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Comment arrêter de sonner comme le “plaignard” de service au travail ?

Chialeux, plaignard de service

Êtes-vous de ceux qui ont ce « super » pouvoir de voir tout ce qui va mal ? De ceux qui voient l’origine des éléments à améliorer ? Si oui, c’est vraiment un super pouvoir ! Par contre, faites-vous partie de ceux qui expriment ces éléments toujours négativement ? Êtes-vous, en d’autres termes, le « chialeux » ou le « plaignard » de service ?

Tellement que peut-être vos collègues ne vous écoutent plus ou peu ?

Vous n’arrivez pas à dépasser l’étape d’identification du problème et vous aimeriez prendre plus de responsabilités pour qu’on vous donne la chance de régler, justement, les problèmes. Mais vous vous dites que ça n’arrivera jamais. C’est la façon dont vous présentez les problèmes qui drainent les autres.

Personne n’aime travailler avec des personnes qui sont négatives.

Et il faut changer votre approche pour vraiment utiliser votre « super » pouvoir de la bonne façon !

Comment détecter qu’on est le « chialeux » ou le « plaignard » de service ?

C’est facile ! Vous avez déjà surement un doute. Juste au cas voici des éléments pour vous aider à le reconnaître.

  • Vous n’arrivez pas à engager les autres pour qu’ils trouvent une solution au problème.
  • On vous dit des phrases comme « OK pour signaler le problème, mais qu’est-ce que tu proposes comme solution ? »
  • À chaque fois que vous partagez vos observations, vous le faites avec une énergie négative ou avec un ton cynique.
  • Vous avez peut-être tendance à « exagérer » pour faire passer votre point et vous utilisez des mots qui polarisent tels que : toujours, jamais…
  • Vous accusez peut-être même les autres de ne pas faire leur travail.
  • Le management à bon dos, ils ne font pas…, c’est leur faute…
  • Quand que votre patron vous demande « comment ça va ? », il y a toujours un « truc » qui ne va pas !

Peut-être que tous les éléments de cette liste ne vous concernent pas. Mais si vous vous reconnaissez dans un de ces éléments, c’est que vous êtes le chialeux de service…

Posez-vous la question de savoir quand vous vous êtes plaint pour la dernière fois : si cela remonte à moins de six mois, c’est que vous êtes probablement le chialeux de service.

Par expérience, je peux vous dire qu’il y a des personnes qui ne se plaindront jamais et pourtant, elles sont autant capables de voir les problèmes. Comment font-elles ?

La solution pour arrêter d’être le plaignard de service est de transformer les problèmes en opportunités, pour soi et pour les autres !

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Les étapes pour arrêter de vous plaindre continuellement

1. Accepter que la perfection n’existe pas

Faites un peu d’introspection et demandez-vous si vous êtes du type « perfectionniste ».

Vous avez une théorie sur comment les choses doivent être faites et vous y tenez absolument. D’ailleurs, vous l’avez peut-être même apprise à l’école ou dans votre dernière entreprise. Aujourd’hui, dans votre nouvel emploi, les choses fonctionnent différemment et vous vous dites qu’on n’agit pas correctement. `Il manque ceci ou cela pour que ça fonctionne vraiment bien…

  • Mais est-ce vraiment le cas ?
  • Demandez-vous de savoir quel est le vrai résultat attendu et s’il est nécessaire de… ?
  • Les méthodes, l’organisation… sont différentes, mais est-ce qu’elles permettent à l’équipe d’avancer ?
  • Pourquoi tenez-vous à une méthode en particulier ?
  • Est-ce que cette méthode est votre définition de la perfection à atteindre ?

Je vous donne un exemple.

Il y a plusieurs années, je pensais que pour bien préparer une réunion, il fallait obligatoirement une présentation documentée pour expliquer les résultats.

Je me posais la question de savoir comment il était possible de parler à son équipe et de présenter des résultats et des chiffres si on n’avait pas de présentation ?

Un de mes patrons de l’époque détestait les présentations et cela m’a pris des mois pour le comprendre. Il avait l’idée qu’une présentation = une perte de temps. Perte de temps pour la préparer et perte de temps pendant la présentation parce que l’on suivait un script. Selon lui, une discussion ne pouvait pas être scriptée car sinon, cela ne laisse pas de place aux vrais échanges.

Pourtant, j’avais appris dans mes anciennes entreprises qu’une bonne réunion était forcément préparée en format “présentation”.

J’ai testé son approche et j’ai “lâché prise” par rapport à ma méthode soi-disant parfaite : je peux vous dire que j’ai ajouté un champ incroyable de possibilités à mes réunions !

2. Tous les problèmes n’ont pas le même niveau d’importance

Quand on voit la matrice des problèmes, il est possible que tous les détails aient la même importance. C’est d’ailleurs pour cela que l’on est capable de les voir. Par contre, lorsqu’on regarde l’ensemble des éléments, il faut être capable de prendre un peu de recul.

L’idée est de regarder le fonctionnement de l’entreprise dans son ensemble.

  • Quelle est la réalité de votre entreprise ?
  • Son âge et la maturité des processus…
  • Est-ce que cela fait 1 mois ou des années que c’est ainsi ?
  • Quel est le type de défi auquel l’entreprise fait face ?
  • Est-ce difficile de trouver des clients ?
  • Ou d’être plus efficace ?

Lorsqu’il est temps de trouver des clients, des problèmes de processus de documentation n’auront évidemment pas la même importance !

Est-ce que votre management déteste quelque chose, comme par exemple la bureaucratie ou les réunions scriptées ?

Avec cette analyse, vous pourrez voir si le problème observé est au bon niveau de détail et s’il peut être réglé par l’entreprise et votre équipe.

3. Apprendre à parler d’un problème positivement

Agent de changement

Avant de partager une frustration ou un trésor avec vos collègues, faites l’exercice de penser et de répondre autrement. Soyez moins tranché dans vos affirmations et laissez le choix aux autres de trouver une solution en priorisant la problématique.

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Et surtout, soyez ouvert d’esprit sur les différentes solutions à mettre en œuvre !

4. Il y a un bon timing pour toute chose

La clé, c’est le temps !

Même si vous transformez vos observations positivement et que vous n’exigez pas la perfection, la clé, c’est vraiment le temps ! Vous allez difficilement faire passer une idée d’amélioration si l’équipe est dans l’urgence ou s’il y a de la tension entre des personnes.

Il est important de comprendre et de saisir le fonctionnement du groupe pour savoir si c’est le bon moment d’ajouter une charge à l’équipe. Vous apportez une nouvelle idée, un nouveau point de vue et il faut déterminer si l’équipe a l’énergie pour l’intégrer et être sur la même longueur d’onde que vous, au moment où vous présentez la solution.

C’est vraiment nécessaire !

Conclusion

Ne soyez pas le chialeux ou le plaignard de service ! Soyez un agent de changement positif ! Amusez-vous et dites-moi en commentaire si mes conseils vous ont aidé.

Photo by Hello I’m Nik on Unsplash

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