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Comment aimer son travail ?

4 astuces pour aimer son travail

Petite tranche de vie pour commencer ! Ma carrière est basée sur le risque : développer des technologies qui n’existent pas, inventer le futur… C’est très passionnant ! Chaque fois que je parle de ce que je fais comme métier, cela provoque une réaction positive. La plupart du temps, les gens m’envient : hier, même un ostéopathe en plein traitement m’a dit que je devrais faire partie de ceux qui se font interviewer car j’ai un métier passionnant.

C’est vrai que je l’aime mon travail. Et j’adore le risque et la découverte !

Par contre, ce travail entraîne également des conséquences qui pourrait se révéler compliquées : je peux toujours perdre mon emploi et je vis dans un monde incertain et instable. Soit parce que le financement n’est plus aussi facile auparavant, soit la « vallée de la mort » a réussi à nous achever, ou encore, parce que la technologie développée n’arrive pas à livrer ce qu’elle promettait … Mais il y a aussi le fait qu’il est temps de grandir et qu’un rachat s’impose.

À chaque échelle et étape, une nouvelle organisation doit se mettre en place. Par conséquent, mon travail ne reste jamais le même plus de 2 ans et ce, même si je travaille pour la même entreprise !

Savez-vous que j’ai appris à aimer cette instabilité ?

Eh oui, une instabilité qui pour la plupart des gens serait impossible à supporter, moi, je l’adore !

Astuce 1 : Transformer vos irritants en force

L’astuce est de relever le défi de réussir la partie moins intéressante de son travail et de la transformer en force et en talent : c’est peut-être même votre touche spéciale. Aujourd’hui, une de mes forces est de gérer l’incertitude. Ce qui aurait pu être une raison de ne pas aimer mon métier et de le quitter, aujourd’hui, est rendu intéressant par cette force que je possède.

Par conséquent, j’adore mon travail et pas uniquement pour ses bons côtés mais aussi pour l’envers de la médaille. Mon astuce est d’apprendre à toujours découvrir ce qu’il y a derrière ce qu’on n’aime pas dans son activité professionnelle.

Exemple 1 : l’incertitude

Chez moi, l’incertitude constante de perdre mon emploi à disparu le jour où j’ai dit à haute voix à mon patron de l’époque : « Ged, je suis dans ce projet jusqu’à la fin. Tu n’es pas seul. On va aller jusqu’au bout et se donner à 100% car c’est le seul choix possible. Si on se lance à moitié, on va regretter de ne pas s’être donné à fond et si j’arrête et que le projet continue sans moi, je vais le regretter fortement. Alors, pour moi, le seul choix est d’y aller à fond et de ne pas avoir peur de la fin possible : je gérerai cela le jour où je perdrai mon emploi ».

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Savez-vous ce qui s’est passé ?  Hé bien j’ai eu plus d’énergie !

J’étais plus zen avec mon travail et j’ai même accepté la partie que je détestais.

Exemple 2 : la politique d’entreprise

La politique de mon entreprise, je la détestais au plus profond de mon être. J’en parlais même à mes collègues de l’époque de façon très irritée et j’en devenais sûrement pénible !  Heureusement, j’avais des collègues géniaux.

Et deux d’entre eux m’ont dit : « Isabelle, tu ne regardes pas la politique du bon point de vue, les humains sont tous sensibles à des choses différentes. La politique est simplement de comprendre l’humain ».

Sur le coup, je ne comprenais rien. Et honnêtement, j’étais tellement écœurée par cette partie de mon travail que j’allais peut-être démissionner. Mon collègue m’a proposé de l’aide : il a pris du temps avec moi pour m’aider à comprendre ce qu’est de faire une politique saine.

Et je peux vous dire aujourd’hui que je ne pourrais pas être à la tête d’une équipe d’ingénierie pour développer des technologies si je n’avais pas appris à aimer la politique.

Donc l’astuce 1 : prendre ce que vous n’aimez pas de votre travail et transformez-le en force. Investissez dans l’apprentissage de cet « irritant »…

Astuce 2 : Accepter que rien n’est vraiment permanent

Puisque rien n’est jamais vraiment permanent, il est bien de se rappeler parfois, lorsque ça va mal au travail, que tout peut changer dans un sens ou un autre.

Le simple fait de se le rappeler permet d’atténuer les frustrations. Dès qu’on joue avec le temps et qu’on accepte que la situation ne soit valide qu’un temps, il est plus facile d’accepter des situations qui nous font « suer ».

L’idée ici est toute simple : les frustrations peuvent disparaître avec le temps car il s’agit de faire une action pour stimuler le changement.

Voici quelques actions possibles :

  • Stimuler le comportement inverse que vous aimeriez voir chez un collègue. Au lieu de dire ce que vous n’aimez pas, stimulez et motivez ce que vous aimez plus. Donnez de l’énergie à ce qu’on veut augmente les chances de le voir apparaître.
  • Lâcher-prise : ici, il s’agit de changer son point de vue sur la situation.
  • Déterminer une durée limitée : donnez-vous un ultimatum et déterminez une date précise pour prendre de plus grosses décisions afin de changer la situation.

Astuce 3 : Apprendre au-delà de son métier

Je suis gestionnaire en ingénierie de développement des nouvelles technologies. Aujourd’hui, dans mon travail, je peux faire des ventes, du marketing, représenter mon entreprise dans des évènements… Mon travail n’est plus que d’être simplement un gestionnaire d’ingénieurs : il est avant tout d’être une personne qui peut contribuer de multiples façons au succès de mon entreprise et de mon projet.

Alors, quand vous commencez à tourner en rond dans votre métier, allez au-delà et ajoutez des aspects comme :

  • Apprendre à mieux vendre vos idées
    • Apprenez à faire de beaux visuels pour vos présentations et développez votre talent artistique par exemple…
    • Allez suivre des formations en vente,
  • Organisez des projets « cross fonctionnels » avec d’autres département, cela vous fera découvrir différents aspects du travail,
  • Apportez vos passions dans votre travail. Vous aimez lire ? Hé bien lisez plus au travail ! Vous aimez développer des relations durables ? Augmentez les relations avec vos collègues. Vous aimez apprendre ? Demandez à vous occuper de nouveaux projet et défis…
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Astuce 4 : Rester vigilant pour tirer parti de l’imprévu

Parfois, des éléments qui semblent moins bien et nous dérangent peuvent nous apporter beaucoup. Soyez vigilant, à l’écoute, et ne vous fermez pas par anticipation ou jugement. Par exemple, je travaillais pour une « start up » et nous avons été rachetés par une relativement grande entreprise dénommée BIC.

Je travaillais à l’époque pour une entreprise en énergie renouvelable et énergie propre. Comment BIC, une entreprise de produits jetables, pourrait bien être alignée avec mes valeurs ? J’y allais à reculons…

Et vous savez quoi ? J’ai appris beaucoup et aujourd’hui, j’adore cette entreprise ! Une entreprise où le pouvoir est à l’individu et non pas uniquement au management. Une société où la qualité est la priorité numéro 1 : les processus ne sont pas six sigmas, ils sont 12 ! J’exagère mais c’est pour montrer que chez BIC, la qualité est vraiment une question de culture.

La discipline est plus importante également : lorsqu’on trouve une méthode qui fonctionne et performe en qualité, il faut de la discipline pour la suivre ainsi que la capacité de percevoir quand il est temps de la challenger.

Suivre des processus doit servir à obtenir des résultats durables !

Si vous avez envie d’en apprendre un peu plus, je vous invite à aller écouter Marcel Bic le fondateur à son assemblée générale du 15 novembre 1973.

Référence : https://www.bicworld.com/assemblee-generale1973/

Si ça vous intéresse, dites-moi dans les commentaires : je peux vous écrire un article sur ce que j’ai appris chez BIC.

Conclusion

Le travail est une grande partie de notre vie alors c’est mieux si on l’aime. Et pour l’apprécier, on se doit d’investir en lui et d’être patient. Accepter que rien n’est parfait mais qu’on a des outils pour le transformer en véritable vocation !

Photo by Mayur Gala on Unsplash

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