de ne pas lâcher prise produit un effet inverse sur votre équipe. Quand une idée n’est pas retenue, retournez au problème et trouvez une autre solution. Et posez-vous la question de savoir si le problème n’est visible que pour vous. Parfois, il faut simplement rendre le problème plus visible pour que les idées de solutions soient retenues. Pourquoi implanter une solution et faire des efforts pour un problème qui ne gêne que peu de personnes ? Alors, retournez à la « table à dessin » avant de vous lancer dans la répétition. Faites attention à ne pas vous brûler ! 4. Utilisez des mots forts et qui polarisent Un autre moyen de « tuer » une idée est d’utiliser des mots forts qui polarisent. Par exemple, dire : on a toujours ce problème on est jamais… personne ne fait attention chaque fois qu’on fait… Les mots qui polarisent sont souvent des mots qui ne laissent pas la place à d’autres interprétations. Vos collègues seront alors portés à argumenter sur la véracité de votre affirmation plutôt que de vous écouter. À la place, utilisez des mots plus précis et moins polarisants par exemple. La semaine dernière, j’ai noté 2 situations qui m’ont fait réfléchir à une idée il semble que parfois nous ayons… j’ai l’impression qu’il nous arrive d’oublier (ici, notez que je m’inclue…). Des mots qui permettent une variabilité dans l’analyse de la situation, des mots inclusifs et non accusateurs sont à employer si vous voulez faire passer une idée. 5. Présenter votre idée au mauvais moment Il est important de présenter ses idées à la bonne audience et au bon moment. Si l’énergie est tendue ou que votre équipe est en retard, votre idée sera beaucoup plus difficile à vendre. Alors, assurez-vous de la présenter quand l’énergie de votre équipe est bonne ! La clé, c’est le temps : utilisez-le à votre avantage ! Conclusion Cette semaine, prenez le temps d’analyser vos habitudes : est-ce que ce ne serait pas le moment d’en changer quelques-unes ? Quelle idée pourriez-vous choisir cette semaine pour pratiquer de manière différente ? Si vous avez envie de développer votre talent pour vendre vos idées, je vous invite à aller lire cet article. Comment vendre ses idées au travail ? Photo by Romson Preechawit on Unsplash
Comment arrêter de sonner comme le « plaignard » de service au travail ?
Êtes-vous de ceux qui ont ce « super » pouvoir de voir tout ce qui va mal ? De ceux qui voient l’origine des éléments à améliorer ? Si oui, c’est vraiment un super pouvoir ! Par contre, faites-vous partie de ceux qui expriment ces éléments toujours négativement ? Êtes-vous, en d’autres termes, le « chialeux » ou le « plaignard » de service ? Tellement que peut-être vos collègues ne vous écoutent plus ou peu ? Vous n’arrivez pas à dépasser l’étape d’identification du problème et vous aimeriez prendre plus de responsabilités pour qu’on vous donne la chance de régler, justement, les problèmes. Mais vous vous dites que ça n’arrivera jamais. C’est la façon dont vous présentez les problèmes qui drainent les autres. Personne n’aime travailler avec des personnes qui sont négatives. Et il faut changer votre approche pour vraiment utiliser votre « super » pouvoir de la bonne façon ! Comment détecter qu’on est le « chialeux » ou le « plaignard » de service ? C’est facile ! Vous avez déjà surement un doute. Juste au cas voici des éléments pour vous aider à le reconnaître. Vous n’arrivez pas à engager les autres pour qu’ils trouvent une solution au problème. On vous dit des phrases comme « OK pour signaler le problème, mais qu’est-ce que tu proposes comme solution ? » À chaque fois que vous partagez vos observations, vous le faites avec une énergie négative ou avec un ton cynique. Vous avez peut-être tendance à « exagérer » pour faire passer votre point et vous utilisez des mots qui polarisent tels que : toujours, jamais… Vous accusez peut-être même les autres de ne pas faire leur travail. Le management à bon dos, ils ne font pas…, c’est leur faute… Quand que votre patron vous demande « comment ça va ? », il y a toujours un « truc » qui ne va pas ! Peut-être que tous les éléments de cette liste ne vous concernent pas. Mais si vous vous reconnaissez dans un de ces éléments, c’est que vous êtes le chialeux de service… Posez-vous la question de savoir quand vous vous êtes plaint pour la dernière fois : si cela remonte à moins de six mois, c’est que vous êtes probablement le chialeux de service. Par expérience, je peux vous dire qu’il y a des personnes qui ne se plaindront jamais et pourtant, elles sont autant capables de voir les problèmes. Comment font-elles ? La solution pour arrêter d’être le plaignard de service est de transformer les problèmes en opportunités, pour soi et pour les autres ! Les étapes pour arrêter de vous plaindre continuellement 1. Accepter que la perfection n’existe pas Faites un peu d’introspection et demandez-vous si vous êtes du type « perfectionniste ». Vous avez une théorie sur comment les choses doivent être faites et vous y tenez absolument. D’ailleurs, vous l’avez peut-être même apprise à l’école ou dans votre dernière entreprise. Aujourd’hui, dans votre nouvel emploi, les choses fonctionnent différemment et vous vous dites qu’on n’agit pas correctement. `Il manque ceci ou cela pour que ça fonctionne vraiment bien… Mais est-ce vraiment le cas ? Demandez-vous de savoir quel est le vrai résultat attendu et s’il est nécessaire de… ? Les méthodes, l’organisation… sont différentes, mais est-ce qu’elles permettent à l’équipe d’avancer ? Pourquoi tenez-vous à une méthode en particulier ? Est-ce que cette méthode est votre définition de la perfection à atteindre ? Je vous donne un exemple. Il y a plusieurs années, je pensais que pour bien préparer une réunion, il fallait obligatoirement une présentation documentée pour expliquer les résultats. Je me posais la question de savoir comment il était possible de parler à son équipe et de présenter des résultats et des chiffres si on n’avait pas de présentation ? Un de mes patrons de l’époque détestait les présentations et cela m’a pris des mois pour le comprendre. Il avait l’idée qu’une présentation = une perte de temps. Perte de temps pour la préparer et perte de temps pendant la présentation parce que l’on suivait un script. Selon lui, une discussion ne pouvait pas être scriptée car sinon, cela ne laisse pas de place aux vrais échanges. Pourtant, j’avais appris dans mes anciennes entreprises qu’une bonne réunion était forcément préparée en format “présentation”. J’ai testé son approche et j’ai “lâché prise” par rapport à ma méthode soi-disant parfaite : je peux vous dire que j’ai ajouté un champ incroyable de possibilités à mes réunions ! 2. Tous les problèmes n’ont pas le même niveau d’importance Quand on voit la matrice des problèmes, il est possible que tous les détails aient la même importance. C’est d’ailleurs pour cela que l’on est capable de les voir. Par contre, lorsqu’on regarde l’ensemble des éléments, il faut être capable de prendre un peu de recul. L’idée est de regarder le fonctionnement de l’entreprise dans son ensemble. Quelle est la réalité de votre entreprise ? Son âge et la maturité des processus… Est-ce que cela fait 1 mois ou des années que c’est ainsi ? Quel est le type de défi auquel l’entreprise fait face ? Est-ce difficile de trouver des clients ? Ou d’être plus efficace ? Lorsqu’il est temps de trouver des clients, des problèmes de processus de documentation n’auront évidemment pas la même importance ! Est-ce que votre management déteste quelque chose, comme par exemple la bureaucratie ou les réunions scriptées ? Avec cette analyse, vous pourrez voir si le problème observé est au bon niveau de détail et s’il peut être réglé par l’entreprise et votre équipe. 3. Apprendre à parler d’un problème positivement Avant de partager une frustration ou un trésor avec vos collègues, faites l’exercice de penser et de répondre autrement. Soyez moins tranché dans vos affirmations et laissez le choix aux autres de trouver une solution en priorisant la problématique. Et surtout, soyez ouvert d’esprit sur les différentes solutions à mettre en œuvre ! 4. Il y a un bon timing pour toute chose La clé, c’est le temps ! Même si vous transformez vos observations positivement et que vous n’exigez pas la perfection, la clé, c’est vraiment le temps ! Vous allez difficilement faire passer une idée d’amélioration si l’équipe est dans l’urgence ou s’il y a de la tension entre des personnes. Il est important de comprendre et de
Les phrases à bannir absolument en tant que collègue !
Une bonne communication est essentielle en tant que leader ! Parfois, en tant que responsable, manager ou simplement collègue, on n’a pas de solution ou de temps pour aider les autres. Un collègue vient vous voir pour un conseil et on n’a pas nécessairement l’énergie, les idées ou du temps pour y répondre. On est débordé. On utilise ses phrases cassantes à bannir, au lieu de répondre « désolé, je manque de temps en ce moment » ou « j’ai la tête ailleurs, reviens me voir demain ». Ces phrases coupent la communication et le partage des trésors comme les émotions ou les intuitions… Il y a donc des phrases qu’il faut éviter de dire par réflexe afin d’éviter de couper la communication. Lorsque l’on est tenté de les dire, c’est le signal qu’il y a quelque chose qui ne va pas et qu’il est temps être attentif et à l’écoute de son équipe. Voici les phrases à ne pas dire à ses collaborateurs : Tu prends ça trop à cœur Tu t’en fais beaucoup trop pour rien Fais-moi confiance, tout va bien aller Ça n’arrivera pas Tu t’inquiètes pour rien Tu vois des problèmes là où il n’y en a pas Ce n’est pas grave Tu es trop stressé en ce moment, prends des vacances… Si vous étiez le récepteur de ces phrases, comment vous sentez-vous ? Avez-vous envie de continuer la conversation avec votre interlocuteur ? Lorsque l’on accuse quelqu’un d’être dans une émotion ou d’être trop de quelque chose, ce n’est jamais bon signe. Cela montre plutôt notre incapacité à absorber une information, à avoir une mauvaise gestion émotionnelle et notre interlocuteur entend surtout le message que vous n’avez pas envie d’écouter et surtout de prendre action. Et que faire si on a dit et/ou que l’on a envie de dire ces phrases ? Si la phrase nous a échappé, il faut rapidement corriger la situation en s’excusant et en revenant rapidement sur la cause, le pourquoi on a envie de les dire. Il faut faire une introspection. Mieux comprendre l’origine des problèmes ! Est-ce que je suis débordé dans ma fonction et que je n’ai pas le temps de prendre une nouvelle mission ? (vitesse) Ma charge mentale est déjà à pleine capacité (énergie) Je n’ai pas l’énergie d’écouter une personne avec ses soucis, ses inquiétudes, ses suggestions de solutions, ses observations… j’ai déjà trop à faire (énergie) Je manque de patience parce que XYZ (énergie) Je manque d’intérêt sur le sujet (fréquence) En général, il y a 3 types de causes à prendre en considération. J’en parle souvent et ce sont les éléments de « longueur d’onde ». Il faut penser à notre alignement temporel. On se rappelle que pour être sur la même longueur d’onde qu’une autre personne, on doit ajuster sa fréquence (sujet d’intérêt) et sa vitesse (vitesse à laquelle on peut solutionner la situation). Donc, si on veut être un bon collègue ou un manager efficace et aider en profondeur, on se doit de prendre de l’énergie (du temps) pour ajuster notre longueur d’onde. Et lorsqu’on lance ces phrases, c’est qu’on ne veut pas faire l’effort. Notre seul objectif est de se débarrasser de l’effort à faire, car on ne veut pas mettre de l’énergie pour ajuster notre vitesse ou notre fréquence dans le but d’être sur la même longueur d’onde que notre collègue. Il faut alors réaliser que c’est nous qui ne voulons pas nous déplacer ! Prenez garde de ne pas dire à l’autre de ne pas le faire, pour vous sentir mieux. Il faut assumer qu’en ce moment, on n’est tout simplement pas en mesure de le faire. Et ce, pour de bonnes ou mauvaises raisons ! Quoi dire au salarié à la place ? Assumez votre position et prenez votre part de responsabilité. Indiquez votre difficulté à vous ajuster à votre collègue. Dites la vérité et ne tournez pas autour du pot ! Par exemple : « je suis désolé, je sais que c’est important pour toi, j’e n’ai malheureusement pas le temps en ce moment pour t’aider, ou pas l’énergie pour le faire en ce moment… ». « Je sais que ton travail te tient à cœur et que tu y mets beaucoup d’engagement, je comprends ton point de vue et que tu aimerais qu’on prenne action immédiatement. Pour le moment, je ne vois pas de solution qui ne demande pas une surcharge pour moi ou pour l’équipe. Par contre, on garde en tête le risque et on voit en chemin si on trouve une solution simple à mettre en place ». « Merci pour le partage, je sens que c’est important. Est-ce qu’on peut en reparler à un autre moment ? ». « Je sais que c’est important pour toi, malheureusement, je ne sais pas quoi faire et ça me dépasse… ». Honnêtement, donner une réponse qui accuse réception du message et qui signale votre réelle intention est une meilleure façon de faire que de nier la réalité de votre collègue. Conclusion Regardez en face votre propre réalité et votre performance avant de juger celles de votre collègue. Évitez d’accuser l’autre négativement de vouloir faire son travail quand c’est vous qui avez potentiellement une limitation en ce moment. Faites une introspection. Et il n’y a rien de mal à dire qu’on n’est pas en mesure d’aider en ce moment. Cela dit, la clé c’est le temps et peut-être que demain sera un autre jour : votre vision des choses sera bien différente et vous serez peut-être en mesure d’aider effectivement votre collègue. Photo by Kai Pilger on Unsplash
Quand utiliser son autorité en tant que gestionnaire ?
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais au début de ma carrière, je pensais que les gestionnaires utilisaient leur autorité pour prendre des décisions et faire avancer les choses. Je me disais « wow », ils prennent tellement de décisions et supervisent tellement de dossiers que j’étais impressionnée. En même temps, je pensais aussi que c’était leur niveau hiérarchique qui leur permettait de faire tout cela. Permettez-moi de vous dire aujourd’hui que ma compréhension de la réalité est bien différente. Un gestionnaire qui use de son autorité régulièrement risque de la perdre. Et je vous dirais même que cette autorité sera de moins en moins suivie d’effet, car beaucoup d’éléments lui seront cachés pour éviter les conflits au sein du groupe. On pense qu’être patron, c’est avoir du pouvoir. En fait, être patron, c’est d’abord guider, influencer, motiver et organiser. Il ne s’agit pas d’autorité, il s’agit d’utiliser les composantes du leadership. Alors quand j’entends les juniors me dirent qu’ils ont hâte d’être des « patrons » pour prendre des décisions, il est clair qu’ils sont passés à côté de quelque chose : ils ont un blind spot — angle mort, tout comme moi lorsque j’ai commencé ma carrière. Impact de l’utilisation de votre autorité D’abord la définition du Larousse du mot autorité : Pouvoir de décider ou de commander, d’imposer ses volontés à autrui. Avec les années d’expérience, je vous dirais que j’ai tenté quelquefois d’utiliser mon autorité pour prendre des décisions, forcer une direction en pensant que c’était la bonne chose à faire. Et je peux vous dire qu’à chaque fois, cela a laissé une trace indélébile sur l’équipe qui m’a demandé un gros effort pour corriger. L’utilisation de votre autorité affecte votre équipe négativement, car à chaque fois que vous l’utilisez, c’est que vous allez imposer quelque chose à votre équipe, ce faisant vous allez laisser une empreinte sur celle. Prendre une décision autoritaire, c’est comme si on forçait une personne à manger un sandwich alors qu’elle ne veut pas manger, ou encore, de la forcer à prendre une bouchée trop grosse : il y a des chances que le sandwich se digère mal… D’où la trace ! Idéalement, il est mieux de ne jamais utiliser son autorité autant que possible. Si jamais vous avez l’impression que le temps presse et qu’il faut être autoritaire pour avancer, voici quelques astuces pour y arriver. Découvrez les bonnes règles si vous devez utiliser votre autorité 1. Ne le faites pas trop souvent Pour vous aider à faire attention, je dirai que la règle est de ne pas le faire plus de 2 fois par année. Commencez à faire attention quand vous utilisez trop votre autorité. D’ailleurs, en êtes-vous vraiment conscient ? Étant donné que l’utilisation de l’autorité laisse des traces, se limiter à des occasions vraiment spéciales est la clé. De plus, cela donnera le temps à votre équipe de comprendre que c’est exceptionnel et non votre style de gestion. 2. Expliquer pourquoi vous allez utiliser votre autorité Prendre une décision autoritaire ne devrait pas être fait sur un coup de tête : cela devrait être calculé. Il faut réfléchir aux avantages et aux inconvénients. Vous devriez savoir pourquoi vous avez décidé de forcer une méthode, une décision ou un alignement. Donc, avant de vous lancer, vous devez comprendre pourquoi vous allez prendre une décision autoritaire. Par conséquent, il devrait être possible de donner la raison à votre équipe. Par exemple, il y a un délai court et nous n’avons pas le temps de trouver la meilleure solution ou il faut qu’on s’aligne rapidement sur une solution, alors j’ai décidé… Après le passage du moment difficile, il sera possible d’y revenir si nécessaire et d’ajuster le tir. 3. Prenez le temps d’écouter les trésors associés à votre décision imposée Après la prise de décision autoritaire, il faut prendre le temps d’écouter les trésors de chacun. Parfois, on ne sent pas qu’on a ni le temps ni l’énergie pour le faire. Et pourtant, il faut trouver un moyen d’obtenir des retours ou feedbacks. Ici, mon conseil est de le faire immédiatement après l’annonce de la prise de décision autoritaire. Sinon, dites à votre équipe de noter leur feedback et que les collaborateurs seront entendus plus tard, à l’occasion d’une session de rétroaction. Assurez-vous de mettre à jour votre agenda/calendrier : cette session ne doit pas être oubliée ! 4. Éviter de prendre une décision sous le coup de l’émotion Un nouvel événement arrive et vous n’êtes vraiment pas heureux avec la situation : cela vous embête. Sur le coup, vous prenez une décision rapide et qui est influencée par votre émotion d’irritation ou de frustration. Ce n’est clairement pas la bonne approche, car il vous sera alors impossible d’expliquer le pourquoi de votre décision puisqu’elle est influencée par vos émotions. Lorsque l’on est dans le monde de l’émotion, la rationalité est beaucoup plus difficile à percevoir. Par conséquent, ne prenez pas de décision lorsque votre pouls est à plus de 100 pulsations à la minute ! Prenez le temps de faire une pause : parfois 10 min peuvent suffire ! Ensuite, faites votre analyse à tête reposée et prenez tranquillement votre décision. Vous pouvez très bien le dire durant une rencontre, cela ne pose aucun problème. Par exemple, cette nouvelle information vient de me déstabiliser et j’ai besoin de temps pour l’absorber : je reviens vers vous très rapidement. 5. Développer vos compétences dès aujourd’hui avant même de devenir gestionnaire Ne perdez pas de temps : il est utile d’augmenter vos compétences en leadership. Pas besoin d’attendre d’être manager pour le faire ! Simplement, prenez quelques responsabilités qui impliquent l’organisation d’une équipe ou qui influent sur les prises de décision du groupe. Je vous conseille d’aller lire cet article pour comprendre les étapes de développement de carrière. Dans cet article, j’explique les différentes étapes pour développer vos compétences en leadership Conclusion Prenez conscience que lorsque vous utilisez votre autorité, il est nécessaire que le rationnel soit présent : ne laissez pas votre frustration ou votre désir personnel prendre le dessus, car cela pourrait vous coûter réellement votre
Les effets secondaires d’aller vite au travail
Ces derniers mois ont été chargés ! Ma vitesse était dans le tapis (expression québécoise — pédale dans le plancher). Chargés parce que j’ai pris des engagements avant la COVID qui n’ont pu être réalisés qu’après la diminution de l’épidémie, parce que j’ai dit oui au fait d’aider un ami en transition dans sa vie, et ce, même si moi-même j’étais également en transition. En fait, il y a plein de bonnes raisons qui font que j’ai dû augmenter la cadence et augmenter ma vitesse. Tout était organisé, minuté, il n’y avait plus beaucoup de place pour les surprises. Ces surprises inévitables, cet élément important que l’on doit prendre en considération pour une bonne gestion du temps. J’ai pris des pauses, fait des siestes, des méditations : tout cela m’a aidé. J’ai priorisé et suis passé en mode 80/20 régulièrement. et j’ai même trouvé le moyen d’éliminer des tâches secondaires pour en faire moins au total, tout en atteignant des résultats semblables. Tout a été mis en place pour accélérer. Et accéléré ma vitesse a été. Honnêtement, est-ce que je suis fière de moi ? En quelque sorte, oui : j’ai rempli tous mes engagements. Ma seule déception est l’impact que j’ai eu sur les autres… La qualité du service Saviez-vous que dans les hôtels de luxe, le personnel ne doit jamais marcher rapidement ou courir ? Il doit toujours donner l’impression qu’il est dans le contrôle, qu’il a du temps pour vous aider et répondre à vos questions. Et ce, même si c’est la panique. La raison est simple : toujours donner l’impression d’un service de qualité. Il est évident que vous n’allez pas poser une question ou déranger quelqu’un qui semble trop occupé. Par conséquent, c’est la même chose avec nos collègues, nos amis ou notre famille. Si l’on semble toujours en retard ou dans le stress, on risque de ne pas donner l’impression de pouvoir apporter un bon service. L’importance de la vitesse relative Vous êtes en vacances ou en journée de congé pendant que votre conjoint travaille ou encore, vous gardez vos enfants pendant leurs congés scolaires tandis que vous continuez à travailler… Il se peut même que votre patron vous fasse entrer en période de travail intense afin de terminer une tâche urgente… Vous êtes en retard et une personne âgée a besoin d’aide pour traverser la rue. Allez-vous être calme et avancer au rythme de la personne âgée, ou celle de vos enfants en vacances pendant que c’est l’urgence au travail ? Ou, allez-vous être tenté d’aider rapidement pour avancer vos dossiers ? Toutes ces situations peuvent créer des décalages dans nos attentes face aux situations. Si on est en mode rapide, une énergie particulière s’en dégage malgré nos bonnes intentions : les autres perçoivent que l’on est alors moins disponible. Par conséquent, notre vitesse relative aux autres se doit d’être bien calculée si l’on veut stimuler les bonnes interconnexions. Les effets secondaires de la vitesse En essayant de tout faire, de remplir tous nos engagements ; il arrive parfois que l’on passe à côté de belles opportunités qui nous sont précieuses. Et si l’on avance à une vitesse inadéquate trop longtemps, on peut vite se déconnecter de ce qui est réellement important. Pensez aux éléments tels que le niveau de détails, votre disponibilité ou votre flexibilité. Un niveau de détails réduit avec la vitesse Lorsque vous roulez en voiture, à vélo, ou que vous marchez dans la rue, avez-vous accès aux mêmes détails par rapport à tout ce qui vous entoure ? La fourmi n’est visible que si l’on marche. C’est la même chose avec la charge de travail et la vitesse que l’on s’impose dans notre vie. Si vous voulez avoir accès à certains détails qui sont importants pour vous, il faut ajuster votre vitesse. À chaque vitesse son niveau de détail. Et vous, à quelle vitesse voulez-vous rouler ? La disponibilité Plus on montre que l’on est pressé et moins on dégage de la disponibilité pour aider ou pour accompagner ses proches. Bien que l’on puisse ou que l’on veuille prendre du temps, l’autre ne perçoit pas cette disponibilité. Par conséquent, on pense être assez libre, mais en fait, tout ce que l’on dégage signale le contraire. La flexibilité Plus on agit rapidement et plus il est difficile de changer d’orientation. Si vous roulez à 200 km/h, il est impossible de vous retourner sur quelques mètres. Cependant, lorsque l’on marche, on peut changer d’orientation rapidement. À chaque vitesse existent une flexibilité et une capacité à pouvoir changer. Lorsque l’on choisit la vitesse, on réduit donc sa flexibilité. Quelle vitesse allez-vous choisir pour déterminer votre flexibilité ? Conclusion Je sais que je peux tout faire rapidement et encaisser une charge incroyable de travail. C’est très pratique ! D’ailleurs, mes proches trouvent que je suis une machine : ils veulent tous comprendre comment je fais, comme s’il s’agissait d’un pouvoir magique. Eh bien, je sais quand il est temps de ralentir pour être la personne que j’ai envie d’être. Cette vitesse a une limite dans le temps, afin de pouvoir garder mon équilibre. Car j’ai besoin de temps pour être disponible, flexible, à l’écoute… Des qualités qui me sont chères. Avancer rapidement et être une machine n’est pas ce que je recherche : ce n’est qu’un outil que je veux utiliser le moins possible. Et vous, allez-vous accepter de trouver votre bonne vitesse pour être la meilleure version de vous-même, et ce, même si cela vous demande de ralentir et d’en faire moins ? Photo by afiq fatah on Unsplash
Présentation livre – Le manager est un voyageur du temps
Et si vous faisiez du temps, votre meilleur allié pour réussir votre management ? Bonjour, je m’appelle Isabelle Dépatie et suis ici pour vous inviter à une révolution. Une vraie. De celle qui change en profondeur la vie ! Et en particulier, si vous souhaitez faire de votre existence une véritable réussite… Que vous soyez manager, responsable d’équipe, chef d’entreprise, indépendant, travailleur à domicile ou tout simplement, un homme ou une femme qui souhaitez vivre vos rêves, vous allez apprendre étape par étape à maîtriser enfin le temps et être heureux… Oui, vous serez vraiment plus épanoui(e) dans votre gestion du quotidien, je vous le garantis ! Cette méthode simple à mettre en œuvre mais terriblement efficace se nomme : Le manager est un voyageur du temps C’est tout simplement le titre de mon nouveau livre et j’ai mis dedans tout ce que j’ai pu apprendre de mes années passées dans différentes entreprises, de Bombardier à IBM, en passant par BIC et Angstrom Power, au Canada mais également dans différents pays comme la France, le Japon, le Royaume-Uni, Taiwan ou Dubaï… Mon activité de manager m’a amené à réfléchir sur les meilleures méthodes à adopter pour non seulement être performant mais surtout, dépasser les objectifs que l’on se fixe ! Et puis, j’ai pu compléter ces concepts novateurs en m’appuyant sur l’utilisation d’un vocabulaire scientifique précis pour mieux vous faire intégrer les articulations de ma méthode. C’est ainsi que vous découvrirez pourquoi les notions de longueur d’onde, fréquence, vitesse mais également énergie ou saut quantique sont incontournables pour illuminer votre vie et retrouver l’équilibre… Aujourd’hui, je partage tout mon savoir avec vous afin de booster votre carrière et votre performance professionnelle… Quelques mots pour mieux me connaître… Je suis diplômée en génie physique de l’Ecole Polytechnique de Montréal et j’exerce la fonction d’ingénieur et de manager. Durant ma carrière (qui n’est pas terminée !), j’ai eu à gérer des agendas surchargés, des équipes plus ou moins motivées et des résultats à atteindre coûte que coûte ! Cela n’a pas toujours été simple et j’ai dû mobiliser des ressources multiples et variées : et je peux vous dire qu’on n’apprend pas tout à l’école, même si c’est un enseignement de haut niveau ! J’ai donc testé de nombreuses méthodes, compilé sur des carnets mes réussites mais également mes échecs, obtenu des retours de mes équipes et même des suggestions souvent pertinentes pour augmenter mon leadership. Tout cela m’a permis de franchir des étapes importantes dans les entreprises avec qui je collaborais et de gravir les échelons. Et comme je sentais en moi que c’était ma mission de vie que de partager la réussite, je me suis décidé à tout compiler dans un livre facile à lire et dont les différentes étapes seraient simples à mettre en oeuvre grâce à des exercices pratiques très progressifs. Voilà pourquoi « Le manager est un voyageur du temps » est né ! Manager : pourquoi contrôler efficacement votre temps est indispensable ? Parce que c’est la clé utilisée par les plus grands décideurs, investisseurs, créateurs, managers et leaders pour concrétiser leurs actions au sein de leurs entreprises. Chaque minute, vous devez faire des choix : prioriser telle ou telle tâche en interne, délivrer ou pas une information à un collaborateur, rédiger un courriel, préparer un rapport, donner du feedback, organiser une réunion et trouver la meilleure date possible, vérifier l’évolution de votre business et l’atteinte des objectifs… ou pas ! On ressent alors, presque obligatoirement, un stress important qui peut même nous amener à faire des erreurs. On peut se sentir rapidement dépassé par le nombre de tâches à réaliser dans une journée, surtout que la gestion du télétravail se rajoute au nombre des obligations. L’impression de ne plus rien maîtriser du tout peut également faire irruption dans notre vie professionnelle, avec des angoisses très fortes à la clé comme si nous étions sur un radeau qui dérive sur l’océan, à la merci des vagues et des courants… Imaginez simplement que vous sachiez exactement quoi faire, au bon moment, et avec telle ou telle personne tout en ayant avec vous les documents nécessaires dans le calme et la sérénité. Ne serait-ce pas l’idéal ? Eh bien c’est cela pratiquer l’alignement temporel efficace ! Un vocabulaire précis, issu des sciences, au coeur de votre (r)évolution ? J’ai vite compris qu’utiliser un vocabulaire particulier venant du monde scientifique parlait beaucoup plus vite à la conscience qu’une longue succession d’explications et de présentation de concepts. Par exemple, dans le domaine de la communication du manager, j’ai pu ainsi créer des outils puis partager des tableaux faciles à comprendre et qui vont vous permettre d’ajuster presque en temps réel votre discours afin que vos mots aient un impact fort auprès des salariés (maîtrise du niveau de détail idéal et prise en compte de la vitesse de transmission des informations). Ou bien, dans le domaine de la gestion de projet, vous intégrerez de manière synthétique les quatre grands types de personnalité (planificateur, développeur de stratégie, visionnaire agile ou urgentiste) accompagnés des conseils adéquats pour savoir comment réagir au mieux ! Et c’est cette même simplicité efficace que vous retrouverez dans tous les chapitres de ma méthode ! Devenir un manager incontesté en maîtrisant votre temps Etre un leader capable d’apprendre du passé, de se plonger dans l’instant présent tout en visualisant et en organisant son futur est un but que je vous aiderai à atteindre avec peu d’efforts. Car c’est une capacité indispensable pour vraiment réussir et gérer du mieux possible vos collaborateurs. Je suis sûre que nous avons la même définition du succès, c’est-à-dire celui qui vous permet de véritablement vous surpasser sans vous perdre, en restant toujours vous-même. Et moi, Isabelle Dépatie, je vous prends par la main pour vous emmener, grâce à une lecture agréable, sur un chemin qui vous propulsera vers la performance, à un niveau que vous n’auriez même pas imaginé quelques mois auparavant… Avec ma méthode « Le manager est un voyageur du temps », pas de fausses
Est-ce que vous êtes du type « manager up » sans le savoir ?
Vous avez sûrement entendu parler de cette expression « manager up ». Vous l’avez peut-être vous-même utilisée pour parler d’un collègue ? Mais vous êtes-vous posé la question de savoir si vous êtes de ceux que l’on caractérise comme une personne « manager up » ? Car ce n’est que très rarement qu’un collègue nous le dira de peur de nous froisser… Manager up: signification « Manager up » de l’anglais – « Managing up » veut dire établir une relation de travail fructueuse avec un supérieur, un gestionnaire ou un employeur. Lorsque l’on « manage up » uniquement et que l’on utilise cette expression pour définir le style de quelqu’un : « Manager up » veut dire que vous passez presque la totalité de votre temps à répondre aux attentes du management supérieur et que vous ne portez que peu d’attention à répondre aux besoins des vos collègues à votre niveau ou au niveau hiérarchique inférieur. Désolé je n’ai pas trouvé l’expression équivalente en Français . SVP mettre dans les commentaires si vous la savez. Exemple de comportements des personnes qui « managent up » ! 1. Priorise toujours le supérieur le plus haut Votre collègue vous a demandé un rapport, de participer à une rencontre ou de l’aider à prendre une décision. Mais si l’un de vos patrons vous demande quelque chose, vous allez répondre à la demande du patron avant celle de votre collègue presque systématiquement : votre collègue peut bien attendre. 2 L’invitation à une rencontre de collègues est optionnelle Vos collègues, vos employés, votre équipe organisent une rencontre, mais votre tendance naturelle est de penser que cette rencontre est optionnelle. Pas besoin d’y aller. Et de plus, vous avez cette demande du patron qui doit avancer : pas le temps de participer à ces rencontres optionnelles. Et pas besoin non plus d’avertir mes collègues que je ne serai pas présent, car il s’agit d’une réunion optionnelle : les seules rencontres obligatoires sont les rendez-vous avec les patrons. 3. Votre collègue attend depuis des mois Vous avez une tâche sur votre liste qui est là depuis des mois. Votre collègue vous a même relancé. Et vous n’arrivez jamais à la faire, vous n’avez jamais le temps : il y a toujours d’autres urgences plus importantes, surtout celles qui viennent des patrons. Pas de temps à perdre avec des tâches de moindre importance, il faut suivre la règle du 80/20. Vos patrons n’ont jamais attendu pour rien, par contre vos collègues, oui… 4. Vous avez l’habitude de copier les patrons Lorsque vous demandez des choses aux autres, vous avez l’habitude de copier les patrons de peur que la tâche ne se fasse pas. Vous comprenez bien comment les priorités fonctionnent. Si les patrons ne sont pas au courant, les tâches ne se font pas. D’ailleurs, vous détestez quand les autres copient votre patron pour vous forcer à faire une tâche. Comment changer ? D’abord, voulez-vous changer ou pensez-vous que votre approche de « manager up » entraîne des soucis pour vos collègues ? Dans tous les cas, sachez qu’avec le temps, on vous qualifiera forcément de « manager up ». Et cette étiquette pourrait vous empêcher d’avancer dans votre carrière. Pour évoluer, il faut que vous preniez le temps de changer votre mode de priorisation. Tous les collaborateurs, dans une entreprise, jouent un rôle : c’est votre responsabilité de les aider et dites-vous que certaines personnes, un jour, pourraient devenir votre supérieur. Si un collaborateur vous demande plus de 2 fois de faire une tâche, c’est un signe que vous ne la priorisez pas. Si vous pensez réellement que ce n’est pas important, dites-le franchement au lieu de « ghoster » votre collègue ou de vous trouver des excuses la prochaine fois qu’il aura relancé la demande. Quoi faire avec un collègue qui « manage up » ? Honnêtement, il n’y a pas beaucoup d’options. Envoyez-lui cet article, peut-être qu’il comprendra le message… Copiez les patrons sur les éléments les plus importants, autant par email que pour les rencontres ! Trouvez des solutions pour faire avancer les tâches sans la personne : par exemple, faites-lui simplement réviser les documents et les rapports Prenez des décisions et envoyez le résumé à la personne et aux patrons en copie Pour gérer une personne qui « manage up », il faut nous même « manager up ». Mais cela n’est peut-être pas naturel pour certains d’entre vous. En général, il faut un grand choc à une personne qui « manage up » pour changer son mode de fonctionnement. Car la personne a généralement déterminé que c’est la bonne méthode de gestion pour ses priorités. Cette méthode lui a bien servi et a réduit sa charge de travail. Donc, vous devez utiliser son système de priorité. Si vous avez besoin absolument qu’une tâche soit accomplie, vous n’aurez pas d’autre choix que de passer par son patron. Et si son supérieur « manage up » également : bonne chance, car votre chemin sera long pour faire déplacer la personne ! Expérience personnelle J’ai réussi une fois dans ma carrière à influencer une collègue qui manageait up, à changer son point de vue. C’était une bonne amie gestionnaire et on était les deux seules femmes dans l’équipe de gestion : cela nous a permis de tisser des liens. J’ai réussi à l’aider en la faisant participer à une évaluation 360, qu’elle m’a demandée pour une de ses formations de gestionnaire exécutive. Par la suite, elle m’a posé des questions sur le feedback qu’elle avait reçu car c’était une demande de son coach. Et je l’ai aidée, bien entendu. Mon feedback a été entendu mais je peux vous dire que cela n’a pas été facile, car on parle d’un système de valeur profondément ancrée chez une personne. Une chance qu’elle était une amie et qu’elle savait que je voulais son bien. Cette discussion n’a pas été des plus faciles et j’ai pu prendre en compte l’autre côté de la médaille : elle se disait débordée et c’est pour ça qu’elle n’arrivait jamais à faire plus que ce que les patrons demandaient. Elle a compris qu’elle devait dire « non » et faire attendre ses supérieurs pour pouvoir répondre à ses collègues. Dire